L'Amazone

il y a
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Je m'imagine un monde qui ne serait pas exclusivement réservé à l'élite. Vous et moi sur un pied d'égalité....J'ai cette prétention, bien qu'il me faudrait accomplir des prouesses...et pas  [+]

L’Histoire nous dit qu’au seizième siècle, des conquérants européens s’enfoncèrent dans la forêt vierge en longeant le cours de l’Amazone à la recherche du mythe de l’or. Selon le père Gaspard de Carjaval ce nom viendrait des Amazones, les femmes sauvages et belliqueuses des indiens autochtones. Elles combattaient entièrement nues, arcs et flèches à la main. Seules leurs « parties honteuses » étaient couvertes. Chacune d’elle était capable de se battre contre dix hommes. C’est au cours de l’un de ces combats que la flèche de l’une de ces Amazones lui transperça l’œil. Dans ce même temps, 90 % d’indiens furent décimés. Ce peuple se composait de 11 millions d’individus, repartis en 2000 tribus.

Cela c’est l’Histoire. Moi, je m’appelle Hafsa, j’ai 25 ans et je suis une Amazone sans agressivité. J’habite seule à Belem, une ville flottante à l’embouchure du fleuve Amazone, appelé par nous, les autochtones, « l’océan d’eau douce ». Mon père, c’est Coswine de la tribu des Yanomami, et ma mère Wina, enfant trouvée au bord du fleuve, et recueillie par Wapi, chaman de la tribu des Awa. Ne me demandez pas comment je suis arrivée à Belem, c’est une trop longue histoire ! J’ai fréquenté vos écoles et appris le portugais. L’école n’étant pas gratuite j’ai fait du troc, aidant ainsi les tribus. Aujourd’hui, je suis guide pour des touristes qui désirent se rendre à Manaus la capitale de l’Amazonie dans de très gros bateaux de croisières. Adieu les pirogues! Le trajet est long, 700 kilomètres ! Les locaux s’étirent dans des hamacs, les autres, époustouflés, regardent défiler ce fleuve grandiose où ils aperçoivent des lamantins, des caïmans des dauphins roses, des anacondas...
Au cours de notre périple, nous rencontrons la tribu Tapajos qui a conservé son territoire, sa culture et ses traditions. J’indique aux touristes l’existence d’autres tribus. Les Jivaros dans la zone occidentale ainsi que Les Kayapos dans la région méridionale. J’évoque leur célèbre chef, le cacique Raoni Métuktire, 87 ans, reçu dans le monde entier par les chefs d’États ! Je leur parle des Yanomami au nord qui vivent de chasse de cueillette et d’agriculture. Ils voient le Rio Negro aux eaux boueuses de limon, se jeter dans l’Amazone, le fleuve le plus puissant du monde... Parfois, ils me posent des questions personnelles : D’où je viens? Et ce joli pendentif avec un nom arabe Hafsa ? Je reste évasive.
Aujourd’hui le 25 décembre 2030, je ne travaille pas, Noël oblige. Je peaufine mon compte rendu dans lequel j’évoque les menaces qui pèsent sur nos vies, et sur notre coin de paradis, le plus grand écosystème du monde, qui compte une faune et une flore d’exception. Ce manifeste sera sur les réseaux sociaux, une vidéo où j’expliquerai tout en détail. Je m’adapte très vite à vos technologies. Les âmes sensibles, les défenseurs de la nature, ainsi que notre président verront la réalité de près.
Voici quelques épisodes de vies racontés par Coswine. Vous jugerez en votre âme et conscience ce qui apparaît être juste et défendable.

Manifeste

« Je n’étais alors qu’un tout petit garçon à la charge de mon pépé. Nous vivions dans une hutte entourée de palmiers. Notre tribu se résumait à nous deux. C’était pour moi le temps de l’insouciance où pouvoir jouer avec une voiture en plastique m’occupait entièrement. Mon grand-père, lui, n’avait aucun répit, il se tuait à la tâche, employé quasi comme esclave dans une plantation de palmiers. À temps perdu, il fabriquait des paniers en fibre végétale pour les colons. Je grandissais et devenais assez fort pour l’aider. Il me racontait parfois le temps d’avant, les années 1960. Nous vivions alors sur un territoire immense, couvert d’une épaisse forêt, traversé par d’innombrables cours d’eau ».
Situé entre le Brasil et le Venezuela, leur village ressemblait à un immense abat-jour. Un auvent collectif doté d’une place centrale le « shabono ». Ils dormaient dans des hamacs, ils cultivaient le maïs, le manioc, la banane plantain, la canne à sucre, la patate douce, la papaye, le tabac... Les parties de chasse il s’y voyait encore grand-père ! Ils utilisaient le langage gestuel pour ne pas effrayer les animaux, les cochons sauvages, les singes hurleurs, les tapirs, les toucans, les tortues, les insectes, les batraciens, les serpents, les perroquets, les Aras dont les plumes et le duvet leur servaient de parures. Puis ce fut le mariage, la naissance d’une fille et plus tard encore, ma venue au monde... À l’évocation de ce temps d’avant, le visage du vieil homme s’illuminait, il rajeunissait et ses rides s’estompaient.
Puis vint le temps de la fuite en avant. Et son euphorie retombait quand il évoquait les machines agricoles, les bulldozers, les bûcherons, les orpailleurs clandestins qui polluaient leurs rivières, les trafiquants de drogues. Et puis toutes ces lignes de chemins de fer pour transporter le minerai de fer que géologues et explorateurs en tous genres découvraient à fleur de terre, du cuivre, du manganèse, du nickel, de la bauxite, de l’étain, du chrome, du tungstène et de l’or. Et ces grandes routes traversant et coupant la forêt de part en part, ces barrages et les expropriations qui vont avec... Environ cinq siècles pour tout exploiter, et une grande plaie à ciel ouvert. Et là, grand-père suffoquait d’indignation.
« J’oubliais, Coswine, de te parler de l’hévea, l’arbre à caoutchouc ! Imagine un peu des milliers de tonnes importées vers l’Europe, et nos anciens réduits en esclavage ! »

Je le croyais éternel pépé, mais un jour que je n’oublierai jamais, il demeura alité, affaibli, gémissant...
« Pour moi, la fin est proche, Coswine, il te faut maintenant remonter plus au nord, rejoindre les Yanomami, ou bien les Guajajara, peuple voisin des Awa. Ils travaillent depuis longtemps à la protection de la forêt. Ils expulsent les bûcherons et combattent les incendies. Adieu mon garçon, que les esprits veillent sur toi ! »

J’avais quinze ans à la mort de grand-père. Le nord c’est où? Réfléchis Coswine ! La mousse se trouve au nord sur les troncs des arbres. En route donc pour le royaume décrit par pépé ! Et bientôt une forêt s’est ouverte devant mes yeux ébahis, d’une beauté extraordinaire. Une mystérieuse alchimie entre la terre, l’eau, les arbres, les animaux et les oiseaux innombrables... Une gageure pour se déplacer, je me sentais tout petit et perdu, la peur au ventre. Peur encore quand j’apercevais par endroit des arbres coupés, brûlés, des villages détruits... j’ai rencontré la tribu des Guarani, ils vivent au sud du pays et sont quasiment privés de terre. La presque totalité de leur territoire a été spoliée et transformée en vastes pâturages d’élevages, en plantations de soja transgénique nourries au glyphosate pour exporter. Leurs leaders sont pris pour cibles et assassinés par des milices privées, à la solde des éleveurs pour les empêcher de réoccuper leur territoire ancestral. Ils vivent au bord des routes, sous des bâches en plastique. D’autres communautés de Guarini vivent dans des réserves surpeuplées.  « Nos jeunes pensent alors qu’il ne leur reste plus rien. Ils s’assoient et boivent, ils se pendent et se suicident » écrit Rosalino Ortiz Guarini
Je suis resté un temps avec eux, me nourrissant de baies, de fruits de l’açai, du péjibaye, du miel des abeilles sauvages. Avec eux, j’ai appris à utiliser toutes sortes de végétaux pour construire une hutte, une sarbacane, un arc avec le bois du palmier, des flèches en roseaux. La nature est généreuse.
Le temps fuyait... Et puis, un jour, alors que je longeais une rivière où vivaient des caïmans, un chaman m’est apparu dans la canopée, Wouhaa ! On dit qu’il faut au chaman des années d’apprentissage et d’initiation pour voyager, comme il le fait, dans d’autres mondes, se connecter avec les esprits et soigner des maladies. Il peut appeler les esprits Xapiri qui jouent un rôle essentiel dans les cérémonies de guérison. Il est présent lors des veillées funèbres du Rehau, durant lesquelles les communautés se réunissent pour consommer les cendres des personnes défuntes délayées dans une purée de bananes plantain. Moi, je ne mangerai jamais mon grand-père, mais combien j’aurais aimé être un chaman pour pouvoir le guérir ! Comment s’appelait cette vision? Davi Kopenawa Yamomami !
Depuis, le temps a passé, je me suis affirmé et l’innocence m’a quitté. Un jour de mélancolie, j’ai mâché une liane de caapi, dont paraît-il fallait se méfier! Ouhaa ! C’est là que m’est apparu un « esprit » des bois presque nu. Son visage était peint. Il était vêtu de plumes. Il tenait un arc et des flèches et un yocco accroché à sa taille. À son cou une médaille d’or ! Était-ce l’effet d’une drogue hallucinogène contenue dans la liane ?
Peut-être... Mais, juste à côté de cette vision... Elle se trouvait là, qui m’observait... Et nous ne nous sommes plus quittés. Unies et complémentaires nos vies prenaient enfin du sens. Nous nous sommes apprivoisés d’un simple regard. Un frisson m’a parcouru dans tout le corps, et mon cœur s’est arrêté de battre... Du calme Coswine!
Elle était une Awa, fille de Wapi, chef de la tribu. Les gens de son peule n’utilisent ni stimulant ni drogue, mais entrent en transe grâce au pouvoir de la danse et du rythme qui les conduit à l’Iwa, la demeure des esprits. Là, ils rencontrent les âmes de leurs ancêtres, et les esprits de la forêt, les Karawara. Je voudrais tant devenir l’un d’eux et me fondre au cœur même de notre mère Nature. Qui se meurt hélas ! Le plus grand écosystème de la planète disparaît ! Je ne le veux pas ! Wina ne le veut pas non plus.
Combien de temps s’est écoulé avant que Wina et moi devenions trois ? Combien de fois avons-nous fui en ressentant les odeurs âpres et suffocantes des fumées, ou piégés par des flammes qui se rapprochaient dangereusement dégageant une chaleur étouffante ? Combien de fois avons-nous partagé la fuite éperdue des animaux épouvantés qui cherchaient une issue ?
Peu à peu, Wina m’a raconté son histoire. Elle avait été adoptée par les Awa, qui en chassant l’avaient trouvée errante au bord du fleuve, égarée, suite à la brutale expropriation du groupe dont elle faisait partie. Ils vivent aujourd’hui dans l’état de Rondônia, du Mato Grosso... Certains d’entre eux sont nomades, d’autres se sont sédentarisés, et ils partagent des maisons communes.
«  Mes parents je ne m’en souviens pas, il me reste d’eux seulement cette médaille avec une inscription, HAFSA. L’homme et la femme qui m’ont recueillie m’ont élevée comme leur fille, je suis une Awa à part entière et mon père m’a initiée au chamanisme... Malgré ta bonne volonté, Coswine, il te reste beaucoup à apprendre ».
C’est Wina qui m’enseigne les bases du combat. Nous allons exiger du président, de pouvoir jouir de nos propriétés foncières collectives, par la persuasion et le bon droit. Et s’il le faut, nous invoquerons les esprits de Karawara et les puissances de Mère Terre, pour lui faire entendre raison. Mais il me faut apprendre vite, car le temps joue en notre défaveur.
Avec Wina, J’ai fait la connaissance du peuple Awa, et de ses parents qui s’inquiétaient de sa trop longue absence. Trop heureux de la voir revenir saine et sauve, avec un mari et un enfant dans les bras. « Wina a toujours été une enfant rebelle, avec du caractère, douée, libre et sauvage m’a raconté son père... Elle fut un don du ciel pour nous ! »
Nous sommes restés quelques mois avec eux, et nous avons repris le voyage vers le nord. Par certains côtés, Wina me rappelle mon grand-père ! Son intelligence, sa soif de connaissance, sa débrouillardise ont fait d’elle une femme pleine de ressources. Elle remplacera son père à la tête de la tribu quand viendra l’heure. C’est lui qui me l’a dit. « Notre fille nous l’avons appelée HAFSA en souvenir de ce très lointain passé. » 
Ce Manifeste est sans complaisance, une vérité pure et dure.

Demain il me faudra reprendre le travail. J’aime ce contact avec ces voyageurs de tous horizons qui fuient la civilisation mercantile et rêvent d’un havre où la nature serait omniprésente, d’une pause dans la course échevelée du temps, d’une respiration...
Le bateau se remplit doucement, j’accueille « mes » touristes au sommet du ponton avec un large sourire, j’ai revêtu la tenue des Awa, l’arc et les flèches en moins. Les cheveux défaits, un teint que m’envie la jeunesse occidentale, un entrain sans limites leur fait présager que cette « sauvageonne » va les emmener hors des sentiers battus, hors du temps et de la civilisation.
C’est alors que je remarque un couple âgé qui me dévisage intensément... L’homme s’approche de moi et fixe la médaille que je porte autour du cou. Son épouse le suit de près. Je recule, gênée par leur insistance. D’une voix tremblante, enfin, il murmure : «  Ce pendentif... Où avez-vous trouvé ce pendentif jeune demoiselle ? Notre fille portait le même quand nous l’avons perdue. Nous l’avons cherchée, cherchée si longtemps... HAFSA, c’était son nom... Serait-il possible que... ? Vous êtes si jeune... »
Je ne trouve pas les mots... Pas tout de suite. Il me faudra du temps avant de comprendre que je viens de retrouver les parents de Wina l’enfant errante au bord du fleuve... Mes grands-parents ! Il faudra du temps pour qu’ils me racontent où ils vivent, où est ma mère, qui est mon père...
Mais cela est une autre histoire...

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Long John Loodmer · il y a
J'ai fait le voyage que je n'ai pas fait, grâce à toi. Le comité à mon avis n'apprécie pas les textes trop documentés et préfère les oeuvres plus personnelles.
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Gina Bernier · il y a
Merci Long John Loodmer. La découverte de l'Amazonie rien qu'en lisant l'aventure d'une amazone, c'est super gentil. Par tout les moyens j'essaye de dénoncer ce qui se passe depuis toujours dans cette Amazonie... mais tout le monde s'en fiche royalement ,même leur président..
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Long John Loodmer · il y a
Surtout leur président. On pourrait même mettre au pluriel, car la France ne se soucie guère de la partie de son territoire.
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Brandon Ngniaouo · il y a
Un texte fort bien écrit. Un travail intense j'imagine. Bravo à vous.

Une invitation à venir découvrir le combat acharné de Marthe dans sa lutte contre son cancer du sein, et peut-être le soutenir.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/lintrepide-marthe

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Gina Bernier · il y a
Un grand merci d'avoir apprécié mon texte Brandon Ngniaouo.
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Julien1965 · il y a
Un texte engagé et riche sur les peuples et les femmes de l'Amazonie. C'est une belle découverte pour moi et je me doute bien que l'écriture de ce texte a demandé tout un travail en amont. Alors un Bravo à vous Gina !
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Gina Bernier · il y a
Merci pour ce compliment Julien 1965. Une découverte, un voyage rien qu'en me lisant c'est bien plus qu'une reconnaissance du comité de lecture de short.
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BrasilBreizh Leray · il y a
Gostei muito ! J'ai beaucoup aimé votre façon de leur donner la parole ! Bom fim de semana !
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Gina Bernier · il y a
Obrigado... Je suis allée au Brasil, mais je n'ai pas retenue beaucoup de mots BrasilBreizh Leray.
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Tess Benedict · il y a
Prendre le point du vue d'une autochtone pour retracer l'histoire des peuples amazoniens est un très bon choix. Leurs droits sont constamment bafoués, sans compter ceux de la planète : on continue à détruire la forêt, et bientôt ceux qui l'ont détruite s'occuperont d'y replanter des espèces plus rentables, contribuant ainsi à "lutter contre le réchauffement climatique"...
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Gina Bernier · il y a
Tess Benedict ,la solution serait d'épargner ce qui serait encore possible de sauver, alors que tout brûle de partout. Merci pour votre lecture.
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SakimaRomane · il y a
Un texte riche et foisonnant. Bravo Gina :)
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Gina Bernier · il y a
Merci SakimeRomane d'avoir aimé mon texte.
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Nelson Monge · il y a
Cette nouvelle permet une remarquable découverte d'un lieu et d'une culture mal connus, ainsi que des problèmes auxquels ils sont confrontés. De plus, remarquablement écrit et descriptif.
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Gina Bernier · il y a
Monsieur le physicien Nelson Monge, déjà un grand merci d'avoir apprécié mon texte. Donc le fait de redire et d'appuyer ce qui se passe en Amazonie autant par les médias que par moi( une petite chose!) depuis si longtemps serait mal connu? j'en doute, ou bien les gens feraient les ignorants et cela les arrangent, ou bien le sort des autochtones les laissent de marbre. Combien de chefs de ces tribus sont venus plaider leurs causes, bien reçus par les chefs d'états, mais cela ne va pas plus loin.... Et la biodiversité qu'importe! Le principal c'est que l'Europe décide d'adopter le MERCOSUR sans conditions( le sujet serait sur la table) Alors se serait le début de la fin assurément. Et bien si L' ON s'y mettait tous pour sauver l'Amazonie. A mon niveau je fais ce que je peux, et short n'a pas "joué le jeu" pour une plus grande diffusion, ce n'est pas grave, cela confirme en partie ce que je viens d'écrire.
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Skimo · il y a
Un certain Bolsonaro devrait être obligé de lire ce texte en marque de repentance; Mais il ne le fera pas hélas. Cette Amazone de ses premier habitants est très attirante. Texte très documenté. Bravo.
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Gina Bernier · il y a
Merci Skimo. Bolsonaro ne protège pas les tribus ni la forêt. Mais nous sommes en cause parce que nous achetons leurs produits, les éleveurs et agriculteurs mettent le feu pour avoir plus de terre pour cultiver. Eux et d'autres détruisent l'Amazonie quand on sait ce qu'elle représente en biodiversité, +" ce poumon", et que tout brule de partout. Feux volontaires et involontaires le résultat c'est que l'on va et on y est déjà à un désert....infesté par nous. Et il n'y aurait que des écologistes...c'est bien peu. J'ai voulu dans ce texte une "sauvageonne" d'une rare beauté et qui utilise les moyens actuels pour dénoncer...J'ai beaucoup travaillé pour l'écrire.
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SEKOUBA DOUKOURE · il y a
Bravo pour ce beau texte ! Vous avez mes 3 voix. ET
Merci de passer faire un tour chez moi et soutenir mon texte si vous avez le temps. 🙏🙏Le lien du vote*
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un grand moment d'évasion. Un texte si riche qu'on en sort ébloui et rempli de découvertes rares et foisonnantes . Une fresque qui n'a pas fini de s'étendre .
Une véritable découverte.

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Gina Bernier · il y a
Ginette Flora Amouma, je n'en reviens pas, vous avez presque tout lu mes textes, même l'Amazone qui lui est très, trop long, et qui en découragerait + d'un! C'était pour un concours du musée d'histoires naturelles de Toulouse, le thème c'était bien sur l'Amazonie et une photographie représentant un gamin qui jouait et et son grand père. Et comme dans tout les concours bien entendu je ne reçois aucune "palmes" ni un classement, ni même une quelconque félicitation, à part celles qui viennent sur ma page, mais celles-ci elles valent de "l'or" pour moi. Merci d'avoir aimé mon histoire qui m'aura prise beaucoup du temps pour qu'elle soit crédible. chacun se désole le temps d'un soupir, et ça passe...
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Ginette Flora Amouma · il y a
La longueur d'un texte ne me rebute pas . Je suis moi-même très prolixe. L'essentiel c'est d'être captivé.
Et le vôtre est très bien documenté et fouillé.