La honte

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Cela signifie que la honte est un sentiment personnel qui fait souffrir et qui peut se construire à partir d’une échelle de valeurs qui nous est propre.
Comment se construit notre échelle de valeur ; par notre éducation, par notre évolution personnelle qui nous permet de définir des objectifs à atteindre mais aussi par le regard des autres, par l’avis de la société sur une normalité stéréotypée.
Même si elle fait mal, la honte peut être perçue comme un sentiment positif puisqu’elle est issue d’une échelle de valeur qui identifie pour nous ce qu’est le bien ou le mal, qui nous identifie comme un être ne se satisfaisant pas de son état.
Certain n’ont pas cette échelle de valeur, n’éprouve pas de honte et agisse toujours dans leur intérêt personnel sans se soucier de l’autre.
Ces personnes sont-elles plus heureuses si elles ne connaissent pas la honte : je ne crois pas parce que l’action de l’être en devenir est, si elle est égoïste, dangereuse car elle peut mener à l’isolement.
On n’ est pas heureux en éprouvant la honte mais lorsqu’on cherche le remède à ce sentiment humiliant et si ce remède existe, alors on se met en action. Cela veut dire qu’on est en mouvement. Ce sentiment qui nous pourrit la vie, on a le choix soit de se morfondre en vivant avec, soit de le combattre en se fixant des objectifs pour lutter contre ce sentiment dégradant.
La honte, chez une personne volontaire, va mener vers un combat entre ce que l’on veut être et ce que l’on ne veut pas être. Ce combat est toujours semé d’embuches, on ne parvient pas toujours à atteindre notre objectif mais l’important c’est d’être en action.

Exemple : L’obésité dans notre société est trop souvent perçue comme un laisser aller menant à la goinfrerie. C’est faux ! L’obésité est une maladie ayant différentes causes psychologiques ou physiologiques qui créent la différence. Nous ne sommes pas égaux face au poids mais cela n’est pas pris en ligne de compte. La société porte un jugement sur une apparence, un jugement très dur qui conduit la personne obèse à avoir honte de son corps, à ne plus pouvoir se regarder en face, à se refermer sur elle-même en fuyant le regard de l’autre.
Nombre de personnes obèses ont tentés de multiples régimes ; pas sans résultat mais avec à coup sûr un effet yoyo particulièrement humiliant.
Comment lutter contre cette honte et les humiliations, et la souffrance qui vont avec : en en parlant, en agissant pour chercher de l’aide, en ne restant pas seul.
Le personne malade positive en entrant dans la phase de l’action et se construit un réseau d’entraide par l’échange avec d’autres malades, par l’accès à des nutritionnistes, par l’acquisition de nouvelles habitudes alimentaires, par l’acceptation de se montrer pour participer à un club sportif ou par des promenades solitaires où le corps se met en mouvement, simplement, timidement, sans attirer l’attention sur soi.
La personne malade en arrive à percevoir ce qui est bon pour elle, en sortant de sa coquille et en assumant sa différence parce que son combat est de nature à engendrer une nouvelle considération, une nouvelle satisfaction et le regard de l’autre en arrive à évoluer.
Peut-être cette personne n’obtiendra t-elle jamais de satisfaire aux stéréotypes que la société impose, pourtant elle peut être fière de chacun de ses petits succès qui iront inévitablement vers un mieux être.
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