Le bijoutier

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En compétition

Ecrivain, poète, ingénieur de la police scientifique. Auteur d'un roman noir : Les militantes, éditions du Rouergue, mars 2020 Site internet : claire-raphael.com  [+]

Image de Été 2020

On le connaissait bien. On l’avait arrêté soixante-douze fois au fil des années. Il avait douze ans la première fois. Et il ressemblait alors à un petit sauvage qui tente de cacher sa rage. Un enfant qui aurait grandi en se nourrissant de feu, ses yeux noirs aussi têtus que son front baissé, il s’était servi au supermarché sans passer par la caisse, et il avait craché à la gueule du vigile. Il avait douze ans et il était nerveux comme un insecte pris dans la toile, cette nervosité qui cache la haine, cette haine qui ne sait pas ni où ni comment elle pourrait se poser… on avait vite compris qu’on allait le revoir souvent. Et on l’avait effectivement revu presque une fois par mois jusqu’à ses dix-huit ans. Il avait pris ses habitudes, il connaissait la musique, il tendait ses poignets sans qu’on ait besoin de le lui demander, « pas trop serré s’il vous plait » disait-il quand on le menottait, et on faisait comme il disait, il ne cherchait pas à se rebeller, on aurait pu croire qu’il aimait cela, qu’il aimait se faire prendre, qu’il aimait revenir à la loi, à la discipline, à la rigueur, un jour il m’avait dit : « j’aurais pu faire flic moi aussi », il devait avoir dix-sept ans à ce moment-là, je n’avais pas répondu.
Après sa majorité, il s’était fait discret. Ou bien était-il devenu plus astucieux, plus difficile à prendre, il n’avait pas quitté la commune, on savait où il habitait, on le contrôlait parfois. On lui demandait ce qu’il faisait, il répondait en souriant, il disait qu’il suivait une formation, il n’avait pas l’air décidé à se trouver un boulot, il avait l’air fier et dur de ceux qui n’ont pas peur de l’échec, puis il avait eu vingt ans, et il habitait toujours dans la cité, au numéro 1 de la rue Frederic Chopin. On le suivait de loin, il disait travailler dans un garage, un établissement un peu louche, une sorte de casse, installée à la lisière sauvage de la forêt, le genre d’endroit qui recrute ceux qui accepteront de tout faire pour pas grand-chose. Il disait qu’il aimait la mécanique. Peut-être s’était-il rangé.
Ça arrive. Une maturité qui vient calmer la colère, qui vient calmer les nerfs, qui oblige à un nouveau conformisme dans lequel on apprend à se mouvoir en y prenant du plaisir. Je n’y croyais pas trop. Je pensais que son feu intérieur couvait sous la braise, qu’il allait se réveiller pour faire un gros coup, qu’il n’attendait que cela, qu’il n’allait pas se contenter d’une vie médiocre, je faisais partie de ceux qui s’attendaient à le prendre un jour sur un braquage ou pourquoi pas sur un meurtre, il m’avait trop souvent regardé comme on toise son ennemi en sachant qu’on finira par le vaincre, et j’avais à chaque fois tenté de lui rendre le même regard, sans y avoir forcément réussi.

Il avait désormais vingt-deux ans. Il était maigre. Ou peut-être trop grand. Il aurait pu avoir de l’élégance dans un autre monde, un monde qui aime les hommes sveltes et souples, les hommes brillants de fièvre, mais dans son monde à lui, qui est beaucoup plus simple, il avait seulement l’air d’un garçon qui mange mal et qui a le goût du malheur.
On l’a installé dans le plus grand bureau, le bureau du commandant, sur le mur duquel il y a une photographie montrant des policiers d’une autre époque en train de tabasser un homme au sol. Personne ne sait ni comment ni pourquoi notre commandant a été autorisé à cet affichage. Cette photographie prévue pour menacer ceux qui voudraient douter de notre pouvoir. Notre pouvoir est grand, nous sommes capables de faire plier les plus rétifs, telle est la leçon à retenir.
Il s’est assis sur une des trois chaises à sa disposition. Des chaises plus confortables que celles sur lesquelles on pose nos clients habituellement. Le commandant aime traiter ses contradicteurs avec bienveillance pour obtenir plus facilement des aveux. Le commandant croit que neuf voyous sur dix sont prêts à avouer si on leur donne l’attention et le respect dont ils ont besoin et qu’ils n’ont pas trouvés ailleurs. Les voyous sont des gosses mal aimés. Il suffit parfois de leur tendre une main compatissante pour qu’ils se mettent à pleurnicher.
Il s’est assis bien droit, les mains sur les genoux de son jean un peu large, ses mains menottées, ses mains sales, noircies par son travail au garage. Il se tient bien, silencieux, il tente de faire bonne figure, il veut nous prouver qu’il s’est acheté une conduite, qu’il en a fini avec les vols à l’arraché, les ports d’armes et les violences, fini avec les bombes de peinture lancées dans les commerces avant de venir proposer un nettoyage à un tarif prohibitif. Monsieur est devenu honnête comme d’autres sont devenus idiots, et je me demande quelles turpitudes de grande envergure cache cette honnêteté de façade.
Je le regarde. Je l’imagine déjà sous les lampions d’une cour d’assises. Je suis convaincu que cette fois nous le tenons. Il est trop nerveux pour avoir trouvé une fille ou un maître. Il est trop nerveux pour avoir trouvé une fille qui le calme, qui l’endort, qui lui fait croire que la vie pourrait être facile. Il est trop nerveux pour avoir trouvé un maître qui lui apprend à contenir sa colère, sa frustration et sa vengeance… Je crois qu’on le tient. Et qu’il va plonger pour quelques années.

On n’a pas été étonné quand on a su que son ADN avait été identifié. On n’avait jamais su le prendre sur du lourd. Il avait toujours bénéficié de la mansuétude des juges. Mais on savait que c’était une mauvaise graine. Et cette fois, on le tenait.
Il restait à savoir s’il allait s’expliquer ou tenter le tout pour le tout, nier en bloc, refuser de parler, accuser quelqu’un d’autre… Je le regardais en sachant que c’était une belle prise. Il allait enfin payer, payer de sa personne. Il nous avait emmerdés pendant dix ans. Il avait fallu faire prendre de patience. Il avait fallu composer avec les bonnes manières d’une magistrature qui se veut humaniste. Il avait fallu attendre qu’il tente un gros coup, un coup trop gros pour lui, parce que ce n’était après tout qu’un gars sans éducation. Sa mère affolée par ses six enfants. Son père humilié par le chômage. Ses frères et sœurs dont il est l’ainé et dont il se soucie peu. Un gars sans éducation, et qui n’a jamais eu de chance, parce que la chance, ça ne se trouve pas au coin de la rue dans la cité des Musiciens.

Je me suis assis dans le fauteuil du commandant. J’ai allumé l’ordinateur. L’écran de veille montre une publicité datant des années 1910 pour l’achat de petits pistolets de poche qui « vous protègeront mieux que votre ange gardien ». Le commandant aime les armes. Il en a une belle collection chez lui.
— Francky, l’ADN a parlé, tu sais ce que c’est l’ADN ? On a trouvé ton ADN sur l’étiquette d’un bijou volé.
Il m’a regardé sans dire un mot. Il attendait la suite. Il attendait de savoir ce que j’avais contre lui et j’ai enchaîné.  
— Ton ADN sur l’étiquette d’un bijou, ça te dit quelque chose ?
— Non.
Il était calme. Et peut-être était-ce mieux ainsi. Je n’aurais pas forcément aimé le voir m’insulter ou tenter une évasion. J’avais du temps devant moi.
— Mardi matin, deux hommes cagoulés et armés ont pénétré dans la bijouterie Violette rue des Carmes. Ils ont menacé l’unique employée et ont raflé les bijoux en vitrine, le butin s’élève à 55 000 euros. Deux heures plus tard, la voiture qu’ils avaient utilisée était retrouvée, une voiture volée sur un parking public dans la matinée, elle a été retrouvée à demi-calcinée, la fouille a permis de retrouver l’étiquette d’un bijou, qui était sans doute tombée sur le tapis de sol, et sur cette étiquette, Francky, ton ADN.
Il me regarde, il ne dit rien, il attend la suite. Et je me fais plaisir, je lui rappelle le tarif :
— Vol à main armée, Article 311-8 du Code pénal, le vol est puni de vingt ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme.
— Je n’ai rien volé.
— On a trouvé ton ADN, ça dit tout l’ADN, ça dit tout de l’innocence ou de la culpabilité d’un homme et en l’occurrence… je crois bien que tu es coupable, Francky.
J’ai dit ça en souriant. Ça m’a échappé. Et il a souri aussi en retour. Comme s’il n’avait pas compris que j’allais tout faire pour qu’il prenne cher. Ou comme s’il avait choisi de se battre avec des armes un peu molles, qui peuvent parfois s’avérer plus efficaces que la bravade.
— J’ai sûrement touché cette étiquette quand je suis allé choisir un bijou pour le mariage de ma sœur.
Je l’ai regardé. Je n’étais pas étonné. Il avait du culot. Il a toujours su s’imposer. Une explication à la place d’un aveu qui ne va pas tomber sans qu’on se batte un peu… J’ai enchaîné. Je connais mon boulot. Ne pas contredire l’adversaire trop tôt.
— Ta sœur ?
— Oui.
— Elle se marie ?
— Oui.
— Félicitations.
— Merci.
— Quand es-tu allé choisir ce bijou ?
— Lundi matin.
— Donc lundi matin, le jour du braquage, tu es comme par hasard dans cette bijouterie.
Là, je me fais plaisir. Je ne crois pas au hasard. S’il dit vrai, je suis sûr qu’il était là-bas en repérage. Et il y est retourné dans l’après-midi les armes à la main. Je me demande si l’employée va cautionner cette histoire, cette visite pour regarder des bijoux le matin même, l’employée, on ne peut pas encore l’auditionner, elle est choquée, elle a été prise en charge par les services de soutien psychologique de la préfecture.
— Je ne suis pas allé dans cette bijouterie par hasard. Ils ont distribué des publicités pour annoncer qu’ils faisaient 5 % de remise sur tout leur stock.
— Et ils t’ont fait 5 % de remise ?
— Je n’ai rien acheté.
— Tu préfères voler ?
— Je n’ai rien acheté parce que c’était du toc.
— Comment ça, du toc ?
Là, je me demandais où il voulait m’entraîner. Je me demandais s’il avait une stratégie ou s’il était en train de perdre le fil… 
— Les bagues, elles étaient à ce qu’ils disaient en diamant, mais non, c’était du toc.
— Qu’est-ce que tu en sais ?
— Je sais, j’ai l’œil.
— Et c’était du toc ?
— Du toc vendu au prix fort, c’est des escrocs ces gens-là.
— Tu leur as dit quelque chose ?
— Non.
— Pourquoi pas ?
— Ce n’était pas mon problème.
— Ce n’était pas ton problème ? Comment cela ? Ils veulent te vendre des bijoux en toc au prix fort et ce n’est pas ton problème ?
— Ce sont des escrocs. Y’en a beaucoup. Et ce n’est pas à moi de les prendre.
Il me parle sans agressivité particulière. Comme un gars qui ne cherche pas à accuser mais qui ne refuse pas de répondre aux questions. Je l’ai regardé comme on regarde la mousse descendre dans un verre de bière. J’avais tout mon temps. Et j’avais soif d’en savoir davantage.
Je me demandais quelle tournure il fallait donner à cette audition. Le laisser dérouler son histoire ou le recentrer rapidement. Je me suis levé et je suis allé rendre compte à mon chef, le Capitaine Beau qui porte bien son nom. Le Capitaine Beau qui s’habille comme un dandy, pantalon à pinces et chemises à rayures fermées par un foulard, le Capitaine Beau qui est champion de bridge et qui aime dire que dans la vie, il faut devenir excellent dans un domaine, n’importe lequel…
— Escroquerie à l’assurance, bravo !
— Bravo ?
— Et oui, bravo, s’il dit vrai, il est facile de comprendre que le bijoutier a mis du toc juste avant d’organiser son propre braquage pour récupérer l’argent de l’assurance.
Le Capitaine Beau travaille avec nous depuis seulement deux ans. Il est titulaire d’un master de droit. Il se veut rigoureux comme un garçon qui sait que son intelligence l’autorise à éviter de se montrer trop dur. Il comprend vite. Il ne s’attache pas. Il incarne un modèle de policier qui plait à la hiérarchie. Sans état d’âme. Sans passion. Il ne connaît pas Francky. Il ne lui en veut pas. Il n’a aucune raison de lui en vouloir. De vouloir le faire tomber coûte que coûte, alors il peut y croire facilement à cette histoire de bijoux en toc, une escroquerie à l’assurance pourquoi pas, un braquage commandé par le bijoutier lui-même, une belle affaire criminelle, résolue sans trop de difficultés grâce à Francky… grâce à ce minus devenu grand comme une mauvaise herbe qui a fini par se fortifier, je n’ai pas envie de contredire mon chef, je reprends Francky en audition, il n’en démord pas. Il ne s’impatiente pas non plus.

J’ai consigné sur procès-verbal toutes ses déclarations. Elles étaient cohérentes. Il parlait peu mais il parlait bien. Je lui ai demandé de rester à notre disposition. J’ai appelé le procureur : « vous mettez le bijoutier sur écoute ».
Cela ne se passait pas comme je l’avais prévu. Mais je sais faire avec. On a mis le bijoutier sur écoute. Et c’est moi qui ai été chargé de la surveillance.

Le bijoutier était un homme bavard. Il se plaignait à qui voulait l’entendre de ce vol dont il avait été la victime : « mon employée a eu si peur qu’elle a été prise d’une crise de tétanie… ils auraient pu la tuer, on ne peut plus travailler dans ces conditions… » Il se plaignait à ses voisins, à ses cousins, à des syndicalistes et à des journalistes. Il était bavard et sympathique. Comme un homme qui refuse la violence du monde, qui veut rester naïf, qui a le droit de s’insurger, qui entend qu’on le plaigne parce qu’il le mérite bien. Je consignais sur PV toutes ses déclarations. Je me demandais où cela allait nous mener. D’habitude j’aime assez les enquêtes longues qui nous permettent de sortir de l’urgence, mais là, non, cela m’agaçait qu’on perde du temps à écouter ce malheureux pendant que Francky nous échappait et continuait de mener son petit train de vie, les îlotiers le repéraient chaque jour quand il rentrait de son garage, et puis, au bout de trois jours, il y a eu cette conversation, le bijoutier recevait l’appel d’un portable, une conversation qui m’a tout de suite semblé sortir d’un mauvais film :
— Alors, tu nous payes ?
— Je n’ai pas encore reçu l’argent de l’assurance.
— On veut être payé tout de suite.
— Soyez patients.
— On n’est pas patient, on a pris des risques, maintenant on veut notre argent.
— Quels risques vous avez pris ? Vous êtes entrés dans ma boutique avec un pistolet en plastique et vous êtes repartis cinq minutes plus tard avec ma camelote, tu peux me dire quels risques vous avez pris ?
— Et si les keufs nous avaient ramassés ?
— Et comment ils auraient pu vous ramasser ?
— Je te dis qu’on veut notre argent.
— Rappelle-moi dans une semaine.
Il avait raccroché. J’ai repassé l’enregistrement. Une fois, deux fois, j’ai tout noté sur un procès-verbal, je tapais vite, je n’avais pas envie d’y croire, j’imaginais un malentendu, je suis allé montrer le PV au commandant, il était rentré de vacances.

— C’est parfait, m’a-t-il dit.
— On n’aura pas Francky sur ce coup-là.
— Francky, faut le laisser grandir, m’a-t-il répondu. Faut le laisser grandir, il a besoin de temps, ça grandi lentement les garçons nerveux, les garçons teigneux, ça grandit très lentement mais ça grandit quand même. Il a un bel avenir devant lui s’il sait oublier son passé, ce qui n’a rien de simple, mais d’autres l’ont fait avant lui.

On a fait venir le bijoutier. Il était âgé de cinquante ans environ. Il était assez rond, et tassé sur sa chaise, il ressemblait à un fruit trop mûr. Il n’a pas mis longtemps à dégoiser ses aveux et des explications qui lui serviront à tenter d’amadouer les juges. Il baissait la tête pour apprendre à jouer les minables. Il baissait la tête et il avait peut-être des regrets. Il nous a finalement demandé :
— Comment vous avez compris ?
— On a trouvé un témoin essentiel. Un homme intelligent qui a le goût de la vérité, a répondu le commandant avant d’allumer un cigare. Le commandant fume un cigare à chaque fois qu’il est obligé de dire ce qu’il n’aurait pas forcément voulu s’entendre dire. J’ai fermé les yeux. Je pensais à ce que le commandant m’avait dit à propos de Francky, « faut le laisser grandir », je pensais qu’on n’attrape jamais les plus méchants, on n’attrape que les plus stupides, on n’attrape pas ceux qui savent jouer avec leurs mauvaises pensées et qui apprennent à les dominer sans jamais les renier… Le bijoutier a été emmené par deux gardiens qui allaient le conduire au tribunal chez le procureur. Le commandant me regardait d’un air satisfait. « Il ne te reste plus qu’à remercier Francky » m’a-t-il dit. Puis il s’est mis à rire. « Je plaisante ». Il est sorti de la pièce. Il sait qu’il faut toujours être content de voir une affaire trouver sa conclusion. Quelle qu’elle soit. J’ai mis un SMS à Francky. « Le bijoutier a été arrêté ». Il m’a répondu aussitôt : « je vous remercie de m’avoir cru ».

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Claire Raphaël · il y a
Merci à tous pour vos commentaires. Il est toujours bien intéressant de se confronter au regard du lecteur. Au plaisir de lire vos textes en retour. Bien cordialement.
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Nelson Monge · il y a
Un suspense à la française solide, très écrit et documenté.
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Gael Astet · il y a
Bon supens.
On s'interroge jusqu'au bout : coupable ou non ?
c'est bien aussi que le narrateur soit dans l'erreur

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Lyne Fontana · il y a
Une excellente histoire, bien écrite et bien menée
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Ginette Flora Amouma · il y a
La présence du personnage principal est toujours bien développée tout au long de l’intrigue et c'est ce qui donne ce caractère particulièrement prenant au texte. On s’attache malgré soi à ce garçon dont on aurait voulu lui prêter un autre destin .
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Utilisateur désactivé · il y a
J'ai bien aimé, et l'emploi des virgules, de ces phrases qui s'enchaînent sans se terminer là où elles le devraient.
Cela crée un style bien particulier; des formules chocs, percutantes, bref votre texte est, à mon humble avis, tout simplement excellent!

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Keith Simmonds · il y a
Je suis ravi d'ouvrir le bal pour ce bijou de policier si bien écrit et qui nous tient en haleine du début jusqu'à la fin, Claire ! A bientôt pour de nouvelles créations ! Une invitation à venir vous dépayser dans mon “Dépaysement au Royaume des Animaux” qui est en compétition pour le Prix Short Paysages – Isère 2020. Merci d’avance !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/depaysement-au-royaume-des-animaux

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