La rupture

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Littérature fantastique, glamour, fictive....c'est un univers à découvrir et à redécouvrir. La vertu littéraire se vit à travers l'alphabet  [+]

Elle a une voix douce, un charme fou, un sourire enjoliveur, un cœur tendre et rempli de générosité.
Personne n’a compris pourquoi je l’aime autant et que depuis je ne puis m’en remettre, je vais vous retracer ici la jeune femme qui a bouleversé ma vie et tout remis en question.

Je n’étais qu’un diamant brut qui ne demandait qu’a être poli pour laisser paraître l’éclat de sa beauté naturelle, soudain apparaît cette ange, une jeune femme qui a su me comprendre et partager l’amour dont j’avais tant besoin.

Je ne pensais pas qu’on pouvait aimer autant, c’est mon cas. J’ai grandi avec la sensation que rien ne nous séparerait jamais, qu’on continuerait à être ensemble, à se parler à se faire des câlins des bisous à se chamailler et à se réconcilier. Avoir une relation de ouf que seule les gens comme nous pourraient comprendre. Mais hélas ce n’est pas le cas !

Nous pouvions rester des heures à se parler sans nous fatiguer, nous jouerons souvent à des jeux imaginatifs et le secret de leur réussites est le fait que nos jeux sont interactifs car chacun y met du sien.
Notre jeux préféré était la présentation télé avec les « bitfoutpapyers » c’est elle qui a inventé ce mot là. Ne me demandez pas la signification parce que je ne la connais pas.
La vie nous a fait naître au même mois, n’était-ce pas un signe du destin. Oh que oui ! Ça l’était ! La raison de ma plume aujourd’hui est de retracer l’histoire de cette ange partie trop tôt qui a partager ma vie pendant 17 ans.
Je me rappelle comme si c’était hier son sourire enjoliveur, sa démarche gracieuse, ses doigts de princesse, ses courbes parfaites et sa voix féerique. Elle et moi étions comme Boni and Clyde, affecté à la même école mais pas la même classe, toutefois cela ne nous empêchait pas de nous retrouver sur la cour de récré pour passer du bon temps, rire de bon cœur même nous enlacer sous le regard indiscret des camarades qui ne pouvaient comprendre cette proximité, je ne les blâme pas il faut être dans notre univers pour en saisir le sens. Parfois elle restait avec sa bande et moi avec la mienne. c’était la fille la plus brillante que je connaissais, sa perspicacité me faisait tomber des nues. Et moi j’étais du genre... comment dire ! j’étais du genre libre dans ma façon de voir les choses un peu comme Lizzie le personnage d’Austen qui a sa façon de remettre les gens a leurs place , on va dire que par subjectivité les profs pensaient autrement de moi car l’art, la danse, la littérature bref tout ce qui nécessitait un calcul mental me plongeait dans une créativité sans fin ; elle le savait et a su exploiter ce coté que j’avais du mal a faire valoir autour de moi . Non mais ! Comment une personne peut-elle en si peu de temps t’amener à changer ta façon de voir le monde, de te pousser à te connaître et à prendre sur toi.
Elle me disait souvent : Raconte moi une histoire comme tu sais si bien le faire ! Avec un sourire éclatant, même si j’étais lasse ou que l’envie n’y était pas mais face à ce sourire je m’exécutais. Et pour m’encourager elle me sortait l’une de ses subliminal phrase « tu es la seule à me plonger dans ton univers avec les voix de tes personnages, franchement je ne sais comment tu fais. » Je commençais mon récit pour madame qui s’allongeait et déposait sa tête sur mes cuisses, le temps de finir elle s’était déjà endormie.
Tous les jours c’était ainsi, puisqu' elle me contait aussi des histoires toujours en grandissant, oui elle devint femme, une femme sublime pleine de charme, de personnalité au fur et à mesure sa maturité dépassait la mienne et je l’admirait pour ça. Nos câlins n’ont pas cessé ils devenaient de plus en plus significatifs et cela nous rapprochait dans notre relation. On n’avait plus besoin de se parler pour se comprendre, un regard, un soupir, un sourire disaient tout ;
j’ai su que ma vie allait prendre un autre tournant le jour ou le médecin nous a annoncé que le diagnostic est confirmé , oui hélas une maladie fit irruption dans nos vies ; Adieu les beaux jours, les jours de rire, la gaieté faisait place à la tristesse voir sa moitié dans un état aussi déplorable il n’y avait guère de mot pouvant exprimer mon ressenti en cet instant ;
les jumelles on dirait qu’elle font exprès de nous gâcher l’existence, combien de fois j’ai demandé de la épargner, de faire en sorte de passer outre sa décision de me l’enlever, elles m’ont rit au nez, l’une d’entre elle, la plus cruelle m’a fait un sourire narquois et m’a dit « c’est ainsi et pas autrement » que voulait-elle dire cette impitoyable.
- Pourquoi es-tu si pensive ? Viens t’allonger à coté de moi !
-Excuse moi, je réfléchissais à.........
-Allez viens, j’ai besoin de toi
En m’allongeant à ses cotés, je humais son doux parfum et sa chaleur corporelle, elle me caressa le visage de ses doigts que j’aime.
-Il va falloir que je te fasse une pédicure !
-Tu me mettras du vernis couleur champagne.
-Tout ce que tu veux, demande et j’exécute ;
elle riait de bon cœur cela m’a fait sourire un instant je voulais pas casser l’ambiance de la voir rire et pleurer de joie en même temps.
Des jours passaient et la voir coucher ne pouvant se relever commençait à me rendre dépressive. Quand elle était assise sur son fauteuil que je trouvais très inconfortable pour elle, je détournais le regard pour sécher les larmes qui ruisselaient sur mes joues. « c’est pas la peine je sais ce que tu vas dire et je suis en total désaccord avec ton point de vue, nous avons chacune une morphologie qui nous correspond parfaitement c’est à nous d’en tirer parti »
-Quelque chose ne va pas ma belle ?
-Non je me suis souvenue de quelque chose.
- Encore pensive
-Non, ta phrase « c’est pas la peine je sais ce que tu vas dire et je suis en total désaccord avec ton point de vue, nous avons chacune une morphologie qui nous correspond parfaitement c’est à nous d’en tirer parti »
-Je le pense encore aujourd’hui. Toutefois je sais que me voir dans cet état ne te plaît pas. Je t’entends pleurer la nuit, tu dois faire face à cette nouvelle réalité et poursuivre ta route notre livre se termine ici tu devras écrire une nouvelle, tache de la raconter à ta manière. Sache que je t’aime et que mon amour ne vit pas seulement dans ce monde ci même au-delà je continuerait de t’aimer.
-Pas un mot de plus s’il te plaît !
-Ce n’est pas une fatalité ma belle. Ainsi la vie est faite, elle traîne toujours derrière elle sa jumelle son autre moitié . Elle a décidé de nous rendre visite...je suis ravie de pouvoir partager ta vie, j’ai appris beaucoup de toi.
-Tu parles c’est moi qui suis ravie de t’avoir eu dans ma vie. Tu m’as appris a m’aimer telle que je suis.
-Nous nous sommes comprises au fil des années au début ça n’a pas été facile entre nous mais nous avons pu surmonter tous les obstacles, tu es une femme exceptionnelle ne l’oublie jamais. Je sais que tu as eu des difficultés à atteindre tes objectifs, prends du recul pour mieux rebondir.
Elle m ‘embrassa sur le front, je savais au fond de moi qu’elle avait vu juste à mon sujet. Toutefois ma crainte allait au-delà, je redoutais ce jour où je ne la verrais plus jamais, cette séparation brusque. Ce soir-là je m’endormis sur le sol pour lui laisser l’espace dont elle avait besoin pour être à son aise.
Elle n’avait point de fourbe en elle, elle restait toujours la même souriante, joviale même quand ses amies lui rendaient visite, elle faisait en sorte de passer un agréable moment en leur compagnie. Des fois je me demandais comment arrivait-elle à faire cela, faire en sorte que la vie soit toujours aussi époustouflante en sa compagnie, elle n’était pas une utopie non c’était ma Narnia à moi ma bouffée d’air fraîche, ma Hermione de Griffondor vous me trouverez sûrement enfantin ! Oui je le suis quand je parle de ma soulmate.
Nos maux sont nos larmes et nos larmes mots, c’est ainsi que je peux exprimer mon ressenti le jour des funérailles. Je suis allée la voir coucher dans son jet à une place, elle semblait être confortablement installé. Cette fois je lui ai sourit mais j’étais la seule à le faire et à l’admirer en plus, je lui ai même dit que je l’aimais aucune réponse en retour. Tout au long de la cérémonie je ne prêtais aucune attention aux proches, aux amis, aux parents. Mes yeux étant fixé sur le cercueil attendant désespérément qu’un miracle se produit, la voix d’un homme me fit sursauter il commençait par saluer les personnes présentent je ne puis me souvenir de tout car j’étais perdu dans mes pensées pourtant une phrase a retenu mon attention « elles sont devenus complices et on ne pouvait comprendre le lien si fort qui les unissait. » je fondis encore en larmes à ses mots. Puis on m’annonça pour pendre la parole, je gravis l’estrade et respira profondément
Que la vie est cruelle? Vous m’en dirai tant ?
Je ne suis pas la mieux placée pour en parler, mais chaque rupture minime soit-elle, fait mal et plus que l’on aurait imaginé. J’en parle parce que j’en suis une victime et ce fardeau m’accompagne chaque jour, parfois la douleur s’atténue pour ressurgir de plus belle. C’est ça ! Enfin je crois !!?

Nous étions inséparable, la plupart du temps on se chamaillait des fois pour rien, en y repensant j’en ris mon rire ne dure qu’un instant parce que même les souvenirs les plus agréables me replongent dans la tristesse car ils seront désormais les seuls que j’aurai, toujours revenir sur le passé pour revoir le visage et les moments de joie, de peine, de dispute, c’est comme insérer une clé dans une serrure ou mieux encore insérer une clé USB dans l’ordinateur pour revoir nos dossiers et ce qu’ils contiennent. Ainsi nous nous remémorons nos vies, est-ce ça la nostalgie !?

Elle s’invite toute seule ! Quelle visiteuse ?
Ah oui !!! Vous pouvez le dire c’est une visiteuse toujours inattendue !!!
Sans prévenir, pas même un appel pour annoncer son arrivé. Elle fait son entrée comme bon lui semble. Voila comment se vit une rupture ! Difficilement ! Je dois l’avouer, la personne apparaît, nous lions une amitié qui grandit, grandit, grandit jusqu'à en devenir inséparable, nous partageons tous les secrets les plus intimes et moins intimes. Nous nous acceptons tel que nous sommes sans jugement, nous lisons en l’autre comme dans un miroir son propre reflet à la différence que ce reflet se projette dans les deux sens, il n’est pas à sens unique.

Un beau jour BREAK !!! Tout s’écroule le monde magique de Peter Pan ou même de Narnia ou de Tarabitia s’effondre, notre autre est parti, parti aussi vite que son apparition, plus rien ne reste, impossible de rebâtir ce monde merveilleux que nous avons pris le soin de construire ensemble sans individualisme. Eh nous y voila ! La rupture est là et nous en prenons conscience au jour le jour !
Elle est violente et brutale, ben que voulez vous..........

Je savais que mon discours de circonstance était très peu conventionnel mais je savais que c’était ce qu’elle admirait chez moi, donc je l’ai rendu un dernier hommage à ma manière.
Ah oui mon âme sœur une sœur ben aimé, qui comptait pour moi qui m’aimais pour ce que tu es qui te prenait dans ses bras sans te le demander, qui animait tes soirées avec ses bitfoutpapyers ses figurines André, Jack,Nally ,Simi, Sheshe, Baboute....
Depuis ma vie n’a plus le même sens, personne ne me comprend comme elle. Je pense que cette hargneuse a juste été jalouse de notre bonheur et elle me l’a enlevé sûrement pour être heureuse avec elle qui sait ?
Ma sœur n’est peut-être plus de ce monde par conséquent spirituellement elle continue d’exister et sa force est toujours avec moi tant que je ferai en sorte que ma vie aille de l’avant et inspire d’autre personne comme elle l’a su faire avec moi.
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Daphnee Joseph · il y a
Assez émouvante comme histoire chère! Jolie plume, bravo à toi!