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Le cinquième péché capital

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FINALISTE
Sélection Jury

Je m'appelle Benito Faidot, j'ai quarante-trois ans. Un mètre quatre-vingt-douze, cent-dix kilos. Cet après-midi-là, je m'adonnais à mon occupation favorite : la peinture ! Présentement, j'esquissais le portrait d'une jeune fille qui posait dans une attitude similaire à celle de la Joconde. Oh, je ne suis pas Léonard de Vinci. Loin de là ! Juste un modeste barbouilleur. Mes toiles représentent exclusivement des visages de jeunes filles blondes, aux yeux clairs. Pourquoi un choix aussi restrictif ? Je ne saurais le dire. Mais attention ! Je tiens à préciser que tous mes modèles posent toujours vêtues correctement. Pas question de décolletés provocants ou autres minijupes impudiques ! Je ne peins que les têtes ; le reste ne m'intéresse pas.
J'allais oublier de le préciser, je suis le bedeau de la paroisse. Certains fidèles me surnomment Faidot Bénite. Je n'ignore pas que ma profession, comme celle de mon patron, suscite bien des commentaires malveillants et infondés pour la plupart. Hélas, on n'empêchera jamais les rumeurs de croître et d'ancrer des certitudes basées sur des on-dit. Bon, faut le reconnaître, nous autres les bedeaux, on n'est pas tellement concernés. Moi encore moins ! En revanche, le vieil abbé du village voisin a subi les affres d'une ignominieuse campagne diffamatoire. Je l'aimais bien ; il me rendait visite de temps à autre. Je fus le témoin, à mon corps défendant, de la descente aux enfers de ce malheureux curé. Lorsqu'il fut au plus bas, il ne trouva d'autre ressource, pour surmonter sa détresse, que le suicide par pendaison. On n'a pas idée ! Il aurait dû réagir, au lieu de laisser les mauvaises langues répandre leur venin. Mépriser les médisants est la plus désastreuse des tactiques ! Il aurait dû s'inspirer du Barbier de Séville.
« La calomnie ! Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés ; croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreur, pas de conte absurde qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme une hirondelle avant l'orage... Telle bouche le recueille et, piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement ; le mal est fait : il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando, de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'œil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. »
(Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Barbier de Séville. II, 8)
Édifiant, non ?

Monsieur l'abbé Dolley, le mien, n'a pas encore eu maille à partir avec les propagateurs de rumeurs. Je l'ai mis en garde. Je lui ai dit de se méfier des ragots colportés par les bigotes de la paroisse ! On leur en dit court comme le petit doigt à ces vieilles biques, elles comprennent long jusqu'au coude et en racontent au-delà de l'épaule. Quoique... bien souvent, les cancans ont une fâcheuse tendance à descendre bien en-dessous de la ceinture.
J'en étais là de mes cogitations oniriques, lorsque retentit la sonnette d'entrée. Je consultai mon horloge portative : 18h30 ! « Voyons, me dis-je, monsieur l'abbé officie au catéchisme, ma femme se trouve chez sa sœur en province, mon fils ne sortira de prison que dans cinq mois, quant à ma fille, étudiante, elle suit des cours à Vincennes1 ». Non, décidément, je n'attendais personne.
Je donnai congé à la jeunette en l'accompagnant jusqu'à la porte. Une personne se présenta après avoir passé la main dans les cheveux de la gamine. En guise de bienvenue, Rachel – la gamine – lui fila un coup de pied dans le mollet. Elle a horreur qu'on lui touche les cheveux.
La visiteuse attendit que mon modèle fût hors de vue pour exprimer son contentement.
— C'est à vous, cette charmante enfant ? me demanda-t-elle. Le timbre de sa voix, avait un je ne sais quoi, non pas de familier, mais de déjà entendu.
— Pas du tout ! Cette jeune paroissienne participe à un série de portraits en vue d'une exposition communale, lui assurai-je. Puis arriva la série de questions de circonstance.
— Monsieur Faidot...
Une fulgurance ! Je venais de la reconnaître. Magalie ! Mon premier flirt, mon premier amour, ma première expérience ! La première fois que je la revoyais. Elle n'avait pas changé ; à cinquante-quatre ans, elle en paraissait trente. Comment ne l'avais-je pas reconnue au premier coup d'œil ? De son côté, en revanche, elle semblait avoir oublié jusqu'à mon nom et mon prénom.

— Comment connaissez-vous mon nom ?
— Je pourrais vous laisser croire que ceci, que cela ! Mais l'honnêteté étant mère de toutes les vertus, je vous signale qu'une plaque, judicieusement apposée sur votre porte, indique vos prénom et nom, monsieur Benito Faidot.

« Honnêteté, vertu ! » Dans sa bouche, ces deux mots me parurent plus aberrants qu'un steak dans l'assiette d'un végétarien ou que la fidélité de ma femme. (Je n'étais pas dupe des visites à sa prétendue sœur.)

Mais que je vous raconte !
C'était une amie de ma sœur aînée. En 1985, elle avait vingt-six ans et moi quatorze. À cet âge-là, on ne fantasme pas : on idéalise ! Depuis ma communion solennelle, j'avais brossé le portrait de la femme idéale : grande, brune, aux yeux noirs ! Dans ces conditions, allez donc savoir ce qui me poussa, des années plus tard, dans les bras d'une petite rousse, aux yeux verts ! Et à l'épouser !
À l'époque, Éléonore, ma frangine, et Magalie, travaillaient chez la mère Fouillasson, celle qui tenait un atelier de galvanoplastie. Leur goût commun pour les sorties au bal du samedi soir avait transformé leur relation de travail en amitié. À tel point, qu'un dimanche après la messe, je fis la connaissance de la fameuse copine. Mes parents l'avaient invitée à partager le repas dominical. Sa beauté me subjugua. Dame ! Un mètre soixante-dix sans les talons, brune véritable et les yeux marron foncé ! J'en fus immédiatement amoureux fou. Le coup de foudre, quoi !
Ce jour-là, son attention à mon égard fut celle d'une adulte face à un enfant. Sur le moment, j'en fus mortifié. En revanche, à partir de ce jour, je décidai que cette fille serait mienne – comme je l'avais entendu dire. Le puceau que j'étais envisageait mille et une astuces pour conquérir son cœur. En toute naïveté, je m'en ouvris auprès d'Éléonore. J'entends encore son rire sardonique et le long cri qui suivit lorsqu'elle tomba malencontreusement de la fenêtre. En ce temps-là nous logions au dixième étage d'un immeuble qui en comportait douze. C'était un mardi, il pleuvait, les enfants étaient à l'école. Seule une maman rentrait précipitamment son bébé. Ma sœur les frôla, causant à la femme la peur de sa vie.
Mis à part la mère devenue folle, la chute de ma sœur ne fit aucune victime.

Après l'enterrement, lors du traditionnel défilé condoléant, Magalie vint me biser. J'en profitai pour déposer un baiser furtif au coin de ses lèvres. Son regard stupéfait céda rapidement la place à un demi-sourire amusé. Par la suite, elle rendit de fréquentes visites à mes parents. Peu à peu, son attitude évoluait. Elle ne me parlait plus comme à un enfant, en partie grâce – je l'admets sans fausse modestie – à ma carrure. Elle me valait le respect craintif de la plupart de mes camarades d'école. Quant aux avances à peine voilées des mistonnes de mon quartier, je n'en n'avais cure, seul le visage de l'être aimé m'obsédait.

Le dimanche 23 juin 1985, je m'apprêtais à déguster la traditionnelle tarte aux quetsches, lorsque je sentis un frôlement sur ma jambe droite ; puis je sentis un pied se frotter au mien. Sans comprendre la signification exacte de ces actes, j'en subodorais l'arrière-pensée. La confirmation arriva lorsque sa main vint constater l'ampleur de mon émoi.
D'ordinaire, je passais les dimanche après-midi à dessiner ou à regarder Dimanche Martin. Pas cette fois-là ! Je prétextai une envie de promenade. « Excellente idée ! » s'écria ma mère. « Magalie ! Vous voulez bien l'accompagner ? »
Les mères sont parfois d'une naïveté déconcertante !
À dater de ce jour, nous prîmes l'habitude de nous retrouver tous les dimanches après-midi dans son studio. Durant trois mois, elle m'initia aux jeux de l'amour et du plaisir. À l'inverse des dimanche, les semaines s'allongeaient de jour en jour.

Et puis... Et puis, le 23 septembre de la même année, Magalie ne vint pas. Je ne le savais pas encore, mais ce premier jour d'automne sonnait le glas de notre amour. Elle avait déménagé sans laisser d'adresse. Ensuite, ce fut un déferlement de nouvelles désastreuses.
Les langues se déliaient. J'appris ainsi que j'étais son bain de jouvence dominical. Sa BA, selon la rumeur ! Tel étalon avait sa préférence le lundi, tel autre le mardi, et ainsi de suite. Elle avait un carnet de rendez-vous de ministre. Des goûts très éclectiques également : les amours saphiques ne la rebutaient pas, bien au contraire !
Mes larmes de désespoir se muèrent lentement en larmes de rage. Elles devinrent des larmes de haine le jour où le docteur diagnostiqua une blennorragie gonococcique aiguë. Autrement dit (vulgairement) une chaude-lance !
Mon amour, mon tendre, mon si bel amour se soldait par une double injection aiguë de trobicine. À l'instar du corbeau de la fable, je jurai, mais un peu tard, qu'on ne m'y prendrait plus.

Et elle se tenait devant moi, la gorgone, l'immonde succube !
— Cher monsieur Faidot, une étude récente montre que...
Son discours appris par cœur me captivait autant qu'un débat sur la reproduction des Manticora Tuberculata de la Namibie septentrionale. En fait, je cherchais la meilleure façon d'assouvir ma vengeance.
— Monsieur Faidot, avez-vous déjà songé à protéger votre famille contre les accidents de la vie ?
Les accidents de la vie ! Comme s'il existait des accidents de la mort !
— Je ne comprends pas le sens de votre question ? Est-ce une menace ?
— Comme vous y allez ! Bien au contraire, je vous propose de vous assurer sur la vie !
Si elle espérait me faire souscrire une assurance-vie..., la pauvre chérie...! Néanmoins, je décidai de ne rien brusquer, de savourer l'instant présent.
— Entrez donc, chère madame !
— Mademoiselle !
— Ah bon ?
— Vous paraissez surpris ?
— Ah mais non ! Pas du tout ! Pensez donc ! À votre âge, j'aurais cru...
— Plaît-il ? Quel âge croyez-vous donc que j'ai ?
— Est-ce que je sais, moi ? La bonne cinquantaine ?

Alors que j'échafaudais gentiment un plan de vengeance, la gifle que je reçus bouleversa mes desseins punitifs, plutôt modérés. En réponse à ce geste plus que déplacé, la colère – qui n'est jamais bonne conseillère – l'emporta sur toute autre considération.
Je le reconnais, je suis un impulsif !
La première gifle la projeta contre le buffet, à la deuxième sa tête heurta violemment le coin de la table. Elle s'écroula... Elle était morte ! Ma fureur également !
Je restais un long moment prostré. Jamais, je n'avais souhaité la mort de Magalie. Jamais ! Bizarrement, je la maudissais d'avoir succombé à deux malheureuses baffes. Elle m'aura pourri la vie jusqu'au bout, ruminais-je !

L'accablement passé, je cherchai un moyen de me débarrasser du cadavre. Je pensais avoir trouvé une solution radicale. Depuis quelques mois, j'envisageais de daller le sol de la cabane du jardin. Mon ancienne maîtresse, débitée en menus morceaux s'intégrerait à merveille au mortier. Décision prise, le destin en décida autrement. La sonnette retentit de nouveau. Au lieu de paniquer, comme l'eût fait tout un chacun, je demeurai calme. Fataliste ! Je glissai la morte derrière le divan, puis allai ouvrir, prêt à tout, y compris au pire. Une dame d'un certain âge m'apparut. Au lieu de l'interroger sur le motif de sa présence, je demeurai figé ; incapable de proférer le moindre son. Je restais bouche bée : cette femme... je la connaissais ! Et dire que je m'attendais au pire ! Je fus comblé au delà de mes craintes.

— Bonjour Benito, tu me reconnais ?
Si je la reconnaissais ?
— Magalie ?
— Ça fait un bail, hein ?
— Mais alors... ?
— Mais alors quoi ?
— Euh... ! Non... Rien !
— As-tu reçu la visite d'une jeune femme ?
— Hein... ? Non... Non, non !
— Tant mieux ! Figure-toi, mon petit Benito, que je suis responsable d'une équipe de commerciaux, et cette jeune femme en fait partie. Avant de prospecter dans cette ville, je me suis procuré un listing des personnes susceptibles d'être contactées. Comme tu en fais partie, j'ai décidé avec Mélanie, de venir te rendre une petite visite. Tu vas voir, je t'ai réservé une petite surprise.

Avant que j'aie pu esquisser le moindre geste, elle entra délibérément dans le salon et s'installa confortablement dans le canapé.

— Puisque Mélanie n'est pas encore arrivée, je vais t'apprendre une grande nouvelle !
— Ah oui ? Laquelle ?
— C'est ma fille !
— Ah !
— Et la tienne !
— Quoi ?!
— Eh, oui ! Ta fille mon petit Benito! J'ai fait faire des tests ADN par un labo suisse : aucun ne correspond ! Il ne restait que toi. Étant donné ton jeune âge à l'époque, je n'y avais pas pensé. Et puis, vois-tu...

Son petit Benito ne l'écoutait plus. Ma fille ! J'avais tué ma fille ! Une rage meurtrière me fit bondir sur la femme que j'avais tant aimée. Je voulais juste la faire taire ! Hélas, j'avais serré si fort que, sans le vouloir, je lui avais brisé la nuque. Je venais en l'espace de quelques minutes de tuer la mère et sa fille. Incapable de la moindre pensée cohérente, je déambulais dans la pièce mortuaire, envisageant de daller l'allée centrale du jardin.
Cette fois, la sonnette me fit sursauter.
Une pensée incongrue me traversa l'esprit : « Jamais deux sans trois ! »
J'allai ouvrir à l'importun, et tombai, nez à nez avec le prêtre.
« Monsieur l'abbé, balbutiai-je, que me vaut le plaisir ? »
Ce n'était pas la première que le père Dolley se pointait à l'improviste. Pauvre curé ! Il aurait dû s'abstenir, car une idée démoniaque venait de jaillir comme un diablotin de ma boîte crânienne. Je le priai de se rendre au salon puis, passant derrière lui, je l'assommai d'un seul coup de poing. Ensuite, je me déshabillai entièrement, pris un couteau de cuisine et poignardai à plusieurs reprises l'infortuné curé qui trépassa dès le premier coup. Pour accréditer la thèse d'une dispute mortelle, je serrai la main de Magalie sur le couteau et le lui plantai en plein cœur. La police conclurait au suicide ! Enfin, pour ne rien laisser au hasard, je dénudai entièrement la fille que j'allongeai près de l'abbé Dolley, dont j'avais baissé le pantalon et le slip.
Satisfait de ma mise en scène, je pris une douche, me séchai et remis mes vêtements, vierges de toute trace de sang.

À la gendarmerie, j'expliquai qu'il arrivait que monsieur l'abbé vînt chez moi lorsqu'il me savait seul. Je lui laissais la maison quand, d'aventure, une bonne fortune s'offrait à lui. Ce qui, bien entendu était archi faux.
Pauvre cureton ! Les médias allaient s'en donner à cœur joie sur les mœurs dépravées de certains membres du clergé. Au moins, celui-ci ne serait pas accusé de pédophilie.

Du temps a passé. Je dessine toujours des têtes. En revanche, terminé les têtes blondes ! Désormais, n'importe quel visage d'homme fait l'affaire. Pourquoi un choix si restrictif ? Je ne saurais toujours pas le dire !
En revanche, toutes les nuits, je revis la journée funeste. Et, à chaque fois, me prend une furieuse envie de me taper la tête contre les murs de ma cellule.
J'avais déclaré aux pandores que j'avais quitté ma maison avant l'arrivée des femmes et du prêtre. Dire qu'il a suffi que cette petite peste de Rachel (mon modèle, ce jour maudit ) raconte le coup de pied qu'elle avait filé à la dame !
Sale gosse !
Et puis, est-il raisonnable de se suicider à l'arme blanche, après avoir eu la nuque brisée ?

PRIX

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Elena Hristova · il y a
une très agréable découverte, un texte bien rythmé qui se déguste lentement, par petites tranches,
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Fleurdebretagne · il y a
Bravo, incroyable histoire, cynique histoire ! ;-)
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Guilhaine Chambon · il y a
Je découvre cette œuvre et je suis ravie . Le style est excellent .Je vous invite à découvrir Au fait qui est en finale et si le cœur vous en dit de visiter ma page. Belle journée
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Emily · il y a
Et bien qu'elle incroyable histoire! Bravo pour ce texte bien mené et bien rythmé!
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Bayot · il y a
j'aime le coté cynique, la preuve voir mon texte "vert comme l'absynte"
Bravo

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Miraje · il y a
Une découverte bien tardive pour cette bonne nouvelle pas très catholique ....
(et si, sans obligation), mon âme vous intéresse .....http://short-edition.com/oeuvre/poetik/l-ame-2)

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Subtropiko · il y a
J'ai découvert votre page après avoir aimé l'un de vos commentaires, adressé à un autre auteur. Sur le grand air de la calomnie, rythmé par coups de couteau et coups de poing, une histoire très noire... Ai relu, pour trouver la clé : "A cinquante-quatre ans, elle en paraissait trente" ! Texte pince-sans-rire, comme votre photo... s'il s'agit de vous ? Heureusement, la morale est sauve, à la fin !! (C'est bien la seule).
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Fred Panassac · il y a
Vous possédez un talent certain pour créer des personnages tous détestables et englués dans la fatalité du mal, aucune lueur ne vient éclairer cette noirceur et la descente aux enfers du narrateur qui n'est pas très futé malgré sa carrure d'armoire à glace, est implacable. Placer l'histoire sous le signe de l'air de la calomnie est assez ironique, on s'attend à des personnages en posture de victime et l'on découvre des êtres foncièrement malfaisants, c'est assez glauque mais la réalité apres tout, est parfois pire alors pourquoi pas ? Après réflexion je vote car "on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments " ( mais je reste un peu partagée, avec des sentiments mitigés envers ces personnages si impulsifs)
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Guy Bellinger · il y a
Un petit régal de lecture, et ce grâce à votre talent de conteur. Un point de départ bien-pensant, genre veillée des chaumières, mais qui est perverti peu à peu, dans un crescendo comico-horrifiant des plus efficaces. Votre ton "cynique pince-sans-rire" fait merveille et l'on referme la page de votre "Cinquième péché capital" dans un grand éclat de rire...jaune.
Dans le genre noir et cynique, je vous propose en échange mon "Happy End" (http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/happy-end), un TTC qui, j'espère, vous plaira.

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Dominique Hilloulin · il y a
Oups! lu il y a plusieurs jours en oubliant de voter ! c'est fait ! c'eût été dommage à si peu de la clôture des votes ! Idem pour moi , dans la catégorie poèmes , si cela vous dit de le soutenir , c'est ici : http://short-edition.com/oeuvre/poetik/la-pomme-au-compotier bonne chance à vous!
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Michel Boulommier · il y a
Merci pour le vote. Je cours en faire autant.
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Dominique Hilloulin · il y a
merci Michel, mais je crains que ça n'ait pas comptabilisé!
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Michel Boulommier · il y a
Tu en es sûr? De toute façon, j'ai voté et je te souhaite bonne chance, même si...
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Dominique Hilloulin · il y a
ok, essaie peut être avec "Artiste" ,des fois que le compteur fonctionne mieux!! à bientôthttp://short-edition.com/oeuvre/poetik/artiste-1
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