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Marie B

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LAURÉAT
Sélection Jury

Recommandé

Pourquoi on a aimé ?

Voilà une histoire de fantôme et de train hanté très prenante ! Les descriptions réalistes, évocatrices, le personnage dense et le suspense ...

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Il est midi, gare du Nord.
J’arrive toujours longtemps avant le départ du train, j’aime l’ambiance particulière qui précède le voyage.
Je marche le long du quai, jusqu’à la cabine de pilotage.
Il n’y a pas encore de voyageurs. Je salue de la main les mécanos qui, entre les wagons, s’agitent devant les attelages et, armés de grosses clés anglaises, resserrent les maillons.
Les abords du wagon-restaurant sont toujours animés : au menu, des poulardes dont je vois s’échapper des cartons quelques plumes. Il y a des monticules de choux, des carottes, des bouquets de poireau. Le chef cuisinier houspille ses commis pour charger rapidement les cageots bien remplis. Ils se mettront aux fourneaux dès le départ du train.
Ailleurs, les femmes de ménage finissent de distribuer sur chacune des couchettes, les couvertures et les draps bien pliés.
Tous préparent le grand voyage de l’Est-Ouest-Express.
Dans une heure, je serai rejoint par un autre conducteur et les deux contrôleurs. Ensemble, nous partirons pour un voyage de six jours : deux jours et demi pour chaque trajet et une pause d’une journée à Moscou, pour reposer les hommes, entretenir la machine.
Tous les trois, ils viendront me rejoindre dans la petite cabine, deux couchages et un coin de toilettes où nous nous relaierons pour dormir, les uns à la tombée du jour, les autres, au lever du soleil.
Et puis, les chariots de bagage s’entrechoqueront au milieu des cris des porteurs en bras de chemise, qui s’invectiveront pour passer les premiers – les pourboires en dépendent – et charger valises et paquets à grands coups d’épaule, par les fenêtres ouvertes.
Les voyageurs grimperont, après de grandes effusions, ou de discrets baisers. Ils s’installeront dans ce qui sera leur abri pendant ce long voyage, cabine particulière, couchette superposée ou simple, place assise dans les compartiments, de chaque côté de la grande fenêtre de laquelle il est, dans toutes les langues, très dangereux de se pencher.
Il est 16h, Gare du Nord.
Le chef de gare donne un grand coup de sifflet, les derniers amoureux doivent se séparer. On envoie des baisers, on agite des mouchoirs et on se perd de vue au premier aiguillage.
Je regarde Paris s’éloigner ; je prendrai les manettes de mon beau train de nuit à la tombée du jour dans la gare de Strasbourg, où quelques voyageurs s’impatienteront, frileux, dans une salle d’attente ouverte à tous les vents.
Nous passerons la frontière allemande. Arrêt obligatoire pour permettre à la douane de contrôler les passeports, si tout va bien nous repartirons tous, sinon le fautif devra descendre sans trop de ménagement. Il restera prisonnier, sous les lumières jaunies du poste frontière, pendant que le train s’élancera à travers la Westphalie endormie dans la nuit.
Je suis seul dans ma cabine ; le contrôleur passera me voir pour partager un café, il me racontera le jeune homme insomniaque qui fume au wagon bar en reluquant la belle, lovée sur la banquette, le client éméché du wagon restaurant, les amours éphémères, et les jupes froissées.
A Karlsruhe, le chef de gare toquera à ma fenêtre. Une poignée de main, deux trois mots d’amitié, un grand coup de sifflet, nous voilà repartis jusqu’au bout de la nuit.
Au lever du soleil, nous serons à Francfort. J’irai me reposer en laissant à mon collègue le sinistre « grenzkontrolle » du passage à l’Est, même si la guerre froide s’est un peu réchauffée. J’éviterai de voir les murs en béton qui longent la voie ferrée, et les kilomètres de fils barbelés. Je montrerai rapidement la paperasse réglementaire et replongerai dans un sommeil profond. Je déteste à jamais le bruit des bottes, les soldats en arme, les aboiements des hommes – pire que ceux de leurs chiens – et cette agitation malsaine quand ils débusquent un passager qui n’est pas dans la règle.
Quand nous traverserons la région de Brandebourg, je reprendrai mon service pour la seconde nuit de notre grand voyage, et, quand nous aurons passé la gare de Poznan, elle viendra me rejoindre, comme à chaque voyage.
Poznan est dans la brume, les quelques réverbères dessinent des couronnes d’un blanc triste et sali, dans le noir de la nuit. Une fois encore, les passagers emmitouflés montent et descendent du train dans de grandes volutes de buée. Moi, j’attends à mon poste le grand coup de sifflet pour que nous repartions, direction Varsovie.
Je guette, à la fois angoissé, impatient, l’arrivée de mon étrange visiteuse.

***

D’abord, l’air froid envahit soudainement la cabine de pilotage, pas celui qui vient du dehors lorsqu’on ouvre les portières – celui qui apporte avec lui des petits flocons ou des gouttes de givre – non, un vrai froid, terreux, brutal, un froid de pierre tombale, un froid de fin du monde.
Elle est en route. Elle va arriver sans aucun bruit, comme venue de nulle part. Une lumière ténébreuse et puis un halo blanc, et sa silhouette en équilibre, ses pieds ne touchant terre, elle va remplir de sa présence évanescente mon petit habitacle.
Elle se tient devant le pare-brise, les yeux grand-ouverts. Elle fixe le paysage qui défile devant nous.
Elle m’accompagne ainsi, présence silencieuse et éphémère, depuis mon premier voyage, en 1962, les premiers trains Est-Ouest-Express après la Guerre froide, trois ans déjà ! La première fois, j’ai senti sa présence, j’ai entrevu sa silhouette toute vêtue de blanc, j’ai cru qu’une jeune femme en voyage de noce, s’était égarée, je lui ai demandé ce qu’elle voulait et, comme le contrôleur venait de nous rejoindre, je m’apprêtais à lui recommander ma mariée perdue pour la raccompagner jusqu’à son époux, dans une de ses cabines intimes et confortables.
— Mais tu parles tout seul, me dit le contrôleur en me donnant une grande bourrade sur le haut des épaules. Fais gaffe, ne perds pas la boule, c’est toi qui conduis le train, et ça ne me dit rien de tomber en rade ici, par ce froid de canard !
Il ne la voyait pas, et quand elle traversa la cloison du compartiment et s’évapora au milieu des gens accoudés aux fenêtres, sans qu’aucun d’eux ne détournât la tête, je compris, non sans effroi, le sens fantomatique de cette apparition.
— Eh, on dirait bien que tu as vu un fantôme ! me dit le conducteur en suivant mon regard.
— Peut-être, répondis-je en essayant de me concentrer sur la ligne fuyante et non moins parallèle de la voie de chemin de fer, là juste devant moi.
Je ne savais pas trop pourquoi, mais je préférais ne pas lui raconter mon histoire d’ectoplasme.
Elle revint le voyage suivant, toujours après la même gare, et cette nuit-là, encore, elle resta, silencieuse, à scruter la campagne polonaise, sans qu’il ne se passe rien d’autre que son étrange présence.
Sans oser trop bouger, et bien sûr sans parole, je regardais son reflet sur la vitre. Elle portait une robe en dentelle, légèrement décolletée d’un volant d’organdi, dont les manches longues étaient resserrées aux poignées par une ganse de soie. Sur le bustier cintré, cinq boutons de nacre suivaient l’échancrure entre deux petits seins ronds, et la jupe, ajustée à ses hanches étroites, finissait dans le bouillonné d’une traîne au point d’Alençon. Ses longs cheveux défaits, dans lesquels quelques fleurs rescapées devaient avoir tenu un voile de mariée. Son visage était pale, transparent, un visage en chagrin que plus rien ne consolerait jamais.
C’est ainsi qu’à chaque voyage, elle me tint compagnie entre la gare de Poznan et celle de Varsovie. Elle ne faisait rien d’autre que de se tenir à côté de moi et regarder le paysage défiler devant nous, et je finis par apprécier la présence incongrue du fantôme de la mariée dans le train Paris-Moscou.
Qui était-elle et pourquoi dans ce train ? J’avais lancé un jour, mine de rien, à la fin d’une réunion syndicale, quand on commence à faire couler la bière et que les esprits se détendent, le sujet des légendes urbaines de la SNCF. Certains vieux cheminots m’avaient raconté des histoires bizarres, des événements étranges, mais personne n’évoqua jamais le fantôme émouvant d’une quelconque mariée.
J’avais cherché dans les archives s’il y avait eu, un jour, un accident de jeunes mariés happés à un passage à niveau, un fiancé disparu dans un train, précipité sur le ballast, une mariée affolée se jetant sous les roues. Rien, vraiment rien de tel, jamais au grand jamais, n’était arrivé, et encore moins sur le Paris-Moscou.
Alors, n’y tenant plus, un soir où elle regardait défiler le paysage désolé et boisé, les villages assombris, et les troncs noirs des pins sinistres dans la neige, les champs à l’infini, j’osais lui demander, enfin, qui elle était.
Elle se tourna vers moi et je vis son regard se figer dans le mien, drôle de sensation, comme un rêve éveillé, la belle mariée me parlait sans un mot.
Je vis d’abord des femmes, autour d’une jeune fille, une ronde joyeuse, la robe sur le cintre, et puis, les bras levés, le fourreau de dentelles qui glisse le long du corps souple et délicieux, dentelle d’Alençon, et cinq boutons de nacre sous des doigts impatients.
La mariée me regarde et je la reconnais, une belle jeune fille rose d’excitation et souriante à l’avenir radieux d’une belle journée, les cheveux enroulés sur un cerceau de fleurs. Une femme plus âgée, sa mère probablement, lui accroche le voile, juste un peu de dentelle, une volute mousseuse.
— Que t’est-il arrivé ?
Elle n’ajouta rien et disparut, comme à chaque fois. Nous arrivions en vue de la gare de Varsovie.
Le voyage suivant, je l’attendais avec impatience ; les deux jours qui précédaient l’arrivée en gare de Poznan me parurent interminables. Quand elle apparut, je lui redemandai :
— Pourquoi es-tu là ?
Il ne se passa rien, elle resta immobile à scruter l’horizon et puis, juste au moment de disparaître, elle me regarda. Ce fut comme un frisson, quelque chose de fugace, la vision d’une course, son voile s’est envolé et son chignon défait a laissé s’échapper une vague de cheveux affolés. Je sentis le désespoir dans cette course folle, la rue, un bus, un choc, et je ne vis plus rien, une sorte de trou noir au fond duquel me regardait le fantôme de ma triste mariée.
Elle continua à apparaître à chacun des voyages mais plus jamais ne répondit à mes questions.

***

Aujourd’hui, c’est mon dernier voyage, et comme visiblement elle n’apparaît qu’à moi depuis toutes ces années, je crois bon de le lui dire :
— C’est la dernière fois que je conduis ce train, je pars à la retraite à la fin du voyage. Tu vas me manquer, ma belle mariée dont je ne connais presque rien.
Je sens son regard froid, ses yeux me fixent et j’en ai presque peur. Je sens qu’elle va enfin me dire ce qu’elle fait dans mon train depuis toutes ces années entre Poznan et Varsovie.
Il aurait mieux fallu que jamais je ne le sache.
Le fantôme me fixe, son regard me transperce et je la vois, debout en robe de mariée, au bras de son père devant une mairie. Autour d’elle ses parents, ses amis, peu de monde, elle attend, impatiente au début, éclatante de bonheur et de joie, son sourire peu à peu va fondre dans les larmes, sa mère la réconforte, ses sœurs et ses amies l’entourent. Le temps passe. Peu à peu, elle comprend qu’il ne viendra pas. Qu’il ne viendra plus.
La forêt polonaise nous engloutit maintenant, elle regarde devant et cherche dieu sait quoi au fond de la nuit éclairée par la lune.
— Mais que cherches-tu, pourquoi à chaque voyage, pourquoi ce paysage et pourquoi avec moi, puisque, apparemment, je suis seul à te voir ?
Alors, son regard vide me transperce à nouveau et un frisson glacé glisse le long de mon dos.
Maintenant, c’est une foule de gens, les uns portant un baluchon, d’autres se soutenant. Des vieux, des couples, des enfants, et au milieu de cette sinistre cohorte, un jeune homme en habit, son col mal retenu par le nœud d’une cravate qui pend, inutile sur sa chemise ouverte. Le regard perdu, il avance sur le quai. Je le vois qui s’adresse à la haie de soldats et les bergers allemands lui répondent en mordant son bas de pantalon. L’homme essaie de s’enfuir mais, d’un seul coup de crosse, il comprend que tout est inutile. Il ne viendra pas à la mairie, ce jour, dire oui à la femme qui l’aime et qui l’attend. Il ne viendra plus. On le traîne, on le pousse, une rafle de plus, dans un de ces wagons à bestiaux sur lequel est inscrit la plus sinistre des destinations : Auschwitz.
C’est là que je comprends pourquoi moi, pourquoi ce train. Auschwitz, le sombre nom que je souhaite oublier. Je n’étais qu’un maillon dans cette horrible chaîne. Je ne faisais que mon travail de conducteur de train. Cette sombre période que j’ai enfouie depuis plus de vingt ans au fond de ma mémoire, en me disant toujours que je n’y étais pour rien. Infâme petit rouage d’une machinerie qui nous dépassa tous. Je savais sans savoir, conduisant droit devant, sourd et aveugle, refusant l’indicible pendant tout le voyage, refusant de quitter la cabine du train tant que les quais de l’horrible gare d’Auschwitz-Birkenau n’étaient pas désertés. J’attendais, me bouchant les yeux et les oreilles, que le silence soit enfin revenu pour quitter cet endroit et ramener mon train vers la gare de Drancy.
J’ai tout fait pour oublier, jusqu’à l’acte manqué de me porter volontaire pour conduire le Paris-Moscou. Presque le même voyage, les mêmes paysages, pour effacer l’horrible souvenir de ces wagons plombés, conduire pour oublier un train empli de voyageurs libres qui profitent d’intimes cabines-couchettes, de wagons confortables, et de mets raffinés au wagon restaurant.
Mais voilà, maintenant que sous le regard creux de ma mariée livide, les souvenirs affluent : les cris, les hurlements et les tirs en rafale, les coups de crosse et les cadavres jetés aux animaux sauvages tout au long du voyage. Peut-être est-ce moi, en employé servile, qui ait conduit vers la mort son pauvre fiancé ? Vraiment, quelle importance ! Qu’est-ce que cela aurait changé, au fond ?
Et soudain, je sens un éclair de feu au fond de mes entrailles, une sorte d’explosion au creux de mon cerveau, juste le temps d’appuyer sur le frein de secours avant de sombrer dans l’infini de ma propre nuit.
Le froid, le silence, je contemple mon corps affaissé sur le siège. Le contrôleur affolé réconforte les voyageurs curieux qui se demandent pourquoi, soudain, le train s’est immobilisé dans la forêt polonaise. Tout cela devient flou, lointain, et je me vois planer au-dessus de la voie de chemin de fer quand elle me prend par la main et m’entraîne avec elle.
Nous nous éloignons, engloutis au creux d’un paysage de cauchemar. Me voilà condamné, pour l’éternité, à chercher avec elle le fantôme torturé de son fiancé perdu.

PRIX

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Jarrié · il y a
Amplement mérité ! Bravo.
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Marie B · il y a
Merci à vous
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Jipe · il y a
Félicitations Marie. Que ton écriture soit reconnue au travers de ce texte de la passagère ne doit pas faire oublier tous les textes magnifiques que tu as commis, pour mon plus grand plaisir, et j'espère aussi celui des nombreux lecteurs qui te suivent ici et ailleurs.
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Marie B · il y a
Merci venant de toi dont j'aime l'écriture, cela le touche vraiment
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Joël Riou · il y a
Mes félicitations pour cette nouvelle associant Histoire et fantastique, montrant que du passé on ne peut jamais faire table rase.
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Marie B · il y a
Merci Joël. Merci beaucoup
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Patrick Gibon · il y a
magnifique et poignant par les trois strates du récit et la vraie chute incandescente, bravo pour le prix mérité!
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Marie B · il y a
Merci votre commentaire me touche
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Fred Panassac · il y a
Félicitations Marie B, pour votre Prix du Jury très mérité pour ce texte poignant évoquant une page d’Histoire à ne pas oublier. J’avais apprécié et suis ravie pour vous.
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Marie B · il y a
Merci Fred votre soutien me touche
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Artvic · il y a
Félicitations !
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Marie B · il y a
Merci à vous et bravo pour votre si beau poème
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Marie-Françoise · il y a
Félicitations Marie B pour cette superbe et terrible histoire. Prix mérité
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Marie B · il y a
Merci à vous, ça me touche vraiment.
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Keith Simmonds · il y a
Mes félicitations pour ce prix mérité, Marie B ! Une invitation
à découvrir “The Awakening” ! ( Voir MP) Merci d’avance et à bientôt !

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Marie B · il y a
Merci Keith, j'irai vous lire
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Keith Simmonds · il y a
Merci d'avance, Marie B ! A bientôt !
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Chantal Sourire · il y a
J'avais adoré, bravo Marie !
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Marie B · il y a
Merci Chantal de votre soutien
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Joël Riou · il y a
Un texte qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Je suis cependant surpris de l'absence apparente de crainte du conducteur devant la Dame blanche, et surtout par le fait qu'un cheminot Français ait pu conduire un train de la mort jusqu'en Pologne. Je pensais ce travail réservé aux Allemands. Avez-vous inventé cela pour les besoins de votre histoire, et si cela était le cas, cela poserait problème quant à la vérité historique ?
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Marie B · il y a
Non malheureusement la Sncf a conduit les trains
https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/05/etats-unis-paris-va-indemniser-les-victimes-de-la-shoah-transportees-par-la-sncf_4535530_3222.html
Léon Bronchard est apparemment le seul conducteur à avoir refusé de le faire.

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Joël Riou · il y a
Merci de ces précisions. Je vais essayer de me documenter sur ce sujet, car c'est une page méconnue de notre histoire.
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