Le Chat Bleu

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« Maman, maman, j’ai vu un chat bleu !
- Ah bon ? répondit la mère, l’attention absorbée par ses tâches ménagères.
- Oui, c’est un gros chat, un énorme chat. Il est bleu, et il est tout doux, s’empressa d’ajouter la petite fille avec ses yeux brillants comme des soleils. Il est de la même couleur que le ciel. »
La femme finit par pleinement réaliser ce que sa fille lui racontait :
« Un chat bleu ? Hum, tu es sûre, bleu comment ?
- Oui maman, tu le fais "essprès" ou quoi ? J’ai vu un chat bleu. Bleu comme le ciel. Tu pourrais m’écouter...
- Je suis désolée, j’étais en train de finir ma vaisselle, s’excusa la mère avec sa plus tendre voix. Et alors, où l’as-tu vu cet animal ?
- Eh bah j’étais dans le jardin, en train de faire de la balançoire, sous le gros arbre. Et là, j’ai vu le chat bleu sortir de la forêt d’en face ! »
La femme s’accroupit pour se positionner à la hauteur de sa fille. Comme à l’accoutumée, sa petite était décoiffée et plutôt défroquée. En bonne mère, elle commença par la recoiffer, dans un geste sûr et tendre. Puis elle redonna un peu d’allure à sa fillette, en la rhabillant plus décemment. Enfin, elle prit une inspiration, et prononça presque solennellement :
« Tu sais, Magali, les chats vraiment bleus, ça n’existe pas. Regarde dans tes livres sur les chats, je ne pense pas que tu en trouveras un d’une telle couleur, ajouta la mère en caressant les cheveux de sa fille. »
Magali, mécontente et certaine de ce qu’elle avait vu, monta en furie dans sa chambre. Elle sortit une à une ses "bibles" sur les chats, et les feuilleta avec patience et détermination. Elle tournait les pages rapidement, mais en scrutant chacune d’elle avec un œil éthéré. A la fin de sa première lecture, elle esquissa un doute. Après sa deuxième, elle commença à se poser des questions. Elle n’avait trouvé que le « bleu russe », un chat certes aux reflets bleutés, mais qui était loin de posséder la teinte vive de celui qu’elle avait croisé. Elle possédait pourtant une magnifique bibliothèque sur les chats. Il devait ainsi y avoir une bonne dizaine ou douzaine de livres sur ces félidés domestiques. Elle était devenue la spécialiste incontournable dans sa cour de récréation. Mais là, était-il possible qu’elle se soit trompée ?
Elle finit par l’admettre, tristement, sombrement. Elle ne pouvait se l’expliquer. Alors elle redescendit voir sa mère, la mine basse. Cette dernière devait certainement détenir une explication. Elle avait toujours une explication.
« Maman, pourquoi un chat ne peut pas être bleu ? murmura la fille avec beaucoup d’amertume.
- Je ne sais pas, hésita la mère... Je ne sais pas, il faudrait demander à Dame Nature ! conclue-t-elle avec cet enthousiasme maternel qui permettrait de redonner le moral. »
Cette nouvelle information suscita en effet l’intérêt de Magali, qui perdit son air maussade :
« Dame nature ? répéta Magali. C’est qui maman ?
- Dame nature, renseigna la mère, c’est la grande Dame qui fait que les arbres, les fleurs et tous les animaux existent. C’est la maman de tout ce que tu vois dans la nature. »
La petite esquissa à nouveau ses yeux étincelants, ceux-là mêmes qui trahissaient son état d’excitation et de réflexion intenses. Cette histoire devenait absolument trépidante et prenait une tournure peu commune !
« Et où habite cette Dame, maman ? s’empressa de demander la fillette.
- Alors là, je suppose qu’elle siège quelque part, au beau milieu d’une grande forêt... Probablement possède-t-elle un trône qui culmine au sommet d’une petite colline, au milieu d’une clairière.
- Une grande forêt, s’interrogea en murmure Magali... Un peu comme la forêt de derrière chez nous ?
- Oui, enfin, rétablit la mère par souci de protection, ce doit être une plus grande forêt. Ne crois pas que tu la trouveras comme ça, aussi près de nous ! »

Et pourquoi pas ! Pourquoi pas pensa la fillette, dont l’esprit tournait à deux mille à l’heure. Pourquoi ne pourrait-elle pas trouver cette fameuse Dame Nature juste à côté d’elle ? Après tout, il y avait bien des arbres, des animaux, c’est donc qu’elle avait au moins dû passer à un moment donné dans le coin ! C’était décidé, il fallait qu’elle se rende dans la grande forêt ! On lui avait toujours défendu d’y aller seule, au risque de s’égarer et d'y faire de mauvaises rencontres, mais sa curiosité n’avait pas d’égale et dominait largement ses craintes et angoisses.
De plus, elle était en vacances, elle n’avait que cela à faire. L’expédition se passerait le lendemain après-midi. La fillette avait pensé à tout : son grand sac à dos, une petite bouteille d’eau, un paquet de gâteaux, et même son chat en peluche, mais surtout son appareil photo. Il ne s’agissait que d’un jouet en plastique, mais pour elle, il permettrait de faire le cliché le plus parfait pour prouver à sa mère que ce qu’elle verrait, existait bel et bien.

Magali arriva avec tout son équipement devant la grande forêt ténébreuse. Elle resta ainsi, figée, pendant un long moment. Ce n’était pas la peur qui la bloquait, elle n’était pas une « trouilleuse » comme elle aimait le répéter, mais elle voulait immortaliser cet instant, comme s’il s’agissait de l’un des plus importants de sa vie d’enfant. Elle savait qu’elle trouverait quelque chose au-delà de cet océan de sombre verdure, cet imposant dédale d’arbres, ces murs de feuillages.
Sa longue chevelure blonde dansait au rythme de la brise. Ses mains se cramponnaient aux lanières de son sac à dos et un regard décidé illuminait son visage, aux pommettes naturellement rosées. Enfin, après cet instant d’observation mutuelle entre elle et la nature, elle prit une forte inspiration, et franchit le seuil de la forêt, l’orée du bois, et sa chaussure s’enfonça pour la première fois dans l’épaisse mousse verte gonflée d’humidité.
Elle avança ainsi sur une centaine de mètres, sans se retourner, le regard droit devant elle. Puis, elle s’arrêta, et décida de prendre la mesure des lieux. La jeune enfant se retourna lentement. Puis elle virevolta, dans tous les sens, comme une belle mais fragile toupie au milieu d’une pièce démesurément grande. Elle aspirait et inspirait les éléments, les uns après les autres. Instantanément, la forêt devint moins froide, moins terne, les arbres s’arrondirent, les feuillages perdirent leur aspect ténébreux. La mousse verte prit une teinte fluorescente et illuminait l’ensemble dans une parfaite magie féerique. Magali se dit alors que ses parents avaient beaucoup exagéré, et que cet endroit n’avait rien de terrifiant et surtout rien de dangereux. Tout au contraire, elle se sentait bien, mieux que jamais, totalement rassérénée et en parfaite harmonie avec ce théâtre naturel. Elle demeurait très sensible, émotive, et une goutte cristalline perla le long de sa joue, puis tomba sur le sol en faisant un bruit très furtif qui résonna sourdement en ce lieu. Elle aurait tant aimé que son frère soit là, pour lui faire partager ce moment exquis. Mais il était peut-être un peu trop jeune... Soudainement, elle se rendit compte qu’une fleur avait poussé à l’endroit même où sa larme s’était évanouie. Une superbe fleur aux pétales jaunes avec un liseré orangé. Puis une autre sortit de terre, dans les mêmes tons, mais d’une espèce différente. Ce fut bientôt une touffe entière qui s’agitait devant elle, comme autant de jeunes animaux qui piaillent devant leur mère. Magali poussa alors un rire de bonheur, qui retentit dans toute la forêt. Les fleurs s’orientèrent vers elle, et se figèrent complètement. Elle était vraiment très amusée, et décida de continuer en s’enfonçant davantage. « Au revoir les fleurs ! », lança-t-elle enjouée.

Elle sautait, gambadait, insouciante. Elle était désormais complètement rassurée, et souhaitait plus que tout rencontrer Dame Nature. Elle naviguait de bosquet en bosquet, marchant entre les mousses incandescentes. Elle traçait son chemin elle-même, car il n’y avait ni route, ni sentier. Mais elle savait exactement où aller, comme si une force la tirait en avant.
Au milieu de nulle part, entre un chêne ancestral et un châtaignier millénaire, elle croisa enfin sur son chemin l’animal qui était devenu pour elle son animal fétiche. Elle s’écria vivement et joyeusement : « Le Chat Bleu ! » Il était en effet là, en boule, les yeux clos, au milieu d’une courte étendue de mousse verte. Sa queue venait presque chatouiller sa truffe rose, laquelle ressortait sur le reste de son corps bleu sombrement éclairé par l’ombre des arbres. Ses yeux n’étaient plus que deux traits noirs qui semblaient creux.
C’en était trop, l’occasion était trop bonne ! Magali sortit lentement son appareil photo factice. Elle aurait enfin la preuve de ce qu’elle avait vu ! Elle s’approcha à pas de velours, et clic-clac, saisit l’instant avec le perfectionnisme d’un professionnel. Mais le flash réveilla le modèle.
Le chat se tourna vers elle en baillant de toutes ses dents. Puis il s’assit sur son postérieur, les pattes de devant soutenant sa lourde tête bleutée, joliment contrastée par ses grands yeux blancs. Il remua ses moustaches en harmonie avec le mouvement des arbres, puis se remit sur ses quatre pattes. Le félin regarda une dernière fois la petite fille, avec une once de gaieté, puis partit dans une direction avec assurance.
« Le Chat Bleu, répéta doucement Magali. Je dois le suivre, absolument, je suis sûr que lui doit savoir où se trouve la grande Dame. » Elle entreprit ainsi de suivre son compagnon inopiné, dont elle était sûre qu’il la guiderait vers la déesse des lieux.
C’est ainsi que la forêt vit deux créatures étonnantes traverser son antre. Le chat s’arrêta à un moment et jeta un œil derrière une épaule. Il eut ainsi la confirmation que la petite fille le suivait sans trop de difficulté.

Ils croisèrent quelques animaux sur leur chemin. La fillette s’aperçut dès lors que le Chat Bleu savait parler ! Il lançait des « bonjour », ou encore des « comment ça va ? ». En fait, toute la faune locale communiquait de façon compréhensible pour une oreille humaine. Magali jubilait car elle évoluait dans un milieu qu’elle affectionnait particulièrement. Tout n’était qu’harmonie. Chaque brin d’herbe semblait vivre pleinement son rôle, chaque feuille semblait respirer au diapason des autres. Les odeurs de sous-bois enivraient les sens, l’air était tiède, et le gazouillis des oiseaux apaisait par sa suave douceur. Elle suivait son guide, sans que cela ne le trouble, et elle trouvait cela pour le moins agréable.

Puis, les animaux se raréfièrent, jusqu’à ce que nos deux joyeux compagnons n’en croisèrent plus aucun. Il n’y eut plus signe de vie à partir d’un moment, les laissant soudainement dans le silence. Magali n’avait plus la notion du temps ni de l’espace depuis bien longtemps, aussi aurait-elle été bien incapable d’évaluer la distance qu’elle avait parcourue. Depuis combien de temps suivait-elle le chat ? Aucune idée ! Et puis quelque part, c’était bien le dernier de ses soucis. Elle pensait avant tout à Dame Nature, et aux secrets qu’elle allait bien vouloir lui révéler. Elle s’amusait à penser qu’elle allait bientôt en savoir bien plus que ses propres parents, jusqu’alors détenteurs de la vérité universelle.
La faune avait disparu, et bientôt, ce fut le tour de la lumière. La fillette et son guide parcouraient désormais une zone sombre, une pénombre quasi-absolue. Malgré tout, elle continuait, car elle avait totalement confiance. Il fallut même traverser des branchages presque acérés, écarter des feuilles, passer par-dessus des souches gigantesques.

Mais brusquement, la verdure luminescente refit son apparition. Curieusement, et instantanément, des papillons multicolores envahirent l’atmosphère. Ils volaient dans tous les sens, il y avait des dizaines, des centaines, des milliers sinon plus. L’air devint un peu plus chaud, et un faisceau de lumière descendait au loin dans un espace, à quelque cent ou deux cents mètres de là. Un coin de lumière qui diffusait son énergie aux alentours.
L’idée ne fit qu’un tour dans la tête de la jeune fille : « la clairière ! » Sans aucun doute, il s’agissait de la clairière dont sa mère avait parlée. Elle ne distinguait rien de net pour l’instant, mais elle était sûre de ce qu’elle allait trouver. Son cœur lui dictait de courir en avant, de rejoindre le plus rapidement le site, mais sa raison l’en empêcha, lui conseillant qu’il serait plus correct de suivre le Chat Bleu jusqu’à la fin. Après tout, c’est grâce à lui qu’elle allait rencontrer Dame Nature, et c’est certainement lui qui pouvait le mieux l’introduire auprès d’elle. Ce geste était d’une grande sagesse.
Ils avancèrent ainsi sur les quelques dizaines de mètres qui les séparaient du but. Au fur et à mesure, elle réussit à distinguer une petite colline, une protubérance verdoyante qui dominait l’ensemble. Ce détail accrut son excitation en confirmant qu’elle approchait sans nul doute de son objectif. Elle suivait toujours son guide, et ils franchirent ensemble les derniers bosquets. Ils arrivèrent enfin dans la clairière.

La clairière, d’une bonne taille, frappait dans un premier temps par la luminosité qu’elle diffusait. En son centre, une colline, qui semblait porter un drôle de rocher que la fillette ne distinguait pas bien encore, du fait de la lumière qu’il semblait émettre. Tout autour, des arbres majestueux et probablement millénaires, protégeaient l’enceinte. Mais la jeune enfant s’aperçut rapidement que ce n’était pas le rocher en lui-même qui était la source de ce spectacle aveuglant, mais une femme, une grande dame élancée et d’une beauté sans pareil, qui reposait sur ce bloc granitique. Elle était habillée de lumières, une longue robe de lumières de différents tons pastels. Ses longs cheveux de soie étaient cerclés d'une couronne de feuilles et de fleurs magnifique. Elle était assise sur ce qui devenait peu à peu un trône de pierre élégamment travaillé et recouvert en partie de verdure.
Le chat n’avançait plus, et se tourna vers Magali. Celle-ci le regarda, et comprit qu’il lui signifiait d’avancer vers la dame de lumière, Dame Nature. Dans une grande gentillesse reconnaissante, elle se baissa vers le chat, lui embrassa le sommet du crâne, et lui dit : « merci pour tout, mon cher Chat Bleu . » Ce dernier lui fit un grand sourire et lui répondit par un ronronnement d’une tendresse infinie.
Puis elle s’avança, sûre d’elle, mais néanmoins avec une démarche très respectueuse. Après tout, elle avait affaire à la mère de toute la nature. Il était probable que très peu de personnes n’avaient eu le privilège de la rencontrer. Elle traversa les quelques derniers mètres, et se positionna droit devant cette déesse. Ne sachant quoi faire, et étant un peu gênée, elle s’agenouilla, en signe de respect. Elle garda néanmoins le corps et la tête droits, car très inconsciemment, elle voulait montrer qu’elle n’était ni apeurée, ni impressionnée.
Cela fit sourire Dame Nature, qui savait parfaitement lire dans l’esprit des gens. Sachant que jamais la fillette n’oserait le faire, elle entama la conversion :
« Bonjour Magali, je t’attendais, prononça la déesse avec une voix d’une douceur irrésistible.
- Ah, ah bon ? bégaya la jeune fille malgré elle.
- Oui, s’amusa la femme, je crois que tu voulais très fort me voir.
- Oui madame. Ma maman m’a parlé de vous hier.
- Et ? questionna la lumineuse dame.
- Et... J’avais une question à vous poser ! dit Magali, très sûre d’elle.
- Quelle est donc cette question, mon enfant ?
- On se demandait avec ma maman, pourquoi un chat ne peut pas être bleu ?
- Pourquoi les chats ne peuvent pas être bleus ? répéta Dame Nature en se tenant délicatement le menton. Mais bien sûr que si, ils peuvent l’être ! s’étonna-t-elle. Je pense que tu as fait connaissance de mon chat, Céleste ? Tu vois bien, il est bleu !
- Oui, mais maman ne me croit pas, elle dit que ça n’existe pas des chats bleus comme le ciel, insista la jeune enfant.
- Tu sais Magali, si les adultes ne voient pas des chats de toutes les couleurs, c’est juste parce qu’ils manquent cruellement d’imagination ! Ils s’imposent des œillères, pensent que telle chose a telle couleur, ou que tel animal possède telles caractéristiques. Mais ils oublient que le monde est ce que l’on veut en faire. Alors si tu décides qu’un chat peut être bleu, tu rencontreras des chats bleus. Tout simplement.
- C’est vrai ? s’étonna Magali.
- Bien sûr que c’est vrai. Ecoute ton cœur d’enfant, il est bien plus pur que celui des adultes. Tu possèdes cette chance unique de pouvoir voir les choses comme elles sont. Souviens-toi bien de cela Magali, le monde est ce que l’on veut en faire... »
Puis Dame Nature se leva de son siège, et descendit embrasser la fillette sur le front, dans une grande émotion, ce qui lui fit tourner la tête...


« Magali ? Magali, répéta son frère !
- Hum, quoi ? bégaya-t-elle, encore embrumée par le sommeil.
- Oh, excuse, je savais pas que tu dormais encore. Tiens, y avait une lettre pour toi, je te l’apportais.
- Ah, m... merci Raphaël. J’étais dans un rêve trop bizarre...
- Tu parles, t’arrêtes pas de faire des rêves trop bizarres ! »

Et le frère repartit comme il était arrivé, en trombe. Ses pas lourds résonnèrent dans toute la maison lorsqu’il descendit l’escalier, en sautant de marche en marche.

Magali se redressa dans son lit, et porta à ses yeux la fameuse lettre, cette maudite missive qui l’avait sortie de ce rêve si magnifique, quoi que singulier. Elle la retourna et en lut l’expéditeur : « Ah, encore lui bien sûr ! » Il s’agissait de son petit ami.
Elle se redressa un peu plus, et tendit la main jusqu’à ses lunettes, qui se trouvaient sur sa table de chevet. Elle les enfila, puis s’intéressa à nouveau à l’enveloppe, qu’elle ouvrit rapidement.
Elle finit par en extraire le contenu. Il s’agissait d’une carte. Elle commença par lire le texte : « Le monde est ce que l’on veut en faire. A mon Amour, je t’aime pour toujours. » Elle ne pensa rien de particulier lorsqu’elle retourna la carte, mais ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle réalisa soudainement : « le cliché du Chat Bleu ! »
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