l'amour n'a pas de bornes

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Le Boeing filait en altitude dans cet univers à perte de vue. À travers les hublots, l’affolement des hélices libéraient une rafale de fumée dans l’atmosphère. C’était la seule tâche qui se glissait à travers ce ciel bleu. Au moment de l’atterrissage, en s’inclinant, un clin d’œil laissait apparaître les toits des maisons et les avenues uniformément peints en blanc. À l’atterrissage effectif, le vent soufflait, et les rafales de neige au givre étincelant bottaient la carcasse de ce Boeing. A l’intérieur, Cupidon et Novice, habitués aux températures estivales, étaient stupéfaits par ces toboggans géants qui s’accrochaient aux portillons surélevés de l’avion.
Un vent glacial soufflait, et balayait au passage les visages des deux amis que le voyage avait réunis. Ils étaient largués à eux-mêmes et ne pouvaient par conséquent se perdre dans cet aéroport où ils étaient les seules tâches noires. En effet, les températures glaciales conduisirent les anciens étudiants ayant reçu la mission de les accueillir, à paresser dans leur lit et donc à être aux abonnés absents.
De l’aéroport, quelques notions d’anglais leur avaient permis de contacter un taxi qui les conduisit jusqu’à l’ambassade de leur pays. Les deux amis furent ainsi recueillis et ramenés plus tard dans la cité universitaire où ils partagèrent une chambre commune dans un campus cosmopolite. Et depuis lors, les liens s’étaient soudés et pérennisés entre les deux oubliés de l’aéroport.
Dervenitsa, c’est une cité universitaire où étaient parqués tous les étudiants venant des pays étrangers et qui avaient choisi le régime communiste. Le campus était réparti en plusieurs blocs suivant les spécialités d’études. Etant tous deux dans la même spécialité : le génie-civil, ils furent logés dans le même bloc.
Cupidon, studieux, pragmatique, avait conscience à la fois de ses objectifs ainsi que des attentes de ses parents qui avaient tout misé dans sa réussite. En revanche, Novice, pourtant intelligent mais trop généreux, oubliait quelque peu ses ambitions. Sans d’autres défis majeurs, ce dernier se conduisant un tantinet en dilettante, s’investissait très peu dans les études, reposant plus ses espoirs sur ses acquis pour passer en classe supérieure.
A Dervenitsa, le quota des femmes noires étaient faibles, car très peu nombreuses sont celles qui franchissaient le seuil des études supérieures dans leur pays d’origine. Ainsi, trouver une compagne était une discipline dont les étudiants ne pouvaient attaquer qu’en fin de cycle. Un exercice périlleux, qui demandait beaucoup de tact et une grande stratégie. Il fallait s’entrainer dans les techniques de séduction. Celles-ci variant évidemment en fonction de la cible à atteindre. Suivant qu’un étudiant visait une fille studieuse, il cartonnait pour obtenir de bonnes sinon de très bonnes notes aux examens. Les uns se contentèrent d’êtres des joueurs de foot ou simplement des meilleurs « sapeurs » ou danseurs. Ces titres leur conférèrent une renommée. Ainsi, ils attiraient des regards par leur aspect, et ipso facto, franchissaient le premier barrage avec assurance. Les autres, plus audacieux se distinguaient aussi par des exploits en cuisine et /ou dans la pratique de la langue bulgare. Cette qualité donnait aussi à ces autres la faculté d’aborder ces jeunes filles blondes qui s’étaient affranchies en vue de découvrir les autres talents jusque-là méconnus tant les clichés constituaient leur seul matériau de connaissance. Bref, le temps était à l’ingéniosité pour exceller dans un quelconque domaine afin de se faire remarquer.
Nos deux amis, bloqués par des ambitions et arrivés en dernière position, attendaient sans se bousculer leur tour. Et, ils jouaient aux jeux de cartes interdits, il fallait tirer deux cartes aux choix et les utiliser toute sa vie en cas de grandes difficultés. En revanche, le joker ne devait-être utilisé que dix fois dans les cas les plus graves. Une fois, ce nombre atteint, ces cartes devenaient caduques. Utilisées hors cadre, son propriétaire courait le risque de perdre sa vie. Cupidon avait tiré ses deux cartes dont un joker et une carte noire. Et Novice avait tiré un joker et une carte rouge. Chaque joueur gardait jalousement le secret de ses cartes.
Des années s’étaient écoulées. En fin d’études, ils décidèrent chacun de leur côté de faire leur choix de vie. Au-delà de toutes décisions, il y avait un enjeu à la clé. Cupidon avait fait le choix de partager sa vie avec une compagne. Celle-ci, n’était pas très jolie. Faute de mieux, il s’en contentait. Elle était cependant gentille, sociable et dotée d’une bonne capacité d’adaptation. Pragmatique, son compagnon Cupidon se reposait sur ses savoirs-être qui constituaient une base pouvant évoluer vers d’autres attentes plus élaborées en fonction de leurs projets futurs.
Novice par contre, avait sans difficulté satisfait à ses attentes. Il tomba amoureux d’une jeune fille belle et charmante. Son visage rond laissait paraitre un regard envoûtant. Son agréable sourire attirait toujours la sympathie. Talentueuse et intelligente, elle savait ce qu’elle voulait et n’hésitait pas à aller au bout de ses ambitions. Les deux compagnes avaient fini par tisser des liens tant ils se retrouvaient dans les manifestations ou à des rendez-vous communs.
A force de négliger ses cours, Novice dut reprendre ses examens de fin de cycle. Or, dans cette ville, le redoublement était interdit. Il utilisa la première fois sa carte joker qui lui permit de franchir cette règle et passer son examen contre toute attente. Eliane, la compagne de Cupidon, moins sûre d’elle, avait du mal à s’intégrer dans cette cité universitaire ou les règles étaient draconiennes. Habituée à une certaine liberté, elle supportait mal tous les règlements intérieurs de nature à restreindre sa liberté ou à l’en priver. Aussi passait-elle des vacances dans d’autres pays et elle arrivait toujours à la veille des examens. Sans aucune préparation, elle passait ses examens en touriste et inévitablement, échouait de façon lamentable. Pour la sauver, son compagnon eut recours à son joker.
Edwige, la compagne de Novice, tomba enceinte. Cet incident de parcours suscita de l’indignation dans le campus et la contraignit de quitter la ville. Pour ce faire, son compagnon utilisa encore son joker. Eliane eut par la suite une aventure connue de son compagnon. Pour redorer l’image du couple, Cupidon signa un second essai de sa carte.
Séparées par des océans, les deux familles préservèrent leurs amitiés. Au bout de dix ans, tous les jokers furent ainsi utilisés de part et d’autre. Les ennuis commencèrent alors dans les deux familles.
Eliane, membre d’une association des « femmes dynamiques » menait une vie au-delà des ressources financières de son foyer. Vaniteuse et fêtarde, elle voulait toujours paraître sous un nouveau jour avec des robes de soirée de coûts excessifs. Son maigre salaire ne répondant évidemment pas à ses caprices vestimentaires démesurés, elle eut souvent recours à l’endettement pour se maintenir au même niveau que les autres. Pour recouvrer leurs créances, les nombreuses prêteuses défilaient chaque jour avec arrogance. Dans son insolvabilité, elle voyait les échéances des crédits s’accumuler. Et cette accumulation des prêts impayés devint carrément de l’abus de confiance avérée qui acheva de ternir l’image du couple et qui engendra d’énormes problèmes dans ce foyer conjugal. Son mari qui savait habituellement compter sur sa capacité d’adaptation se retrouva alors dans d’abyssales difficultés financières. Tout le temps, le couple comparaissait devant les juges pour une récidive de surendettement.
Novice, de son côté avait lui aussi intégré un groupe de hauts dignitaires du pays. Ils avaient la charge de grands portefeuilles dont le système de contrôle budgétaire était défaillant ou quasi-inexistant. Ils menaient une vie sans se soucier des conséquences sur leur budget. Se servant de leur notoriété, Novice jouissait calmement du trafic d’influence. Il recevait en contrepartie des dons et legs qui rehaussaient son niveau de vie. Obnubilé, il avait pris des engagements proportionnels à ces signes extérieurs construits sur des éléments de circonstance. Au moment où il prenait conscience de ses avoirs réels, ses engagements pris pêle-mêle, avaient déjà provoqué des dégâts irréversibles, voire irréparables. Et tout son salaire y passait à tel point qu’il était devenu irresponsable et instable. Il jonglait de gauche à droite et inversait les priorités en fonctions de l’enjeu de chaque situation. Inconstant, il devait sans cesse recourir à un subterfuge devant au finish cacher un premier, et vice versa. Ainsi, il s’était enfermé dans la spirale du mensonge. A force de vouloir être partout à la fois, il n’était nulle part au bout du compte. Toute sa crédibilité en prit un grand coup. Tombé de son piédestal, cet homme avait perdu toute l’admiration que lui vouait son épouse. Fortement embarrassée, Edwige décida de migrer vers un pays inconnu. Son installation fut très difficile au début. Dans cette destination aléatoire, elle avait aussi embarqué ses deux enfants. Une nouvelle vie commençait pour cette famille monoparentale. De loin, les relations entre les deux familles demeurèrent intactes.
Un jour, dans la matinée, le temps se présentait sous un dégradé de couleur, clair dans le fond, puis sombre. Se produisit ensuite un défilé d’une épaisse couche de nuage qui traversait lentement l’horizon et entraînait avec elle, des oiseaux en perte de repère.
Dans le pays, les angoisses traversèrent les pensées, un virus connu sous le nom de Covid-19 avait affecté quelques cas. Le manque d’équipements dans les hôpitaux publics était tel que le pessimisme s’installa dans l’esprit des populations. Edwige qui travaillait nuit et jour dans une maison de retraite, attrapa la Covid-19 et contamina toute sa famille.
Cette situation n’eût aucun intérêt pour Novice qui détenait désormais les clés de sa liberté. Coincé avant dans la sphère des jugements extérieurs, il avait enfin une grande occasion pour faire des prouesses. Épanoui, il savourait la vie avec insouciance. Pour éviter d’être perturbé par de mauvaises nouvelles, il mettait son téléphone en mode avion. De façon hardie, il disait: « le coronavirus ne pouvait sévir en Afrique, car celle-ci étant déjà victime d’Ebola, serait cette fois protégée par Dieu ». Il parcourait toutes les boîtes de nuit de la ville sans inquiétude jusqu’au jour où, une grippe le terrassa. Cloué seul à la maison, il toussait et perdit l’appétit. Sa température passait d’un extrême à un autre sans répit. La suspicion gagna alors son entourage et toute sa famille l’isola. N’ayant aucune expertise médicale, la confusion entre le paludisme et le coronavirus était évidente. Pendant ce temps, le virus se propageait sournoisement dans la ville. Les pouvoirs publics sous l’impulsion de l’OMS se mobilisèrent tardivement pour organiser des structures d’accompagnement dans les institutions de santé.
Eliane fût nommée dans l’équipe de coordination et de lutte contre la propagation de la Covid-19 dans son pays. Dans ses interventions, elle apprenait que Novice était atteint de cette épidémie. Eu égard à ses antécédents, il était considéré comme une personne à risque. Eliane suivait avec attention toutes les avancées et toutes les interventions des virologues pouvant sauver son ami en difficulté. Malgré le confinement, elle rendait visite à Novice, pour s’assurer de son état général. Inconscient et allongé sur son lit, les yeux rivés vers la porte, Novice s’était habitué au rythme cadencé des pas d’Eliane.
Avec sa blouse blanche et sa grosse seringue, elle palpait et piquait ce jeune homme désespéré. Cette seule présence procurait à Novice un certain réconfort et lui requinquait le moral mis en berne par la peur de passer de l’autre côté. Contre toute attente, cette dame serrait sa main puis la mettait sur sa joue. Hypnotisé par son audace et son charme envoûtant, il se rassura. Novice laissait les petites mains de cette dame sillonner le long de sa poitrine sans la moindre résistance. Et, à cet instant, ses anciennes passions ressurgirent à flot. Et, une envie traversa ses pensées : « Pourvu que cette saloperie me quitte pour que je fasse grimper cette dame aux rideaux ». Son regard suivait les mouvements saccadés de ses allers-retours dans cette pièce avec une seule ampoule éclairant la bouche et le nez masqués de son ancienne amie. Novice luttait pour la vie. Ces anciennes histoires le submergèrent comme une vague. Et cette relation tant cachée, rejaillit comme un volcan en ébullition.
Lorsqu’Eliane quitta la pièce, cet élan de communication se poursuivit au téléphone. Ils échangeaient longtemps sur des courts moments d’intimité qu’ils avaient partagés ensemble. Au menu de leurs conversations figuraient aussi en place les couchers du soleil où ils s’entrelaçaient sur le Beach Albena. Des instants de bonheur gagnés et vécus après avoir bravé les interdits et les dangers dans un pays où leur simple présence suscitait la curiosité ou des agressions. Ils se croyaient seuls dans leur bulle, alors qu’au fond, ils se donnaient en spectacle gratuit. Ils longeaient coude à coude en incognito le parc Primorski, où les échanges de baisers langoureux leur offraient un bonheur immense. Dans la douleur, Novice s’appuyait sur ses souvenirs qui constituaient dans son mental, un véritable ressort pour vaincre la virulence de sa maladie. Selon toute apparence, ils avaient hâte de revivre tous ces moments, pour se redécouvrir après de nouvelles expériences acquises ou vécues.
Du côté de Cupidon, un son de cloche matinal retentissait chaque matin chez Edwige. Attentionné, il prenait des nouvelles de la famille. Il insistait sur la prise des médicaments et des températures. Cette dame mûre dont l’expérience avait fait son œuvre, interprétait les non-dits découlant de son émotion. Loyal et simpliste, il pouvait discuter de tout, pour faire oublier la maladie. Cupidon savait susciter l’attention de son amie. Avec son style moqueur et convaincant, il apportait l’assurance et la joie de lutter contre la maladie. Ils débâtèrent des sujets saugrenus qui suscitaient des éclats de rire chez Edwige. C’était sa façon à lui de contribuer à sa future guérison.
Les choses allaient de mieux en mieux des deux côtés, la maladie avait fait son chemin. Des mois s’étaient écoulés. Malgré le confinement, Novice et Eliane se retrouvaient en silence et maintenaient toujours cette flamme jusqu’au jour où celle-ci bien éprise de son amant de l’ombre, tomba enceinte. Il fallait jouer une carte. Mais, celle tirée, était de couleur rouge. Or, celle-ci permettait de revenir en arrière. Du coup, toute la vieille histoire vécue par les deux amis en secret refit surface. Et il n’y eut d’autres solutions que de s’y faire. Eliane contrainte de garder la grossesse s’installa chez Novice.
Troublé et affecté par cette terrible histoire qui bouleversa toute sa vie, Cupidon traversa une période difficile. Pour effacer cette tristesse, il échangeait régulièrement avec Edwige. De ces échanges avec celle-ci, il découvrit des attentes en jachère dans son cœur. Pendant ces moments difficiles, seuls ses échanges avec Edwige lui permettaient de surmonter cette épreuve. Un nouveau lien se créa entre les deux amis, se découvrant au fur et à mesure. À travers les échanges, une complicité se révéla. Ils avaient beaucoup de points de convergence. Ils n’avaient pas besoin de se parler pour connaitre les désirs de l’autre. Les deux amis vivaient un amour charnel intense qui au fond avait effacé tous les chocs affectifs. C’était un couple sans en être un vrai. Ils n’avaient aucun projet ensemble, mais ils partageaient une vraie relation basée sur la confiance et la sincérité. Leurs deux cœurs battaient dans le même sens. Une lueur d’espoir faisait admettre à Cupidon, qu’il n’était jamais seul. Dans cette épreuve, ses désirs refaisaient surface dans sa mémoire. Il ressentit émerger les attentes qu’il cachait pour faire plaisir à son épouse. Au final, tout ce qu’il gardait d’inexprimé et qu’il désirait au plus profond de son cœur, il le découvrit dans les traits de caractère d’Edwige.
Le temps avait fait son travail de construction de cette œuvre de cœur, et ces deux personnages se découvrirent sous un autre angle. Loyal, Cupidon avait le sens de l’écoute et du discernement. Pourtant séparés géographiquement, ils vibraient cependant à l’unisson.
Chacun connaissait ses limites et savait faire confiance à l’autre sur un volet qu’il ne pouvait maîtriser. Une relation riche en émotions, et les deux acteurs n’enviaient pas d’autres couples. Ils s’interrogèrent :
- Nous avions habité dans le même quartier, pourquoi ne sommes-nous pas rencontrés bien avant ? se demanda Cupidon.
- Peut-être qu’il fallait passer par toutes ces épreuves, répondit Edwige.
- Pourquoi ne pouvons-nous pas recommencer notre vie ? questionna l’homme.
- Peut-être qu’elle n’aurait plus la même saveur sans ces aléas, répondit la femme.
- Nous avons maintenant les raisons pour tout recommencer, poursuivit Cupidon.
- Peut-être que Dieu a jugé bon de ne pas nous réunir, car il y a moins d’enjeux pour Lui, termina Edwige.
Du coté des vrais amoureux, Eliane accoucha d’un bébé de cinq kilos. Depuis la maternité, les parents n’étaient pas heureux de le présenter aux visiteurs. Il avait une petite tête et derrière ses paupières, se cachaient de gros yeux bombés bien rouges. Son ventre avait un volume impressionnant aussi bien que ses petits pieds avaient du mal à supporter le poids de son ventre. Gêné par l’immensité de son ventre, ce bébé avait décidément du mal à rester couché. Assis, il tétait continûment sans jamais se rassasier. Il hurlait au milieu de ses deux parents, lorsque les seins se vidaient de tout le lait qu’il contenait, tant il avait une faim gargantuesque. Et lorsque ses parents fatigués essayaient de s’endormir, il gémissait comme un chien à la vue d’un danger. Ce bébé semblait posséder toutes les astuces pour empêcher les deux parents de se rapprocher. Un vrai casse-tête pour des parents qui essayaient de reconstruire leur nouvelle vie ensemble.
Aucun de ses demi-frères ne voulait porter ce bébé dans ses bras, car lorsqu’il lâchait un pet ou faisait des selles, tout cet endroit était envahi par une odeur nauséabonde. Depuis sa venue au monde, la vie de ce couple avait été bousculée. Novice, adepte de bonnes sensations, sortait le matin et revenait le soir au coucher. Eliane avait de plus en plus du mal à contenir le comportement que ce petit monstre lui infligeait. Elle passait des nuits entières à consoler ce petit dont les agitations ne s’arrêtaient qu’au petit matin. Sous l’effet des angoisses, son visage desséchait, la peau ne supportait plus le maquillage à outrance, et avait fini par virer à une couleur verdâtre. Novice qui sortait pour une journée de travail essayait de multiplier chaque jour son score d’absence jusqu’au jour où il disparut en laissant un courrier sur la table.
Très chère dame,
L’amour est sans bornes,
Mais, la raison doit nous pousser à mettre les bornes.
L’amour se dissipe, mais les projets restent
Nous n’avons aucun projet.
Sauf ce gros bide que tu m’as donné.
Un véritable poison qui a pollué ma vie.
A présent, j’ai remis un cadre dans cet amour sans bornes
Bonne chance !
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Blandine Ikouebe · il y a
Bravo Émilie pour cette nouvelle qui parle de l'amour dans toute sa splendeur.