La jeune fille à la rivière

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Maman de deux filles et grand-mère de deux petites filles, j'aime lire, écrire, jouer du piano, chanter, j'aime l'art et les voyages. J'habite deux régions, la Suisse Romande et la Côte d'Azu  [+]

Image de Hiver 2021
Nous nous sommes retrouvées, Maman et moi, dans la petite maison de Minouche, ma grand-mère. L’atmosphère chaleureuse s’est envolée avec elle, sa présence en était le fil conducteur. J’ai envie de retrouver cette ambiance calme et confortable. Je m’assois un moment dans le grand fauteuil club en cuir dans lequel elle s’installait pour prendre le thé et nous raconter des histoires. Le feu crépitait dans la cheminée, les bibliothèques semblaient nous protéger des soucis quotidiens et nous passions notre doigt sur les livres en anticipant le plaisir de nous plonger dans de nouvelles aventures.

Je m’enfonce dans le fauteuil profond en essayant de me fondre dans son espace, dans sa vie qui a disparu. Elle me manque terriblement. Maman m’appelle pour que je vienne l’aider. Elle a raison, nous devons faire le tri de ses affaires et choisir pour chacun d’entre nous les objets que nous voulons garder en souvenir. Les vêtements seront redistribués. Moi, j’aimerais tout garder, la maison, les livres, les tableaux, et venir m’enfouir dans l’enfance lorsque la vie d’adulte est trop lourde à porter.

Après plusieurs heures à faire le tour des pièces, à emballer, à trier, à nettoyer, nous voilà dans le grenier. Je n’y suis plus montée depuis mon enfance, quand nous nous cachions pour nous déguiser. La poussière danse autour de nous et se précipite dans le rayon de soleil qui passe à travers la lucarne. Les grandes malles sont toujours là et je m’y replonge avec bonheur. Un parfum de nostalgie m’envahit par bouffées enchantées. Je sors les chapeaux, les grandes robes d’un autre temps, les draps lourds, brodés de ses initiales. L’enthousiasme de ces retrouvailles avec le passé jongle avec ma tristesse, les yeux débordant de larmes.

Minouche était une artiste, elle peignait. Certaines de ses toiles ont eu du succès. Cependant, son but n’était pas de se faire connaitre, elle n’aimait pas la notoriété. Elle était à l’abri du besoin grâce à mon grand-père. Son talent était son moyen d’expression, ses coups de pinceau créaient un monde étonnant dans lequel elle se retirait pendant des heures.

Je découvre tout au fond de la pièce des tableaux empilés les uns sur les autres. Je ne les ai jamais vus, Maman non plus. Nous les libérons de leurs emballages et décidons de les descendre pour pouvoir les regarder à la lumière du jour.

Chaque tableau évoque une période de notre vie de famille, un portrait ou une scène représentant chacun d’entre nous, nos aïeuls aussi. Un travail incroyable qui rédige notre mémoire avec de grands coups de pinceau. Fabuleux. Nous détaillons toutes les peintures et découvrons des aspects inattendus de notre généalogie.

Celui-ci est plus grand et plus coloré que les autres. Nous l’examinons pour déterminer qui est la jeune fille au bord d’une rivière. Elle est installée sur une couverture, dans l’herbe verte. Elle sourit et de son chapeau, des boucles brunes s’échappent sur ses épaules. La nature rappelle l’été, les couleurs sont légères dans des dégradés et des ombres qui mettent en valeur le personnage principal. Une vraie réussite. Nous enlevons un tableau du mur et mettons celui-ci à sa place pour le contempler avec du recul. La peinture prend toute la place sur la paroi et inonde la pièce de ses couleurs chaudes et lumineuses. Nous restons là un bon moment, échappées dans ce décor, comme Mary Poppins sautait dans les dessins sur le trottoir et dansait dans un monde fantastique.

Nous détaillons la jeune fille qui pique-nique au bord de la rivière. Rien ne vient, aucun signe familier. Nous ne la connaissons pas. Maman décide de sortir tous les albums photos pour trouver sa trace. On étale tous ces trésors, notre vie, nos moments de joie, les anniversaires, les photos en noir et blanc d’un autre temps, celui que je ne connais pas. Maman m’explique. Le temps passe, le soir pointe son ombre. On reste sur un mystère. Demain, dimanche, nous reviendrons, nous avons besoin de connaitre l’identité de cette jeune femme.

Une autre journée s’étire dans les souvenirs, nous pleurons, nous rions, nous buvons des cafés, nous mangeons des gâteaux, nous nous rapprochons à travers les photos jaunies. Tous les albums ont été feuilletés, aucun signe de l’inconnue. En rangeant les dernières photos, quelques feuilles s’éparpillent sur le tapis, sur lesquelles des numéros de téléphone sont écrits à la main. Je les emporte en espérant trouver une piste. On ne sait jamais. La curiosité a pris le pas sur notre chagrin, comme une petite parenthèse bienfaisante.

Le lendemain, nous reprenons le cours de vos vies. Je n’ai pas tellement le temps de faire des recherches, j’attends le soir lorsque les enfants seront couchés pour essayer de réfléchir. J’ai emporté le tableau, je l’ai mis dans mon salon et, mâchouillant mon crayon, je me laisse une nouvelle fois aspirer par la peinture. Malgré tout, je ressens comme une sensation de déjà vu. Je cherche un détail dans ma mémoire, qui me mettrait sur la bonne voie. Je finis par m’endormir sur le canapé. C’est mon mari qui me réveille en rentrant de sa réunion. Marc est le maire de notre petite ville. Il s’assoit à côté de moi et surpris, me montre le tableau du doigt.

— C’est le tableau de Minouche dont je t’ai parlé. Je me creuse la tête pour savoir qui est cette jeune fille. Je n’arrête pas d’y penser et je ne trouve aucun indice.
— Je connais cet endroit.
— Quoi ? dis-je en me relevant d’un coup.
— Oui, cela me rappelle une clairière au bord de la rivière où nous allions nous promener avec mes parents, lorsque j’étais enfant. J’adorais ce petit bois et nous nous baignions dans l’eau fraiche en été. Ce n’est pas loin d’ici.
— Il faut que tu m’y emmènes. Demain.
— Eh, doucement, je travaille toute la journée, je te signale.
— Après le boulot. S’il te plait ! 

Je prends mon air suppliant, celui-ci que je ne lâche jamais avant d’avoir eu gain de cause. Marc accepte en riant.
Je lui saute au cou et excitée comme une puce, je vais préparer les sandwiches et un gâteau pour demain, je n’arriverai de toute façon pas à dormir.

Minouche avait vraiment du talent, le paysage est la réplique de son tableau. Tout y est, les remous et le scintillement de l’eau, l’herbe douce, la forêt de sapins d’un vert plus foncé au deuxième plan. Nous avons de la chance, le soleil brille et donne aux couleurs le même éclat que sur les aplats et les touches dégradées de sa peinture.

Marc est ravi de retrouver son terrain de jeux d’enfance et Vick, notre chien, court dans tous les sens, heureux de se promener. Nous longeons un moment les berges. Je suis à l’affut d’un signe, mais honnêtement, je ne vois pas ce que cela pourrait apporter à mon enquête. Cette jeune femme et ma grand-mère ont dû venir un jour faire une balade et un pique-nique, comme nous aujourd’hui. Minouche avait toujours avec elle son attirail de peintre, elle a dû trouver le moment idéal pour commencer un tableau. C’est tout.

Le chien a couru plus vite que nous et nous l’avons perdu de vue. Il ne répond plus à nos appels. Sans nous affoler, nous reprenons le chemin de la forêt. Après une dizaine de minutes, nous retrouvons notre Vick, allongé au soleil sur la terrasse d’un petit chalet. Ce chien ne manque pas d’air, une gamelle d’eau a été posée à côté de lui. À l’instant où Marc le siffle, une silhouette nous fait signe à la fenêtre de l’étage. C’est une femme d’un certain âge qui nous rejoint, un sourire franc sur les lèvres. Son allure me rappelle l’époque hippie. Elle porte une grande robe colorée, un foulard en soie dans les cheveux. Elle a dû vivre cette période incroyable.
Elle se présente :
— Je m’appelle Alice.
— Bonjour, voici Marc, et moi c’est Julie. Nous sommes désolés de vous déranger. Vick, notre chien, a filé devant nous. Nous n’avons pas pu le rattraper.
— Pas de soucis, c’est un chien rigolo que vous avez là. J’adore les animaux. Venez vous assoir un instant dans le jardin. Vous ne me dérangez pas et j’allais me servir un thé avec des biscuits faits maison. Alors ? Vous vous joignez à moi ? 

Je regarde Marc qui acquiesce et remercie Alice.
Le gouter se transforme en une après-midi délicieuse. Une conversation comme je les aime, spontanée, agrémentée d’humour, d’anecdotes, les sujets alternants la politique, la culture, la littérature, la musique. Nous n’avons pas regardé notre montre jusqu’à ce que le soleil fasse mine de se coucher derrière la montagne. Je me suis alors rappelé que j’avais des enfants, que nous devions aller les chercher à leur entrainement de basket. Nous nous sommes levés avec peine, nous n’avions pas envie de partir. Mais nous promettons de revenir dimanche prochain. Alice reçoit des amis et nous pourrons amener les enfants. Je me penche vers elle pour l’embrasser, elle me prend dans ses bras. Une émotion m’étreint comme si je retrouvais une amie chère.

Marc et moi nous réjouissons de partir pour passer la journée chez Alice. Nous en avons parlé aux enfants avec tant d’enthousiasme qu’ils sont aussi impatients que nous.

Dimanche matin, lorsque nous arrivons, une grande tablée est installée dans le jardin et le petit groupe prend l’apéritif en discutant. L’ambiance est cordiale, nous sommes accueillis avec chaleur. Les amis d’Alice ont son âge, ce sont de vrais soixante-huitards. Je jubile en découvrant ce petit monde qui m’a toujours attirée. J’aurais aimé avoir des fleurs dans les cheveux, de grandes robes, une guitare à la main et des amours à la pelle. Le repas se déroule dans une cacophonie de discussions enflammées, de rires, de débats politiques ou de critiques littéraires. Marc et moi essayons de participer, de donner notre avis, nous ne sommes pas de cette génération, mais nous nous adaptons incroyablement bien.

L’après-midi continue au même rythme et la soirée se prépare comme dans mes rêves. Nous allumons un feu de camp, les guitares sont accordées et nos chants s’élèvent dans le ciel étoilé. Je regrette que Maman ne soit pas là et surtout Minouche qui n’aurait pas déparé dans ce décor. Lorsque nous chantons à plusieurs voix et que le feu crépite, les enfants ouvrent de grands yeux et leurs sourires font monter en moi une émotion inédite. Je suis bien, je suis à ma place.

La soirée s’achève et j’aide Alice à ranger la cuisine et le jardin. Nous sommes toutes les deux, Marc s’occupe des enfants, les autres invités sont partis.
Alice me surprend tout à coup :
— J’ai une question qui me trotte dans la tête depuis que je vous ai rencontrés. Comment avez-vous trouvé ce petit coin dans la clairière au bord de l’eau ? Personne n’y vient jamais. Nous le gardons jalousement et n’en parlons à personne. De plus, ce chemin qui longe notre joli bout de rivière n’est indiqué nulle part.
— C’est une longue histoire. Ma grand-mère vient de nous quitter. Elle était peintre et en triant ses affaires, ma mère et moi avons retrouvé des tableaux qu’elle avait cachés dans le grenier. Le thème de la famille est récurrent sur chacune des toiles, sauf une, la plus belle. Une jeune femme est assise sur une couverture, au bord d’une rivière. Le paysage est romantique et dégage une atmosphère apaisante. Nous ne connaissons pas cette jeune fille, ce qui nous perturbe un peu. Seulement, Marc a reconnu ce petit coin idyllique, car il y venait souvent lorsqu’il était un enfant avec ses parents. C’est comme ça que nous avons pu retrouver cette piste. Pour l’instant, aucun autre indice sur cette jolie fille, mais nous vous avons rencontré et j’en suis ravie.

Alice ne répond pas, une ombre de tristesse éteint son regard lumineux. Elle se reprend et sans parler, commence à nettoyer la terrasse. Je ne comprends pas. Ai-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Je sens une angoisse monter en moi, je ne veux pas gâcher cette nouvelle amitié.

Je m’approche d’Alice et la force à arrêter de balayer le carrelage qui est déjà bien propre. Elle lève ses yeux emplis de larmes. Mon cœur s’arrête de battre, j’ai du mal à respirer.

— Alice, je suis désolée, que se passe-t-il ? Je ne pensais pas vous blesser en vous racontant cette histoire de tableaux. Je ne comprends pas. Expliquez-moi, je vous en prie. 

Ma voix tremble, ma gorge se serre en attendant la réponse.

— Julie, êtes-vous la petite-fille d’Erika ? dit-elle avec une voix atone.
— Oui, c’est exact. Vous la connaissiez ? 
— Erika était ma meilleure amie. Sa vie s’entremêlait à la mienne jusqu’au drame.

Aucun son ne peut sortir de ma bouche, j’attends la suite, mon cœur s’emballe.
Alice reprend la parole, un sanglot dans la voix :
— Erika et moi étions inséparables lorsque nous étions étudiantes. Nous faisions partie du groupe des meneurs lors des évènements en 1968. Nous avions des idéaux, nous luttions pour une plus grande égalité. Nous aimions aussi passionnément ; la liberté sexuelle était une révolution. Cette période a façonné notre caractère, nous n’étions plus les mêmes, nous ne rentrions plus dans le moule de la société bien pensante. Nous étions en dernière année des Beaux-Arts, nous allions passer notre examen lorsque j’ai découvert que j’attendais un bébé. Je ne savais pas qui était le père et je m’en fichais un peu, je dois dire. La société avait évolué, mais passer une licence universitaire avec un gros ventre, ce n’était quand même pas un bon point. Le choc de la nouvelle passé, Erika et moi avons continué à bosser en vue de l’examen. Nous nous sommes enfermées toutes les deux pendant des semaines dans un petit atelier. Personne ne savait où nous étions. Je ne voulais pas qu’on sache que j’étais enceinte. Erika était toujours là, près de moi, elle faisait les courses, travaillait comme serveuse le soir pour que nous puissions manger et payer le loyer. Je me sentais inutile et redevable. Mon amie était tout pour moi. Nous avons passé nos examens, moi dans une grande robe large et fleurie, ni vu, ni connu, bébé était invisible. Nous avons été reçues toutes les deux. Nous avons pleuré de joie le jour des résultats, nous avons dansé, sauté, et j’ai fini à l’hôpital. Caroline est venue au monde, un cadeau supplémentaire de cette journée bénie des dieux. Erika avait tenu ma main, elle ne m’a pas lâché, elle a pris mon bébé dans ses bras, avec tendresse. Elle a averti mes parents, nos amis, de telle manière que Caroline a été acceptée immédiatement par toute la famille. Erika était une femme incroyable, unique. Nous avons commencé notre vie chacune de notre côté, mais toujours en contact ; Erika était la marraine de Caroline et ne manquait aucun évènement, aucune fête d’école, aucun anniversaire ou remise de diplômes, elle l’emmenait en vacances. Elle était la marraine dont tous les enfants rêvent. Ton grand-père jouait le jeu et nous nous retrouvions souvent pour des journées ou des soirées comme celle que tu as connue aujourd’hui. La vie était trop belle. Caroline a grandi, elle est devenue une jolie jeune fille, celle du tableau. Ce jour-là, Erika avait décidé de faire poser Caroline qui n’avait jamais été aussi éblouissante. Elle était amoureuse et irradiait de bonheur. Le soleil tapait fort, il faisait très chaud, trop chaud, et Caroline commençait à donner des signes de fatigue, elle ne tenait plus en place. Erika a décidé d’arrêter la séance et de reprendre le lendemain. Caroline s’est empressée d’ôter ses vêtements, elle a couru nue dans l’herbe et a plongé dans la rivière. L’eau descend du glacier, elle est froide, elle n’y avait pas pensé. Le choc thermique a été fatal, l’hydrocution instantanée. Erika s’est précipitée, a sorti Caroline qui ne respirait plus. Je ne me souviens plus de la suite. Le malheur s’est immiscé en moi à jamais. Erika s’est sentie responsable, alors qu’elle ne l’était en rien. Elle s’est retirée chez elle pendant des semaines, j’avais des nouvelles par son mari. Mon deuil a été long, très long, mais deux années plus tard, je suis tombée enceinte de mon compagnon. Une grossesse sur le tard, mais qui a redonné des couleurs à ma vie. J’ai repris contact avec Erika. Elle avait fondé une famille et nous nous retrouvions toutes les deux, comme avant, pour des moments d’amitié. Elle n’a jamais voulu mélanger nos deux familles. Je pense qu’elle n’a jamais cessé de se sentir responsable de la mort de Caroline. Si tu savais comme Erika me manque et comme Caroline me manque !

Alice éclate en sanglots, je la prends dans mes bras et nos larmes se mêlent comme un pacte d’amitié.

Quelque temps plus tard, j’ai fait cadeau du tableau à Alice. Il trône maintenant dans son salon et la lumière du jour le rend encore plus lumineux. Alice a raconté son histoire à Maman qui se dit libérée d’un poids, comme si sans le savoir, le souvenir de ce drame avait fait partie de sa vie.

Nous continuons le chemin ensemble, nos deux familles unies, comme si nous avions conjuré le sort en nous tenant la main. Caroline et Erika nous accompagnent silencieusement.
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Christian VALENTIN · il y a
L'histoire dont j'avais besoin avant de dormir. De l'amour, de la liberté, de l'art : d'une certaine façon, les trois sont indissociables
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Mapie Soller · il y a
Merci beaucoup Christian, j’espère que vous avez fait de beaux rêves!
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M. Iraje · il y a
Un texte d'une infiniie douceur derrière cette quête mystérieuse et envoutante.
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De margotin · il y a
Très touchant et très beau.
Mon soutien

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Arthur Rogala · il y a
Oh ce texte est très beau, touchant. L'écriture est très belle, délicate et lumineuse. Je n'ai pas grand chose à dire, un gros coup de cœur.
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Mapie Soller · il y a
Merci beaucoup!
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Nelson Monge · il y a
Souvenirs et nostalgie, remarquablement évoqués !
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Rosa Carton · il y a
Très touchant, c'est beau et très bien écrit! Bravo Mapie :)
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Jeanne en B · il y a
Super texte Mapie, vraiment. Émouvant aux larmes (bon ok , je suis une p'tite sensible pour ce genre d'histoires...)
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Mapie Soller · il y a
Merci! Ça me fait plaisir!
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Isabelle DETRE-VANDAMME · il y a
j'ai adoré. c'est touchant, émouvant
Bravo !

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Mapie Soller · il y a
Merci Isabelle!!
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Caine Silva · il y a
Une histoire forte ! Bravo ;)
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Mapie Soller · il y a
Merci 🙏
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Fleur A. · il y a
Poignant
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Mapie Soller · il y a
Merci Fleur!

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