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La Jeep Du Sergent Williams

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Raphaël Huet

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Premier Chapitre
( En Attendant le Second)

















Le Caporal-chef Andy Wiliams est à bord de sa jeep .
Il lit une fiction, ça le détend.
Ca se passe dans l’espace.
Il aimerait bien y être, au lieu de ce bled français paumé.
Entouré d’allemands qui veulent le reprendre.
Y’a du soleil, il fait bronzette. Il attend.
Des coups de canons, de chars, de mortiers, de mitrailleuses etc... se font entendre.
Tout comme les cris d’agonie.
Des gens meurent, des gens partent et d’autres gars débarquent.
Andy n’était pas fait pour être soldat, il se croyait trop faignant, pas bon pour la discipline.
Par la force des choses il acquis le savoir du combat et devenir responsable.
De simple soldat, il en devint rapidement caporal-chef.
Pratiquement tous les gars ont quelqu’un a qui écrire, une personne a retrouvé.
Lui : rien.
Il a juste ses gars. Des types qui vont retrouver quelqu’un.
Dans des circonstances troublantes, les Allemands ont loupé un tir et la bombe ont dévié, se promenant dans le ciel, le Sergent Masterton, chef de Williams sortait du bar.
La bombe finie dans le bar, au contact du verre laissé par le sergent, ça explose, soufflant si fort qu’une pierre du mur sert de projectile et taille la jambe droite du Sergent en même temps qu’il se fasse souffler.
Mauvais atterrissage sur le poignet gauche.
Le temps qu’il puisse retenir une arme il est mis au repos.
Le Capitaine Iziki débarque au volant de sa jeep.
Casquette, lunette de soleil, pistolet a la taille, stature impeccable, il en jette.
· Williams !
· Hein ? Il s’étire et voit le cap’, oui chef !
· Masterton c’est fait un bobo, vous le remplacez temporairement. Si vous faites l’affaire, ça sera Sergent Williams, ça vous va ?
· Oui.
· De toute façon vous n’avez pas le choix !
· Oui monsieur. Monsieur ?
· Oui ?
· Ca consiste en quoi mon rôle ?
· Restez la, continuez votre occupation et attendez les ordres. C’est quoi votre livre ?
· L’Immortel.
· Bien, continuez.
· Merci.
Le Sergent Williams s’endort.
Des bruits se font entendre, il se réveille en sursaut, les Allemands chargent, donnent l’assaut, ils veulent ce trou perdu.
La fin du fin, Williams se dépêche d’arriver au centre de la bourgade la ou y’a ses gars.
Il ne voit pas l’arbre au milieu de la route quand il slalome entre tanks et camions.
Sous l’effet de la vitesse et de l’impact et sans ceinture il vole littéralement par-dessus.
Se fait mal au fessier. Ca pleut des balles et des obus.
Il est carrément sonné.
Une bombe vient atterrir pas loin.
Eclatant un soldat et projetant du sang sur lui pendant qu’il tombe en arrière. Littéralement soufflé.
Du sang dans les yeux, il a du mal a voir, sonné.
Une femme l’extirpe de ce merdier et l’amène dans ce qui lui reste de refuge.
Il se débat.
· Non, non !
Paf, une claque.
· Calmez-vous !
· Oui.
· Bien.
· Je vais vous laver le visage alors arrêter de faire le gamin.
· Oui m’dame.
· Ca va aller c’est pas méchant.
· Dire que le capitaine venait de me promouvoir.
· Vous y retournez, vous les éclatez et c’est régler.
· Peut pas.
· La trouille ?
· J’ai trop mal au fessier.
· Chochotte.
· Vous ne seriez pas allemande ?
Paf, il la sent passez.
· Pourquoi ?
· Quoi ?
· Etes vous la, ici, a vous battre pour la France ?
· Je n’avais rien de prévu chez moi. En plus je suis payé pour découvrir de votre beau pays, par contre dommage que vos plages soient si bruyantes.
· Désolé, revenez en été, ça sera plus charmant.
Ils se sourient.
Un bout de sa maison est détruit mais le restant est entretenu comme tous les jours.
La position américaine laisse un certain répit.
Les balles sifflent sur le mur de la maison, passent à travers les fenêtres.
· Saleté de bosch ils ont détruit le café que je venais de faire.
· Vaut mieux le café que votre joli visage.
· Oh que c’est mignon, vous la faites souvent ?
· Qu’a vous ?
· Oh.
Il sent qu’il va mieux, saisis la femme aux épaules et la regarde droit dans les yeux.
· Je reviendrais.
· Le dernier qui m’a dit ça a pris un train et n’est jamais revenu.
· Pas d’inquiétude, moi je prends une jeep.
· D’ac..cord.
Il sourit et s’en va et court en évitant de se faire réduire en bouilli, en une mare de soldat ricain avec des bous d’os disparates.
Il rejoint ses hommes.
Un hôtel détruit, des hommes baissés, fusils aux poings.
Derrière l’hôtel, y’a un mur, derrière le mur y’a des soldats dit d’élite d’Hithler.
Un bon paquet, le Sergent Williams se trouve se trouvent avec dix gars, les armes chargés à bloc, les cœurs battant la chamade.
Williams lui ne stresse pas il trouve ça bizarre.
Il devrait avoir peur mais sur ce moment : non !
Il sait une chose, il doit protéger ce village, il veut retrouver sa jeep bien aimée et cette femme.
Les tires se sont calmés, il s’apprête à ordonner de charger.
Au premier étage, un cri de bébé.
· Stop ! Au jeune soldat a l’avant, il ordonne de garder la porte et de tirer sur tout allemand tentant la percé. Il prend le Caporal Svenson et le Soldat Miton pour aller trouver le bébé.
Par la fenêtre surplombant l’extérieur il voit l’armada allemande, des centaines de soldats adverses qui ne demandent qu’en découdre.
· Oh putain de merde ! S’exclame le Caporal Svenson.
· Tout à fait, répondit Williams.

Chuck Norris n’est pas encore en âge d’aller les secourir, Patton est trop loin avec ses tanks bloqué, ( oui, une armée sans essence c’est très pratique) ;
C’est a ce moment sans moyen pour se sortir de ce merdier qu’un coup de peau du tonnerre déboula des terres, l’hôtel implose sur lui-même et le groupe tombe dans les fondations du bâtiment.
Par en dessous ils arrivent est s’extirper, mangeant terre, poussière, boue et bouts de bois.
Le Caporal Svenson tient miraculeusement le bébé dans ses bras.
· Aussi chou que la mère Marie tenant son petit, dit Williams et reprend : «  ainsi on l’appela Moïse »
· Jésus, dit le Soldat Miton.
· Hein ? Demande Williams souriant bêtement devant Svenson tenant le petit.
· C’est Jésus pas Moïse.
· Oui, c’est pareil. Tu l’appelles comme tu veux. Radio !
· Oui Sergent.

Le Soldat Targon se place devant son chef.
· Appelle le Capitaine et dit que Williams est en danger. Tomber dans l’hôtel, des centaines d’allemands, besoins de renforts imminents.
· Bien chef.
· Merci.
· De rien.

Il regarde le groupe et demande :
· Quoi ? !
· Rien ! Qu’ils répondent en chœur ! Un sous-off aussi poli, c’est rare, surtout dans une telle situation.

Le Sergent Williams ne fait que penser à sa belle et a cette femme.
Faudra faire changer ses pneus, retoucher la boite à vitesse et volant, y’a du jeu, cette femme sert un excellent café, faudrait trouver une cafetière pour du café de chez mamie comme on en faisait auparavant.
Etre autoritaire, oublier le côté flemmard et nonchalant, c’est dur d’être chef, penser à tant de choses.
Tout se mélange dans la tête du Sergent.
Est-ce que l’armé voudra bien qu’il adopte sa p’tite Jeep adorée, est-ce que cette femme voudra encore de lui. Puis ce bébé, est-ce que les soldats d’Hitler vont le laisser rentrer en vie ?
La, dans un silence pesant, en étant dans un endroit confiné.
Il fait chaud, ça pue. La sueur et le p’tit gars vient de faire sa pause crotte.
L’atmosphère devient irrespirable.
Un gros boum dehors.
Ils sursautent tous d’un coup en faisant un bond en chœur.
Le bébé rigole.
Svenson demande :
· Chef ?
· Oui.
· Comment on l’appelle ?
· Qui ?
· Le bébé.
· Ara
· Heu...
· Problème ?
· Non-chef.
· Bien, vous avez tout compris, le petit s’appelle Ara.
Tous hochent la tête, Bon maintenant charger vos armes, prêt pour le combat, j’ouvre cette porte et on fonce en donnant tout ce qu’on a dans cette ultime charge.
Tout le groupe a le regard qui tue, les armes prêtent à l’emploie.
Ils courent dehors.
Là, grand soleil et pleins de cadavres de la S.S, des champs tout entier avec des corps sans vies empilés.
Un bleu qui reste planté devant ce spectacle macabre( évitons les détails qui parlent des jambes, des bras, des têtes, des yeux etc... qui ont giclé dans tous les sens) vomit encore et encore.
Le Sergent lui donne une tape sur le casque.
· Dégueu, hein !
· Beurk.
· Tout a fait.

Le vent souffle et porte un murmure a l’oreille du Sergent.
Il suit la direction et tombe sur jeune allemand allongé et gravement blessé.
· Caporal Svenson !
· Oui, chef ?
· Appelé le Doc et qu’il soigne ce gamin.
· C’est un putain de bosch Sergent.
· C’est aussi un soldat et moi le chef, je dis de soigner ce soldat, vous le faîtes. Si ce type ne meurt pas de manière naturelle, qu’il a été accidentellement tué, vous voyez cette balle de mon pistolet ?
· Oui.
· Je la mets dans le chargeur, je trouve le coupable et je m’en occupe personnellement, suis-je clair ?
· Oui chef !
Le Caporal est au garde et part a la recherche du doc.
· Soldats, tu ne dois pas comprendre un mot de ce que je raconte mais on s’en fout.
· B..
· Oui mon gars. Il lui place une cigarette dans la bouche, ce pauvre gamin est gaucher, ce si cher et tendre bras qui s’est fait la male quand cette bombe surgit de nul part a tout ravagé. Il fait ce qu’il peut du bras droit qui tremble.
· Tranquille petit, tu as le temps.

Le bébé qui entre temps est passé dans les bras du Soldat Miton sourit, rigole et salue le gamin allongé fumant de son bras restant.
Le Sergent se croyait dans une ère de répit mais n’en fut autrement que de repartir au combat et la pas de situation miraculeuse, lui, sa petite troupe et une compagnie en face.
Un groupe de soldats a pieds, a vue d’œil une petite cinquantaine.
Des bosquets tout autour.
En mouvement de signes, le sergent fait comprendre de contourner et chacun de viser et de ne s’arrêter quand tous seront a terre.
Le moment venu, ça respire lentement, très lentement, le cœur bat a peine, les soldats gardent leurs souffles, le Sergent a tiré la première balle, après c’est ce qu’on appelle l’enfer sur terre, des balles non stop écoulées, des chargeurs a la pelle et des corps adverses sans vies qui s’écroulent.
Quand son fusil est vide, le Sergent Williams fonce arme au poing vers les allemands S.S restants, dispersés et confus, Williams les éliminent avec une telle facilité puis quand l’avant dernière balle est écoulé , il rengaine et sort son couteau, il la hargne, une forte poussé d’adrénaline et l’envie de ne pas mourir le poussent dans une attaque sans pitié et saignante.
Il plante sa lame dans le haut du torse d’un puis descend la lame , le gars maintient son bide qui est ouvert comme si ça va l’empêcher que le sang coule a flot, il enchaîne en tranchant la gorge d’un autre.
Ses gars sont restés a l’écart, pas par peur ou lâcheté mais abasourdi devant le combat mené par leur chef.
Le temps qu’ils se ressaisissent, le Sergent Williams a fini son carnage, il est a bout de souffle et couvert de sang.
Il regarde son « œuvre », le calme revenu il en tombe a genoux, a bout de souffle, les yeux embués, la guerre la changé.
Fini le côté nonchalant, pépère.
Dans sa tête il se répète qu’il n’aime pas la violence.
Pas possible pour lui de tuer quelqu’un . Non, impossible.
Après cette bataille.
La légende du Sergent-chef Williams fait le tour de tous les corps d’armées.
Lui et sa troupe sont reconnu, envoyés pour des missions spécifiques.
De l’autres côtés, le nom de Williams tourne.
Lui et une vingtaine de gars fait mal dans les lignes ennemies.
Andy Williams était juste un gars qui ne savait pas quoi faire de sa vie, comme tant d’autres, il s’est engagé, il pourrait visiter la France et pourquoi pas revenir en vie.
Maintenant le contexte a changer, des vies entre ses mains et d’autres dans le viseur.
Il a rendu visite au soldat allemand.
Ils communiquent.
Bizarrement, personne n’a essayé de lever le petit doigt sur ce patient et il est ainsi dire plus que chouchouté.

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Ratiba Nasri · il y a
Une nouvelle bien construite avec cette touche d’humour qui permet d’attenuer les ravages de la guerre. Merci pour le partage !
Une invitation à soutenir ma nouvelle 'Le tisseur de rêves' en finale du Grand Prix. http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-tisseur-de-reves-1 Merci.

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Raphaël Huet · il y a
Merci
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Pascal Depresle · il y a
Quelques petites fautes à corriger dans une seconde lecture. Oui, il est des amitiés qui se créent de par et d'autre, car au fond les ennemis ne sont que des innocents. Mon "Tropique" est en finale, si l'envie d'aller le lire vous vient.
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Raphaël Huet · il y a
Merci
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