La majorité silencieuse

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Bonjour! Je débute dans l'écriture. Contrairement à la plupart des auteurs et lecteurs sur Shortédition, je ne suis pas passionnée par la littérature (ce qui ne m'empêche pas de lire et  [+]

Image de Hiver 2018
— Va nourrir les bêtes ! me lança ma grand-mère alors qu'elle regardait son podcast préféré sur son vieil ordinateur. « Nourrir les bêtes », ça ne voulait plus dire grand chose. Depuis que ma mère a investi dans la dernière machine en date, il suffit de deux ou trois pressions sur l'écran pour que toutes les bêtes soient rassasiées jusqu'au soir. Je le fis en un rien de temps depuis le bureau de ma mère. Toute la population de l'élevage recevrait d'ici deux minutes à peine, leur bouillie de céréales, de carottes et autres condiments essentiels à leur développement.
Étant fils unique, je devrais reprendre l'exploitation lorsque ma mère et mon père seront trop fatigués pour s'en occuper. Ce métier n'était pas une passion mais l'entreprise familiale tournait très bien et pouvait m'assurer un bon salaire tout le long de ma vie d'adulte, et même mettre suffisamment de côté pour assurer mes vieux jours. Petit à petit, j'apprenais le métier. Pour le moment, j'effectuais les tâches simples dites « presse-bouton » depuis le bureau de ma mère. Sur le tableau de bord, je surveillais en temps réel la nourriture qui disparaissait dans chacune des gamelles.
Dix minutes plus tard, la machine m'indiquait une anomalie. Plusieurs gamelles, toutes situées dans la grange n°38, rangée AG, ne se vidaient pas. J'en alertais ma mère qui demanda à mon père d'aller vérifier ce qu'il se passait là-bas.
— Chloé ! lança mon père à ma grand-mère maternelle. Peut-être que le petit devrait venir avec moi pour commencer son apprentissage sur le terrain.
— Bonne idée !
C'est ainsi que l'on sortit direction la grange n°38. Dehors, tout était paisible. L’exploitation se trouvait à des kilomètres de la ville. Le seul bruit audible était celui des feuilles d'arbres qui bruissaient avec le vent. Comme d'habitude en saison sèche, le soleil tapait fort sur nos têtes. Pas un nuage à l'horizon.
— Il fait plutôt chaud pour un mois de mars, on aurait dû prendre un chapeau pour éviter le coup de bambou. Ne traînons pas !
— Tu penses que l'anomalie vient d'où Papa ?
— J'espère que ce ne sont pas des décès dus à la chaleur. Avec les économies d'énergies imposées par le gouvernement, nous avons dû baisser la ventilation dans les granges.
Nous arrivions devant la grande porte du bâtiment n°38. Mon père composa le code à six caractères sur l'écran. La porte s'ouvrit puis se referma directement après notre passage.
— Avec ce système de sécurité datant d'une autre époque, ça ne m’étonnerait pas non plus qu'un intrus ait pu entrer et s'emparer de quelques bêtes.
— Pourquoi quelqu'un ferait-il ça ? questionnais-je mon père pendant que nous marchions le long des couloirs.
Ici, la lumière était artificielle. Lumière ressemblant à celle émise par le soleil pour respecter les dernières normes d'Europe de l'ouest. Des milliers d'yeux amorphes nous regardèrent passer. Il faisait en effet assez chaud à l’intérieur mais pas suffisamment pour entraîner la mort.
— Je ne sais pas, répondit mon père. Ça peut être le vieux fou d'à côté, Mathéo Le Bourhis. Ses bêtes ne sont pas très résistantes, plusieurs d'entre elles meurent chaque année pendant la saison sèche. Il aimerait obtenir plusieurs de nos spécimens bien plus résistants que les siens. Je l'ai déjà vu rôder près du bâtiment n°7 une fois. Ça pourrait être aussi un de ces végétariens qui les libèrent soi-disant pour la bonne cause. Haha ! comme s'ils pouvaient survivre seuls dans la nature !
Nous arrivions à la rangée AG. Ce n'était pas beau à voir. Une mare de sang tapissait le sol, tout au fond de la rangée. Du sang partant des cages situées en hauteur ruisselait sur celles situées en-dessous. Malgré les tranquillisants, les bêtes se trouvant dans les cages du bas paraissaient apeurées.
— Il y a bien quelqu'un qui a pénétré dans le bâtiment, mais au lieu d'emporter les bêtes, il les a tuées. Pourquoi ? Une vengeance ? Je ne pense pas. Je ne nous connais pas d'ennemis. Un coup des végétariens qui se sont rendu compte qu'il valait mieux les tuer directement plutôt que de les laisser souffrir ici ou dans la nature ? C'est déjà plus plausible, bougonna mon père à lui-même. Viens m'aider à déplacer les carcasses pour les examiner.
Une à une, nous les transportions dans le laboratoire. Le lavage automatique suffisait à nettoyer tout le sang. Ma mère vint nous rejoindre en panique. Elle nous fit sortir du labo pour examiner les cadavres sans être dérangée.
Une heure plus tard, elle revenait à la maison pour nous faire part de ses conclusions :
— Des entailles bien placées pour que le corps se vide de son sang. Une mort lente mais certaine. Pourquoi ne pas leur trancher la gorge directement ? Je vais changer tous les codes d'entrée. Si ça se reproduit, il faudra investir dans un meilleur système de sécurité.
Les corps ont été transportés dans le congélateur pour notre consommation personnelle. Il va falloir en manger à tous les repas pour ne rien gâcher. Ça ne me réjouissait guère. De temps en temps, ça rajoutait de la consistance aux repas constitués principalement de légumes et féculents, mais trop de viande, ça me dégoûtait.
Dans l'après-midi, il fallut aller à l’abattoir. Pour la première fois, j'y accompagnais mon père. Installé aux commandes, celui-ci indiqua la destination et notre tramion avança direction l'abattoir. Les rails s’arrêtaient à plus de 800 mètres de la boucherie. Il fallut transporter les bêtes dans un vieux camion très gourmands en électricité pour la fin du trajet.
— Ça fait plus de dix ans qu'on nous promet le tout-rail à la campagne ! s'exclama mon père en transférant le bétail dans le camion.
Entassées dans le petit camion sans ventilation, plusieurs bêtes, déjà bien fatiguées, avaient perdu connaissance en seulement quelques minutes. Les employés de l'abattoir les emmenèrent une à une dans un étroit couloir. Elles ne tenaient pas debout. Depuis leur naissance, elles vivaient dans une toute petite cage sans la place pour se redresser. Elles n'avaient jamais appris à marcher.
Elles rampaient chacune à leur tour le long du couloir. L'une d'elles a dû comprendre ce que le sort lui réservait au bout de celui-ci. Elle essayait de faire demi-tour en nous regardant avec des yeux apeurés. Le couloir était trop étroit pour pouvoir se retourner. Elle essaya de ramper en marche arrière. L'employé utilisa un bâton électrique pour l'en dissuader. Un chemin sans retour vers l'abattoir.
En voyant la scène, les bêtes encore dans le camion commençaient elles aussi à comprendre ce qui allait leur arriver. L'une d'elles essaya de ramper hors du camion. Mon père se saisit d'une seringue et les piqua toutes. Il fallut les traîner dans ce couloir.
— Je n'avais jamais vu ça ! s'exclama-t-il. D'habitude elles restent calmes.
Lorsque nous rentrâmes, nous trouvions ma mère en compagnie d'une technicienne des systèmes de sécurité.
— Avec ça vous serez tranquille ! Aucun moyen de rentrer si vous n'y êtes pas autorisé. Je vais avoir besoin que les personnes autorisées à pénétrer dans les granges aillent dans le scanner corporel. Pour rentrer dans les granges, vous avez d'abord un code classique à taper. Ensuite, vous entrez dans un sas qui vous scannera entièrement pour enfin rentrer dans le bâtiment. Si vous n'êtes pas entier, vivant et seul dans le sas, aucun moyen de rentrer.
D'autres bêtes ont été retrouvées mortes, non loin des précédentes, pendant que mon père et moi étions à l’abattoir. Même mode opératoire. Ma mère avait l'air dépité.
— Ça nous a coûté un bras ! Mais je n'avais pas le choix. Remplacer toutes ces pertes est très long et je n'ai pas le temps non plus pour enquêter et attraper ces assassins. J'ai tout de même installé une petite caméra sur la porte d'entrée de la grange au cas où ils recommenceraient et ne seraient pas masqués.
La technicienne avait installé une dizaine de dispositifs de sécurités. Elle reviendrait le lendemain pour continuer les installations. Sans le dire à mes parents, je décidais de mener l'enquête moi-même. Neufs bêtes sont mortes ce matin, onze autres cet après-midi. Toutes au même endroit dans la grange n°38 qui se trouve en plein milieu de toutes les autres granges. Pourquoi cette grange, au risque de se faire repérer, et pas une en périphérie de la propriété ? Pourquoi les bêtes situées au fond ? Pour la grange, ça peut s'expliquer par le fait que le ou les criminels aient obtenu son code d'entrée en particulier mais je ne vois pas pourquoi les bêtes situées à l'entrée ont été épargnées.
A 21 heures, j'appuyais de nouveau sur le bouton pour nourrir les bêtes. Aucune anomalie n'était détectée. J'en profitais pour regarder quel était l'ancien code d'entrée de la grange n°38 avant que ma mère ne le change. 4ha?C5. Pas très simple à trouver. Pas plus que ceux des autres granges en tout cas. Il faudrait pour cela un minimum de connaissances en informatique. Surtout que ma mère a changé les codes entre les deux attaques ! Ça exclut d'office le vieux Mathéo, mais pas les végétariens dont certains groupuscules sont très bien équipés informatiquement.
Je faisais partie des quelques personnes autorisées à rentrer dans les granges. Je pris note du tout nouveau code d'entrée de la grange n°38. Demain, je rentrerai plus tôt du lycée et j'irai en cachette faire un tour sur le lieu des crimes. Tant pis pour le cours de mandarin !
Ma mère arriva derrière moi et s'approcha du tableau de bord. « Je vais ajouter un peu de tranquillisant en plus de la dose habituelle pour les bêtes dans les cages situées autour de celles qui sont mortes. Je pense que toute cette agitation les a un peu réveillées. Elles se lançaient des regards, on aurait dit qu'elles communiquaient entre elles. La composition des tranquillisants a été modifiée à cause des nouvelles normes d'Europe de l'ouest. J'ai l'impression qu'ils sont un peu moins efficaces.
Le lendemain matin, alors que je prenais mon petit-déjeuner au même moment que les bêtes, j’entendis ma mère s'énerver dans son bureau.
— Dans la grange n°12 cette fois-ci ! Une grange où le nouveau système de sécurité n'a pas encore été installé. Trois gamelles non-vides !
Mon père accompagna ma mère dans la grange n°12. Je n'ai pas eu le droit d'aller avec eux cette fois-ci.
J'étais prêt pour partir au lycée. Le trambus partait dans quinze minutes. J'attendis un peu que mes parents reviennent. Quelques instants plus tard, ma mère rentra et courut jusqu'à son bureau.
— C'est pas possible ! Je n'ai pas pu me tromper !
Elle manipulait l'écran de contrôle.
— Non, je ne me suis pas trompée. J'ai bien ajouté une dose de tranquillisant dans des cages de la grange n°38 et non pas la n°12. Comment ont-elles pu mourir d'un surdosage de tranquillisants ? Ces tranquillisants n'ont pas pu être administrés tout seuls ! Quelqu'un s'est introduit dans la grange pour les activer manuellement.
Quinze heures. Comme prévu, je séchais le dernier cours de la journée. Toujours ma tablette scolaire en main, j'avançais discrètement vers la grange n°38. Le nouveau système de sécurité ne devrait pas envoyer un signal à ma mère si je m'y introduis. En tout cas je l'espère. Je passais devant les milliers de bêtes, le plus rapidement possible, sans croiser leur regard. Contrairement à la dernière fois, des bruits venant des cages se faisaient entendre. Deux rangées plus loin, l'une d'elles tapait sa tête contre les barreaux. Je n'étais pas très rassuré. Je ne sais pas si c'est normal mais ça faisait froid dans le dos. J’accélérai le pas et arrivai enfin devant les cages vides. Le système de nettoyage n'a pas laissé grand chose. Il restait seulement les gamelles et les différents tuyaux. Dans la cage située le plus au fond, je remarquai un rectangle de plastique. Je glissais péniblement ma main à travers les barreaux pour le ramasser. Dessus, il était marqué des instructions pour le système de ventilation. En haut de la pancarte, il y avait un petit trou servant sûrement à l'attacher au mur. Je levais la tête et inspectai celui-ci. Le même petit trou se trouvait à une vingtaine de centimètres de la cage. Où est passé le clou servant à accrocher la pancarte ? Je continuais mon inspection de toutes les cages.
Soudain, j'entendis un bruit de pas venant vers moi. Je commençais à paniquer. Je n'avais nulle part où me cacher.
— Retournez-vous, les mains en l'air !
Une arme pointait vers moi. Elle se baissa rapidement.
— Denez ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Le visage de ma mère se décrispa mais elle paraissait en colère.
— T'es fou ou quoi ? J'ai bien failli te tirer dessus ! La caméra a détecté une intrusion. J'ai cru que j'allais prendre les assassins en flagrant délit.
Elle marqua une pause.
— Tu devrais être en cours ! C'est pas toi qui est derrière tout ça au moins ?
— Non... non, balbutiais-je. J'inspectais la scène de crimes pour trouver des indices.
— Qu'est-ce que tu tiens dans les mains ?
— Une pancarte. Elle était dans cette cage. Elle a dû tomber du mur.
— Quelqu'un l'a mise dans la cage. Si elle était tombée, ce serait directement sur le sol. Il est où le clou ?
Ma mère scruta le sol et la cage. J'en profitais pour continuer mon inspection de toutes les cages vides. Dans la dernière, celle située le plus loin du mur, je repérais le fameux clou, petit mais bien écharpé. Taché de sang. J'en alertai ma mère. Elle le regarda quelques instants, leva les yeux vers les cages encore occupées puis dit :
— Je crois que j'ai compris. Les agressions ne venaient pas de l'extérieur. Elles se sont infligé ça elles-mêmes. Les bêtes autour de nous paraissent totalement amorphes parce que j'ai ajouté du tranquillisant. Mais celles plus loin sont anormalement agitées. Il y a vraiment un problème avec les nouveaux tranquillisants. Dans cette grange, elles se sont coupé les veines avec le clou et se le sont passé de cage en cage. Dans l'autre grange, elles ont actionné elles-même l'injection de tranquillisants.
On rentra à la maison. Ma mère augmenta la dose de tranquillisant dans toutes les cages de toutes les granges.

***

Nous voici une semaine plus tard et aucune anomalie ne s'est présentée depuis. Ma grand-mère démarra une vidéo d'information sur Youtube, comme le font toutes les personnes âgées.
« La dernière personne au monde née au 20ème siècle qui était encore vivante hier est décédée aujourd'hui, à l'âge de 96 ans. Elle enseignait les mathématiques dans un collège en Islande depuis ses 23 ans. Elle est morte d'un arrêt cardiaque pendant la récréation. »
— 96 ans ! m’exclamais-je. Tu te rends compte Mémé ! Elle a connu la Terre avec des animaux la majorité de sa vie ! Il paraît qu'ils étaient encore plus nombreux que nous ! Des milliards !
— Bien plus ! me répondit ma grand-mère. Ce n'était même pas possible de les compter... en tout cas avant la première extinction de masse. La plupart vivaient en liberté dans la nature. D'autres nous servaient de compagnons, un peu comme ton vieux robot. Certains nous servaient même de transport ! Et évidemment beaucoup nous servaient de nourriture. Ce qu'on mange aujourd'hui ressemble un peu au poulet à l'époque si mes souvenirs sont bons.
Les informations continuaient.
« Vague de suicides ces derniers jours dans les élevages, dus à la nouvelle composition des tranquillisants imposée par l'Europe de l'ouest. La dose de dextrométhorphane servant à faire diminuer le Quotient Intellectuel du bétail avait été revue à la baisse, un peu trop apparemment. La commission européenne a annulé en urgence la loi sur les composants des tranquillisants. En attendant d'en retrouver avec l'ancienne composition dans les étals, il est vivement conseillé aux éleveurs d'utiliser 1,3 fois la dose habituelle. D'ailleurs, petite anecdote sur le même sujet : l'Ined, l'Institut national d'études démographiques, a estimé que depuis janvier dernier, on compte plus d'êtres humains en élevage que d'êtres humains citoyens sur la Terre. Une information qui ne va pas plaire aux végétariens ! »

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Jimie · il y a
une histoire parfaite, bien écrite, de la bonne longueur, inattendu, avec juste ce qu'il faut de détail pour comprendre la situation. J'adore.
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Natacha Dusuzeau · il y a
un scénario inattendu...moi qui ai la malheureuse habitude de n’être plus étonnée parce que toujours les mêmes intrigues reprises encore et encore alors UN GRAND MERCI pour cette nouvelle épatante !!
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Katell · il y a
Merci pour ce commentaire!
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Nadine Gazonneau · il y a
Excellente nouvelle fort bien construite que je n'espère pas futuriste. Beaucoup d'imagination. Mes votes. Je vous invite à découvrir mes trois haïkus dont: Matou sans papiers ethttp://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/grand-noir-du-berry
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Katell · il y a
Merci et bonne chance pour le concours.
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Jean Jouteur · il y a
Un texte bien écrit, palpitant, intéressant qui accroche. De la bonne SF. Pourtant, je le reconnais, la fin m’a un peu déçu… En fait, je n’y ai pas cru. Dans « Soleil vert » par exemple, ou dans l’âge de cristal » les humains ignorent de leur vivant, qu’ils deviendront, dès leur mort, plat de résistance de leurs semblables. Plutôt que des humains devenus bétail, je pensais à des vaches, qui, ayant pris conscience de leur martyre, se rebellaient. Un peu comme les singes de « la guerre des singes » les cylons de Galactica » les machines de « Terminator » etc. . Mais ceci est bien sûr une réaction tout à fait personnelle qui n’enlève rien à la qualité du récit.
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Katell · il y a
Merci. C'est vrai que ma nouvelle comporte deux chutes, ce qui peut paraitre étrange. Au départ j'ai eu l'idée du bétail humain. Il me fallait une histoire et j'ai pensé à un bétail qui se rebellait.
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Jean Jouteur · il y a
La première idée se révèle souvent être la bonne du fait de sa spontanéité ! Bonne suite de l'aventure !
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Solenn Emmvrique · il y a
Très beau texte, bravo! :)
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Katell · il y a
Merci!
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Zouzou Z · il y a
...brrrr , une fiction bien menée qui fait froid dans le dos ! si vous avez un instant ,
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/vendanges-tardives-2
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/de-ses-eaux-profondes

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Katell · il y a
Merci! Bonne chance pour le concours.
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Zouzou Z · il y a
merci , Katell
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Sindie Barns · il y a
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Sindie Barns · il y a
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Katell · il y a
Merci!
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Arlo G · il y a
Ai oublié de voter. C'est fait
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Noellia Lawren · il y a
très belle écriture, mais quelle histoire !!! difficile à imaginer , terrifiant !!! un récit rythmé et très bien mené, bravo mon vote +5 avec grand plaisir
je vous invite à soutenir mon poème en finale
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/lettre-a-sacha
bien à vous et encore bravo

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Katell · il y a
Merci! Bonne chance pour la finale avec ce joli poème.

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