La réalité de la vie

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J'en ai marre de la vie maintenant. Chaque personne ici est un acteur qui aime tricher des gens à travers les émotions. Tout le monde adore montrer qu'il est sensible et soucieux des autres. Au contraire, personne ne s'en fiche si vous êtes heureux ou triste, déçu ou satisfait. Il est déchirant d'avouer vos sentiments à quelqu'un en qui on a confiance pour le trouver en train de rire dans votre dos. La politesse est devenue un spectacle quotidien à pratiquer aveuglément sans réfléchir.

On peut le démontrer en prenant l'exemple de mon ami Philippe qui est allé manger au restaurant quand sa femme a refusé de cuisiner. En raison du fait que sa femme l'a attaqué avec plusieurs commentaires méchants, il a eu le cœur profondément brisé. Le serveur est venu prendre la commande et lui a joyeusement demandé :
— Bonjour monsieur. Comment allez-vous aujourd'hui ?
— Je suis en larmes en ce moment. Ma dignité a été blessée et je me sens si seul dans ce monde.
— Bon à entendre. Qu'aimeriez-vous manger ?
— Oh la vache ! Tant pis ! Je ne suis pas venu ici pour dévorer les plats quand l'âme éclate en sanglots.
— Alors, comment puis-je vous aider, Monsieur ?
— Au revoir !

La nature de Philippe est innocente et il ne peut pas simuler ses sentiments donc il a répondu sincèrement. Il est sensible et émotif, en conséquence, il s'attendait à être réconforté par la sympathie. Il n'y a pas l'ombre d'un doute que nous apprécions tous la gentillesse lorsque nous n'allons pas bien. En effet, nous méritons tous de l'affection et du respect. Malheureusement, aujourd'hui n'était pas le jour de chance pour le pauvre Philippe.

Philippe ne pouvait pas se contrôler en sortant du restaurant sans manger quelque chose. Il ne pouvait pas croire ce que ses oreilles avaient entendu. Il était clair que le serveur n'avait même pas fait attention à ce qu'il disait. La dépression a envahi son cerveau alors qu'il rentrait chez lui. Un piéton dans la rue l'a vu et l'a gentiment interrogé :
— Qu'est-ce qui se passe, Monsieur ? Vous avez l'air triste.
— Occupez-vous de vos oignons, s'il vous plaît !

Les conditions ont rendu l'attitude de Philippe extrêmement grossière et désagréable. Il a décidé qu'il dirait ouvertement à sa femme que ses émotions sont blessées par ses paroles. On ne peut pas nier que Philippe aspirait à l'amour, même si c'était sa femme qui l'avait énormément dérangé. Il est absolument hors de question qu'il reçoive son attention, pourtant il a essayé :

« Je voudrais te dire que je suis vraiment déprimé à cause de ton comportement envers moi. Honnêtement, je ne peux pas trouver la paix et ma tête palpite beaucoup. J'espère que tu comprends ma situation. »

Sa femme a regardé son visage pendant plusieurs secondes. Les espoirs de Philippe ont grandi en pensant que sa femme était sur le point de s'excuser. Enfin les choses vont s'arranger. Il s'est arrêté alors que sa femme commençait à parler :

« Ah bon, c'est bien que tu aies réalisé ton erreur. J'accepte tes excuses, mais je suis fatiguée maintenant et je vais dormir. Tu es pardonné. »

Philippe se tenait comme une statue dans le couloir pendant que sa femme éteignait les lumières.

Morale :- Les attentes sont déprimantes dans notre société actuelle.
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Pat Vermelho · il y a
Joutes oratoires d'un couple désuni. Si la forme pourrait être améliorée, le fond constitué d'une analyse des sentiments de Philippe est bien développé. A voté.
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Cristo R · il y a
Éternel dilemme
Tu as raison de me dire que j'ai raison de te dire que tu n'as pas raison.
On s'écoute soi-même, pour ne pas écouter les autres ou bien on écoute les autres pour ne pas s'écouter soi même.