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Emsie

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7 décembre 1998
Je m’appelle Maxime, j’ai 14 ans. Moi qui avais toujours pensé que les journaux intimes, c’était réservé aux filles, je viens d’acheter ce cahier. Car il y a des choses qu’on ne peut pas raconter aux copains.

A qui peut-on avouer qu’on a peur de son père ? Qu’on s’est carrément mis à le détester ? Car c’est ça, ma vie. Quoi que je fasse, j’ai toujours l’impression que ça l’énerve. En fait, tout l’énerve. Il pense que le monde entier est contre lui : maman, moi, les commerçants, ses collègues, ses patrons... C’est pour ça qu’il change de travail tout le temps et passe son temps à se plaindre qu’il s’est encore fait avoir. En réalité, à part ses copains de bar, il n’apprécie personne.
J’avais fini par m’habituer, même si c’était dur. Puis il a commencé à devenir violent avec maman. Crier ne lui suffisait plus, il a fallu qu’il frappe. Au début, elle ne se laissait pas faire, elle l’a même menacé. Puis elle s’est tue. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m’a répondu que c’étaient des histoires d’adultes.
Moi, il me fout la paix, sauf la fois où j’ai voulu m’interposer. Il m’a craché : « Tu recommences, je la crève ! » C’est là que j’ai commencé à penser que bientôt, je serai plus fort que lui. Ce matin, j’ai même dit à maman qu’un jour c’est moi qui le tuerai.

15 décembre 1998
On s’est évadés !
La nuit dernière, quand maman m’a réveillé, j’ai cru qu’il était arrivé un malheur, que c’était encore le père qui était parti en vrille. Mais non, il dormait profondément – il cuvait, quoi. Elle m’a dit qu’on parlerait plus tard, qu’il fallait se dépêcher.
J’ai vite enfilé mes vêtements de la veille et j’ai jeté deux ou trois trucs dans mon sac à dos. On a longé le couloir comme des voleurs : à chaque craquement de parquet, j’avais l’impression qu’une sirène se déclenchait ! Puis on est descendus et on a récupéré trois grosses valises, que maman avait cachées dans le local à vélos.
Une voiture nous attendait dans la rue. Maman a toqué à la vitre et une femme que je n’avais jamais vue est sortie.
Elle a dit : « Moi, c’est Catherine. » Maman m’a expliqué qu’elles s’étaient rencontrées à l’hôpital un mois plus tôt, quand il s’était tellement déchaîné qu’elle avait failli perdre son œil. J’avais eu si peur, cette nuit-là. Pour elle, bien sûr, mais aussi de me retrouver seul avec lui.
Tout en installant les valises, je n’ai pas pu m’empêcher de dévisager la femme. Même dans l’obscurité, elle avait l’air belle : grande et mince, avec des cheveux noirs relevés en chignon... Elle m’a tapoté la joue, comme on fait à un petit garçon. J’étais tellement vexé que j’en ai oublié ma peur !
Je me suis assis à l’arrière. En démarrant, Catherine a dit : « Cette fois, c’est fini. » Puis on a roulé en silence. J’avais l’impression d’être dans un film.

26 décembre 1998
Ça fait dix jours qu’on est à Dieppe et je n’ai même pas eu le temps d’écrire ! Catherine nous prête l’appartement que lui ont laissé ses parents. C’est petit, mais c’est joli, ça donne sur le port.
Hier, on a fêté Noël tous les trois. Maman avait fait un canard à l’orange. Catherine m’a offert des BD et maman, un Trivial Pursuit. J’étais content, car je ne pensais pas avoir de cadeau cette année. Maman dit que l’argent part vite qu’il faut « se serrer la ceinture » pour le moment.
J’aimerais que les vacances durent des mois, je n’ai pas envie de retourner au collège. Mes anciens copains me manquent. Pour l’instant, je n’arrive pas encore à me faire d’amis ici. Maman assure que c’est normal, qu’il faut être patient. Mes profs, eux, sont plutôt sympas, surtout celui de français, Monsieur Conti. Il a demandé à rencontrer ma mère et elle a pris rendez-vous.

12 janvier 1999
Maman a trouvé du travail ! Elle commence la semaine prochaine dans une agence immobilière. On a fêté ça : j’ai même bu du champagne !
Elle est complètement transformée, depuis qu’on est là. Elle rit, elle plaisante... Parfois, elle sursaute encore, dès que quelqu’un crie dans la rue ou qu’une porte claque. Et puis ça passe.
J’ai peur que le père nous retrouve. Maman a dit qu’elle avait tout fait pour que ça n’arrive jamais, mais elle n’avait pas l’air si convaincue que ça. Du coup, j’ai toujours mes ciseaux sur moi, au cas où...

5 février 1999
Au collège, ça va mieux. Je me suis fait un pote, Antoine. Lui aussi vient de Paris. Et il y a Axelle, une 3e B. Elle est brune, avec des yeux verts et des fossettes, quand elle sourit. L’autre jour, elle s’est assise près de nous à la cantine. Ses copines la regardaient en rigolant, je suis sûre qu’elles avaient fait un pari. On s’est mis à discuter et elle nous a invités à son anniversaire.

15 mars 1999
On a emménagé il y a trois semaines dans notre nouvel appartement. Maman l’a trouvé grâce à mon prof de français, qui habite juste en face. Il donne sur une cour pavée, avec un arbre au milieu. Je dors dans la mezzanine, maman appelle ça « mon pigeonnier ». C’est mon royaume !
Ce que j’aime le plus ici, c’est faire mes devoirs dans la « pièce à vivre », pendant qu’elle prépare le repas. A table, je lui raconte mes journées, avec Antoine et Axelle. Depuis la soirée d’anniversaire, on est devenus inséparables.
Jamais on ne parle du père.
De temps en temps, les voisins d’en face passent prendre l’apéritif ou Monsieur Conti reste dîner. Maman l’aime beaucoup et je crois que lui est un peu amoureux d’elle. Il m’a dit de l’appeler Xavier, quand on est à la maison. Il a 42 ans, il est grand et très costaud pour un prof de français ! Il m’a dit qu’il avait longtemps fait de la boxe thaïe. On est bien tous les trois. J’ai l’impression d’avoir une vraie famille. Avant, on ne voyait jamais personne. Maman a perdu ses parents quand elle était petite et le père était fâché avec les siens, évidemment.

7 juin 1999
Hier soir, tout a failli basculer.
Après le dîner, je révisais mon Histoire, quand on a frappé à la porte. A cette heure-là, on n’attendait personne. Maman a cru que c’était Xavier qui avait encore oublié quelque chose.
J’avais à peine déverrouillé le loquet que la porte s’est ouverte à la volée. Maman s’est figée net, la bouche ouverte. Le père se tenait sur le seuil, il était très rouge et la fixait comme un fou. Sans le quitter des yeux, ma mère a reculé jusqu’au buffet où elle range les couteaux. Elle n’a pas eu le temps de l’atteindre qu’il était déjà sur elle.
J’ai hurlé avant de me précipiter à mon tour, mes ciseaux à la main. Maman le suppliait de la lâcher, on a roulé par terre, j’ai frappé au hasard. Le père m’a attrapé le bras et j’ai voulu le mordre, mais il tenait bon. Puis maman a réussi à se lever et a attrapé une casserole. Quand elle la lui a envoyée en pleine tête, il m’a lâché et j’ai enfin pu enfoncer les ciseaux, en visant le cœur. Il s’est effondré en criant.
Les voisins ont dû entendre le bruit. Lorsqu’ils sont arrivés, mon père se tortillait sur le carrelage, les mains serrées contre sa poitrine. Il y avait un peu de sang, mais pas trop. Il n’arrêtait pas de répéter : « Tu vas me le payer, sale petit con ! » Pour le coup, il était bien vivant.
Xavier a tout de suite compris à qui il avait affaire. « Un seul mot, un seul geste, et j’appelle les flics », il lui a dit, avant d’aller chercher sa trousse à pharmacie.
Quand il est revenu, les autres voisins sont rentrés chez eux. Le père avait fini par la fermer et évitait de nous regarder. En lui faisant son pansement, Xavier lui sifflait à l’oreille des phrases que maman et moi ne pouvions pas entendre, et l’autre serrait les dents. Quand il a eu fini, il lui a donné des cachets et a ordonné au père de ficher le camp. « Si tu remets les pieds ici, je te ferai la peau, je te le jure sur ma vie », il a ajouté. L’autre a récupéré son sac et est sorti en clopinant, l’œil mauvais.
Quand j’ai été certain qu’il était vraiment parti, je me suis retourné : Xavier tenait maman dans ses bras. Puis ils ont vu que je les regardais et ils ont eu l’air un peu gênés.

9 juin 1999
Je vais avoir une petite sœur ! Maman m’a annoncé ça hier, en rentrant de chez le docteur. Elle et Xavier ont eu peur de perdre le bébé, mais tout va bien. Eh oui, j’ai un nouveau père. Enfin, un père tout court. Maman ne peut pas se marier avec lui, car elle est toujours la femme de l’autre. Mais ça n’empêche pas d’être ensemble ! Ils sont allés voir les gendarmes hier et ont déposé une plainte. Ils n’ont pas dû donner tous les détails, j’imagine... Mais ce n’est sûrement pas le père qui va le faire.

2 décembre 1999
Aurore est née hier. Elle est toute fripée, mais c’est le plus beau bébé que j’aie jamais vu. Maman n’arrête pas de pleurer. Elle dit que c’est trop de bonheur d’un coup. Elle regrette juste que Catherine soit partie au Canada et ne puisse pas être là.
C’est vrai que la vie n’a jamais été aussi belle. Hier j’ai enfin embrassé Axelle. Elle m’a dit : « Tu as mis le temps ! » Si j’avais su...

6 mai 2000
Axelle m’a déjà quitté. Il paraît que je lui fais peur ! Les filles, quand elles en ont marre, elles racontent n’importe quoi... Je suis sûre qu’elle sort avec un autre et je n’ai pas l’intention de la laisser m’humilier sans rien dire. Elle ne perd rien pour attendre...
Comme si ça ne suffisait pas, j’ai été convoqué chez le proviseur pour une histoire de bagarre. Évidemment, c’est encore moi qui ai tout pris, alors que j’avais juste voulu défendre Antoine ! Quelle lopette, celui-là... Le problème, c’est que je n’ai pas d’autre ami. Je me dis que, depuis le collège, ils ne m’ont jamais vraiment accepté, ici. Il faudrait que j’essaie de parler à Dimitri, le nouveau. Pas gagné... Il a un an de plus que nous et reste toujours à l’écart. Il m’intrigue.

10 octobre 2000
Dimitri a fugué ! Tout le monde ne parle plus que de ça. Bon, ça n’a pas duré longtemps, ils l’ont retrouvé deux jours après dans la gare de Rouen, mais quand même ! Moi je savais. Il m’avait dit qu’il n’en pouvait plus de ses parents et allait retrouver des potes à Paris. Il m’avait fait promettre le secret. J’étais fier qu’il se soit confié à moi. Finalement, j’ai l’impression qu’on se ressemble. Moi aussi, j’en ai assez. Maman et Xavier sont tout le temps sur mon dos. Ça en plus des profs, ça fait beaucoup. Je ne sais pas ce qu’ils complotent, mais les conversations s’arrêtent net quand j’arrive. Il va falloir que ça change, d’une manière ou d’une autre.
Heureusement, il y a Aurore. Elle est toute petite, mais elle a un sacré caractère ! Quand je suis avec elle, tout s’apaise, plus rien ne me touche... C’est une sœur doudou.

3 janvier 2001
Les gendarmes sont venus hier à la maison pour annoncer à maman que le père était mort. J’ai entendu : « Mathieu Laporte... noyé dans la Seine... bagarre qui a dégénéré... » J’imaginais déjà la scène : une empoignade de poivrots tous plus bourrés les uns que les autres. La nouvelle ne m’a fait ni chaud, ni froid. Ça m’a plutôt soulagé. Au moins, maintenant, il ne risque plus de débarquer.
C’est ce que j’ai dit quand on s’est mis à table. Maman l’a très mal pris. Elle m’a répondu : « Je t’interdis de parler comme ça ! Quoi qu’il ait pu arriver, c’était ton père. »
Ça m’a énervé à un point ! Comment peut-elle me dire ça à moi, après tout ce qu’on a dû encaisser ! J’avais envie de la gifler. Elle a dû le sentir, car elle a quitté la table. Je me suis retrouvé seul avec Xavier qui, évidemment, a commencé à me faire la morale. « Tu veux devenir comme ton père, c’est ça ? » Cette phrase m’a fait comme une décharge électrique. Il a ajouté que je devenais « difficile à gérer » et que, si ça continuait, ils allaient devoir me mettre en pension. C’était donc ça, leurs messes basses ! La pension.
Plutôt crever.

10 mars 2001
Il fait nuit. C’est la dernière fois que j’écris dans ce cahier. Je vais le laisser sur mon lit, pour que maman le trouve demain matin. D’ici là, je serai loin. C’était la seule solution. J’ai tout préparé depuis des semaines.
Et voilà, je m’évade pour la deuxième fois. J’ai trop besoin d’air, besoin de bouger, de me défouler. Je préfère partir loin d’ici, car j’ai peur de ce qui pulse à l’intérieur de moi, de cette boule de colère qui me réveille la nuit et me tourmente le jour. Xavier a raison, il y a quelque chose qui ne va pas chez moi. Je ne veux pas ressembler à l’autre. Jamais. J’ai besoin de me battre avec la vraie vie pour devenir quelqu’un dont ma mère pourra être fière, quand on se reverra, même si c’est dans longtemps. Salut, mon royaume. Salut, ma famille. Salut, ma petite sœur.

Je suis mort de trouille.

PRIX

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Marie Quinio · il y a
J'ai adoré votre texte ! Franchement très bien écrit, on sent l'escalade et on a peur de la chute... Les enfants souffrent tellement de ces situations angoissantes et paralysantes que sont les violences domestiques. On a envie qu'il s'en sorte ce jeune homme.
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Flore · il y a
Bonjour Emsie, je suis une habituelle "retardataire"...En venant sur ta page que je connais un peu, j'ai fait un peu le tour...J'ai retrouvé ce texte...J'ai aimé cette forme "journal" qui convient bien à l'histoire d'un ado, l'analyse des personnages sonne vrai, c'est très bien écrit...Je rate souvent des nouvelles ou des TTC, je reste un peu trop abonnée aux poèmes. Peut-^tre perce qu'écrire, construire, développer une nouvelle je ne sais pas faire...Bravo pour ce texte que j'ai beaucoup aimé...
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Emsie · il y a
Merci, Flore. Moi, c'est l'inverse, je me sens plus à l'aise en prose ! La nouvelle, c'est vraiment un format que j'adore. Mais je vais souvent fureter du côté "jaune" et je découvre régulièrement de vraies pépites ! A bientôt 😃
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Utilisateur désactivé · il y a
J'ai pleuré tout le long mais lu jusqu'au bout, c'est probablement la mise en pratique de cette énigmatique expression "éviter le pathos". Très belle narration au delà du drame de ce garçon. Merci pour ce récit touchant de vérités.
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Emsie · il y a
Je suis sincèrement navrée de vous avoir fait pleurer… et contente en même temps d'avoir réussi à faire passer une émotion ! C'est du haut risque, on a toujours peur de trop en faire ou pas assez subtilement, bref. Merci, ash36, pour votre passage et ce commentaire qui me touche énormément !
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Utilisateur désactivé · il y a
Je suis particulièrement sensible au sujet. Il n'est pas juste de dire que vous m'avez fait pleuré :)) Des larmes de soulagement de voir s écrire certaines choses . Dans le même thème ce texte est aussi particulièrement poignant et intense
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/ma-voix-active

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Marie Quinio · il y a
oh je tombe sur votre commentaire en reconnaissant votre nom ash36... merci encore
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Emsie · il y a
Ça y est, j'ai lu et soutenu ce texte, mais sans le commenter. Que dire ? Là, on est dans une autre dimension, on sentirait presque le souffle du vécu. Je n'aurais jamais été capable d'écrire ça. Et, très sincèrement, je crois que j'aime autant…
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Utilisateur désactivé · il y a
breaking news si j'ose la formule ça n'est pas du vécu et j'en tombe des nues mais soulagé pour son auteur :))
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Emsie · il y a
Tant mieux ! C'est tellement réaliste que j'ai eu peur.. .
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Marie Quinio · il y a
non rassurez-vous ce n'est pas du vécu ! merci pour votre soutien
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Emsie · il y a
Ouf ! Je préfère cela et vais lire cette nouvelle rapidement…
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Artvic · il y a
Ces sentiments Que vous faites ressortir dans votre récit sont très émouvant et parfois nous appartiennent un peu, cela m'a beaucoup touché.......
Je crois que personne ne peut imaginer cette peur du 'monstre' décrit ici tellement que c'est du vécu mis sur papier !
Bravo Emsie.

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Emsie · il y a
Merci d'être passé sur ce "vieux" texte, Artvic, dont le succès a été inversement proportionnel à la gentillesse des commentaires. Pas de vécu, fort heureusement, juste une phrase d'un roman de Philippe Djian, déclinée en atelier. J'ai choisi le format du journal, une erreur que je ne referai pas.
Sinon, j'ai lu et soutenu votre dernier poème en compétition sans le commenter (pas toujours facile avec la poésie). Bravo, c'est très beau. Une nouveauté peut-être à venir de mon côté, si le comité de lecture le veut bien ! A bientôt :-)

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Artvic · il y a
Merci Emsie, a bientôt pour vous lire
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Gali Nette · il y a
Magnifique analyse de ce que vivent trop de femmes et d'enfants... Bravo. Là encore, vous savez éviter le pathos !
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Emsie · il y a
Merci, Gali Nette, pour votre indulgence. J'ai quelques réserves sur ce texte. Une chose est sûre, je ne tenterai plus ce style de narration (qui écrit encore un journal intime ? Du coup, j'ai dû le situer dans le passé) :-(((
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Gali Nette · il y a
Non, je ne me trouve pas indulgent. Ce texte décrit très bien la réalité, sans faire pleurer dans les chaumières :)
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Melinda Schilge · il y a
Le poids de l'hérédité, histoires de vie, et de combats. Très beau.
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Emsie · il y a
Merci, Melinda. Je viens de passer chez vous et j'ai découvert un bien beau texte !
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Utilisateur désactivé · il y a
Encore un texte magnifique !
Je sais, c'est mince tout ça... mais je ne sais jamais quoi dire dans mes commentaires... pardon...

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Emsie · il y a
Qu'importe, vos commentaires sont toujours précieux, car ils sont sans calcul !
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Frédéric Nox · il y a
Mon soutien renouvelé pour ce texte qui le mérite
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Emsie · il y a
Merci Frédéric ! Pas de finale pour ce texte-là, je ferai mieux la prochaine fois ;-) Bonne chance à vous !
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Blin · il y a
Linéaire en apparence, ce texte puise sa force et sa densité dans sa simplicité. Il n’y a rien de plus difficile que d’écrire simple. Il faut beaucoup de maîtrise dans la musicalité de la phrase, dans son agencement, dans sa chair. Vous y parvenez avec la rigueur d’un métronome mais, grâce à votre talent, vous la saupoudrez d’une émotion qui résonne dans le ventre. Et un texte sans émotion, qu’est-ce donc ? Une coquille vide, une mer plate, un soleil voilé. Je suis très touché par votre travail.
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Emsie · il y a
Voilà le genre de commentaire que chacun ici rêve d'avoir, de ceux qui encouragent à ne rien lâcher, même quand on doute. Merci, Blin, pour ces mots-là. Je crois que vous avez tout compris. Sylvie m'a parlé de vous, et je vais très vite vous découvrir à mon tour. :-)
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