La Manif

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Aspirant écrivain, je tente de capturer l'état de la société à travers des tranches de vie couchées sur papier. (N'hésitez pas à lire celles qui ne sont pas en compétition, ce n'est pas  [+]

GAUDREY

Les coups de poings frappant à la porte lui firent ouvrir un œil. La deuxième sonnerie insistante acheva de le réveiller. Encore vaseux, écœuré par les relents d’alcool sortant de sa propre bouche, Gaudrey se redressa en regardant l’heure. Déjà 13 h ! La journée allait être courte. Il se traina jusqu’à la porte qu’il ouvrit en tentant de cacher son caleçon..

- Bonjour Monsieur j’ai un colis pour vous
- Merci c’est gentil, je serais descendu le chercher
- Oui oui oui
-...
- C’est vous qui avez fait du bruit hier ?
- Un peu c’est possible
- Oui oui oui, il ne faut pas faire cela monsieur, il y a des voisins, des gens qui travaillent
- Oui, Merci, On fera attention
- Oui, oui oui, les gens ont des enfants vous savez. Il y en a qui sont venus se plaindre. Je pensais au début que c’était les jeunes de la rue en face, j’allais appeler la police. Il ne faut plus refaire ça monsieur.
Ça marche, bonne journée, Merci, Au revoir.

Qu’est-ce qu’elle était lourde ! Et c’était quoi cette manie de frapper à la porte comme un escadron de police ? Avec cette concierge, à chaque livraison de colis, il avait l’impression de jouer sa vie.

En revenant vers la cuisine, il ouvrit le paquet, et oublia instantanément le réveil brutal. Enfin ! Les menus étaient arrivés. Le “Sucre Pimenté” pourrait ouvrir dès la semaine prochaine. La veille, ils avaient fêté en comité restreint la mise en place des derniers aménagements, en inaugurant les pompes à bière.
Ce resto, c’était pour son frère et lui, une nouvelle vie qui démarrait. Pour Gaudrey, l’aboutissement de quatre années de galères, passées à servir, nettoyer, animer les établissements des autres. Quatre années qui avaient semblé une éternité lorsque trois des acolytes du départ avaient jeté l’éponge pour se ranger dans des vies plus traditionnelles : maison, enfant, CDI. Pour Prudence, un moyen de raviver une passion éteinte par trois années à s’emmerder en cabinet d’audit.

Hormis les remontrances de la gargouille du rez-de-chaussée, la journée commençait plutôt bien. Il n’avait plus qu’à ranger les verres et bouteilles de l’after qui s’était déporté dans son appartement, prendre une douche, aérer, passer un coup d’éponge et il serait prêt juste à temps pour la manif.


La manif. Il se souvenait même plus pourquoi, il avait proposé d’y aller. Il était partagé entre rejoindre Julia ou se rallonger dans le canapé. Entre la décevoir ou lui faire penser qu’elle l’avait convertie, avec son discours bobo de classe moyenne se souciant des prolos. Hier, ils avaient eu leur éternelle prise de bec sur la société.
Prudence, avait comme à chaque fois, lancé les hostilités en faisant remarquer que ce n’était pas les fainéants de la manif du lendemain qui auraient aidé à terminer ce projet. Julia et Melik avaient mordu directement à l’hameçon et c’était parti.
“Les mecs se battent justement pour garder des conditions de travail respectables”
“Ils n’ont qu’à bosser plus et mieux, regardez la préfecture jamais ouverte aux bonnes heures”
“En quoi les salariés sont responsables des horaires d’ouvertures.”
“Il faut tout privatiser le système public est obsolète”
“Dis-moi, en quoi baisser les conditions de travail améliorent l’efficacité du système”
“Nous on va faire 70 h par semaine avec ce projet et on ne se plaint pas”
“Si tu te plains, tu te plains justement de ceux qui font moins de 70 h par semaine. Pourquoi à chaque fois qu’un entrepreneur charbonne, il a l’impression qu’il est le seul à bosser?”
“Moi au moins je ne fous pas le bordel dans la rue, à casser des vitrines pour me faire entendre.”
“Tu parles de ce que tu ne connais pas. C’est exactement le reproche que tu m’as fait en parlant du racisme, et t’avais raison, mais aujourd’hui, c’est moi qui te le retournes : tu n’as jamais discuté en profondeur avec un fonctionnaire du service public, tu n’as jamais bossé pour le SMIC, tu n’as jamais été dans une position où tu t’es senti sans ressources, sans option d’avenir, tu n’as jamais travaillé en association et tu n’es même jamais allé à une manif. Tu n’as en fait aucune connaissance empirique de tous les points que tu viens d’évoquer. Ton seul point de vue passe par le filtre médiatique, le même filtre que tu nous as demandé d’enlever, encore une fois à juste titre, lorsqu’il s’agissait des discriminations, et ben là cette fois, c’est toi qui parles de choses que tu ne connais pas”


Cet argument n’avait pas clos la discussion, mais avait fait mouche chez Gaudrey. En cet instant il avait reconnu dans la voix de Julia, dans ses gestes, dans son visage tendu, toute la frustration et la colère contenues que lui-même avait ressenti lorsque que quelques semaines auparavant il expliquait à ses amis blancs ce qu’était la condition noire.

- Ok tu sais quoi je vais y aller !

Le sujet était clos depuis déjà une heure, Melik, Prudence et Sarah, accoudés au bar étaient en train d’essayer des combinaisons de leurs prénoms pour nommer les cocktails de la future carte. Julia, Quentin et lui étaient restés fumer une dernière clope sur le trottoir.

- T’es sérieux ?
- Oui je suis sérieux, t’as raison. Je ne connais pas. J’y suis jamais allé.
- C’était contre ton frérot que je disais ça
- Je sais je sais, mais ça reste vrai. Je n’ai jamais mis les pieds dans une manif. Je n’en connais rien d’autres que les vidéos Facebook. Et puis en vrai, toi et moi sommes qu’en même assez proches politiquement, je ne devrais pas me sentir en intrus en venant demain.


En voyant passer devant lui la première cohorte de moustachus et chignons poivre et sels avec le brassard CGT, il se demanda s’il ne s’était pas trop vite avancé. Baskets blanches aux pieds, sockets, pantalon violet, t-shirt gris et gilet noir sans boutons. Même en ayant laissé son vélo chez lui, il avait le sentiment d’être l’incarnation du bobo que certains slogans conspuaient. Étrange paradoxe : face à son frère, ou aux collègues de son ancienne start-up, il se retrouvait à défendre les prolos, les petites-gens, les sans dents, essayant de faire comprendre, en vain que tout n’était pas qu’une question de volonté, d’attitude, de pensée positive, d’éducation, que la classe ouvrière avait davantage mutée que disparue et qu’eux, start-upers winners n’étaient en fait qu’une minorité et que la vraie majorité était prolétaire et méritait d’être respectée. Mais ce samedi, au milieu de ces gens qu’il défendait la semaine, il ne pouvait nier qu’il était mal à l’aise.
Leurs habits simples s’opposaient à son propre costume de bobo. Les moustaches, les rires gras, le visage marqué par le travail en extérieur, les doigts larges, les joggings, chaque trait de démarcation, le renvoyait à ses propres préjugés. Il n’avait pas attendu cette manif pour s’en rendre compte, mais celle-ci certifiait ce sentiment qu’il niait : il avait un goût bourgeois. Il aimait, tout en le conspuant, le style décontracté-chic des salariés de start-up, le packaging des box d’abonnements pour accessoires masculins, le design des applis, les bars coffee-shop au décor emprunté d’une boutique Apple, où l’on vous servait des Frappuccino à la vanille de Madagascar, son vocabulaire était riche de Frenglish...

- Je crois que t’as oublié ton écharpe en soie

Julia l’avait retrouvé.

- Non je l’ai prêté à ma bonne pour son mariage
- Haha, t’es con !

En marchant à ses côtés, Gaudrey se coulait progressivement dans l’ambiance du moment. Devant eux était le cortège de tête, et se distinguait au loin l’avenue menant à la place de la République. Derrière eux par contre la foule était dense, compacte. Sur le côté de grandes planches masquaient les vitrines des enseignes sans toutefois cacher les logos HSBC, BNP, AXA. Les manifestants n’avaient pas manqué de signaler cette erreur en lançant par-dessus la palissade, des fruits pourris et du faux sang. Vu d’aussi près, les “dégradations violentes” ressemblaient davantage à des enfantillages innocents. Les visages des lanceurs d'œufs n’étaient pas déformés par la haine mais plutôt par le rire, et chaque jet faisant mouche était acclamé par des hourras. Le reste de la manifestation était plus sage, haut-parleurs, banderoles étaient leurs seules armes. Un moment Julia éclata de rire et le prit par la main pour lui montrer une effigie en papier mâché du président Micron essuyant de sa langue l’arrière-train d’un gros patron paré d’un haut de forme et d’un monocle. “Parait qu’ils vont essayer de dévier la manifestation pour déposer la sculpture dans la cour du Ministère du travail”

Gaudrey sourit en se rappelant de pourquoi il était là dans le fond. Oui, il était pour plus d’égalité, moins d’injustice, une meilleure considération des travailleurs, mais est-ce qu’une marche d'un km, balisée de chaque côté sur un tracé choisi par la préfecture allait changer quoique ce soit ?
Non, s’il était là c’était pour entendre à nouveau son rire, voir son sourire, l’admirer dans son élément et partager un moment de vie. La main glissée dans la sienne qui ne le quittait plus semblait l’encourager dans cette voie.

En deux jours, un premier resto et une première manif. Il n’aurait peut-être jamais meilleures conditions pour se montrer entreprenant. En arrivant sur la place du parc, il se promit de tenter de l’embrasser après la manifestation. Il n’était pas expert en signaux mais dix minutes passées à se tenir la main ça comptait pour quelque chose non ?

BOUM

Une grenade lacrymogène venait d’exploser parmi les premières lignes devant et la foule, chassée par la fumée, commençait à refluer vers le couple.

- On va être pris en tenaille, dit-il
- Oui c’est le moment de partir. Ils ont fait trois sommations.
- Sérieux ? J’ai rien entendu !
- C’est toujours discret, ils le disent au haut-parleur, mais si t’es pas tout devant, tu captes pas et à la troisième ils ont tous les droits pour charger

À nouveau les mains jointes mais, cette fois-ci sans romantisme aucun, ils se mirent à courir vers la sortie opposée aux tirs de gaz qui maintenant pleuvaient.

- Cette rue est bloquée ! Dégagez
- Attendez, on peut pas...
- Viens ça sert à rien de discuter !

Ils repartirent dans l’autre sens, tandis que l’un des manifestants visiblement pas au fait de l'inflexibilité des policiers se faisait embarquer manu militari par trois casqués. Arrivés à la prochaine sortie, même impasse. Au milieu de la place c’était une avalanche de cris et de fumées, un déluge sensoriel agressant les oreilles, le nez, les yeux. Les gaz saturaient l’atmosphère, les streets medics couraient, casques à croix rouge vissés sur la tête, comme des soldats à l’assaut des tranchées. On n’y voyait déjà plus grand-chose. Arrivée à la dernière sortie possible, Julia lui tendit une bouteille d’eau, il se rinça les yeux et pu distinguer la ligne de cerbères casqués, armés de boucliers solidement campés dans l’avenue.

“Putain, ils nous ont nassés”
“Laissez nous sortir”
“Vous voyez pas qu’on est bloqués de partout”
“Ça sert à rien ce que vous faites
“Vous voulez l’émeute ?”
“Tout le monde déteste la police !”

La dernière interjection fut reprise en slogan, à mesure que la colère montait. Les flics étaient cagoulés, impossible de lire sur leurs lèvres ce qu’ils se disaient, mais les canons de flashballs pointés à hauteur de visage valaient tous les discours.

- Faut qu’on gicle de là Gaudrey, ils vont charger ces cons
- Je sais mais où ?

Après dix minutes à se regarder en chiens de faïence, quelqu’un lança un pavé sur l’escadron de CRS. Puis un deuxième, un troisième. À l’image des grenades dispersantes plus tôt, les projectiles de toutes sortes pleuvaient sur les policiers qui étrangement ne ripostaient pas encore. Ils campaient leur position, abrités derrière un mur compact de boucliers. Comparé à leur agressivité du début d’après-midi, ce faux calme était bien plus angoissant. C’était à présent à travers les manifestants que Julia et Gaudrey tentaient de se frayer, un chemin, s’éloignant de la confrontation qui s’annonçait imminente.
Gêné par le foule, le couple n’avait pas avancé de plus de deux mètres quand les CRS chargèrent sans sommation !

Hurlements, coups, gaz, chutes, piétinement, c’était le chaos. Désespérés, entendant les chocs se rapprocher, ils se réfugièrent dans une alcôve, en boule, le dos vers la rue, les mains protégeant le crâne. Malgré le vacarme, Gaudrey entendit distinctement le bruit des os qui craquent, et le hurlement de douleur de Julia

La charge était arrivée jusqu’à eux et les coups pleuvaient.

“Hé, on a rien fait ! Dégagez ! Vous la blessez !”

En voulant se redresser, Gaudrey prit un coup sur le front, retomba en boule et se mit à pisser le sang. Impossible de dire si les deux masqués au-dessus deux savaient qu’ils frappaient sur des pacifistes. Il distinguait à peine leur visage derrière la visière de leurs casques. Toute négociation était superflue. L’un semblait continuait à suivre la charge de ses collègues, mais l’autre avait apparemment décidé de punir les deux bobos coincés qui l’avaient insultés. Son bras montait puis descendait, Gaudrey et Julia se tortillaient dans leur petit espace confiné pour présenter la surface la moins exposée, la moins sensible, le gras des hanches plutôt que la colonne vertébrale, les avants-bras plutôt que le crâne, les cuisses plutôt que le genou ou les tibias. Trente secondes qui leur parurent des heures. En trente secondes, un bras bien entraîné, pouvait mettre une vingtaine de coups, dont cinq assez bien placés pour faire éclater les arcades et casser le nez.

“Bandes de gauchistes de merde, c’est à cause de vous ce bordel”

Enfin le bras s’arrêta, et redressant la tête, ils n’en crurent pas leurs yeux. Les policiers reculaient ! Ce n’était plus une pluie mais une avalanche de projectiles. Pavés, légumes, bouteilles, vêtements, tout ! Si les manifestants avaient pu balancer leurs potes, ils l’auraient fait. Beaucoup se lançaient eux-mêmes, en mode kamikaze, ils prenaient un coup puis un autre les remplaçait, tenait un peu plus longtemps et ça marchait. Les policiers reculaient !

Soutenant Julia par l’épaule, Gaudrey se mit à boiter en direction de l’intérieur de la manif, tournant le dos aux affrontements. Face à eux avançait un manifestant prêt à en découdre. Dans son visage, se disputaient peur et colère. Un visage de travailleur, les cernes, la peau usée, les traits tirés. Un visage qui se détendit d’un coup et qui tomba face contre terre, alors qu’un flashball claquait de manière rapide et saccadée. Étrange. Gaudrey n’avait pas vu la balle de caoutchouc rebondir.
Il fallut qu’une voix hurle : “Ils tirent ! Ils tirent !” pour que son cerveau associe la rafale à un tir de pistolet automatique.

“C’est pas possible”

La peur lui intimait de courir quand tout son corps se paralysait. Il regarda par-dessus son épaule et eu le temps de voir les canons se redresser avant le trou noir.



PRUDENCE

La veille il était un entrepreneur, en marche, prêt à lancer son affaire, mais à cet instant il était un frère, apeuré, prostré dans le hall d’accueil de l’hôpital, attendant son père qui avait pris le train dès la nouvelle apprise. Oui, Gaudrey était allé à la manif d’aujourd’hui, oui, il était dans un état critique à l’hôpital. Non, il n’avait pas plus d’info, c’était Julia qui l’avait appelé qui était monté dans l’ambulance avec lui. Oui il ne bougeait pas de l’accueil, il attendait. Oui, il appellerait dès qu’il en saurait plus.

Quand Julia sortit d’un couloir, le sommet du crâne rasé, un gros bandage sur le front, en larmes, l’angoisse devint insupportable. Il se leva pour aller à sa rencontre, la poitrine serrée, n’arrivant plus à respirer.

Au moment de la rejoindre, il croisa son regard, et alors son monde s’effondra.

“Il est...” Elle hoquetait tellement que les mots se bloquaient dans sa gorge, mais la peine qui lui tordait le visage disait tout. Ils titubèrent jusqu’au banc le plus proche et tombèrent dans les bras l’un de l’autre.

Tout à leur douleur ils n’entendirent pas le journaliste du petit écran au-dessus du comptoir d’accueil, annonçant le discours imminent du premier ministre, ni ne virent ce premier ministre s’avancer à l’estrade du parlement et prendre la parole :

“Avant toute chose je voudrais apporter ma peine et mon soutien aux familles des victimes. Quand des français sont en deuil, quelqu’en soit la raison, c’est toute la nation qui souffre. Il nous faut nous rassembler. Il faut apaiser. Il ne peut pas y avoir d'autres paroles.
C'est pourquoi, je tiens à remercier les équipes de santé qui font un travail formidable et qui malgré le chaos ont su s’organiser pour sauver plusieurs vies.
De même je voudrais saluer le sang-froid de nos forces de l’ordre qui ont su contenir la violence jusqu’à mettre en jeux leur propre intégrité physique. Malheureusement comme depuis des mois, des groupuscules violents, armés ont tenté de s’introduire dans l’enceinte d’un de nos ministères, avec manifestement l’intention d’en découdre. Face à cette violence, nos forces ont malheureusement étaient obligés de faire usage de leurs armes. Mais je le repète, sans leur courage et sans leur détermination à préserver nos institutions, la situation déjà dramatique serait plus grave encore.
Je souhaite également que chacun s’interroge sur son rôle joué dans ce drame. Car oui, à cette violence de la rue s’ajoute depuis quelques semaines une autre forme de violence plus sournoise. Une violence verbale, qui attise le conflit en s’en prenant systématiquement, je dirais même démagogiquement aux forces de l’ordre. Et force est de constater qu'aujourd'hui encore, la violence des casseurs n'a pas été condamnée par l'ensemble de nos représentants politiques. C'est pourquoi je rappelle ici que nos forces de l’ordre constituent une institution républicaine essentiellet à notre pays. S’attaquer à un ministère, s'attaquer aux forces de l’ordre, c’est s’attaquer à notre démoratie. Et je tiens à le redire ici avec force : toute diffamation, mise en cause à l’égard de nos effectifs de police sera fortement réprimandée et poursuivie. Nous avons besoin de sérénité, d'apaisement, j'en appelle donc à la tempérance et à la décence.

Je vous remercie”
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Sitou Gayibor · il y a
Je découvre bien tard ...
Merci belle écriture bravo

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Felix Culpa · il y a
Cree nouvelle pourrait faire l'objet d'un roman ! Une histoire d'actualité qui jette un regard critique sur notre société.
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Oscurio De Syl · il y a
Merci :) Je pensais aussi à en faire un texte plus long puis voyant comment la réalité rattrapait la fiction, j'en suis resté au format nouvelle .
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