Le cirque de monsieur Horribilus

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Je me retiens de frotter mes yeux comme un enfant incrédule. Je n’arrive pourtant pas à croire ce que je vois.
En plein milieu de ce paysage désertique, il y a un cirque.
Après l’apocalypse je pensais avoir tout vu, visiblement je me trompais. Je peux encore être surpris.
Je m’approche lentement du gigantesque chapiteau rouge et blanc. Tout autour sont installées des roulottes et un peu plus loin, à l’écart, de grandes cages en fer où tournent en rond des lions, tigres et autres animaux.
En dehors de ces bêtes, je ne vois personne.
En marchant, je soulève une terre brune et sèche. Je n’ai presque plus d’eau dans ma gourde et espère en trouver dans ce cirque.
Au-dessus de moi, le ciel bleu sans nuages est brûlant.
Alors que je ne suis qu’à quelques pas de l’emplacement des forains, je distingue des choses qui m’avaient échappées.
Soudain, mon cœur bat plus vite et je me demande si je ne vais pas tourner les talons et m’éloigner du lieu.
L’immense chapiteau est en fait déchiré par endroit. On dirait qu’il a été victime de lacérations. Les cages des animaux sont rouillées et surtout, les bêtes n’ont pas l’air normales. Les lions me font penser à des zombies. Ils ont sur certaines parties de leur corps, des marques de morsures et des morceaux de peaux arrachées. Pourtant en dehors de ça, ils semblent sereins, allongés au soleil, se léchant leurs pattes blondes.
Les tigres, eux, ont le regard vide, ils paraissent comateux.
Je m’avance, dépassant d’autres cages. Derrière il y a un enclos assez grand, où des autruches se pavanent fièrement autour de lamas et zèbres. Ces derniers m’observent, l’air mauvais, claquant leur dent vers moi.
Je me dépêche de passer devant eux pour arriver en face d’une clôture très haute délimitant un terrain de plusieurs mètres carrés où cependant je ne remarque rien.
Je me trouve à l’arrière du chapiteau, il y a une cage, plus petite que toutes celles que j’ai vues. À l’intérieur je compte cinq bébés singes, ils ont l’air adorable avec leurs grands yeux pleins de douceurs. Mais encore une fois, quelque chose ne va pas... ils ont tous accroché à leurs pattes de devant, des cymbales rondes et dorées que les primates cognent les unes contre les autres... sans discontinuer, tout le temps.
J’ai mal à la tête et au cœur avec l’impression que tout tourne autour de moi. Vite, m’enfuir d’ici avant que quelqu’un ne me surprenne.
Je contourne le chapiteau, retourne à mon point de départ et m’apprête à continuer ma route, comme si je n’avais jamais croisé le chemin de ce cirque. Oui, c’est que je souhaitais faire, mais c’est à ce moment-là que j’entends des applaudissements. Et je demeure planté là, curieux, me maudissant pour ça, sachant déjà que je vais rester.
Je m’approche une nouvelle fois du chapiteau, jusqu’à son entrée. Alors que je m’apprête à m’engager par l’ouverture, un inconnu surgit devant moi.
Il n’était pas là, et d’un coup il apparaît... comme par magie.
L’homme a un sourire qui lui mange le visage. Ses cheveux gominés sont coiffés en arrière. Il porte un haut rouge à gros boutons dorés et un pantalon blanc.
Me regardant, il se frotte les mains, visiblement ravi.
– Bonjour, bonjour. Vous avez entendu les applaudissements n’est-ce pas ?
– Euh oui.
– Je me présente, je suis le fier directeur de ce cirque pas comme les autres. Je me nomme monsieur Horribulus.
– Ah, charmant.
– Et vous ? À qui est ai-je l’honneur de parler ?
– Ezekiel... juste Ezekiel.
– Enchanté.
Le directeur me tend une main blafarde que je serre à contrecœur. Je retiens le geste d’essuyer mes doigts sur mon jean délavé.
Je tente d’observer derrière lui, l’intérieur du cirque même, pourtant, alors que l’entrée du chapiteau est largement entrouverte, je ne vois que du noir aussi loin que se porte mon regard.
Et le silence... seulement du silence.
Horribilus (j’ai du mal à mettre monsieur devant son nom) me jauge avec un air de connivence amusé. Il donne l’impression de partager un mauvais secret avec moi.
– Vous avez envie de visiter, Ezekiel ?
J’aimerais répondre non, mais bien entendu je m’entends dire :
– Oui.
– Parfait, le prix d’entrée est minime vous savez par rapport à la durée du spectacle.
– Tant mieux, car je n’ai pas d’argent sur moi. Depuis l’apocalypse tout cela ne vaut plus rien.
– Vous avez raison, c’est pour ça que je demande un autre style de règlement.
La voix du directeur est suave, doucereuse, je ne peux retenir un frisson.
– Hum, et qu’est-ce que c’est ?
– Quelques gouttes de votre sang.
Voilà, c’est dit. Je me doutais que j’avais dû tomber sur une sorte de secte satanique, maintenant j’en ai la preuve. Je cherche à reculer, mais mes pieds restent fixement au sol. Horribilus éclate de rire en se tenant le ventre.
– Ne vous inquiétez pas, cela ne fait pas mal.
Il sort de l’intérieur de sa veste criarde, un petit poignard, dont l’éclat métallique me brûle les yeux. Il attrape mon bras et plante le couteau dans ma peau, dessinant une croix dont mon sang s’écoule.
Je n’essaye même pas d’échapper à son étreinte, je me sens piégé depuis le premier instant où mes yeux se sont posés sur le cirque.
Horribilus sort une fiole d’une poche et y laisse tomber mon liquide rougeoyant.
Je ne peux m’empêcher d’être curieux :
– Qu’allez-vous en faire ?
Le directeur rit doucement et tapote le petit flacon comme s’il s’agissait d’un trésor.
– Sachez juste que nous en ferons bon usage.
Puis s’écartant, il me libère le passage et je m’engouffre enfin sous le chapiteau.
Mes premiers pas se font dans l’obscurité jusqu’à ce qu’une faible lueur au loin me fasse cligner des yeux.
Je continue de marcher pendant quelque temps, quand je commence à percevoir une sorte de brouhaha, des voix, des rires et au milieu, je ne sais pas... il me semble distinguer des hurlements.
Est-ce que je deviens fou ?
Puis une lumière vive, des projecteurs. Je suis en face de la scène ou un fauve saute à travers un cercle de feu.
Tout a pourtant l’air tranquille... de plus en plus étrange.
Je m’installe sur le banc en bois le plus proche, le trouvant vite inconfortable.
Je remarque alors ce qui est plus qu’un détail et me donne de légères palpitations ; nous ne sommes que quelques spectateurs, épars dans la salle. Tous ont le regard vide. Il y a deux adolescentes, serrées l’une contre l’autre ; un garçon d’à peine six ans, suçant son pouce ; un couple de vieillards et au premier rang, un rocker grisonnant.
Çà et là diverses personnes, mais pas assez pour que j’ai pu entendre les applaudissements, alors que je me trouvais à l’extérieur du cirque.
Qu’est-ce qu’il se passe ici ?
Le numéro du fauve est terminé. Une belle jeune femme aux longues boucles rousses entre en scène, elle est vêtue d’un simple body blanc rehaussé par un nœud papillon noir. Dans ses mains un paquet de cartes qu’elle manie avec aisance.
La prestidigitatrice s’incline devant le public qui la fixe hagard.
Cependant, un tonnerre d’applaudissements résonne dans l’enceinte. Je reconnais un enregistrement, et c’est ça que j’ai entendu alors que j’étais près du chapiteau.
Ensuite, ce sont des jongleurs qui envahissent la scène. Tout cela me semble bien banal finalement.
Mon imagination a pris le dessus on dirait... pourtant non... je n’ai pas rêvé les animaux dans les cages, ni le poignard sur mon bras... alors ?
Me levant, je descends en direction des bancs plus bas et m’assoit près d’un trentenaire vêtu d’un costume noir.
– Bonjour.
Pas de réponse. Je répète.
– Bonjour.
L’homme tourne lentement la tête vers moi, il a les yeux bleus, la bouche à demi entrouverte. Je ne suis pas certain qu’il est vraiment conscience de ma présence. Je me penche vers lui et peut l’entendre murmurer :
– Aidez-moi.
J’ai un mouvement de recul, et le cœur qui s’accélère. Mais déjà l’inconnu s’est détourné, le regard fixé sur le spectacle, observant le numéro d’un clown larmoyant.
Personne ne semble me prêter attention. Je me relève et descends le long des bancs en direction de la scène que je contourne jusqu’à me trouver devant l’entrée des coulisses que je franchis d’un pas décidé.
Je fais alors face à un type aux yeux sombres et aux muscles saillants. Il jette des couteaux au-dessus de sa tête, les rattrapant, sans même donner l’impression de les regarder.
– Tu devrais pas assister au spectacle avec les autres, toi ?
– J’en ai eu assez d’être assis. Me suis dit que ça pouvait être sympa de voir les coulisses.
– Hum, l’homme n’a pas l’air ravi de ma présence. Néanmoins, il me tend la main en se présentant, Léo. Je suis le lanceur de couteau.
– Enchanté, moi c’est...
– Ezekiel, je sais. Le directeur nous a parlé de toi.
– Ah vraiment.
– Ouais.
Je serais curieux de savoir ce que monsieur Horribilus a pu dire à mon sujet, mais je préfère m’abstenir, car je ne suis pas certain que la réponse me plairait.
Léo se tourne de côté s’adressant à quelqu’un dans l’ombre, que je ne vois pas.
– Hé Ginny ! Prépare notre fameuse boisson pour notre invité ! Il ne l’a pas encore bu et arrête pas de fouiner !
Je réplique mécontent :
– Je ne fouine pas !
– Moui, bon, vous êtes dans les coulisses en tout cas, et pas en train de regarder le spectacle.
À ce moment, une magnifique créature sort de l’ombre et je reconnais la prestidigitatrice à la chevelure de feu.
Elle me tend un gobelet en plastique contenant un liquide jaunâtre qui ne donne pas particulièrement envie.
– Qu’est-ce que c’est ?
– Juste un petit remontant, me répond Léo avec un sourire.
J’y trempe à peine mes lèvres et esquisse une grimace de dégoût. Le breuvage a un goût douçâtre, écœurant.
Du coin de l’œil, je cherche une poubelle où jeter le verre, mais ne trouve rien. Je le dépose sur le coin d’une table près de moi.
– Vous ne buvez pas ?
– Non, pas vraiment soif.
Je me trompe peut-être, mais Léo ne paraît pas particulièrement ravi que je n’ai pas fini ma boisson, quand à Ginny, elle le regarde d’un air presque effrayé.
– Vous devriez retourner voir la suite du spectacle ?
Je sens plus un ordre qu’une demande dans l’intonation du lanceur de couteau.
Je lui adresse mon plus beau sourire et lui réponds.
– Non, pas vraiment envie non plus.
J’ai l’impression que Léo serait enchanté de me frapper. Ses traits se durcissent et j’observe Ginny qui s’approche imperceptiblement de lui comme pour le retenir.
Alors que je me mets en position de défense, nous sommes interrompus par monsieur Horribilus. Celui-ci darde sur moi un regard rieur, mais que je devine faux.
– Alors, alors Ezekiel, on se montre trop curieux visiblement.
– Je n’avais pas l’intention de l’être. Je visite simplement les coulisses du cirque. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ça.
– Vous avez raison.
Son regard s’arrête sur le gobelet que j’ai posé sur la table.
– Vous n’avez pas aimé notre cocktail maison ?
– Il y a à peine trempé les lèvres, constate Ginny avec une petite moue.
– Hum.
Horribilus a presque l’air déçu.
– Il faut boire, vous savez.
J’ai alors un éclair de lucidité.
– Oui pour devenir amorphe comme les spectateurs qui contemplent vos numéros. Finalement vous les retenez prisonniers...
– On peut voir les choses comme ça effectivement.
Je ne peux m’empêcher d’être ironique et riposte aussitôt :
– Comment voir ça autrement ?
– Je comprends votre point de vue.
Horribilus fait un geste à ses employés pour qu’ils s’éloignent. Le directeur passe un bras autour de mes épaules, je ne retiens pas ma grimace de dégoût, sans pour autant m’écarter. Il m’entraîne d’un pas tranquille à l’extérieur.
Aveuglé par la lumière du soleil après la semi-obscurité du chapiteau, je cligne plusieurs fois des yeux.
– Vous êtes différents des autres Ezekiel. Tous ont bu ma préparation sans poser de questions, ils ont pourtant vu les animaux lacérés dehors, donner leur sang... tous ont accepté de jouer le jeu... contrairement à vous...
– Désolé, dis-je dans un sourire.
– Y pas de quoi. Je suis étonné que cela ne soit pas arrivé avant.
– Oui, moi aussi.
Nous faisons encore quelques pas, dépassant les bêtes en cage. Horribilus fixe l’horizon et prend la parole d’une voix grave. Je ne sais pas s’il s’adresse à moi, ou fait simplement un constat.
– Avant nous étions une troupe de forains tout ce qu’il y a de plus normal. Nous parcourions les villes, faisant la joie des enfants et de leur parent. Le cirque a de tout temps attiré les gens. Mon équipe et moi avons toujours aimé notre vie de nomade. Et puis un jour...
Horribilus semble soudain gêné et toussote. Je reprends pour lui :
– Et puis est venue l’apocalypse.
– Oui, voilà. Le directeur parait soulagé que j’ai prononcé le mot. Nous avions établi notre campement en bord de route, au milieu de nulle part. Nous devions atteindre la prochaine ville le lendemain, pour une représentation. Durant dans la nuit nous avons était attaqué par ce qu’il nous a semblé au premier abord être des hommes, j’en doute cependant. Cela ressemblait plus à des bêtes qui se tenaient debout et grognaient.
Horribilus se tait, restant songeur, comme s’il revivait le moment. D’une voix douce, presque lasse, je lui dis :
– Ce n’était pas des animaux, non. C’était quelque chose de plus monstrueux, de contre nature. Je le sais, je les ai vus. J’ai eu la chance de réussir à les éviter... il s’agit d’hommes en état de décomposition.
Mon compagnon esquisse une grimace de dégoût. Je crois qu’il préférait penser à des bêtes, ça aide à faire moins de cauchemars. Le directeur continu son récit.
– Ils s’en sont pris à certains de nos animaux, les lions, tigres...
– Oui j’ai vu.
– C’est vrai. Je ne sais comment, mais ils ont survécu. Leur corps était lacéré, mais ils n’en souffraient pas. Leur état cependant ne nous permettait plus de nous servir d’eux pour nos numéros. Ils étaient devenus comme des zombies. Beaucoup de mes hommes sont presque morts, transformés en monstres. J’ai remarqué que lorsqu’ils léchaient le sang d’autres personnes ils paraissaient avoir comme un semblant de vie, alors...
– Alors, repris je pour lui, vous avez réussi à piéger des malheureux qui pensait voir un cirque normal, et leur avez fait payer l’entrée par une goutte de liquide écarlate.
– Oui, mélangés à de l’eau elle permet à ma troupe de continuer à faire ce pourquoi elle est la meilleure... des numéros. Et grâce à une concoction que j’ai inventé il y a plusieurs années, je peux les garder dans un état second, ponctionnant du sang quand j’en ai besoin afin de nourrir tout le monde. Horribilus ajoute avec un sourire, et puis cela fait des spectateurs.
– Que se passerait-il si vous cessiez de vous alimenter de cette façon ?
– Nous nous transformerions comme ceux qui nous ont attaqués, je suppose. Mais je ne laisserais pas cela arriver. Je préfèrerais tout brûler.
– Vous n’avez pas le droit de garder tous ces gens sous votre coupe. Ils ne sont pas de la nourriture. Il y a des enfants nom de dieu !
– Ça ne vous concerne pas. Partez ! Je ne vous retiendrais pas de force. Allez-vous-en !
– Je ne peux pas m’enfuir comme ça, sachant que vous détenez des innocents.
Horribilus émet un rire grinçant :
– Si vous le pouvez. Bienvenu dans le Nouveau Monde, celui de l’apocalypse. Si vous ne partez pas, je vous tue. Vous préférez ça ? Avoir la conscience tranquille et être mort ? Ou vivre en essayant d’oublier ce que vous avez vu ?
Je n’ai pas besoin de lui répondre. Évidemment que je préfère vivre.
Je tourne le dos à monsieur Horribilus, qui n’a jamais aussi bien porté son nom, et je m’éloigne à grands pas.
Je marche quelques kilomètres et le visage des spectateurs sur les bancs en bois me hante. Il faut que j’oublie, de toute façon je sais avec certitude que je vais voir bien d’autres choses épouvantables. Dans ce Nouveau Monde, je devrais bien m’y faire... pas le choix.
Au loin j’aperçois un oasis. Je cours, jusqu’à y trébucher, et bois allègrement l’eau fraîche, tout en m’abritant sous l’unique palmier.
Je dois m’assoupir quelques instants car un étrange bruit me sort de mon semi-sommeil. Je crois être encore en train de rêver, une musique lointaine se fait entendre, mélange de grelot et accordéon. Une légère brise se lève, apportant en plus du sable, une odeur de barbe à papa. Puis, je perçois sans doute grâce à un haut-parleur.
– Le cirque Zappeto arrive dans votre ville, admirez nos lions rugissants, nos acrobates sans peur, venez, venez !
La sueur coule le long de mon dos, et mon front devient moite. Je me lève difficilement, mes jambes flageolant sous la stupeur.
Un cirque ! Encore !
Non ! C’est trop.
Délaissant mon coin de paradis, je préfère partir de manière précipitée sans un regard en arrière, imaginant des boissons hypnotisantes et des tigres aux pelages lacérés.
Des heures plus tard, je cours sans m’arrêter.

Monsieur Zappeto trouve l’endroit ravissant : de l’eau, un palmier... c’est parfait. Il décide d’installer son cirque ici.
Sa troupe monte le chapiteau, donne à boire aux animaux sauvages... tout cela au milieu de rires et de bavardages.
Monsieur Zappeto est satisfait. C’est un homme charmant, aux lèvres rouges et aux yeux bleus.
Il apprécie son travail et ses salariés, pensant le plus grand bien de tous.
Son cirque était renommé avant l’apocalypse, les numéros classiques en côtoyaient de plus extravagants, mais tout en restant familial car monsieur Zappeto adorait les enfants... il les aime toujours d’ailleurs, mais en ces temps de désastres on n’en croise plus beaucoup.
Aussi a-t-il décidé de créer une exhibition un peu plus effrayante.
Dans une des cages en fer, près de celles des tigres, des hommes aux visages glabres, aux vêtements déchirés, et émettant des grognements sans sens, cognent aux barreaux.
Des zombies... Ah ! Monsieur Zappeto est ravi.
Dommage que son premier spectateur soit en train de partir au loin, en courant. Bizarre, il semble fuir quelque chose en criant :
– Le ciiiirque !!!!

Fin
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