Le Chat Botté : Les Aveux !

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Pippo ! Giula ! Basile ! Et toi aussi, Tibert ! Ah... mes amis, je vous remercie du fond du cœur, ab imo pectore ! Vous arrivez à temps pour écouter les aveux de mes fautes et de mon péché. Oh, je vous demande de ne pas juger trop sévèrement un chat perdu, dévasté par le remords, qui exprime ses sincères et plus profonds regrets. Penser que je pourrais éviter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable ! J’ai mené une lutte intérieure taraudante contre le devoir de vérité. J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Que voulez-vous ? J’y ai été poussé par ma destinée. Je veux dire que je me suis trouvé fatalement engagé dans la carrière criminelle à cause de mon origine française et de mon indigence. La pauvreté ose tout ! Paupertas impulit audax : Horace, Livre deux... Epître deux, vers cinquante et un.

Avez-vous jamais ouï parler d’une telle traîtrise ? N’a-t-il point de conscience ? Je vous entends déjà me conspuer... Mais vous pardonnerez à celui qui verse le lait dans vos soucoupes, qui vous accueille dans ce lieu de délices où les sultans mogols et autres princes faisaient leur séjour pendant l’été. Abyssus abyssum invocat : l’abîme appelle l’abîme... Ce ne sont là que des bavardages ! Mon Père disait toujours qu’il existe deux races de chats : ceux qui commandent et ceux qui obéissent. Je n’étais encor qu’un chaton quand un soir, à la suite de manœuvres douteuses, il tomba victime d’une maladie honteuse. Lors, en tout bien, toute amitié, en fille probe, la Providence me confia aux soins d’un Meunier, pauvre homme de village, qui mourut à son tour quelques années plus tard, ne laissant pour tout bien à trois enfants qu’il avait, que son Moulin, son âne, et... moi-même !

L’aîné eut le Moulin et le second eut l’Ane. Le plus jeune, un garçon aux vues courtes qui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez (on l’appelait Jean le Sot au village), se désola de n’avoir qu’un chat : « Mes frères, disait-il, pourront gagner leur vie honnêtement en se mettant ensemble ; pour moi, lorsque j’aurai mangé mon chat, et que je me serai fait un manchon de sa peau, il faudra que je meure de faim. Ah ! mon pauvre chat, si tu pouvais trouver quelque invention, forger quelque machine, pour me tirer de la peine où je suis. » Ah ! mon pauvre chat ! Je suis mon pauvre chat, à cette heure qu’on a besoin de moi... J’enseignai à ce rustre le moyen de bientôt faire fortune : « Ne vous affligez point, mon maître, vous n’avez qu’à me donner un chapeau, et me faire faire une paire de Bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n’êtes pas si mal partagé que vous croyez. » Lorsque j’eus ce que j’avais demandé, je promis d’ôter la vie à tous les lapins qui se trouveraient sur mon chemin, et sans perdre de temps, je me mis en quête de jeunes étourdis, peu instruits encor des ruses de ce monde.

C’était l’époque où le doux temps de l’été prend fin et la saison de l’hiver revient. J’étais un chasseur accompli, je savais plus d’un tour pour prendre des rats – le peuple des rongeurs croit que c’est châtiment, mais comme le renard dévore le coq, le chat mange la souris. J’étais, dis-je, un chasseur accompli, j’avais coutume de blanchir ma robe, ou de m’enfariner si la neige venait à manquer, cependant, cette ruse était alors trop usée... Je me souviens de ce lapin, un lapin de garenne, qui m’avait dit : « Rien ne te sert d’être farine, car quand tu serais sac, je n’approcherais pas. » C’était bien dit à lui, j’approuve sa prudence ! Il était expérimenté et savait que la méfiance est mère de sûreté. Enfin, le premier jour je m’enfonçai à travers une haie, sans bruit afin que nul ne me voie, et j’attendis que quelque proie innocente montre un peu la tête. Il arriva une belle poule noire, que je regardai à travers les branches pour bien repérer l’endroit où elle était. Je fais un grand saut en avant et me précipite sur elle pour lui tordre le cou, en manger une moitié, et garder l’autre pour mon « maître ». La deuxième journée, ce fut une perdrix qui suivit cette pécore dans la tombe, et la troisième je tuai net un lapin en lui coupant sa gorge blanche... Il était arrivé par petits bonds sous une certaine branche à laquelle je me tenais par la patte. Je devais avoir l’air drôle ainsi pendu la tête en bas, j’en conviens, mais avec cette acrobatie, j’attrapais à coup sûr ma victime par les oreilles, et chaque soir je rentrais tout glorieux au logis du garçon, qui comptait sur le partage de ma chasse.

Je ne ferai pas le récit de tous mes exploits, mais, il y a cette autre fois où je m’en allai à travers une jonchère, entre bois et rivière. J’avais tellement cherché et marché que je ressentis le besoin de m’accroupir un moment sur un chemin empierré longeant le cours d’eau ; je tourne la tête, et voici qu’arrivent à grande allure des marchands qui transportent du poisson. Comme ils venaient du côté de la mer et que la bise avait soufflé presque tout le long de la semaine, je pressentis que la charrette était bien chargée, et avant qu’on ait pu m’apercevoir je me couchai en plein milieu de la route : c’est une astuce de mon parrain Renart, qui m’a appris à bien faire le mort. Il suffit de fermer les yeux, montrer les dents en grimaçant, et de retenir son souffle ; étendu comme cela le vilain ne se méfie pas, songeant déjà à ce qu’il fera de votre peau il vous charge dans sa carriole, et vous en dévorez le contenu. Sachez que j’eusse avalé plus de trente harengs si les marchands fussent allés vendre leurs provisions au marché de Brive-la-Gaillarde, mais ils s’arrêtèrent presque aussitôt après m’avoir trouvé, et je dus m’échapper bien vite car les hommes, non contents d’être les plus idiots des animaux, sont aussi les plus cruels.

La faim me tiraillait toujours, j’examinai alors les environs, puis me dirigeai d’un pas rapide vers une très grande forêt dans laquelle j’espérais rencontrer quelque lac, quelque étang où j’eus pu m’essayer à la pêche à la queue. Quoiqu’ayant marché tout le jour, je n’ai découvert aucun point d’eau dans ce labyrinthe qui, je crois, s’amusait à me rendre fou, et le soir venu, je me juchai sur un arbre pour me mettre hors de portée des bêtes féroces. Vers minuit, il me sembla voir luire une faible lumière au loin. Je pris mon chapeau et le lançai en direction de cette lumière, afin de l’avoir comme point de repère quand je serais en bas. Je me laisse glisser de l’arbre, remets mon chapeau sur ma tête et pars en ligne droite. Plus j’allais, plus la lumière grandissait, et en approchant je vis que c’était un grand feu qu’on faisait dans un Manoir. Quand bien même tout cela ne me dit rien de bon, je continue et avance jusqu’à une pancarte où il était écrit : « Château de l’Ogre ». Intrigué, je gagnai les gouttières, non sans peine et péril, à cause de mes bottes qui ne valaient rien pour marcher sur les tuiles. Il y avait ici un trou par lequel je pus m’introduire dans le Château, et là, on aurait entendu voler une mouche, tout était endormi. Comme j’ouvrai la première chambre, je vis un sabre appendu au mur, et il était d’argent pur et il y avait une étoile d’or dessus avec le nom de l’Ogre ; et sur une table, à côté, il y avait un de ces bijoux dont on ne peut estimer toute la valeur ! Je l’envisageais lorsqu’un cri perçant me figea sur place ; promptement je ressors, ferme la porte derrière moi et m’en retourne dans les bois...

Ecoutez maintenant comment le chat d’un gueux pour être diligent en ses affaires, et non paresseux, parvint à avoir de grands biens innombrables, avec la peine qu’il y prit. Car il n’était pas dit que je resterais pauvre ; j’étais résolu à tenter ma chance dans le monde ! J’aimerais apprendre aux jeunes ici présents que l’industrie et le savoir-faire valent mieux que des biens acquis, et que les cadeaux intéressés, pour inspirer de la tendresse, ne sont pas des moyens toujours indifférents. Je mis mon plan à exécution au printemps, quand les oiseaux chantent... Un matin, au lever du jour, je me cachai dans un blé, tenant un sac ouvert ; et lorsque deux Perdrix y furent entrées, je tirai les cordons et les pris toutes les deux. J’allai ensuite chez le Roi et demandai à lui parler. On me fit monter à l’Appartement de sa Majesté (le Roi Cloche, pas l’Ogre), où étant entré je me vis contraint d’adopter une conduite honnête et polie, et de dire avec beaucoup de respect : « Voilà, Sire, du gibier que Monsieur le Marquis de Carabas (c’était le nom qu’il me prit en gré de donner à Jean le Sot), m’a chargé de vous présenter de sa part. – Dis à ton Maître, répondit le Roi, que je le remercie, et qu’il me fait plaisir. » J’ajoute là-dessus que c’est trop d’honneur qu’il nous fait en acceptant cet humble présent, que je ne suis qu’un fidèle serviteur qui reconnaît le sang de son Roi, que son Château paraît encor plus beau du dedans, et cætera, et cætera. Le Roi me fit donner à boire, et je continuai ainsi durant deux ou trois mois.

Un jour que je sus que Monseigneur devait aller à la promenade sur le bord de la rivière avec sa fille, la plus belle Putain du monde, je dis au grand niais qui me servait de Maître : « Si vous voulez suivre mon conseil, votre fortune est faite : vous n’avez qu’à vous baigner dans la rivière à l’endroit que je vous montrerai, et ensuite me laisser faire. » Le Marquis de Carabas fit ce que son chat lui conseillait, sans savoir à quoi cela serait bon. Dans le temps qu’il se baignait, le Roi vint à passer, et je me mis à crier de toute ma force : « Au secours, au secours, voilà Monsieur le Marquis de Carabas qui se noie ! » A ce cri le Roi mit la tête à la portière, et me reconnaissant, il ordonna à ses Gardes qu’on allât vite au secours du Marquis. Pendant qu’on retirait le pauvre garçon de la rivière, je m’approchai du Carrosse, et dis au Roi que dans le temps que mon Maître se baignait, il était venu des Voleurs qui avaient emporté ses habits (en vérité, je les avais cachés sous une grosse pierre). Le Roi ordonna aussitôt aux Officiers de sa Garde-robe d’aller quérir un de ses plus beaux habits pour Monsieur le Marquis, et voulut qu’il montât dans son Carrosse afin qu’il fût de la promenade. Voyant que mon dessein commençait à réussir, je pris les devants, et ayant rencontré pâtres, prêtres, paysans qui fauchaient un Pré, je les menaçai tous de mort s’ils ne déclaraient être les sujets du fortuné Marquis de Carabas.

Seul un fermier me fit des difficultés, en m’accusant d’un vol dont je n’avais souvenance... C’est que j’ai trompé tant de monde... Sacré Moi ! Je vous ai annoncé un fermier ? Je mise sur un moissonneur, ou un gardien de bestiaux, qu’importe ! des va-nu-pieds de la même engeance. « Je le reconnais ! s’écria-t-il de loin, ce pendard de chat, par une fourberie, m’a attrapé cinq écus. – Il y a de l’erreur de calcul, lui répondis-je. – Ah ! ah ! vous voilà ! je suis ravi de vous trouver, monsieur le coquin. – Vous me prenez pour un autre... - Vos ruses ne vous sauveront pas, je vous en avertis ! – Je vous assure que je n’y trempe en aucune façon, repris-je, ne me touchez pas ! Noli me tangere, non erat his locus ! Ce n’est pas ici le lieu ! » J’avouai finalement ce crime (plausible) devant l’insistance du gueux, puis, d’un air posé et sérieux : « Testis unus, testis nullus (un témoin, pas de témoin) ; si vous ne vous écartez de ma route, vous serez haché menu comme chair à pâté. J’ai des relations. » Il semble que je lui aie fait bien peur, hé, hé, on reconnaît le lion à la griffe ; un tel discours impressionne les miséreux, et celui-ci de s’incliner bien qu’il soupçonnât encor quelque machine : preuve qu’un mensonge est expédient pour éviter l’humiliation, ou même pour se prémunir contre l’avilissement lié aux excuses qu’on est en droit de nous demander.

Mais cet épisode ne rend qu’imparfaitement compte du génie du bien nommé Maître Chat. Je vais vous démontrer, par a plus b, que je suis passé Maître en l’art de mentir... Toutes les terres, par où j’eus soin de faire passer le Roi, étaient de la dépendance du Château que ma curiosité et moi visitâmes lors de la saison des neiges, et dont je vous parlais un peu plus tôt. Je veillai en outre à m’informer sur son propriétaire... Chacun me répondit selon qu’il en avait ouï parler ; tous s’accordaient sur ce point : c’était un Ogre exterminateur craint des lieues à la ronde, et qui avait le don de se changer en toute sorte d’Animaux. La méfiance est mère de sûreté, je le répète ; jamais, au grand jamais je n’eus formé pareille entreprise sans m’instruire de ce que mon ennemi savait faire ! Quand je vis arriver le Carrosse du Roi – encor n’était-ce que de bien loin – j’entrai dans le Château de l’Ogre et demandai à lui parler, disant que je n’avais pas voulu passer si près de sa demeure sans avoir l’honneur de lui faire la révérence. Il me reçut aussi civilement que le peut un Ogre, et me fit reposer. C’était une créature puissante, mais bête : je lui fis mille caresses et le convainquis de me montrer ses talents exceptionnels pour la métamorphose. « On m’a assuré, dis-je, que vous aviez le pouvoir de prendre la forme des plus grands Animaux ! – Cela est vrai », répondit brusquement l’Ogre avant de se transformer en Éléphant. « On m’a assuré encor, repris-je lorsqu’il eut quitté sa première forme, mais je ne le saurais croire, que vous aviez aussi le pouvoir de prendre la forme des plus petits Animaux, par exemple, de vous changer en un Rat, en une souris ; je vous avoue que je tiens cela tout à fait impossible. – Impossible ? cria l’Ogre, vous allez voir », et en même temps il se changea en une Souris, qui se mit à courir sur le plancher... Je lui tranchai la tête d’un coup de dents et m’apprêtais à fourrer le reste du corps dans ma bouche, quand j’entendis le bruit du Carrosse qui passait sur le pont-levis.

« Votre Majesté soit la bienvenue dans le Château du Marquis de Carabas, dis-je au Roi (abusus non tollit usum : l’abus n’empêche pas l’usage). – Comment, Monsieur le Marquis, s’écria le Roi en mettant pied à terre, ce Château est encor à vous ! il ne se peut rien de plus beau que cette cour et que tous ces Bâtiments qui l’environnent ; voyons les dedans, s’il vous plaît. » Le « Marquis » donna la main à la jeune Princesse Satine, et suivant le Roi qui montait le premier, ils entrèrent dans une grande salle où les gens du Château préparèrent une magnifique collation (c’est qu’ils n’osaient rien me refuser en présence du Roi Cloche). Les événements prirent toutefois une tournure déplaisante : on continuait de me traiter en valet ! Je fis larcin de rôt et de fromage pour ce qu’on ne m’accordait pas même les restes... tandis que le Roi, ce gros porc rassasié, joyeux et content, se plaignait de ses pieds gonflés. Je souhaitais, in petto, qu’une sale colique lui torde les boyaux ! Il fallait l’entendre, après avoir bu cinq ou six coups, parler de donner sa fille à ce... benêt dont on ne savait tirer une parole, et dont j’avais fait la fortune ! Ha oui, il fallait les entendre se réjouir : « Je vais regoûter la viande pour voir si elle est bientôt à point... Vous avez là un bel héritage, Monsieur le Marquis... Ce sont là des prés qui ne manquent point de rapporter abondamment toute l’année, je suppose... » Et la Princesse, parlons-en de la Princesse ! et des yeux mourants avec lesquels elle contemplait Jean le Sot, déguisé en seigneur... lui... ce garçon paresseux... se rendre maître du Château... Je ne le pouvais souffrir, alors... le lendemain, il était seul à se préparer pour le mariage, et, je l’ai tué... sans miséricorde.

C’est hasarder notre vengeance que de la reculer ! Casus belli ! Il n’était pas dit que je resterais pauvre et sans argent... J’ai brûlé le corps de ce malheureux, j’y ai mis le feu... « Vous vous êtes accordés, toi et la princesse, pour me fourber », furent ses derniers mots... Non... ensuite il a dit : «... Botté... mon chat... que Dieu te vienne en aide... » Qu’il aille au Diable avec son Dieu ! Je fais mes griffes sur le retable, moi ! Je pisse sur la Croix ! Je crois que deux et deux sont quatre, et que quatre et quatre sont huit... S’il avait lu Térence, Horace et Virgile, il aurait su que... Peu importe, je m’en lave les mains. Seule ma réussite compte, et quelle réussite ! Dès le même jour j’épousai la Princesse en grande pompe. Oh, c’est peu de chose : « Hélas ! Nous avons subi une grande perte... Il est mort !... Mais... vous voyez, Sire, j’ai l’avantage de jouir d’un riche héritage désormais... » Au commencement, la Pute ne fut pas enchantée ; par la suite, elle vit que j’étais beau, et bien fait de ma personne, et puis, aucune chatte ne résiste à ma Sérénade...

« Tu sais bien que je t’aime,
Miaou, miaou,
Mon cœur n’est pas bohème,
Miaou, miaou,
Puisque tu sais qu’il t’appartient,
Donne-moi le tien !

Ce soir, au clair de lune,
Miaou, miaou,
Dans l’ivresse commune,
Miaou, miaou,
Je veux le crier sur les toits,
Je n’aime que toi.

Chérie, je viens rôder vers ta demeure.
Ne me fais pas languir, ouvre tes bras.
Chacun, dans sa maison, dort à cette heure,
Et dans la rue il n’y a plus un chat. »

... et je m’accompagne à la guitare, bien sûr !

Ainsi, je devins grand Seigneur, et ne courus plus après les souris que pour me divertir, quand j’en avais assez des gratouilles de la Princesse, ou de jouer avec nos enfants... Virtus post nummos ! La vertu après l’argent ! Horace, Livre un, Epître un, vers cinquante-cinq... Aujourd’hui, je parle d’égal à égal avec les Rois ! Quia nominor leo ; pour ce que je suis Français ; pour ce que je suis l’Alexandre des Chats ! Retenez qu’il s’appelle le Chat Botté, que c’est un Chat incomparable et qu’il mérite toutes les louanges que l’on peut donner.
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Virgo34 · il y a
Vous êtes un passionné de contes ou je me trompe ?
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Maour · il y a
Oui ! :)
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Virgo34 · il y a
Dans ce cas, je vous invite à lire mon conte fantastique du Prix Imaginarius , L'armée des ombres. Merci d'avance.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/larmee-des-ombres

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Utilisateur désactivé · il y a
Une superbe connaissance des contes de Perrault, votre texte est de ce fait très original et en même temps l'exercice n'a pas dû être simple à réaliser.
Ce chat botté latiniste est très attachant !! Bravo à vous !

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Maour · il y a
Merci beaucoup pour ce commentaire sympathique ! :)
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Liam Azerio · il y a
Un très belle reprise encore une fois, peut-être bien celle que j'ai préférée.
Cette version-là est très proche de l'originale pour ce que je m'en souviens, avec l'épisode de la fausse noyade et le "combat" face à l'ogre. Ta fin est mieux que l'originale à mon sens : en effet autant prendre la place du Marquis de Carabas tant qu'à faire, ça correspond tellement mieux à la personnalité de ce matou ! La morale du conte est quelque peu travestie aussi ! Après recherche, je me rends compte que le traditionnel "L'habit, la mine et la jeunesse, pour inspirer la tendresse, ne sont pas toujours des moyens indifférents" est devenu astucieusement et plus pragmatiquement "Les cadeaux intéressés, pour inspirer la tendresse, ne sont pas des moyens indifférents". Cela préfigure la fin remodelée en quelque sorte.
Sinon d'un point de vue ambiance et style, toujours au top ! Tu maîtrises à merveille le bagout du matou - simplement irrésistible ! - qui en plus est doté d'un bagage insoupçonné de locutions latines, qui laisse pantois le pourtant latiniste que je suis ^^'
Merci et bravo pour ce beau morceau de littérature :)

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Maour · il y a
Merci pour ton commentaire détaillé, on peut le dire ^^ J’essaie toujours de saisir la nature profonde de ces contes, ce qui donne lieu aux détournements que tu as pointés ;) Je suis vraiment content que ça plaise à un lecteur comme toi ! Bon week-end !

Tu ne serais pas mieux en lettres des fois ? ^^ peut-être pas l’envie d’être prof de français...?

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Liam Azerio · il y a
Bonne remarque. J'avais hésité au lycée au moment du choix de filière, et mes profs de français m'incitaient fortement à m'orienter vers la filière L, et plus tard vers une prépa littéraire. J'ai choisi la voie scientifique pour plusieurs raisons : j'ai un bon niveau et de l'intérêt pour les sciences, je suis une tanche en langues étrangères, et je ne maîtrise en littérature que ce qui m'intéresse. Et raison au-dessus des autres : je n'ai aucune envie de faire de la littérature mon métier, je préfère que cela demeure une passion plaisante. Après je truande un peu, vu que le boulot de chercheur implique d'écrire et lire beaucoup sur des sujets assez variés (les gens oublient souvent ce détail), du coup j'y apporte ma touche un peu "artiste" (et dieu sait comme ça peut être utile et apprécié en milieu scientifique) ^^
Bon week-end à toi aussi !

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Maour · il y a
Oui j’ai entendu cette histoire d’un Américain qui hésitait entre rock star et chercheur, eh bien il a choisi la deuxième option mais son tempérament lui a permis de faire de grandes découvertes !
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Long John Loodmer · il y a
Un exercice difficile qui laisse deviner une parfaite connaissance des contes
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Maour · il y a
... de Perrault ! ;) merci encore Loodmer, à bientôt !
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Charlène · il y a
Cette réécriture est tout simplement géniale! Vous maniez l’intertexte avec une aisance remarquable. Il est, de ce fait, très agréable de repérer au fil de la lecture, disséminés çà et là, les nombreuses références!
Par ailleurs ce Chat Botté latiniste, médiéviste, louvoyeur au possible et quelque peu mafieux sur les bords ne nous laisse aucun doute: les chats domineront un jour le monde, c’est certain!

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Maour · il y a
Je le crains aussi, et alors nous devrons répondre à leurs moindres caprices... C’est déjà le cas pour nombre de nos concitoyens... ;)
Bon week-end... et merci !

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Aubry Françon · il y a
Une réinterprétation du conte de Perrault iconoclaste tout en etant tres respectueuse du style gourmé propre au genre. Ce chat cynique, misanthrope et, somme toute, égoïste, constitue une figure singulière mais, contre toute attente, attachante :-)
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Maour · il y a
Merci beaucoup Aubry ! C’est toujours un plaisir de lire vos commentaires.
Bon week-end et bonnes lectures ;)

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