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Did Ouv

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FINALISTE
Sélection Jury

Recommandé
L’embarcation de fortune semble sur le point de sombrer, voguant dans une mer déchaînée, tandis que les naufragés sont totalement anéantis et désemparés. Un vieil homme tient la dépouille de son fils sur ses jambes, un autre pleure de rage, abattu. Un cadavre sans jambes a été victime des pratiques anthropophages qui ont eu lieu, des 
taches éparses
 de 
rouge
 sang rappellent les 
affrontements. Plusieurs corps jonchent le radeau, sur le point de tomber à l'eau en raison des vagues. Les hommes au milieu de l'embarcation viennent d'apercevoir un bateau au loin. L’un d'entre eux le montre du doigt, tandis qu'un membre africain de l'équipage se tient debout sur une barrique vide et agite sa chemise en l'air afin d'attirer l'attention du navire...
— L’art ne vous intéresse pas Monsieur Moreau ?
Moreau se balançait nonchalamment sur sa chaise au fond de la classe, les yeux rivés vers la fenêtre, à travers laquelle on pouvait apercevoir sur une branche deux grives qui se querellaient à petits coups de bec.
Pour seule réponse, Moreau se mit à chantonner doucement :
— Non, ce n’était pas le radeau de la méduse ce bateau, qu’on se le dise au fond des ports...
Malgré les quelques rires discrets qui s’échappèrent de part et d’autre de la classe, le professeur feignit d’ignorer le perturbateur et reprit sa description du célèbre tableau affiché sur le mur du fond.
Moreau stabilisa sa chaise et redirigea son regard vers la scène de naufrage, pour éviter que la situation ne dégénère. Car il fallait calmer le jeu.... La veille il s’était encore fait remarquer dans un cours sur les auteurs français, en affirmant avec un aplomb déconcertant, que le Dormeur du Val était une poésie écrite par Rambo, un ancien béret vert héros de la guerre du Viêt Nam...
Il expliqua également au professeur que Simone De Beauvoir avait choisi ce pseudonyme parce qu’elle était née à Beauvoir Sur Mer.
Comme si cela ne suffisait pas, un peu plus tard dans le même cours, à la question : « que vous évoque Molière ? » il n’avait rien trouvé de mieux que de répondre que c’était une « une grosse dent du fond ».
Il avait échappé de justesse à trois heures de colle pour le samedi suivant.
Clément Moreau, bien que peu brillant dans ses résultats scolaires, était pourtant un gamin attachant et pas idiot pour autant, avec ses cheveux couleur paille raides et mal coupés, son regard vif qui ne laissait rien passer, son corps maigre et toujours en mouvement, comme un pantin désarticulé.
Ses interventions farfelues à l’école et les rires des copains qui en résultaient étaient sans doute pour lui son moyen d’exister, d’être reconnu, parce que son existence n’avait à priori pas grande importance pour ses parents.
Quand il rentrait il n’y avait que Nina qui était contente de le voir, elle était toujours là pour le réconforter dans les moments difficiles, il y avait une grande complicité entre ces deux là, il aimait bien Nina.
Clément aimait se promener de longues heures dans la campagne, c’était sa façon de s’évader. Il regardait avec un grand intérêt vivre les animaux, et pour ça il n’avait pas besoin de grandes explications pour comprendre leur comportement.
Le père Moreau n’était pas très ambitieux pour son fils, il voulait que Clément soit employé communal comme lui, il est vrai que le bulletin de notes ne lui permettait pas d’espérer beaucoup mieux.
Pour le bilan du trimestre dernier on pouvait lire :
« Français : Clément passe son temps à le perdre.
Anglais : Where is Clément ?
Maths : Semble accepter la fatalité !
Histoire géographie : Confond savoir et avoir entendu parler.
Technologie : Pour l’obtention du certificat d’études, un voyage à Lourdes serait conseillé.
Sciences naturelles : La greffe du radiateur sur votre fils a bien pris.
Le professeur principal : Clément était au bord du gouffre, il a fait un grand pas en avant. »
Le père n’avait pas bien compris la subtilité de l’appréciation générale, il en avait conclu : « Tu vois, il a quand même fait un pas en avant ! »
Madame Moreau, quant à elle, soupirait de désespoir en se tenant la tête et répétait sans cesse avec des expressions « toutes faites », et vendéennes de préférence : « Il est têtu comme la mule du pape ce p’tit drôle... Il va nous faire tourner en bourrique... Pourtant on lui donnerait le bon dieu sans concession... Ça, il risque pas de péter plus haut qu’il a le derrière... Y voit pas plus loin que son bout de nez ... Ah il a pourtant pas la langue dans sa poche... L’envoyer à l’école c’est comme de pisser dans un violon... ça c’est sûr il file un mauvais coton ! »

Le cours de Sciences Naturelles commençait. Le professeur Madame Picavez voulait sensibiliser la classe à un problème récurrent dans la commune, à savoir les dégâts causés par les déjections des pigeons sur la place du village, la mairie, l’école et les maisons alentour. Les nuisibles se reproduisaient de façon incontrôlée et les chiures abondantes jonchaient les trottoirs, toitures et bancs publics ; l’aspect et la propreté du centre bourg en étaient fortement dégradés, il fallait faire quelque chose.
Le sujet avait été moult fois abordé en conseil municipal, mais les représentants de la commune n’avaient trouvé aucune solution efficace. Les enfants étaient donc mis à contribution pour émettre des idées, tout au moins une réflexion, à défaut de solution.
Les idées se mirent à fuser de toute part, des propositions plus ou moins sanguinaires, plus ou moins réalistes étaient lancées à brûle pourpoint.
La plus immédiate était de réunir tous les chasseurs du village et de tirer sur tout ce qui bouge pendant tout un week-end : la proposition ne fut pas retenue, trop violente, et si on dégueulassait la place avec du sang partout, ça ne serait pas mieux qu’avec les merdes de pigeons.
Le poison pour l’éradication, la super-glu pour les piéger dès qu’ils se posaient, ou la castration pour arrêter la prolifération ne furent pas des idées mieux acceptées par le professeur.
Un autre voulait tendre un filet géant en travers de la place pour capturer les volatiles indésirables, mais après que ferait-on des pigeons capturés ? Si on les libérait un peu plus loin, ils reviendraient forcément.
Charles, le premier de la classe, qui ne ratait pas une occasion pour se faire mousser, imagina qu’il faudrait poser des rangées de pointes métalliques partout pour empêcher les oiseaux de se poser... Proposition retenue pour les toitures et parties hautes des bâtiments, mais évidemment pas pour les zones piétonnes.
Madame Picavez demanda à Clément s’il n’avait une idée lumineuse qui lui permettrait peut-être pour une fois de remonter sa moyenne générale.
Il répondit simplement :
— Moi j’aime bien les pigeons.
Sûre que de toute façon il n’y pouvait rien, elle le mit au défi avec un ton ironique :
— Dommage, demain c’est la kermesse de l’année sur la place du village, si vous aviez fait disparaître tous les pigeons demain matin, vous auriez eu un vingt sur vingt de moyenne en sciences naturelles ce trimestre !
Clément resta silencieux, mais ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd, la promesse d’une note exceptionnelle n’était pas sa motivation principale pour relever ce défi, mais plutôt un moyen de moucher cette enseignante qui l’avait pris un peu pour un abruti, une fois encore, devant tous les copains.
Le soir même en rentrant à la maison, il passa vite fait dans sa chambre et remplit son sac à dos de choses et d’autres. La mère était assise au bout de la table de la cuisine, le journal Détective posé bien à plat sur la toile cirée, on pouvait y lire en gros titre « Torturée et violée pendant 465 jours dans la cave du père incestueux... », titre croustillant, ça devait être passionnant !
Le père à côté regardait comme tous les jours le mot le plus long à la télé...
Le candidat télévisé fit sept lettres avec rêverie.
Le père très impliqué clama avec fermeté :
— Pas mieux ! il n’avait jamais mieux de toute façon, sauf l’autre jour où il avait trouvé apéro quand le candidat affichait opéra, il s’en vantait encore.
Clément annonça en passant :
— huit lettres, épervier.
Le père un peu vexé lui lança en se retournant :
— Tu ferais mieux d’aller nourrir les poules ! mais Clément avait déjà disparu.
Il revint deux heures après pour « la soupe », les genoux un peu écorchés, le polo un peu dégueulasse, quelques brindilles dans les cheveux... Il se fit engueuler, comme d’habitude.
Après le diner, il fila dans sa chambre, glissa dans le mange-disque son seul quarante-cinq tours « The Shadows - Apache », puis s’endormit rapidement avant la fin du morceau.
Le lendemain matin, les enfants et leurs parents arrivaient les uns après les autres à la kermesse, pour tenter de gagner le panier garni à la tombola ou un canard avec les anneaux, c’était un jour important car les festivités se faisaient rares au village.
C’était une belle matinée ensoleillée, comme la plupart des jours en cette fin de printemps, tout semblait normal et bien parti pour que cette journée soit une réussite comme l’année dernière. Un léger sifflement aigu se faisait entendre de temps en temps mais personne ne s’en inquiéta.
Madame Picavez était là elle aussi, elle discutait avec le père de Charles qui vantait les qualités exceptionnelles de son fils, qui n’avait pas de meilleurs résultats parce qu’il était tiré vers la bas par le niveau général d’un collège très « rural » et bien inférieur aux capacités de sa progéniture surdouée et autodidacte.
On pouvait toujours entendre ce petit cri strident de temps en temps, mais personne n’y prêtait encore vraiment attention.
Le papa de Charles arrêta soudain les éloges de son fils incompris et sous-estimé, il regarda autour de lui et s’écria :
— Il n’y a plus de pigeons !
Madame Picavez sursauta... C’était vrai, pas un pigeon en vue !
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre, c’était devenu en quelques instants le seul sujet de conversation des habitants, toutes sortes d’explications plus ou moins farfelues étaient avancées, signe annonciateur de catastrophe naturelle imminente ou même de fin du monde annoncée.
Clément était au stand du jeu Chamboule Tout et s’appliquait à renverser la pile de boites de conserves avec ses cinq balles de chiffons.
Il semblait complètement indifférent et désintéressé par l’événement mystérieux vécu actuellement par ses congénères, il finit sa partie et gueula un peu pour récupérer son lot, un gros paquet de fraises Tagada, car l’organisateur du stand était trop occupé à scruter le ciel pour essayer d’apercevoir un spécimen de l’espèce disparue.
Clément continua son chemin pour tenter une pêche à la ligne fructueuse, car il avait participé à la préparation de jeu et il avait emballé un très joli réveil-matin , de telle façon qu’il pourrait le reconnaître tout de suite.
Pendant ce temps Madame Picavez menait son enquête avec minutie, elle interrogeait nerveusement ses élèves un à un pour savoir si son cours de la veille avait pu faire émerger un apprenti sorcier aux pouvoirs extraordinaires.
Mais aucun des enfants ne purent faire avancer la fameuse enquête.
Tout à coup elle s’avança vers Clément qui venait d’accrocher le réveil avec le faux hameçon de la canne à pêche en bambou, elle suivait la scène à côté de lui, légèrement en retrait et se rappela du défi qu’elle lui avait lancé la veille...
Il tira un peu brutalement le gros paquet en papier journal qui atterrit directement dans les bras du professeur. Le visage jusqu’ici enjoué de Clément changea en une seconde... Elle lui tendit son paquet et lui sourit pour le rassurer.
— Tu sais quelque chose pour les pigeons ?
Clément sentait le piège, trop habitué à se faire engueuler, il voyait bien que ça prenait une tournure inhabituelle et plus importante qu’il ne l’aurait imaginé, mais il ne pouvait plus faire marche arrière. Il répondit avec un air coupable, comme pour s’excuser.
— C’est vous qui m’avez demandé, M’dame...
Mme Picavez n’en croyait pas ses oreilles, elle prit Clément par la main et se dirigea avec lui vers l’estrade ou le maire devait faire son discours. Elle saisit le micro et annonça :
— J’ai une annonce à vous faire.
Clément ne savait plus où se mettre, il baissait la tête, il imaginait déjà être condamné à la lapidation en place publique. Elle reprit :
— C’est Clément Moreau qui a fait disparaître les pigeons, je ne sais pas par quel miracle, mais il va nous expliquer.
Elle tendit le micro à Clément et insista pour qu’il s’en explique. Celui-ci posa le gros réveil emballé à ses pieds, il n’en aurait sans doute plus besoin après le supplice de la roue, ou peut-être abandonné seul en pleine mer, comme sur le Radeau de la Méduse.
Toute la population s’était agglutinée autour de l’estrade et on entendait le murmure sourd des discussions qui s’en échappaient. Monsieur Moreau était décomposé, il voyait déjà son fils repartir avec les menottes, entouré de deux gendarmes.
Madame Moreau en tremblait :
— Il a encore fait le gugusse, les gens y vont prendre la mouche à force !
Clément commença son plaidoyer :
— Madame Picavez a demandé hier comment faire dégager les pigeons, après l’école j’ai été avec mon magnéto-cassette enregistrer le faucon crécerelle près de son nid ; comme je suis monté à l’arbre et que la femelle elle aime pas qu’on s’approche des petits, elle s’est mise à gueuler et moi j’ai enregistré.
Les chuchotements autour de l’estrade étaient de plus en plus fort, on ne savait pas très bien où Clément voulait en venir. — J’avais piqué la clef de la salle des fêtes, le père il a un double, j’ai mis ma cassette dans le lecteur de la sono et j’ai réglé le machin pour que le son crache en continu sur les haut-parleurs accrochés aux lampadaires.
L’étonnement et quelques sourires commençaient à apparaître autour de lui.
Il continua :
— Les pigeons ils ont la trouille des faucons crécerelles, alors quand ils ont entendu ça, ils se sont tous barrés.
Après un silence de plomb, lourd, pesant, interminable pour Clément, quelques rires discrets s’échappèrent de la foule, puis quelques applaudissements timides prirent le relais, rires et applaudissement qui s’intensifièrent pour finir rapidement par un tonnerre d’acclamations.
Le père de Charles, le génie présumé, applaudissait lui aussi, comme les autres, tout en jetant un regard déçu vers son fils qui n’avait pas su comme Clément sortir du lot, d’une façon il est vrai non conventionnelle, mais il fallait l’avouer, par un esprit d’initiative remarquable et remarqué.
Les parents Moreau furent sans doute les derniers à taper dans leurs mains, ils regardaient à gauche et à droite pour être bien sûrs qu’ils ne rêvaient pas, que tout ça était bien pour leur fils.
Madame Picavez semblait très émue, elle embrassa Clément chaleureusement et lui souffla à l’oreille :
— Pardon Clément de ne pas vous avoir fait plus confiance.
Notre héros du jour n’en revenait pas lui-même, mais il était content de cette reconnaissance aussi soudaine qu’inhabituelle. Tout d’un coup il avait l’impression d’être une star de rock’n’roll comme John Lennon, tout ça pour avoir simplement su qu’un pigeon avait peur d’un faucon, il avait le sentiment que cet élan d’admiration à son égard était injustifié.
Mais ce qui fit le plus plaisir à Clément, c’est quand Madame Moreau, qui sanglotait à chaudes larmes, s’approcha de lui, le pris dans ses bras et chuchota :
— Mon P’tit Clément c’est pas le premier venu, il a pas les deux pieds dans le même sabot.
Même le père Moreau marqua l’évènement en emmenant Clément à la buvette, il commanda fièrement :
— Un rouge pour moi et un pschitt pour mon p’tit gars !
Les festivités reprirent peu à peu un cours normal et Clément en profita pour s’éclipser discrètement, il savait bien que l’effet de son ingénieuse solution n’était que provisoire, car les pigeons allaient s’habituer peu à peu aux cris de rapaces et finiraient par revenir.

Il prit la direction de la maison, avec son gros réveil dans les bras.
Nina le vit arriver au bout du chemin, elle se mit à courir vers son maitre, la jeune épagneule aboyait joyeusement autour de lui...
Comme si elle avait compris ce qui lui était arrivé ce jour-là.

PRIX

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Abi Allano · il y a
Bravo, un texte excellent. Le cancre qui a une idée de génie et se retrouve sous le feu des projecteurs, c'est touchant. Je crois que les cancres n'existent pas, il y a juste quelques enfants qui n'arrivent pas à s'adapter au système scolaire.
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Did Ouv · il y a
Les "Salles gosses"!
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Arlo · il y a
À L'AIR DU TEMPS d'Arlo est en finale du grand prix été poésie 2017. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.Cordialement, Arlo
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Chantal Sourire · il y a
Mon vote ! Je comprends que Sh Ed recommande ce texte tendre et qui sent bon le vrai !
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Did Ouv · il y a
Merci sourire :)
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Virgo34 · il y a
Un beau texte bien écrit et qui mérite d'être mis à l'honneur.
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Did Ouv · il y a
Merci!
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Louise Calvi · il y a
Bravo pour ce beau morceau d'enfance

Je vous invite à venir faire un voyage avec mon texte en finale http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/petit-detour-avant-le-paradis
et à le poursuivre par 2 autres textes de cette mini trilogie : la vespa rouge et changement de cap

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Did Ouv · il y a
Merci Louise
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Yannickclaude · il y a
Je découvre ce texte à temps puisque je peux encore voter
J'ai 2 dessins humoristique en compétition
http://short-edition.com/oeuvre/strips/allumes-du-bocal-27
et
http://short-edition.com/oeuvre/strips/allumes-du-bocal-28
Oserez vous aller les voir ,et , voter si le cœur vous en dit...

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Utilisateur désactivé · il y a
Nouvelle lecture, ce soir, de cette nouvelle que j'ai appréciée.
Si vous voulez lie ou relire mon poème-fable "le coq et l'oie", il est temps : il ne reste que 5 jours avant la finale..Merci.
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Utilisateur désactivé · il y a
Inscrite sur SHORT depuis un mois, je lis en tous sens ! Ce soir, j'ai découvert votre texte à la fois touchant et plein d'humour. Je l'ai lu et vote tardivement.
Mon texte "le coq et l'oie" (poème fable vite lu !) a été retenu pour le Prix Été. Je ne savais pas qu'un concours ici était un véritable parcours du combattant !
Si le cœur vous en dit, venez me lire et me soutenir... Merci !
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Sophie Loiseau · il y a
Bien écrit, et un plébiscite pour les grands qu'on considère à tort si petits. En dehors du moule, on savoure ses débordements onctueux. Depuis peu sur le site, j'aurais aimé le découvrir plus tôt vous auriez eu mon vote. J'aime beaucoup votre plume, vos fautes inexistantes, et votre respect du lecteur. Merci et belle soirée.
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Did Ouv · il y a
Merci Sophie
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Denis Lepine · il y a
beau texte, j'ai voté, je vous invite à découvrir mon texte de chanson: 'dans mon cahier' sur: http://short-edition.com/oeuvre/poetik/dans-mon-cahier
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