La légende de Poko

il y a
15 min
1
lecture
0

Bonjour! Je suis un étudiant de lettre qui aime lire et écrire des histoires magiques et merveilleux qui touchent le cœur et qui sensibilise notre Âme. Aujourd'hui, j'ai pu écrire 4 histoires  [+]

Dans l’impétueuse et sublime continent de l’Afrique, non loin de la savane sauvage, vivait des gens qui apprirent très tôt à faire preuve de courage et de bon sens dans leur vie tout en respectant Dame Nature. Ses habitants furent moins connus que les femmes de l’Amazonie, parce qu’ils se faisaient discrets...
D’ailleurs, les hommes de l’Occident n’ont jamais entendu parler d’eux. Seuls les Africains surent leur existence. Brave comme un lion, vigilant comme un tigre, bien droit comme une girafe, fort comme un éléphant, honnête comme une tortue et rapide comme un lièvre...
Ces gens furent très bons à la chasse et respectueux envers la vie, pour tout ce qu’elle leur apportait. Ils vivaient modestement, ne connaissaient absolument rien aux biens matériels et jouissaient chaque jour de leur bonheur durable et prospère. Leur village se nommait « YAB », qui signifie, « gens à l’esprit vivace ». Leur peuple était ainsi : la nature leur avait tout appris, sans qu’ils n’y eussent besoin d’aller à l’école. Certes, ils n’avaient pas la science infuse, mais ils étaient suffisamment intelligents pour vivre en communion avec cette « force étonnante » que nous autres appelons « la vie ».
Voici comment se rythmait la vie de ces gens : lorsque le jour se levait, ils remerciaient la nature pour tout ce qu’elle leur offrait. Puis, les mamans comme les papas poursuivirent leur journée en travaillant dans la joie et la bonne humeur. Ils leur arrivaient fréquemment de chanter, de s’occuper aussi bien en méditant qu’en plantant dans la terre, les graines de la semence qu’ils fortifièrent par leur esprit d’abondance.
Cela n’avait aucun mystère pour eux !!!
Ils savaient que tout ce qui constituait la vie était source d’information, et que leur pensée était elle-même doté de cette force « miraculeuse » et surprenante. Ils s’en servaient toujours avec bienveillance. Quant aux enfants et à leurs éducations, ils furent pris en charge par les ainés de leur village. Ils détenaient la sagesse et leur rôle furent principalement de veiller sur leur enseignement, en aiguisant leur esprit et leur propre sagesse intérieure. Bien sûr, les parents s’occupaient également de leurs enfants, en prenant le temps de vivre avec eux, de les aimer...
Les jeunes comme les ainés furent unis dans cette vie simple et sage, aucun d’eux n’étaient séparés au sein de cette entente familiale et collective. Parmi ces enfants initiés à la sagesse des ainés, il y en eu un qui grandit bien plus vite que les autres... Son nom était POKO, qui signifie, « Cœur Pur ». Dès l’âge de 2 ans, Poko montra très vite les signes de sa précocité admirable pour le langage, parlant déjà comme un véritable adulte accomplit. Sa connaissance naturelle et prodigieuse sur la vie intéressa très rapidement les sages du village. Ses parents furent les premiers surpris. Le père se nommait FALOUMBI et la mère, JALIMA. C’étaient des gens aussi ordinaires que tout le village, vivant dans l’amour et l’humilité. Ils se dirent que cet enfant fut un cadeau de la nature et prirent soin de lui avec tendresse. Surpris par la sagesse débordante de Poko, les ainés voulurent le montrer à KARU l’ancien, le plus sage du village, pour connaitre sa mission à accomplir ici-bas.
Ils prévinrent alors leurs parents qui, après maintes réflexions, accordèrent volontiers cette grâce pour tous les villageois. A ce moment-là, Poko avait 10 ans, et il était bel et bien le seul à ne pas comprendre tout ce remue-ménage au sein de leur village. Malgré sa profonde sagesse, Poko se questionnait beaucoup :
« Dites-moi, père, mère, qui suis-je ? ». Fort intrigué de cette question, le père Faloumbi lui répondit :
« Mais, voyons, tu es notre fils, Poko. Pourquoi cette question si soudaine ? Mon fils, sage comme tu es, tu sais que tu fais partie de notre village. Alors, pourquoi s’inquiéter de la sorte ? ».
« Non, père ! Ce n’est pas la question ! Tu te trompes sur mes propos ! Quand je vous demande qui je suis, mon cœur en connais déjà la réponse. En revanche, derrière le voile dans lequel s’agrippe les villageois à mon égard, je crois qu’ils se méprennent fortement, en voulant faire de moi, ce que je ne suis pas ».
Sa mère Jalima prit à son tour la parole : « Tu as raison, Poko ! Tu es ce que tu es, mais ne nous en veux pas, si nous te voyons autrement... Les villageois voient en toi un dessein admirable, et t’honore pour ce que tu es comme nous t’honorons également de la sorte en tant que parents... ». « Oui, mais justement ! N’en font-ils pas un peu trop pour moi ? Pourquoi cherchent-ils davantage à m’honorer tout en ignorant leurs enfants de ces dons naturels qui s’offrent pour tous...
J’aime particulièrement tout ce qui vous anime de l’intérieur : la simplicité, l’humilité... Mais aujourd’hui, mon cœur me dit en vous voyant agir de la sorte, que vous preniez un chemin déviant de la sagesse véritable... Rester simple avec qui je suis et n’oublier pas qui vous êtes... C’est déjà si dur de jouer un rôle... Alors, pour oublier qui vous êtes, vous, imaginer quel sont les efforts de cette entreprise périlleuse pour parvenir à vos fins... Vous risquez de perdre de vue votre sagesse intérieure, celui à qui vous devez normalement tout confier sans exception : votre cœur ! ».
Sur ces mots très sage, ses parents ne purent en percer qu’une goutte... Ses paroles eurent pour conséquences de leur faire méditer quelques instants... Ils ne comprirent pas tout ce que leur enfant voulait leur dire par là, mais purent au moins en saisir une infime partie de la vérité :
« Notre cœur, dit la mère, reste en effet, le siège de l’âme... Mais, pourquoi ai-je l’air de l’avoir oublié ? ».
Elle s’interrompit alors, submergée dans un silence profond qui la tenaillait de part en part... Poko observait attentivement ce qui se passait... Il semblait que ses paroles touchaient leur cœur, mais que quelque chose bloquait leur propre lumière intérieure... Alors, Poko se tourna vers son père, qui était lui aussi, incapable de pouvoir prononcer le moindre mot :
« Père, mère, mais qu’est-ce qui vous arrive ?, s’exclama-t-il l’air un peu peiné devant cette situation alambiqué ».
Et soudain, d’une manière encore plus étrange, la mère Jalima s’écria :
« Incroyable Poko ! Cela ne m’était pourtant jamais arrivé ! Tu viens de me rappeler une des sagesses les plus fondamentales de notre village. Tu as dit, le cœur, tandis que j’avais oublié... N’est-ce pas là un signe de ton dessein ? ».
« Mon dessein ? Mais je croyais vous avoir dit que... ».
« Ne dis pas un mot de plus, Poko, tonna cette fois-ci le père Faloumbi qui réussit à reprendre la parole. Ne vois-tu pas qui tu es, bon sang ! Je t’interdis de te sous-estimer, tu m’entends ! Je vois clair à présent ! Tes mots ont ravivé en moi une sagesse ancienne... Ta mère a raison ! C’est un signe qui nous est donné... Le cœur a ses raisons, et c’est bien le cas de le dire... Ton nom, « Poko », n’est en aucun cas dû au hasard... « Cœur Pur », c’est ce que cela signifie... Et tu sais ce que cela veut dire, Poko... Que tu représentes le cœur dévoué de notre cher village, la sagesse parfaite, venue nous rappeler notre nature divine, et nous enseigner, la sagesse véritable !
Nous allons à présent t’emmener voir l’ancien sage Karu qui seras plus expert que moi en la matière. Mais je sais ce qu’il pensera de toi ! ».
Poko fut à son tour sur le choc et ne comprenait plus ce qui se passait. Ce fut bien la première fois qu’il voyait ses parents agir de la sorte à son égard. Normalement, ses parents arrivaient à le comprendre jusqu’ici. Mais là, c’était différent... Plus ils cherchaient à aller dans son sens, et plus ils s’embrouillèrent l’esprit, jusqu’à étouffer leur sagesse intérieure et à dépendre de lui pour trouver la voie...
« Non ! Vous ne m’avez pas compris... C’est encore pire ! Vous vous embrouillez l’esprit... C’est comme si, vous étiez victimes d’un... d’un mauvais sort ! ».
« Un mauvais sort ?, répliqua la maman, interrogative. Voyons ! Cela ne se peut, Poko ! ».
« Mais, dit le père, puisque l’on te dit que tes mots sont sages Poko, toi, comment peux-tu penser que nous sommes plongés dans une sorte d’illusion, surtout après t’avoir entendu... Tu ne nous reconnais donc plus ? ».
« Oui, répliqua tristement Poko, je ne vous reconnais plus ! ». « Autrement dit, reprit sa mère, tu insinuerais que toi, notre cher fils, tu serais... maudit ? ».
Ce simple mot fit retenir l’attention de Poko... Il prit un court silence, puis répondit juste :
« Maudit ? Non, je n’ai pas dit ça... Et puis d’ailleurs, ce n’est pas ce que voulais dire... ».
Chose inquiétante, ses parents détournèrent à chaque fois ses paroles qu’il finit par abandonner toute discussion avec eux. Il demanda alors en son for intérieur :
« Je souhaite tant comprendre ce qui se passe ! Si toi, mon cœur, tu perçois quelque chose, montre-le-moi pour que je puisse percevoir ce mystère ! Oui, dicte-moi ce que je dois faire, s’il-te-plait ! ».
Alors, par son cœur, ses yeux perçurent quelque chose de plus en plus distinctes, ayant l’allure d’un chat noir : « Mais, tu es un chat ! Qui est-tu donc ? ».
« Tu l’as bien dit et tu le vois bien, je suis un chat... ton animal protecteur du monde des esprits ! ».
« Et tu sais parler ? ».
« Bien sûr ! Je m’appelle Chamir, mais tu peux m’appeler « Ti-chat-dou » ! Tu m’as appelé, et je suis venu. Mon aide te sera précieuse pour aider ton village. Ils sont victimes d’une maladie rare, comme j’aime l’appeler, « la maladie des ombres ». Les villageois de ton village ont perdu confiance en eux. Ils perdent leur sagesse et deviennent aveugles... Bientôt, ils mourront d’ignorance, en oubliant leur propre lumière intérieure. Tu ne dois pas aller voir l’ancien sage du village, Karu... Il est jaloux de toi jusqu’à t’avoir jeté un mauvais sort, comme ton cœur en as pu le percevoir à l’instant.
En fait, Karu est un cruel sorcier si orgueilleux qu’il ne peut accepter quiconque faire preuve d’une aussi grande sagesse que lui. Et toi, pour ton jeune âge, tu le défies.
Fatalement, la peur le consume entièrement ! Poko, tu as attisé en lui, une haine précoce dont il se sert volontairement pour retourner cette sagesse contre toi... ».
A l’instant même où il parlait, le temps semblait s’arrêter : « Comment puis-je te faire confiance ? ».
« Mais tu m’as appelé... tu l’as fait toi-même ! Et puis, tu sais mieux que moi que j’ai raison... Ton cœur te le dit, pas vrai ? ».
Poko voulut pleurer, mais seul quelques gouttes sortirent de ses yeux larmoyants :
« Mais alors, si tu dis vrai... Que dois-je faire pour que tout rentre dans l’ordre ? ». « Si tu le veux bien, répondit Chamir, je peux t’emmener voir GOUDAB, le sourcier guérisseur. Il t’aidera surement ! Mais pour aller à sa rencontre, il te faudra traverser le Sahara, et passer par maintes épreuves...
Dis-moi comment comptes-tu t’y prendre? Alors je t’emmènerais ! J’ai besoin de te l’entendre dire, ici-et-maintenant ! ».
A ces mots, Poko reprit calmement confiance en lui, essuya ses larmes de ses petites mains et proclama avec courage : « Mon cœur me montreras la voie ! ».
Cette foi réunit toutes les conditions, tous les ingrédients magiques pour permettre à Chamir d’agir à son tour : « Le cœur est une force puissante ! En t’affirmant avec une si grande force d’âme, tu me permets d’agir pour toi ! La Foi, l’Amour, la Pureté... j’appelle cela, les 3 ingrédients magiques qui te permettront de surmonter tous les obstacles sur ton chemin... Et maintenant, regarde bien, Poko ! ».
Par un seul clignement des yeux, Poko s’était retrouvé tous seul, au milieu du Sahara... « C’est incroyable, Chamir ! Tu l’as fait, tu m’as emmené ! ».
« C’est parce que tu as cru, répliqua-t-il simplement ».
« Pourtant, je n’ai rien fait de spécial ».
« Bien au contraire ! Tu m’as affirmé ta volonté ! Et comme ton cœur est pleinement ouvert à l’Amour et à la Pureté, ton être tout entier a contribué à exaucer ton souhait le plus cher. Enfin, rien de bien compliqué... ».
« Ah ! Mais, et mes parents dans tout ça ? ».
« Tu ne peux plus faire marche arrière ! Si tu veux que tout retourne dans l’ordre, tu dois écouter ta petite voix intérieure. Alors, tu reviendras certainement... Et par tes actes, ils seront délivrés de leur propre torpeur ».
« Torpeur ? Voilà un mot qui peut faire peur pour moi qui n’aime point ce mot, n’est-ce pas, Chamir ? ».
« Hm ! Je ne te savais pas si doué pour la plaisanterie ! ».
« Ah ! Mais, en fait ! Suis-je vraiment obligé de faire ce chemin tout seul ? ».
« Seul, dis-tu ? Bah ! Vous les humains, vous vous croyez toujours seul ! Et pourtant, c’est tout le contraire... ».
« Ne peux-tu donc rien me conseiller à ce propos ? ».
« Fie toi à ton cœur ! Tu le sais mieux que moi, Poko ! Trouve ta propre voie, dis-toi que rien n’est impossible, et n’hésite pas à faire appel à moi, lorsque des situations difficiles se présenteront à toi ! Courage, Poko ! Nous veillons toujours sur toi ! ».
Sur ces mots, Chamir disparu, mais Poko savait qu’il était toujours présent en lui. Il n’avait pas d’eau, ni même de quoi manger. Tout fut si rapide pour notre ami qui ne s’attendait pas à un tel revers de situation : « Qu’ai-je fais pour en arriver là ?, se dit-il en lui-même ».
L’air était chaud et l’affaiblissait de plus en plus, autant physiquement que moralement. Après un long parcours à pied, il tomba à terre sur le sable, exténué : « Aurais-je encore la force de marcher ? Si ça continue, je mourrais avant même d’avoir rencontré le sourcier Goudab ».
Il ferma alors ses yeux en douceur et s’endormit. Ce jour-là, il aurait pu mourir de cette expérience, si son cœur n’était pas là pour le rappeler à l’ordre:
« Poko, le doute est un poison qui te détruis à petit feu de l’intérieur... Ne lui donne pas ce plaisir alors que ce n’est qu’une projection de ton mental. N’oublie pas qui tu es ! Sers-toi de ton propre pouvoir créateur ! Ton cœur, ne se trouve-t-il pas aussi dans ton esprit ? ».
Cette voix intérieure le ranima aussitôt. Il s’écria alors, déterminé :
« Oui ! Il n’est pas question que j’abandonne ! Je ne dois pas douter de moi. Et maintenant, je sais ce qu’il faut faire ! Merci à vous qui êtes « moi » et qui vivez dans mon cœur ! ».
Puis, par ces mots, il trouva la force de s’asseoir dans une position droite. Il médita, focalisant son esprit sur la Foi, l’Amour et la Pureté, ces 3 facteurs essentiels que Chamir lui avait conseillé de ressentir en lui avant de disparaitre... En ressentant ces 3 vertus jusque dans sa chair, il prononça en parole et en pensée, de toute ses forces, de tout son esprit et de tout son cœur, ces mots :
« Matérialisez-vous, mes amis de cœur : TARIM, SOKA, FATI ».
Et, comme par enchantement, lorsqu’il rouvrit les yeux, il les vit en chair et en os, assis tous autour de lui... Ils étaient tels qu’il les avait perçus dans son esprit... Alors, il leur sourit, puis leur dit simplement :
« Ne m’en voulez pas de vous avoir appelé... Seulement, je trouve qu’il est plus sage de vivre cette aventure à vos côtés ! ».
Fati fut la première à prendre la parole : « Au contraire, Poko ! Tu as fait ce qui te semblait juste et ton cœur te l’as exaucé ! ».
« La plupart qui aurait agi comme toi, croirait que leurs amis imaginaires sont des êtres fictifs, dit Soka. Pourtant, tu as cru en nous qui sommes tes amis de cœur ! ».
« Alors, tonna Tarim, pour te récompenser d’une certaine manière, pour ton Amour, ta Foi et ta Pureté, nous allons voyager avec toi, et faire même plus... ».
« Plus ?, clama Poko, pensive ».
« Tu vas comprendre, répliqua l’un d’entre eux. Surtout, ne bouge pas ! ».
« Je vous fais confiance !, dit simplement Poko ».
Tarim, Soka et Fati se donnèrent alors la main, et d’une voix harmonieuse, ils s’écrièrent, tous en chœur : « Que l’Amour nous montre la voie ! ».
Le décor avait de nouveau changé... Ils se trouvèrent maintenant dans une énorme foret humide et lugubre. Poko, malgré la confiance qu’il portait en lui, n’en revenait pas. De nouveau, il avait réussi, mais c’était bien parce qu’il fut sage, et qu’il savait que son cœur en était la clé... S’il avait agi seul, il aurait sans doute échoué, pensa-t-il. Mais en s’alliant à son cœur, il pu en effet réunir toutes les conditions favorables pour réussir cette épreuve. Cela lui montra que sa sagesse fut éprouvée, même à ce stade, pour lui prouver qu’elle continuera d’évoluer continuellement, jusqu’à l’infini...
« Merci ! », dit-il à ses amis qui lui firent tous une chaude accolade, afin de le remercier également pour cette amour qu’il ressent à leurs égards.
« Poursuivons notre route !, s’exclama Soka ».
« Attendez !, reprit Poko, vous ne m’interrogez pas comme Chamir ? ».
« Et pourquoi on le ferait ?, répliqua Fati. Nous sommes en toi, et si tu nous vois encore prêt de toi à l’heure où nous te parlons, c’est uniquement parce que tu as foi en toi-même qui sommes ton cœur ! C’est aussi simple que ça ! Tu as grandi, Poko, tu as grandi intérieurement ! Cela devient palpable, et c’est une bonne chose. Poursuis cette voie, car c’est ta Foi et ton Amour qui te mène peu à peu vers la réussite de cette longue épreuve. Et accroche-toi, car tout n’est pas fini. Bientôt, va venir la dernière épreuve ! ».
Poko afficha un grand sourire, et tout en poursuivant leur route, il s’écria avec joie :
« Oh oui ! Qu’elle vienne ses épreuves ! ça ne me fait pas peur parce que je ne suis pas seul. L’amour m’enlace sans cesse de sa lumière qui m’éblouit et qui réchauffe mon cœur ! Tarim, Soka, Fati, comme je vous aime ! ».
Après de longues marches, ils aperçurent une maison délabrée, modeste, mais apaisante et pleine de confiance. C’est du moins, ce que ressentait Poko en lui-meme... Ses amis de cœur furent du même avis que lui, mais alors qu’il fut sur le point d’être prêt du but, une ombre se matérialisa peu à peu devant eux, prenant ensuite la forme d’un être humain :
« Méfie-toi de ce personnage, dit Tarim. Il ne te veut pas du bien ! ».
A ces mots, Poko l’interpella vivement : « Qui êtes-vous, monsieur ? Auriez-vous la gentillesse de nous laisser passer ? ».
Mais, rien ne venant de sa part. L’homme semblait très ancien, et Poko reconnu ses accoutrements :
« Ah ! Vous êtes un membre de notre village, c’est bien ça ? Vous devriez donc comprendre ma hâte ! Alors, je vais vous expliquer... ».
« Sot enfant, lui répondit-il amèrement. Encore et toujours, tu me recouvres de honte ! Ta sagesse semble encore grandir en toi à ce que je vois ! Mais, vois-tu, je viens justement pour en finir une bonne fois pour toute avec toi ! Mon nom est KARU, et je ne viens pas pour ta cause ! La mienne m’importe plus... ».
Poko écarquilla grand ses yeux : « Alors, c’est donc vous, Karu... C’est la première fois que je vous vois. Et je sais ce que vous m’avez fait... ».
« Oui ! Je t’ai jeté un mauvais sort depuis tes « prodiges d’enfance ». Je n’ai fait que ressentir à ton égard, de la rancune pour ce que tu es. Et la haine est bientôt devenu mon lot de souffrance. Oh ! Que j’ai souffert par ta faute ! J’ai attendu ce moment avec tant de joie ! Et maintenant, c’est à ton tour de souffrir ! ».
Poko ne dit rien. Il poursuit sa route en allant droit vers lui. Alors, il vit que le doyen eu peur : « Moi, répondit-il, je n’ai pas peur de vous et je ne vous en veux pas pour tous ce que vous m’avez fait, ni à moi, ni aux villageois. Je viens uniquement pour résoudre cette affaire une bonne fois pour toute ! ».
« Comment ose-tu ? Sais-tu que par ta faute, j’ai dû vivre constamment dans l’humiliation. Tu m’as couvert de honte, bafoué mon honneur... Tu dois disparaitre, et je vais me faire une joie de l’accomplir ici-même. Viens ici, MANEM ! ».
Ce nom fit invoquer une créature laide et monstrueuse. Cette créature était gigantesque. Mais pourtant, Poko n’avait pas peur ! Il avait surmonté ses peurs, à l’aide de son cœur :
« Alors, cria fièrement le sage ancien. Tu as peur, petit ? Tu ferais mieux d’abandonner et d’accepter ta mort funeste, car tu vas mourir ! ».
« Non ! Je ne mourrais pas ! C’est mon cœur qui te le dit ».
« C’est stupide de ta part, Poko ! Tu veux encore faire preuve de sagesse alors que tu n’as que 10 ans. Que peux-tu donc bien faire tout seul ? ».
A ces mots, Poko esquissa un grand sourire : « C’est là qu’est votre ignorance, Karu ! Je n’ai jamais été seul... Mais apparemment, vous ne pouvez les voir, malgré votre statut de sorcier ! ».
« Comment ? Tu n’as jamais été seul ? Je serais alors curieux de savoir qui sont tes précieuses aides ! ».
Poko dirigea soudainement son sourire radieux vers lui, puis lui dit avec tout son cœur : « Je dirais, l’AMOUR ! ».
Et de ce simple mot, son cœur rayonna si fortement qu’une lumière bleue recouvrit tout son être, jusqu’à se mêler à ses yeux d’une grande beauté :
« Allons-y, mes amis de cœur », clama-t-il avec harmonie.
Tarim, Soka, Fati et Poko firent alors jaillir une énergie phénoménale d’Amour qui recouvrit la créature chimérique, jusqu’à la faire disparaitre entièrement :
« C’est impossible, tonna Karu, apeuré ! Mais, qui est-tu donc ? ».
« Je suis l’Amour comme vous l’êtes, vous aussi, Karu. Vous avez oublié qui vous étiez au moment ou vous avez dirigé votre haine sur moi. Vous pensiez que par mes dons précoces, j’étais un être à part, qui représenterait plus tard une menace pour vous. Mais, c’est se méprendre à mon égard. Moi, je sais qui vous êtes ! Et c’est la raison pour laquelle je ne peux cesser de vous aimer tel que vous êtes ! La seule chose que je vous demande maintenant, c’est de nous libérer de ce mauvais sort ! Et pour cela, je crois, selon ce que dicte mon cœur, que vous devez vous aimer vous-mêmes et ne plus vous culpabiliser. Reconnectez-vous à votre cœur ! C’est ici que vous avez tout, que vous êtes tout ! Je vous en prie, Karu ! ».
A ces mots, le sorcier Karu ne dit rien et mit subitement à genoux, l’air contrit :
« Me pardonner, dis-tu ? J’ai donc failli à ma propre sagesse d’antan ? Malheureusement, je crains que tu n’aies raison, Poko ».
« Exactement, reprit une voix étrangère venue d’ailleurs. Ne vois-tu pas que cela suffit, Karu ! Après m’avoir banni du village des « YAB », tu voulais t’en prendre au petit par de bien mauvaise manière. Mais, tu vois Karu, ce petit, il t’a montré qu’il est aussi toi... C’est en écoutant son cœur qu’il a pu arriver jusqu’ici, et je l’en suis reconnaissant ! ».
« C’est toi, Sourcier Goudab ?, répondit le sorcier d’un air abattu ».
« Pardonne-toi, Karu ! Tu es l’un des nôtres et tu l’as toujours été. Tu es l’Amour ! N’oublie jamais cela ! ».
« Oui, répondit-il juste en pleurant maintenant à chaude larme. Pardonner-moi encore pour tout le mal que je vous ai fait, à toi, Goudab, mais aussi, à toi, Poko ! Me pardonne-tu, petit ? ».
Poko, qui avait assisté à la scène avec beaucoup d’émotions lui dit simplement :
« Bien sûr, monsieur ! Mon pardon est votre et l’a toujours été, en vous ! ».
Le sourcier Goudab s’approcha alors lentement de Poko et s’agenouilla à son tour vers lui en souriant :
« Tu es sage, petit ! Très sage, reprit Goudab ! Je t’ai maintes fois observé, Poko, durant ces épreuves, et je viens pour t’annoncer que tu les as tous réussis. C’est ton courage et ta noblesse d’âme qui t’ont fait grandir pas à pas sur ton chemin. Poursuis toujours ce chemin du cœur ! Il te mènera toujours à bon port, et te feras croitre infiniment dans la sagesse profonde de ton âme ! C’est ainsi, après tout ! Nous sommes des êtres voués à croitre éternellement ! ».
« Merci pour ces mots qui me vont droit au cœur, répondit à son tour Poko ! ».
« Tout le plaisir est pour moi, Poko ! ».
« Alors, c’est donc bien vous, monsieur Goudab ?, reprit-il enthousiasme ».
Et en une fraction de seconde, Chamir fit son apparition :
« C’est Sourcier Goudab, Poko ! Sois plus aimable avec lui, tout de même ! ».
« Ah ! C’est toi, Chamir ! Mais je suis poli pourtant ! ».
« Enfin bon, j’imagine que oui ! Dans tous les cas, je te félicite, Poko ! Tu as passé admirablement ses épreuves en suivant ton cœur ! Bravo à toi ! ». « Non ! Arrête Chamir ! Tu risques de me faire rougir ! ».
Goudab posa la main sur sa petite tête avec affection et tout en continuant à les observer amicalement, il lui déclara :
« Ton ami « spirituel » a raison, Poko ! Toutes mes félicitations ! Je t’offre, en l’honneur de ta bravoure et de ta sagesse, le pouvoir de communiquer avec les animaux !
Je vois que ce chat du monde des esprits t’aime beaucoup... Les animaux sont attirés par ton Amour ! Un jour, ce don t’aidera surement... ».
Et de ces mots, le sourcier entra en contact avec toutes les cellules d’eau de son corps et l’anima d’une nouvelle aptitude « spirituelle » :
« Ta sagesse fait tout mon bonheur, et je sais que tu le resteras pour le restant de tes jours ».
Poko sentit une grande joie en lui, monter dans tout son être :
« Mon cœur... Je le sens, me dit que vous venez d’extirper de mon être ce mauvais sort ! Comment vous remerciez, Sourcier Goudab ? ».
« Va de l’avant, reste comme tu es !!! C’est la meilleure chose que tu peux m’offrir ! ».
« Mais, et vous ? Vous comptiez rester ici, tout seul ? ».
« Je ne suis pas seul ! Tu le sais très bien, Poko ! Et puis, j’ai maintenant Karu avec moi ! Merci de tout cœur de l’avoir extirper de ses propres ténèbres ! Va ! Et ne t’inquiètes pas pour nous ! ».
Sur ces paroles, le Sourcier observa calmement ces amis de cœur « invisible », puis leur sourit, et souffla sur Poko en marmonnant ses mots :
« Que ton cœur te montre toujours la voie, que tes amis qui demeurent en toi, t’animent dans la voie de la sagesse... Car de ton esprit, découle l’Amour, et de leur existence, rayonne ton cœur pur et innocent... Que ta légende naisse de ta croissance intérieure ! ».
En proclamant ces paroles, Poko s’assoupit lentement. Puis, vint un immense oiseau bleu venu de nulle part qui le transporta jusqu’au village.
A son retour, lorsqu’il reprit connaissance, tous les villageois de « YAB » l’accueillirent les bras grands ouverts et le sourire aux lèvres.
Ses parents Faloumbi et Jalima furent les premiers à l’attendre et lorsqu’ils l’aperçurent, ils coururent vers lui avec empressement.
« Oh ! Père, Mère, c’est vous ! Vous êtes tous venus pour moi ? ».
« Pour te remercier sincèrement de tes actes en l’honneur de tout le village, pour te demander pardon et aussi, parce que nous t’aimons fort, Poko, notre cher fils !, dit sa mère Jalima en versant des larmes de joie et de repentance ».
« Nous sommes au courant de tout ce qui s’est passé durant notre « insomnie intérieure », reprit à son tour le père Faloumbi. Et sache, mon fils Poko, que nous sommes fiers de toi ! Non pas parce que tu es né avec des capacités précoces pour ton jeune âge, mais parce que tu es resté humble et sage dans ses épreuves qui t’ont permis d’évoluer. Surtout, de rester toi-même en écoutant ton cœur ! Pardonne-nous, Poko ! ».
Poko fut accueilli en véritable héros, mais non pas pour ses facultés « spirituels »... Parce qu’il savait écouter son cœur et lui rester fidèle.
Même quand les défis sont insurmontables... Il a triomphé par le cœur, ce « cœur pur » fut reconnu par tous, dans ses actes humbles, bienveillants, déterminés et braves.
Le cœur est notre propre sagesse intérieure... Elle nous appelle toujours dans les tréfonds de notre âme. Il faut apprendre à l’écouter !!!!!! C’est ainsi que l’Afrique connu Poko...
Même aujourd’hui, vous pourriez sans doute vous demandez : « Qu’est-il advenu de notre cher Poko ? ». Sa légende naquit et l’histoire grandit... Une chose est sure : Tout vit et rien ne périt...
Poko l’a compris et si vous voulez comprendre, vous aussi, vous pouvez toujours vous tourner vers votre cœur, écouter votre petite voix intérieure, sage, humble, aimante... Alors, vous verrez ! Alors, vous comprendrez !
Et vous deviendrez ce que vous-mêmes vous êtes, jusqu’au plus profond de votre être !
Car, Poko ne connaissait que la sienne, et vous seules en connaissez la réponse :

Votre propre légende intérieure !

FIN !!!!

0
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,