Lali et Lolo

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Il est un village où vivent les histoires, où elles se racontent les unes aux autres et partent parfois en quête de nouvelles aventures....Je le cherche depuis toute petite et j'espère le trouve  [+]

Image de Automne 2020
Quand je suis assise dans le bus, ça ne loupe jamais. Jamais. Parce que j’ai sans doute des émetteurs, et certaines vieilles, des antennes, j’y ai droit. J’y ai droit à la vieille qu’est pas contente parce que le conducteur, il roule trop vite, il freine trop fort, les feux sont trop longs, et pis tout ça, c’est à cause de notre jeunesse décadente, de l’immigration, de l’euro, et de la fin du service militaire obligatoire, et ceci expliquant cela, bref, le conducteur du bus est une crapule pour lequel il faudrait expressément rétablir la peine de mort.

Je souris toujours poliment. J’acquiesce. Je hausse les épaules. Mais, je suis loin, si loin. En suivant de l’œil le tracé des rides qui court sur le visage de ma vieille du bus, je parcours assez de chemin dans les sentiers du temps pour retrouver les visages sillonnés de Lalie et Lolo. Mes vieilles à moi. Je prends le large. Je me retrouve à la nervure d’un livre, où s’écrit d’un côté l’épilogue de leurs vies, alors que moi, en sandalettes et salopettes, je n’en suis encore qu’à la préface.

Dans mes souvenirs de petite fille, Lalie et Lolo ont toujours étaient là, l’une vivant dans l’ancien presbytère en haut de la vallée, l’autre dans l’ancien moulin au bas de la vallée. Est-ce que Lalie et Lolo avaient toujours vécu là ? Est-ce que Lalie avait jamais été sans Lolo, et Lolo sans Lalie ? Est-ce qu’elles avaient été jeunes un jour ? Ces questions, je ne me les posais pas à l’époque. Aussi sûre que le ciel était au-dessus de ma tête, la lande sous mes pieds, et la mer à l’horizon, Lalie et Lolo avaient toujours étaient là, telles quelles.
Lalie était aussi grasse et boudinée dans sa blouse de vieille qu’elle était sèche et revêche de caractère. Elle avait le visage d’un vieux chef indien, coupé à la serpe, l’œil noir, la dent mauvaise.
Elle se dandinait à travers sa maison en trainant des pieds et en marmonnant des imprécations et des plaintes à son Albert. Albert, c’était le monsieur dans le cadre qui trônait au-dessus de la commode. Il avait l’œil rieur, les moustaches souriantes, et un bel uniforme. Albert, il devait être vieux, même s’il avait l’air jeune, parce qu’il était en noir et blanc. Lalie, elle disait souvent « Ah, Albert, qué misé, que misé ». Dès fois qu’Albert s’inquiète, Lalie lui disait tout le temps où elle allait « Albert, j’men va traché du boué dior, Albert, j’m en vas voir si le facteur est passé, Albert, j’m en vas dans le gardin, m’soulager un mio ». Une fois, j’avais demandé à maman si je devais dire bonjour à Albert aussi quand j’allais chez Lalie, et elle avait rigolé. Moi, je n’aimais pas rester seule dans la pièce avec Albert. Je me disais qu’il fallait que je commente tout ce que je faisais, comme Lalie, alors j’y allais moi aussi de mes « Albert, je dessine un papillon, Albert, j’apprends mes mathématiques, Albert, j’attends Marie pour jouer ». Mais je le disais pas trop fort, parce que la vérité, c’était que j’avais une trouille bleue qu’Albert me réponde.
À part son Albert et Lolo, Lalie, elle ne supportait pas bien les gens. Elle ne sortait jamais. Il en fallait peu pour se faire traiter de couillon. Par exemple, le dimanche matin, elle n’allait jamais à la messe, alors que l’église était juste collée au presbytère. Pourtant, ce jour-là, elle mettait sa belle blouse à fleurs, ses perles, et un peu d’eau de Cologne. Elle prenait son sac, traversait la cour de son pas trainassant, et aller frapper chez le voisin. Là, dans le salon, il y avait une chaise posée devant la télé. Lalie s’asseyait, son sac sur les genoux, avec autant de respect et de déférence que si c’était le banc de l’église. Elle regardait le jour du Seigneur, sur France 2. Mais dès que ça sonnait la vraie messe, à l’église, elle ouvrait en grand la fenêtre du salon et elle montait le son de la télé à fond les ballons. On l’entendait jusque dans la nef et le curé levait les yeux au ciel.
Un jour, j’ai demandé à Lalie « Dis, Lalie, pourquoi tu ne viendrais pas à la vraie messe ce dimanche ? Tu sais, c’est moi qui lis les Épitres, même que la mère Lanlau et la mère Fautras me donnent des sous à la fin de la messe parce que je lis bien. » Lalie m’avait répondu « Si ces vieilles charognes te donnent trois sous, c’est qu’elles ont un pied dans la tombe et l’autre qui glisse… Font des bonnes actions pour racheter tout le mal qu’elles ont fait, les vieilles pies. Je vais qu’aux enterrements, moi, ça me distrait. » C’était Lalie, ça.
Lolo était aussi fine et souple qu’une brindille d’herbes folles qui pousse dans les ornières. Les rides rayonnaient du milieu de son visage jusqu’à illuminer ses yeux en amandes, ses beaux yeux myosotis, d’ancienne et obscure divinité chinoise. Quand je pense à Lolo, je ne la vois jamais autrement qu’entourée de fleurs. Hortensias, arums, primevères, violettes, pervenche, perce-neige, bruyères, tulipes. Le jardin, c’était sa grande affaire. Mais, Lolo, pour ainsi dire, elle ne jardinait pas. Elle accueillait les fleurs, comme des vieilles amies. Alors, les fleurs s’épanouissaient, confiantes. Elles étendaient leur empire de tiges et de corolles en s’embrassant dans des entrelacs multicolores. Elles laissaient libre cours à leurs caractères – car c’est de Lolo que j’ai appris que les fleurs avaient un caractère, que les capucines pouvaient être prétentieuses et vouloir prendre toute la place, que les reines-marguerites faisaient les fières et prenaient de haut les plus petites plantes, et que les pensées, aux pétales fripés, étaient parfois bien tristes.
Qu’il arrive un conflit frontalier entre les capucines et les myosotis, une invasion intempestive de chiendents, ou la percée d’un régiment de limaces gloutonnes, alors, oui Lolo intervenait avec la fermeté d’un vieux caporal allemand sapant une mutinerie de jeunes troufions indisciplinés. Lolo et moi, nous savions que cette guerre menée à coup de râteau et de truelle, c’était du toc, du pour de faux, du comme si. Parce que la vérité, c’était que Lolo n’avait que à cligner de l’œil, taper du pied et dessiner de son doigt osseux des arabesques dans les airs, pour que les capucines se soumettent, que le chiendent rentre dans la terre et que les limaces aillent dans le jardin du voisin. Mais chut ! C’était notre secret. Car les adultes sont bien souvent trop cons pour croire ce qui est dévoilé par la prescience des enfants et la sagesse des vieux. Le soir, une fois la fraîche tombée, alors que les oiseaux lançaient leurs derniers trilles et que l’on entendait bientôt plus que le murmure de la rivière, Lolo s’asseyait sur une pierre plate, au milieu de ses parterres de fleurs. Elle avait le visage serein et bienveillant d’un chat qui profite, alangui, des derniers rayons du soleil. Elle se fondait dans le silence du monde. Lolo et la vallée, dans une prière muette, bénissaient leur commune présence.

Dans notre vallée, il demeure un secret, que Lalie et Lolo n’ont jamais divulgué : comment l’une et l’autre, aussi différentes que le jour et la nuit, étaient-elles devenues comme des sœurs au crépuscule de leurs vies ?
Il y avait le temps des horloges et des journaux télévisés, celui de l’école et du clocher de l’église. Mais il y avait aussi un autre temps, celui de Lalie et Lolo, dont le cadran était le ciel et l’aiguille le soleil. Les travaux et les jours étaient rythmés par les allées et venues de Lolo rendant visite à Lalie, Lolo aussi précise qu’un coucou suisse, Lolo suivant la course du soleil – ou n’était-ce pas plutôt le soleil qui suivait la course montante et descendante de Lolo à travers la vallée ?
Il fallait les voir ces deux vieilles prendre soin l’une de l’autre, sans un mot, sans un sourire, dans des gestes infimes et tremblants. Le grand spectacle, c’était le lavage hebdomadaire de leurs cheveux. J’y assisté avec la même curiosité que si, par une dispense spéciale, j’avais eu accès à un sabbat de sorcières sur la lande, ou à quelques autres rituels mystiques. Les épingles et les peignes en écailles étaient ôtés un à un de leurs volumineux chignons, s’amassant en tas sur la commode à mesure que les torsades de cheveux blancs se défaisaient et roulaient jusqu’au bas de leurs hanches. En tricot de peau, Lalie se laissait laver, peigner, et recoiffer par Lolo avec la docilité d’une enfant avant sa première communion. Puis, c’était au tour de Lolo d’être apprêtée. Les yeux de Lalie brillaient comme ceux d’une petite fille jouant à la poupée avec délicatesse, elle laissait courir le peigne le long des cheveux de Lolo. Je me disais alors que si Lalie économisait tant sa tendresse le reste de la semaine, c’était pour tout dépenser d’un coup dans ces instants-là.
Mais il arrivait aussi qu’elles se disputent. Pas discrètement, d’ailleurs. On les entendait gueuler jusqu’à la ferme. « Tu peux crever, vieille carne, j’rigolerai quand tu mangeras les pissenlits par la racine ! » C’était Lalie, ça, se payant même le luxe d’aller jusqu’au haut de la côte pour regarder Lolo descendre à pas précipités, tenant son mouchoir en tissu contre son nez, et grinçant « Ah, ça Lalie, compte pas sur moi pour fleurir ta tombe… » Dans ces moments-là, Maman soupirait et disait « Lalie a encore été peste avec Lolo. » Mais pour le coup, moi aussi je soupirais. Parce que je savais que durant les dix jours suivants, j’allais devoir faire des allers-venues entre le presbytère et le moulin. Que Lalie me demanderait, mine de rien, en préparant sa soupe «  Tout va bien à la maison ? Et en bas, dans la vallée, tout le monde va bien ? » Et rebelote chez Lolo : « Tout va bien à la maison ? Et en haut dans la vallée, tout le monde va bien ? » Puis l’orage passé et le soleil revenu, les allées et venues de Lolo reprenaient leurs cours.
J’ai senti le vent tourner quand un journaliste de la presse de la Manche, un type de Cherbourg, est venu photographier Lolo lavant son linge, au lavoir. Elle a fait la une, Lalie était un peu jalouse, moi tout émoustillé de connaître une célébrité. Mais quand, à la maison, on a vu l’article, on a eu comme un goût amer dans la bouche. Parce que sur le papier, Lolo, elle ressemblait déjà à un vieux souvenir.
Quelque temps plus tard, on a vu la voiture des neveux de Lolo descendre vers le moulin, suivi d’une ambulance. Puis on a vu l’ambulance remonter, suivie par la voiture des neveux de Lolo. Ce soir-là, à la fraîche, je suis descendue rendre visite aux fleurs de Lolo. Les capucines se resserraient les unes contre les autres comme pour se réconforter, les reines-marguerites baissaient la tête et s’affaissaient et les pensées, aux pétales fripés, avaient l’air encore plus tristes que d’habitude. Je n’ai jamais revu Lolo. Je n’étais pas bête, je savais où elle était, parce que, dans la cuisine, j’avais entendu Maman dire à Papa «  Lolo est sous morphine. » C’était qui, celle-là, la mort fine ? Je connaissais la grande mort, la haute dame tout habillée de noir avec sa faux. Mais la mort fine ? J’ai compris alors que le Bon Dieu, il n’avait pas envoyé la grande mort avec une faux, mais une autre plus fine, peut-être avec une serpette pour cueillir notre petite brindille de Lolo.
Il n’a pas fallu attendre longtemps avant, qu’un soir, je rentre toute paniquée de chez Lalie « Maman, Maman » j’ai crié « C’est-y vrai que les boches y reviennent ? » Elle a répondu « D’abord, on ne dit pas les boches, on dit les Allemands, et qui est-ce qui t’as mis ça dans la tête ? » Alors, j’ai expliqué que Lalie avait mis le beurre et la viande sous son matelas, et qu’elle avait enterré le charbon et sa boîte à sucre remplie de ses économies dans le jardin, « pour pas que ces salauds, boches, y les piquent ». Maman, elle a soupiré, et elle a dit « ça y est, Lalie part de la tête… ». Moi qu’avait vu Lalie dans l’après-midi, je lui ai certifié qu’elle avait ses deux yeux, son nez, ses deux oreilles, et sa bouche. Ma mère m’a dit de ne plus y penser et de venir manger. Ce soir-là, quand tout le monde a été couché, je suis descendue sur la pointe des pieds, j’ai été dans la cuisine, j’ai ouvert le placard, pris la boîte de Nesquick, je suis remonté dans ma chambre, et j’ai glissé la boîte de Nesquick sous mon oreiller. Si maman voulait rester passive face à l’invasion ennemie, ce n’était pas mon cas.
J’ai senti le vent tourné quand j’ai vu la voiture des neveux de Lalie se garer près du presbytère. De l’expérience de Lolo, j’avais conçu une loi physique, vérifiable en tout lieu et tout temps, qui dit que l’espérance de vie d’une personne âgée décroît en fonction proportionnelle du nombre croissant de visites de ces neveux et nièces. Quelque temps plus tard, on a emmené Lalie, dans un autre village, une autre maison, chez une dame qui devait s’occuper d’elle. Un jour, on lui a rendu visite avec mes parents. Elle était dans une pièce toute blanche, assise dans un fauteuil, ses vieilles mains croisées sur ses genoux. On lui avait coupé les cheveux au carré. Quand Maman a demandé pourquoi à la dame, elle a répondu « ça lui sert à rien ». Maman elle a souri poliment, elle a haussé les épaules, et elle a fixé un point au-delà de la dame. Alors « Lalie, comme va ? », on a demandé. Elle n’a répondu, elle a levé ses yeux comme délavés, et a poussé un gémissement. Puis, elle a dit « J’attends Lolo, pour la collation. Pourquoi qu’elle est en retard Lolo. Elle est jamais en retard Lolo. » Papa, pour faire la blague, il a dit « Pour le coup, elle est plutôt en avance là, Lolo. » Alors, les parents ont eu un fou rire où il y avait beaucoup de larmes.
Quand on a été sur la soi-disant tombe de Lalie, j’ai rien dit. Parce que le type en noir et blanc en photo, avec l’œil rieur, les moustaches souriantes et le bel uniforme, oui, c’était Albert. Mais sur la photo d’à côté, la jeune femme aux beaux yeux noirs, avec un grand sourire et les dents comme les perles, on ne l’avait jamais vu au village ! Est-ce qu’Albert avait refait sa vie dans la tombe ? Parce que d’abord, ce n’était pas écrit Lalie sur la tombe, mais Rosalie Renouf. C’est marqué dessus, comme sur le Port Salut, que ce n’est pas Lalie là ! Mais j’ai rien dit. Je ne voulais pas décevoir les parents.
Aujourd’hui, j’ai grandi. Ni salopettes ni sandalettes. Je sais maintenant que c’est possible de vivre dans des villes où les immeubles sont si hauts qu’on oublie le ciel au-dessus de sa tête, que l’on peut enclore la lande pour y construire un parking, et qu’on peut perdre de vue la mer à l’horizon. Mais une chose est sûre, c’est que Lalie et Lolo, elles sont restées telles quelles. Parce que quand je suis dans le bus avec la vieille qui se plaint du conducteur, je souris poliment, je hausse les épaules, je fixe un point au-delà d’elle. Et je la vois ma Lolo, toute pleine de fleurs, avec son sourire de chat satisfait. Et je la vois ma Lalie, l’œil noir, la dent mauvaise, qui pousse du coude ma vieille du bus et s’en va de son pas trainassant vers le conducteur : «  C’est-y t’as rendez-vous avec Saint-Pierre et tous ses anges pour nous mener à cette allure-là ? Parce que nous, là-bas dedans, on a très envie d’aller à cent à l’heure vers le Seigneur. Alors gré couillon, tu ferais mieux de ralentir un moi, si tu ne veux pas te retrouver le cul frotter avec les orties. » Et je me sens mieux.
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Christian VALENTIN · il y a
Je profite de la reprise du boulot (et de la longueur du trajet par les transports en commun) pour rattraper mon retard de lecture. J'ai commencé par vous et ça débute plutôt bien !
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Gil · il y a
une peinture remarquable, tendre et très juste de la vieillesse, à travers les yeux et le cœur d'une petite fille. Tout est dit. Bravo Flavie
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Lyncée Justepourvoir · il y a
Merci pour tout et la serpette aussi
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Fred Panassac · il y a
Les souvenirs d’une narratrice qui revoit ces deux personnages à travers ses yeux d’enfant ont énormément de charme. C’est une histoire entraînante, aux accents de poésie. J’aime !
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Lyne Fontana · il y a
Une évocation réussie
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Flavie Pain · il y a
Merci!
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Keith Simmonds · il y a
Un grand bravo pour cette belle œuvre, attachante et pleine de tendresse ! Mon soutien ! Une invitation à venir soutenir ma Katherine la Combattante dans sa lutte courageuse et acharnée contre cette épouvantable maladie du cancer du sein. Mes remerciements d’avance !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/katherine-la-combattante

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Blanche Cheminall · il y a
Plein de douceurs, de tendresse imprévue. Une légère critique, pourquoi laisser des fautes de conjugaisons, est ce la correction automatique, je sais que cela arrive parfois, l'ordinateur se pensant infaillible, et pourquoi utiliser un "gros mot". Ce qui peut s'accepter en langage courant passe mal, pour moi du moins, à la lecture. Continuez, vous nous enchantez. Danièle, une petite vieille mais sans trop de rides...LOL
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Flavie Pain · il y a
Merci Blanche ! Les fautes sont sûrement de mon fait, même si j'aimerais bien les mettre sur le dos de l'ordinateur😉 pour les gros mots comme j'utilise beaucoup un style oral (le texte était écrit pour être dit) je me le permets, mais je conviens que cela puisse être gênant. Merci de m'avoir lu!
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Aurore Turcan · il y a
Merci pour ce texte tellement expressif. Je vous découvre aujourd'hui (j'ai aussi lu le violon...) et j'aime ce que je lis. J'espère que vous en avez d'autre sous le coude.
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Flavie Pain · il y a
Merci Aurore!
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Julien1965 · il y a
Quel texte ! Beaucoup d'émotions suscitées par vos descriptions... Déjà ce retour vers Lalie et Lolo à partir de quelques rides observées sur une passagère dans un bus est d'une grande fluidité. Et surtout ce regard d'enfant, les questions sans réponse que l'on se pose. C'est quoi au juste la "Mort Fine" ? Et enfin, ces deux femmes..., quelle relation !, et ces fleurs qui nous parlent. Et Albert ? Je m'en vais faire une petite balade avec lui...
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Flavie Pain · il y a
Merci Julien, saluez Albert de ma part!
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Gaelita Primavera · il y a
"C'est-y pas un beau texte, ça?" diraient-elles.
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Flavie Pain · il y a
" j'té r'mercie bié" qu'elles répondraient!

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