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LA NAISSANCE DES MYTHES

I – EN CETTE ÉPOQUE ÉPIQUE

En cette époque épique, la faculté était un havre de paix. On y découvrait avec joie le gruyère hallucinant de l’emploi du temps, l’absence de contrôle continu, les richesses infinies des bibliothèques, et les discussions sans fin à refaire le monde, dans la verdure d’un patio encore fumeur, ou dans une cage à lapin de résidence U. Au mieux, un petit studio à lit dépliable, où s’installer et manger à plus de deux promettait une grande convivialité.
C’était l’époque épique où, même fauché, un étudiant trouvait toujours quelques vingt balles pour se payer une blonde quelque part, la sirotant doucement pour profiter de la vue des filles qui passent, ou, plus fourbe, la rechargeant à l’aide de quelque canette de contrebande passée en douce sous le manteau. Une astuce plus simple consistait à se mettre une bonne mine à domicile, pour ne partir pour le bar de son choix qu’à trois heures du mat'. Cette mine à domicile pouvant bien sûr, en présence de drogue, se finir à discuter avec le poster de Marylin Manson, à tenter la faucheuse aux échecs, ou à se tordre le regard dans les traces mouvantes de la faïence.
En cette époque épique, on pouvait décoller aussi tard car les bars tiraient allègrement vers les quatre heures – d'ailleurs, quelques raccrocs ne venaient qu'à ce moment précis, prêt à se glisser dans l'after, ou à créer l'impossible d'un coup d'éclat fulgurant.
En cette époque épique, l’euro n’avait pas fait ses ravages, doublant, puis triplant le prix des consommations, réduisant drastiquement le pouvoir d’achat de tout un chacun (à l’exception des 0,01%... mais ça, vous connaissez.)
En cette époque épique, on ne voyait pas venir ce gros serrage de ceinture. Aussi, malgré les économies de bouts de chandelle pour se payer une sauce pour les pâtes, une boîte de thon ou un pack de bière au Mutant, être étudiant, c’était tout de même être libre. Avec un peu de pot, on se dégotait une mission intérim chez Adecco ou Man Power, et on était repartis courir pour attraper sa pinte de guinness à 5 euros avant la cloche de fin de service.
Aujourd’hui, les étudiants mettent leurs 30 euros pour boire des coups dans un abonnement de portable, un forfait internet, et la vie « sociale » passe par les réseaux « sociaux ». A l’époque, on sentait l’arnaque. On parlait encore de réseaux asociaux. Quant à la télé-réalité, le premier loftstory avait délié les langues, et on philosophait dessus... Tout cela est loin. Le rouleau compresseur des 0,01% a bien écrabouillé la cervelle de ceux qui n’ont trouvé que la télé pour loisir. Parce qu’il faut croire aux dieux « Crise », « Croissance » et « Dette », qu’un NON à un référendum contre l’Europe on te le change en OUI vite fait bien fait en loucedé, et que des promesses bla bla bla !
En cette époque épique, on avait Clinton pour Obama, et Bush pour Trump. Chirac disait de manger des pommes, Villepin ouvrait sa gueule à l’ONU, Lepen passait au second tour, et la population défilait en masse contre de fléau, certes, oui, rien à voir avec 2017... On avait déjà Envoyé Spécial, Arlette et Olive ; aujourd’hui on a Poutou, Ruffin, la conscience écologique plus affirmée, les lanceurs d’alerte, les logiciels opensource, les permaculture, écoconstruction, Boycotteurs, Bonjour Tristesse, Osons Causer, Fil de l’actu, Le vent se lève... Quand on cherche on trouve du mieux. Quand on prend ce qu'on nous donne, là, c'est d'pire en pire.
Quoi qu'il en soit, tout comme hier et demain, ce débat du « mieux avant » nous emmerde !
D’ailleurs, prenons les résidences universitaires : on n’était pas encore au temps des amourettes de vacances dans une chambre équipée d’une salle de bain personnelle, à fumer de l’herbe, à boire de l’absinthe, et à s’adonner fougueusement au plaisir, à en enrager la voisine ou en exciter le voisin. C’était nettement un peu plus tendu : on était plus au shit de basse fosse, à la session playstation ad vitam aeternam serrés à 3 sur un lit et un sur une chaise. Quant aux douches mixtes, je vous laisse imaginer les fresques scatophiles de quelque Bite-en-lair un peu tordu du coquillard.
En cette époque épique, cela dit, on pouvait aussi, altermondialiste, s’évader loin de la vie étudiante avec ses nouveaux amis venant de Vesoul, de Colmar, du Berry ou d’ailleurs. Quelle joie de trouver enfin des amis avec qui philosopher, refaire le monde, planer, échanger musique et livres. Des gens avec qui on a des affinités qu’on n’avait trouvées ailleurs. Se découvrir, se nourrir, grandir sa culture, suivant l’aiguillon de la curiosité, de l’appétit de culture et d’expériences mystiques... Finis les amis imposés par la situation géographique. Là, on se les choisissait. Et ce choix leur conférait une aura autre : l’un devenait le fou slovaque, l’autre le chaman, le chacal, le fourbe, Satan... Il y avait quelque chose de la mythification dans ces amitiés viriles mêlées d'admiration. Audiotrauma organisait au Molodoï concerts et jeux de massacre avec nos chers présidents sur boîte de conserve, pêche au canard dans marée noire, freakshow et la Dinoponere faisait découvrir ses pièces eschatologiques ! La fête de la musique c’était plus de groupes et moins de D.J., mais bon, il était écrit que « Un jour en France », « Un autre monde », « Sunday Bloody Sunday », « Smoke on the water », « Message in a bottle » et « Nothing else matters » finiraient par nous les brouter sévère. Si la fête de la musique devait encore être ça, serait-ce bien mieux qu’une horde de D.J. ?
Oui, ce débat nous emmerde.
En cette époque épique, on pouvait donc aussi se taire, se concentrer sur son souffle, et marcher, rythmé par le cliquetis des trois quarts dans les sacs, au gré des longues marches irrégulières du chemin de croix menant à la chapelle de Schneckheim, ou, plus sylvestre et sportif, du sentier menant au refuge du Schneeberg, au Nideck.
Si tu le veux bien, nous bifurquerons vers la colline, c’est moins fatiguant.

2 – LES TROIS COMPARSES

En cette époque épique donc, malgré l’effort que cela leur coûtait en mollets et cuisses, trois bougres avaient pris l’habitude de se planter chaque soir sur le versant sud de la colline de Schneckheim.
Les oiseaux s’effrayaient tantôt du rire explosif de notre jeune Kalache, armoire à glace de l'Est, Ivan Drago bourru, qui charriait de son mètre quatre-vingt dix pour 110 kilos, le fin et sensible Cool-de-source, son ami, poète romantique, idéalisateur de muses devant l’éternel, cultivateur de râteaux et endurant baroudeur des plaines venteuses... Il y avait de quoi rire de lui, c’est un fait, tant sa guigne semblait poursuivre à la trace la moindre de ses si nombreuses entreprises amoureuses. Cool pouvait des fois se vexer, cas d'école du célèbre « complexe de Caliméro ».
Fermant la marche sur ses genoux douloureux, Homère le ténébreux, chevelure longue, dense et bouclée, barbe noire, ratiches de traviole, offrait aux moucherons kamikazes son haleine d’outre-tombe, aillée de la veille et torréfiée de bonheur.
Qu’allaient-ils faire sur ce doux sommet alsacien ? Se défoncer aux buvards d’acides en souvenir d’un woodstock mythique ? Non. La bière, le tabac et l’herbe verte suffisaient à les faire planer, tout simplement. Tout doucement. Alignés côte à côte dans l’herbe, philosophant sur le refrain – de quelques temples lointains...

3 – UNE ODEUR QUI AVAIT UN GOÛT

Les immenses biceps moulés dans son t-shirt et le crâne luisant, Kalache avait, sous la clarté orange du couchant, tout le lustre d’un Monsieur Propre parfum campagne. Encore que, avec son sourire colgate, on aurait pu le croire sorti d’une pub pour le chocolat blanc. Ne manquait à l'appel du Galak que la barque et le dauphin ; les herbes hautes s'efforcçant de prendre le vent telles vagues de l’océan.
Homère, quant à lui, était l’ombre mystique sur son trône de verdure. Roi déchu d’une autre époque. Sorcier vêtu de noir, souffle d’une caverne. Le chaman retrouvait, loin de la ville, une sérénité d’enfant halluciné. C’était son élément. Il comprenait la nature mieux que quiconque, aussi, ses compagnons ne s’étonnèrent-ils point qu’il aille faire un câlin au bouleau posté d'vant l’uniforme orée du bosquet.
Moins beau et moins mystique, plus nerveux de la parole, le jeune poète les conduisait immanquablement sur la piste des déboires sentimentaux, son terrain lyrique de prédilection.
Ils y allaient alors de leurs histoires personnelles, douloureuses et incitant au silence de la picole contemplative, ou plus cocasses. Pour les premières, l’avantage allait à Homère. Pour les dernières, nul doute que Cool était au top du top. Quant à Kalache, il avait ce raffinement qui vous peint une ne jeune fille de bonne famille en princesse de conte slave. Notre Portos était le plus costaud des trois. Homère était l’Athos au destin tragique, et Cool, un genre de frétillant d’Artagnan désireux d’égaler le pouvoir de séduction d’un Aramis. Aramis, grand absent du soir.
Ne dévoilons leurs amourettes. Il s’agit là des secrets de leurs cœurs, de ceux qu’on ne confie qu’aux seuls amis, nous liant à eux pour toujours.
Ce fut bien autre chose quand Homère enleva ses grolles et que ses amis découvrirent, les narines non loin des chaussettes libérées : « une odeur qui avait un goût ! ». Cette exclamation de Kalache resta dans les mémoires.
Un autre exemple de ces moments fut l’essayage par Homère d’un string en cuir cadeau d'anniversaire : quelle apparition fantastique à la clarté du feu ! Il fallait le voir danser : une ondulation macabre à vous faire halluciner du Sopor Aeternus.
Pour avoir le droit à une telle vision, il fallut que de son côté le colosse se fût engagé à se glisser dans la chemise de Cool, dont il fit sauter les boutons sur une autre colline, tout comme ceux du pattes d’éph’ qui ne lui monta qu’à la moitié des mollets, hélas. Voir Cool noyé dans un ample gilet de métalleux, c’était moins impressionnant, avouons-le.
Il y avait des moments comme ça, où, ivres et d’une humeur à défi, ces jeunes hommes faisaient des choses absurdes, comme le font les amis réunis, quand la légèreté et la pesanteur de la vie les conduit à la célébrer, coûte que coûte. Cérémonie païenne bariolée, traversée de confessions, de réflexions, de contemplations, de débats endiablés, rêves fous, rasades démultipliées et de grands fou-rires au nez des dieux.
Cela avait mérite de muscler leur ceinture abdominale.
Au pied de la colline, un insomniaque ouvrait tantôt sa fenêtre donnant sur les vignes, se demandant s’il avait halluciné, ou si, vraiment, il existait des farfadets riant à gorge déployée, là haut... des ogres de comptoir se bidonnant dans un bar n’apparaissant qu’à la clarté des étoiles... Des lutins malins et autres squelettes se détachant les cotes...

4 – LA NOBLE LIE DU RUISSEAU

Sous la mélodie des feuilles de mirabelliers, les cheveux de nos trois mousquetaires dansent dans le vent.
La sauvage, fraîche et réconfortante odeur de l’humus nocturne se laisse inspirer en frémissant, s’en allant faire stoner l’esprit de nos trois bougres face à la nuit tombée.
Et ils se sont, tout naturellement, tus.
Tus sur le centre névralgique de leur bidon, connecté par d’extraterrestres filaments impalpables, à l'immense l'infime danse cosmique.
Leurs âmes, de communion, vers l’immensité plongeaient ; l’immensité que leur avait offerte, élégant, le tomber du rideau rouge : au rythme des grillons, une constellation mélodieuse.
Sans un mot, l’un deux effrite sa tête. L’autre colle les deux bouts. Et, lui qui maîtrise si bien l’art de gouverner des ténèbres, le troisième, Homère, se charge de ressaisir les rênes de cette cavalière soirée. Il se lève, marche vers la barrière, et tend sa paume douce et respectueuse, dans le noir. L’étalon vient y apposer sa tête. Il fermait ses yeux qui ne voyaient rien, rien que nous ne saurions voir, même toi âme lectrice, âme riche et aussi haute en couleurs que ces prismes déposés par les gnomes au pied des arc-en-ciels...
Les deux poètes regardent au travers la fumée. Ont-il bien vu ? Sans nul doute oui, et le chaman revient vers eux, aspirant le nuage dans sa touffe de cheveux. Alors, une fois posé à leur côté, il garde le silence. Et quand l’impétueux Cool s’apprête à le chambrer, il le coupe tout net d’une radiation de charisme. Subitement, l'un a conscience que l'autre ami prépare la parole.
La barbe de l’aveugle s’ouvre... Une voix sombre demande poliment : « Mais les étoiles, pouvez-vous... me dire comment elles sont disposées ? »

5 – HOMÈRE SAVOURE

Haut-le-cœur. Cool sourit. Rictus nerveux. Le temps de saisir. Une affaire sérieuse.
Ni con ni vu nu, Kalache, impassible, laisse le voile d’une ancestrale sagesse le recouvrir. Tel une seconde peau. Le flegme post-cuite des aïeux slaves sommeillant dans son sang.
Au village, le clocher sonne douze coups. Petit répit. Les cerveaux fument...
Alors, tournoyant sur eux-mêmes comme des diables de Tazmanie, nos deux voyants sortent dont ne sait où triangle, règle, réticule et yeux de lynx ! Mille métaphores pour offrir à Homère la carte céleste ! Hors de question d’abandonner la moindre étoile dans l’angle mort ! L'aveugle méritait tous les soleils !
C’était comme un jeu, comme relâcher une à une les voiles des galions, monter sur la carène et se laisser guider, à la poupe, par les courants et les poissons volants... jusqu’au pays des toucans ! Les muses de la forêt, pleines de grâce, leur soufflaient au creux de l’oreille, et Kalache et Cool enfilaient perles sur collier, femme sur rocher, dérivant le peintre esprit d’Homère vers des récifs de baleines et licornes, où il savourait sa bière, les orteils en éventail. Il n’était pas déçu. Ni surpris d’ailleurs. Il était tout ouïe.
Les deux moulins tournaient à tout rompre. Chaque graine de lueur délivrait des idées nouvelles, et l’inspiration fouettait nos deux cocos, qui semblaient en redemander. Duo de masos ! Quand l’un des deux fatiguait sur un corbeau, l’autre relançait d’un geste de colombe. Et quand sur l’ombre d’un dragon s’effaçait l’autre, l’un ressurgissait, léviathan !
Homère pouvait entendre et sentir leurs gestes, et cela rythmait ses visions. Aux yeux de la chouette, il resplendissait.

6 – LE PANACHE D'ETOILES

Ainsi s'envolèrent cette nuit et les suivantes les nuages d'haleine jusqu’au cœur de la nuit. Homère aux anges, qui ne pipait mot. Dans les buissons, des bancs de lucioles brillant de désir. Et là-haut, le ciel tournant ses vinyles pailletés sous les regards admiratifs.
Il arriva que Cool et Kal accordassent si bien leurs lyres, que l’aveugle entendait haleter les chiens de chasse aux fesses d’une Bérénice, dont il pouvait même sentir la sueur. Il leur intimait alors de lever le pied, pour mieux humer à sa guise la belle chevelure.
D'autres fois, tous trois s’attendrissaient du feu de la création, flottant dans les eaux du silence...
C'est sur un tel instant qu'un soir une fourgonnette se dandina sur les cahots : arrivée pétaradante de la Marie-Jeanne ! Sainte protectrice des poètes et grande pourvoyeuse de gnaque ! Éternelle hippy le visage polie par les rires. Le destin l’avait conduit ici pour stimuler les lyres. Elle n’est pas tendre, plutôt rock, à vous provoquer ce duo de masos comme il se doit ! Ha ha !
Elle souriait aux éclats dès qu’elle parvenait à leur pointer, avec cette acquitté toute féminine, un énième astre oublié. Ils repartaient aussitôt de plus belle et ses yeux pétillaient de délice. Nuit après nuit, une véritable folie ! Kal et Cool relièrent les soleils en grappe, en pressèrent les grains et, une fois la coupe levée à la beauté, ils en burent le vin. Homère n’en perdit pas la moindre goutte.
Il était toujours le dernier à partir (mais partait-il vraiment?), comme le premier installé, sur son lit de brin de pailles ou, plus haut, sur une motte fraîchement roulée. En passant dans le coin, marcheur du dimanche, on aurait cru cet homme dans un comas à ciel ouvert. Chaque semaine, les mêmes habits, la même couverture capillaire, la même position... En s’approchant et en l’entendant respirer, on aurait compris qu’on s’était trompés, et on aurait laissé son histoire continuer. Homère les attendait donc chaque jour : il était la présence qui annonçait que le récit reprendrait...
Il en redemandait sans cesse, gourmand comme un enfant le chocolat aux lèvres. Alors, chaque soir, rebelote : Kalache faisait à peine sonner sa voix de stentor, que déjà Cool laissait entendre la rumeur d’un centaure en embuscade, et que notre ténébreux aveugle arborait à nouveau une banane en guise de sourire.
Alors oui, ils donnèrent tout, le fou slovaque et le poète taoïste ! De véritables allumés du verbe ! Pardonnons-leur tant d’extravagance. Que ne ferions-nous pas pour faire voir un ami aveugle ?
– Peut-être rien, oui, après tout. Ne voient-ils pas bien mieux que nous ?
C’est sur une semblable réflexion qu’au bout d’un an, arrivés sur le cul du dernier joint de culasse, nos deux Thelma et Louise cessèrent leur course, et se tournèrent vers leur fidèle auditeur, instigateur de toute cette entreprise.
« Bon, on a fait le tour. Ça t’a plu ?
– Oui. Ramenez de quoi écrire demain. »
Le lendemain, Homère, qui ne l’avait pas ouverte depuis sa dernière question, ( ou si ! peut-être, pour dire « Juin ! » en vitesse), Homère, comme nous disions, Homère, le troisième homme, le pilier central de leur temple, Homère leur en fit voir de toutes les couleurs, germant toutes les graines plantées, plantant la beauté au bord d’une eau argentée,
changeant les pierres en homme, les femmes en arbre, la cupidité en faim inextinguible, le meurtre d’un neveu en deuil d’un fils, et faisant suer des tonneaux Kalache et Cool, comme hypnotisés, se passant la plume à l’heure de la crampe, et retranscrivant, dans la fièvre de leur relais, bien plus qu’ils n’avaient su imaginer. Sacré Homère !
Ainsi, oui, le lendemain, l’aveugle leur en fit voir de toutes les couleurs.
Ainsi naquit
Une mythologie.
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