L'Ame Aimé

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Bonjour! Je suis un étudiant de lettre qui aime lire et écrire des histoires magiques et merveilleux qui touchent le cœur et qui sensibilise notre Âme. Aujourd'hui, j'ai pu écrire 4 histoires  [+]

Ma mère est morte aujourd’hui. Il me semble que l’Aube tarde à se lever. Une douleur farouche gronde en moi. Que l’air est terrible ! Je ne me sens plus chez moi, ici, au milieu de la vie, des êtres humains qui ne me comprennent pas. L’incompréhension domine, oh, injustice infâme ! Pourquoi ne réalisez-vous pas que mon cœur, que mon âme est égale aux vôtres ? Non ! Ne me traitez pas comme un moins que rien ! Je ne peux le supporter, de mon cœur meurtri qui gronde de colère, qui est prêt à se révolter, à faire trembler les éléments de la Nature en les déchaînant comme des torrents de tonnerre et de feu méprisé par faute de ne pas avoir été aimé tel que je suis ! Ma maman seul, au cœur d’ange pouvait me comprendre, Elle... Mais, l’Ange de mon cœur s’est envolé et plus rien n’est plus pareil ! Des cœurs humains me critique pour ce que je suis, au lieu de me voir et de m’accepter tel qu’elle. Ainsi, je n’ai plus d’autre choix que de me mettre en colère...

Ma maman rayonnait d’Amour ! Sublime comme le Soleil, son Âme resplendissait de son cœur divin, luisant telle une Ange venue d’un monde caché et lointain... Le Firmament...Voulait-elle me dire quelque chose avant de mourir ? Savait-elle qu’un jour j’irai la rejoindre dans le monde mystérieux de son cœur ?



« Mon enfant, m’avait-elle dit un jour dans mon enfance... Un jour, tu comprendras certainement ! Les Mamans sont les cœurs de leurs enfants. Un jour, je partirais... vers un monde encore inconnu pour toi ! Mais tu dois savoir ceci : D’où j’irais, un nom sortira de toi... et de ce nom, tu connaîtras, tu verras ! Va, Vole, Chante, Ris, Pleure... et puis, Souris ! Mais, n’oublie jamais que je suis en toi et que mon Amour pour toi t’accompagneras pour toujours ».





Certes, j’ai vécu des choses difficiles durant mon enfance. Ces jours-là, le vent se levait, fréquemment même, et je devais m’accrocher en permanence pour ne pas succomber aux paroles négatives que l’on me disait, au sein de mon entourage. Seul ma Maman arrivait le mieux à me comprendre :



« Regarde-toi, tel que tu es !, me disait fermement un de mes proches. Tu dois changer! Un enfant doit grandir ! Sois fort ! Sois viril ! Sinon, tu ne réussiras jamais tel que tu es ! Change ta vision de voir les choses, change qui tu es ! Change ! Change ! Change ! Il le faut ! ».



Mais mon cœur d’enfant, mon Âme tout entier voulu rester l’être que je suis. Car, au fond de moi, je savais que je n’étais pas ce qu’il pensait de moi ! Et ce fut ainsi que je devins celui que j’ai toujours été ! Oui... celui que j’ai toujours été jusqu’au plus profond de mon cœur !



J’ai eu aussi de très bon souvenir d’enfance, bien sûr ! Mon cœur s’en souvient comme si c’était hier. Une voix m’appelait... La voix de ma Maman :



« Que fais-tu, mon enfant ? ».

« Je rêve, Maman ! ».

« Ah ! Tu aimes donc rêver ? ».



"Eh bien, comment dire Maman... C’est si Magique ! ».



« Magique ? Dis-moi pourquoi emploie-tu un terme aussi précieux pour mon cœur de maman ? »



« Je crois que c’est le mot qui se rapproche le plus de ce que je ressens ! J’ai des amis, de réels amis, et je sais qu’ils existent. Ce sont des enfants très pures appelés « Les Rayonnants ». Ils sont très innocents et n’aiment pas l’impureté. Mon cœur... ressens beaucoup d’Amour en eux ! Mais personne ne veut croire que ce que je rêve, c’est la réalité ! Tout le monde me dit qu’ils ne sont que mes amis imaginaires. Toi, me crois-tu, ma douce Maman ? ».



« Oh, Mon fils ! Bien sûr que je te crois ! Nous les adultes, sommes de grands enfants ! Et pour tout te dire, je sais qui sont tes amis. Ils sont vraiment réels parce que tu ressens leur Amour ! C’est là que renferme toute la Magie de la Vie ! Si ton cœur y croit, alors tu dois continuer à y croire sans écouter les mots qui peuvent nuire à ta propre Vérité ! ».

Et puis, 10 ans plus tard, la vie s’est brusquement arrêté. C’était le jour qui précipita mon cœur dans une souffrance atroce pour mon âme d’enfant. Ce jour-là, Maman voulu à tout prix m’accompagner vers le festival de musique de mon école pour lequel je m’étais longuement préparé. Maman tenait beaucoup à me voir chanter. Alors, fatiguée, d’une manière anormale, elle s’écria vivement, d’une douce voix :



« J’insiste mon enfant ! Je veux te voir chanter ! ».



« Mais, Maman, tu as l’air si épuisé. Repose-toi, même un tout petit peu ! Je peux très bien marcher. En plus, ce n’est pas si loin d’ici ! J’y serais dans une heure ! ».



« Non, répliqua-t-elle, déterminée. Je t’en prie ! Je souhaite t’accompagner. Accepte-tu ma demande ? ».



« Oui, ai-je finalement déclaré pour lui faire plaisir ! Mais après, tu devras te reposer ! Promets-le-moi, Maman ! ».



Elle me regarda alors avec un sourire emplit d’Amour et d’Innocence, puis, elle me dit tendrement : « Oui, mon enfant ! Je te le promets ».



Enfin, comme pour me faire comprendre quelque chose, elle ajouta juste tout doucement une dernière phrase en guise de son Amour pour mon cœur d’enfant :



« Je veillerais toujours sur toi ! ».



Mon cœur pressentit bel et bien quelque chose à cet instant précis, mais je ne sais pas pourquoi je ne pus rien dire à ce moment-là.



Ainsi, ma douce Maman prit la voiture. Elle était fatiguée, si fatiguée... et pourtant...pourtant... elle continuait de sourire, de faire comme si tout allait bien, comme si rien ni personne ne pouvait lui arracher sa paix du cœur si profonde, si intense... Cela, étrangement, suffisait à mon bonheur et mon inquiétude partit aussitôt qu’elle était venue. Mais, hélas, mon cœur semblait bel et bien avoir raison... Quelque chose se produisit ! Et ce quelque chose a suffi à bouleverser mon cœur d’enfant désormais brisé par les affres d’un temps qui me poursuit, sans cesse, tout le temps, toujours, à chaque instant de mon existence sur cette Terre me nourrissant d’une amère et triste nostalgie ! Oui, de la nostalgie... ce mot si doux me vient subitement à l’esprit ! Mais, pourquoi maintenant ?





En cours de route, un camion roulait trop vite, si vite qu’il perdit le contrôle de sa trajectoire. Il quitta subitement la voie qui lui fut réservé et fonça d’une vive allure vers notre petite voiture. Maman ne l’a pas vu sur le moment. Elle avait tourné mystérieusement son visage vers la mer que l’on pouvait percevoir d’ici. J’essayais de bouger, de lui dire quelque chose avant que le pire n’arrive... Mais, il n’y avait rien à faire... Je ne sais pas ce qui m’est arrivé... J’étais comme paralysé ! Lorsque Maman contrôla dans les rétroviseurs, elle comprit tout de suite mon inquiétude... Le camion s’approchai de nous en prenant toujours plus de vitesse. Il vint maintenant vers nous, penché à l’horizontal...Elle ne dit rien, ne fit aucun mouvement brusque et ne montra aucune image de peur sur son visage... Elle me sourit juste harmonieusement, puis me dit ces mots, calmement, en lâchant les commandes et en me prenant dans ses bras : « Tout ira bien, mon enfant!». Et puis, ce fut tout... Le grand camion percuta avec fracas notre petite voiture qui tomba à l’eau...





L’eau... Cette eau si particulière prenait de plus en plus sa place, dans la voiture, étrangère à son élément. Elle s’enfonçait, s’engouffrant petit à petit au fond des océans, de la mer bleue qui lui était si chère à son cœur d’Ange. Moi, j’étais encore conscient et je criais, avec le peu d’air qui restait : « Maman, Maman ! Réveille-toi, Maman ! ». Mais elle ne me répondit pas. Vivant ses derniers instants, il y eu juste un sourire qui s’affichait et qui illuminait tout son visage réchauffant curieusement mon cœur si meurtri par cet événement fâcheux de cet instant. Alors, je fermai mes yeux... doucement... tout doucement ! Je me disais que la mort, cela doit ressembler à ça ! Une mort qui est Vie avec ma Maman à mes côtés.





Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai repris mes esprits. Un passant qui avait assisté à la scène, s’était jeté à l’eau pour venir à notre secours :



« Et ma maman, ou est-elle ? lui demandai-je, tristement ».



« Je suis désolé, petit ! s’exclama-t-il d’un air abattu. Ce fut trop tard pour ta Maman. Mais toi, petit...toi... tu es un miraculé, car, pour une raison que j’ignore, c’est elle qui m’a donné la force de te sauver avant que tu ne partes, toi aussi, la rejoindre... ».



J’étais là, dans la terre ferme, seul désormais, au milieu des vents, de la nature, de la vie... seul... sans Elle :



« Merci, ai-je simplement dit au passant, tel une âme dépourvue de vie ».



Je ne pus rien dire d’autre... Des larmes sortirent de mon visage, tandis que je pleurais dans mon cœur... Le passant était là avec moi. Il me prit dans ses bras, comme pour atténuer ma douleur et mes cris du cœur. Mais moi, je ne le voyais plus, je ne l’entendais plus. Je me voyais juste, seul au monde, sans Elle à mes côtés, avec un Mystère qui demeurait maintenant en moi, inlassablement :





« Pourquoi m’avait-elle laissée en vie ? Pourquoi ne m’avait-elle pas emmenée avec elle ? ».





Je fus alors en colère, surtout contre moi-même: « Tout est de ma faute ! Maman est morte par ma faute ! Maman, petite Maman... Pardonne-moi ! Parce que je t’ai laissée seule, toute seule... Je ne voulais pas que tu viennes à ma rencontre. Mais, tu as insisté, et moi...je t’ai laissé faire. Et maintenant, je t’ai perdu, j’ai perdu l’ange de mon cœur ! Et pourtant, j’ai encore envie d’y croire. L’Ange que tu es, après tout, m’a toujours autant fascinée ! Alors, je te demande, avec tout mon cœur, dans l’espoir que tu puisses me répondre. Donne-moi, je t’en prie, un signe de ta présence ! Parce que...je ne peux vivre sans toi...».





Je pleurais... et de mes pleurs, mon cœur en ressentit un petit pincement, un soulagement, une ouverture d’esprit... et puis... une Apparition...celle de ma maman... ma Maman d’Amour :





« Enfant de mon cœur, me répondit-elle affablement d’un doux regard ! Vois-tu, je suis toujours prêt de toi ! Te voir si triste m’accable tant de tristesse ! Mais, d’où je viens, je ne peux être triste. Je viens de l’Amour comme tu viens d’elle aussi, mon enfant ! Aurais-tu oublié qui tu es ? Non, mon enfant, mon fils... écoute ton cœur ! Je te parle toujours... Ici ! Tu es l’Amour Infini ! Alors, promet-moi de ne plus oublier... Promets-moi d’être heureux, ici, en cette Terre, et de ne plus être en colère envers toi-même. Cette mort n’a pas été une mort pour moi... Oui, je l’ai choisi ! Mon cœur savait qu’à partir de ce jour, je partirais vers les mondes infinis de l’Amour ! Sache-le, mon enfant : Rien n’arrive par hasard ! C’était aussi mon souhait de prendre encore plus soin de toi. De cette mort douce, au cœur des océans, je suis parti près de toi ! Et mon âme n’a pas de fin ! Je peux désormais vivre pour toujours auprès de toi, veiller nuit et jour sur toi ! Peut-être que tu ne me comprendras pas... mais ton cœur sait ! Et c’est tout ce qui compte ! Révèle-toi tel que tu es et sois toi-même ! Aime la vie, accepte-la, et tu me verras... toujours... en toi ! Mon enfant, je t’aime d’un Amour Infini et je t’aimerais pour toujours éternellement ! ».





Et, de ces mots, elle disparut sans laisser la moindre trace... mais mon cœur a vu l’Amour Infini et je compris ce que j’avais oublié... Il me semblait mieux respirer, reprendre gout à cette vie terrestre, et vivre à l’unisson avec ma maman comme un seul cœur unit par ce lien intranchable de l’Amour qui est... Oui, je pouvais revivre désormais... Alors, d’un geste simple, je plaçai mes mains près de mon cœur afin de pouvoir lui exprimer tout mon Amour pour Elle :« Maman ! Moi aussi, je t’aime et je ne cesserais jamais de t’aimer jusqu’au plus profond de mon cœur. Merci d’être venue en ayant répondu à l’appel de mon cœur. Merci de m’avoir donné autant d’Amour, de m’avoir tant chéri, tant aimé, m’ayant ainsi appris, la joie d’Aimer ! Car, de ta présence si merveilleuse, mon Âme s’est rappelé l’être que je suis, de l’être que j’ai toujours été... Et de ton cœur d’Ange, mon âme d’enfant a maintenant pu renaître de ces cendres... tel l’oiseau d’Amour des contes de fées, caressant avec affection, l’enfant qu’elle avait mis au monde avec tant de Joie ! »
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