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Frédéric Chaix

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En compétition

Tous ces souvenirs…

La première fois qu’il m’en a mis une, une branlée, comme il disait, je n’en suis pas revenue, estomaquée, je n’y ai pas vraiment cru. Il venait de m’extraire de mon petit monde doré à grands coups de poing dans la figure, lui aurait dit « coups de lattes dans la gueule ». Comment lui, lui que j’aimais par-dessus tout – à l’époque cela va s’en dire –, pouvait-il me faire ça ? Jamais, auparavant je ne m’étais imaginé devenir une victime. J’avais fait des études, j’avais un bon boulot, je gagnais bien ma vie. J’étais tout, tout sauf une femme battue de faits divers. Cela ne pouvait tout simplement pas m’arriver, pas dans mon monde.

Cela n’avait pourtant pas traîné. Oh non !

Je m’en souviens comme si c’était hier. Le lendemain de notre mariage, pif paf, « direct dans les gencives ». Il avait bien caché son jeu. Je tombais de haut. Le prétexte était, déjà, le repas raté que je lui avais préparé, ou plus précisément, que j’avais essayé de préparer. Il faut dire qu’à l’époque, je n’étais pas très douée, je n’y connaissais rien, même pas capable de faire cuire un œuf au plat. Depuis j’ai fait de gros progrès, c’est le moins qu’on puisse dire. Au début, les plats ratés étaient sa principale excuse pour me « mettre sur la gueule ». À chaque repas, j’y avais droit. Je me suis vite améliorée. Seulement, il en a trouvé d’autres des excuses, beaucoup d’autres. De toute manière, trouver un déclencheur pour me frapper n’a jamais été un gros problème pour lui, si rien ne lui venait, il me frappait, voilà tout.
Le plus surprenant dans tout ça, c’est que cela ait pu durer onze longues années (en fait onze ans, trois mois et quinze jours pour être précise). Minute après minute, heure après heure, jour après jour, j’ai compté le temps passé avec lui. Au début par peur, plus tard parce que j’avais décidé de me venger. Les premiers mois, j’étais tellement amoureuse que je pensais que cela lui passerait. Alors je supportais, aveuglée. Bien sûr, j’étais terrorisée, une trouille noire qu’il aille trop loin, qu’il perde complètement le contrôle. Il ne l’a jamais perdu, en fait tout était calculé, ajusté, millimétré pour faire mal, juste ce qu’il fallait, froidement, méthodiquement, en général sans laisser trop de marques visibles.

Un jour, je me suis aperçue que je m’en moquais. Ses coups ne me faisaient plus rien. J’en avais trop pris, je ne ressentais plus vraiment la douleur ou l’humiliation. J’ai alors décidé de partir. Mais cette ordure avait menacé de me tuer si je le quittais. Il en était capable, c’est une certitude. Il l’aurait fait, je n’avais pas le moindre doute à ce sujet. Peur, résignation, habitude, je ne sais trop, tout cela en même temps probablement. Je suis restée.
C’est après cette sale période que j’ai vraiment décidé de me venger. J’ai une qualité, je suis patiente. Très patiente. Ma vengeance serait longue s’il le fallait. J’ai donc pris mon temps. Une fois la décision prise, plus question de partir. J’ai tout supporté en attendant. Et j’ai longtemps attendu, je peux vous le dire. Ma revanche a fini par arriver.

Ma première certitude, et ça dès le premier jour, dès les premiers coups, fut que jamais je ne ferai un gosse avec un type aussi violent. Jamais. Pour cela, j’ai pris toutes les précautions qu’il fallait tout en lui affirmant le contraire. Cela le mettait en rage, nouvelle excuse pour me rouer de coups. Mais bon, je n’allais pas lui faire ce plaisir. Et faire un gosse à un type aussi violent, impensable. Son héritier mâle, il pouvait « se le mettre au cul », excusez-moi si j’utilise encore des expressions à lui. Je crois qu’il a même fini par douter de lui-même, de sa capacité à se reproduire. Le faire douter de sa bite, objet sacré par-dessus tout, c’était déjà une première victoire.

Il faut aussi que je précise que je n’ai plus jamais travaillé, il n’a jamais voulu. Il m’a fait démissionner juste après le mariage. Il gagnait bien sa vie et, affirmait-il, c’était bien suffisant pour nous deux. Il le pensait vraiment. Quelques « torgnoles » m’ont permis de comprendre rapidement pourquoi je devais abandonner mon boulot. Il savait être convaincant.
Il m’a aussi séparé de mes amis. De toute façon, ils se sont éloignés d’eux-mêmes. Un sauve-qui-peut général, pourrait-on dire. Idem pour nos familles respectives, que nous voyions peu, pour les fêtes importantes seulement, si mon état le permettait. Nous avons loupé quelques fêtes familiales pour « coups trop apparents ».

Disons que nous vivions en vase clos. D’autant qu’il me faisait surveiller dans la journée par un sale type à gueule de fouine qui me suivait partout. La seule exception était les cours de cuisine. J’en ai pris quasiment en permanence. C’est la seule activité que je pouvais faire puisqu’il en profitait directement. Il voulait une bonne cuisinière, il allait être servi. Je suis donc devenue une cuisinière à faire pâlir d’envie n’importe quel chef cuistot de n’importe quel restaurant étoilé.
Au début de notre mariage, il était déjà légèrement enveloppé. Cela s’est aggravé les premières années tout en restant dans des limites acceptables. Il faisait du sport régulièrement. Son problème était qu’il aimait vraiment manger. Les seules sorties régulières que nous faisions ensemble étaient pour aller au restaurant. Au moins deux fois par semaine, souvent plus, sauf quand il y avait trop de marques sur mon visage. Mais en général, il tapait pour faire mal, là où cela ne se voyait pas. Lui aussi avait perfectionné sa technique.
Il grossissait lentement mais sûrement.

Pas assez vite à mon goût.

Quand j’ai décidé de me venger, cela m’a paru comme une évidence, j’allais engraisser ce goret comme une oie que l’on gave.

À ce moment-là j’étais déjà une bonne cuisinière et j’ai continué à faire des progrès. Me perfectionnant, recherchant des recettes rares, m’inspirant des meilleurs chefs, inventant parfois mes propres recettes, tout pour le faire manger. Il engloutissait sans se poser de question. J’ai donc augmenté les quantités. De plus en plus de beurre, d’huile, les meilleurs fromages, des pâtisseries, de la charcuterie, des sauces à tous les repas. Des glaces, du chocolat, des friandises toute la journée. Sans parler des alcools, il « taquinait le goulot », je le cite, à tout bout de champ. C’était la grande bouffe tous les jours. Et plus il mangeait, plus il en demandait. Très rapidement, nous ne sommes plus allés au restaurant. Plus la peine. Il a commencé à beaucoup grossir, de plus en plus vite.
En fait, l’idée m’était venue en voyant un reportage sur les sumos japonais. J’y avais entendu qu’ils mouraient jeunes, avant la cinquantaine, à cause de leur poids. L’idée était intéressante, excitante même. J’allais en faire un gros sumo confit et le regarder crever dans sa graisse.

Le seul problème, au début, c’est qu’il continuait à faire du sport, cela ralentissait le processus. J’ai fini par le convaincre d’arrêter : j’avais besoin de lui à la maison, il passait déjà trop de temps au boulot loin de moi, bla-bla-bla. Quel con. Il a fini par céder. Je pense que son poids de l’époque, 120 kg y était pour quelque chose. Il n’arrivait plus à suivre les autres, cela le vexait. Tant mieux. L’arrêt de toute activité sportive a accéléré le processus.
En six mois, il était monté à 150 kg, son érectomètre à zéro.
La paix.

Il a voulu maigrir. Un sursaut. Va savoir pourquoi. Peut-être, à cause de son essoufflement chronique depuis ses 110 kg ou parce qu’il ne pouvait plus me baiser à 127, à peine me frapper à 130, et plus du tout à 150. Peut-être parce que son médecin traitant lui avait fait peur. Je ne sais pas trop, tout cela en même temps probablement.
Toujours est-il qu’il a voulu perdre du poids. Mauvaise période pour moi. Il ne voulait rien savoir, m’obligeant à lui faire des recettes diététiques. Il mangeait allégé, bio, sans gluten, sans sucre ajouté, sain… Il était même allé voir un médecin-nutritionniste. Il s’était aussi remis au sport. Bref, il avait perdu une trentaine de kilos en quelques mois. Pour moi, déprime et doute. Surtout que la forme revenant, il a recommencé à me frapper quotidiennement, à me « tringler » aussi. « Tringler », il adorait me provoquer en employant ces mots : « piner, troncher, enfiler » ce genre de trucs vulgaires, je n’y faisais même plus attention. Avant cela, j’avais obtenu – difficile négociation – que nous ne baisions – je peux difficilement dire que nous faisions l’amour – que nous ne baisions que dans une position confortable : moi au-dessus, afin d’éviter qu’il ne m’écrase. La forme au beau fixe, il oubliait cette règle. Je risquais la suffocation, l’écrasement à chaque fois que l’envie lui prenait de « me la mettre ». À ce moment-là, j’ai bien cru que j’allais craquer. J’avais même décidé de le tuer quitte à faire de la prison. Un poison quelconque dans sa bouffe allégée aurait fait l’affaire.

J’ai été sauvée par sa mutation. Son patron l’envoyait dans le sud, dans une succursale de sa boîte, comme responsable. Une belle promotion et un bon moyen pour moi de me sortir de l’impasse dans laquelle j’étais.
Loin de ses médecins attitrés, de ses conseillers, il s’était laissé rapidement aller. Surtout que je faisais tout pour le tenter. Son nouveau job ne lui laissait pas assez de temps pour le sport. Je veillais à ce qu’il ne reste pas longtemps chez le même médecin, je lui expliquais que la variété était mieux, qu’il valait mieux avoir des avis médicaux différents, ce genre de conneries. Je l’envoyais chez divers charlatans de médecines parallèles qui lui pompaient son fric. Il faut dire qu’il était parfois bien naïf.

Pour plonger, il a plongé, bien et rapidement. Ses nouvelles responsabilités l’angoissaient, la bouffe le soulageait de son stress. Il a repris son poids en quelques semaines et s’est élancé vers des sommets jamais atteints auparavant.

Quelques mois plus tard, il avait son attaque.

Son stress et son poids avaient failli le tuer. Heureusement, il n’en a rien été. Je dis bien heureusement, car je voulais ma vengeance. Pas question d’en être privée, ça non ! De toute façon, il me foutait la paix question sexe et coups. Avec un peu de vigilance, j’arrivais à éviter qu’il ne m’approche. Trop lourd, trop lent, trop flemmard. Pour le sexe, c’était pareil, je ne le laissais plus me toucher non plus. Je couchais dans une autre chambre que je fermais à clé. Cela le mettait encore en rage. Tant mieux. Il pouvait bien tempêter, hurler, menacer, rien à faire. C’est moi qui menais le jeu dorénavant.

Il a donc eu son attaque et en a réchappé.
Paralysé du côté droit !
Le rêve.

Il avait été mis en arrêt maladie longue durée. Nous avions alors déménagé dans une vaste villa isolée à la campagne. Avec son fric cela ne posait pas réellement de problème.
J’ai enfin pu m’occuper de lui.
À plein temps.

Ça a été sa fête.

À l’hôpital, on m’avait bien dit de lui faire suivre un régime strict. Pour sûr qu’il y a eu droit à son régime strict.
Strictement gras.

Je l’avais, dans un premier temps, installé dans un lit, dans la pièce principale pour le voir crever en direct. Je commençais alors à le gaver comme une oie. À l’entonnoir quand il ne voulait plus avaler. Je lui faisais des repas très complets et très gras. Les quantités étaient énormes, pantagruéliques. Tout ce que je lui faisais avaler baignait dans l’huile, le beurre, le saindoux, la graisse. Il en chialait. Chaque fois, quand j’arrivais avec sa nourriture, il gémissait de trouille. Souvent, je lui mettais la bouteille d’huile d’olive, qualité extra, directement dans la bouche, il pouvait biberonner en paix dans de glaireux bruits de succion. Et hop, une cuillérée de graisse d’oie dans le gosier. S’il se gerbait dessus, cela arrivait fréquemment, je lui réenfournait le tout et lui tenais la gueule close, en prenant garde qu’il ne s’étouffe pas. Alors, ses yeux exorbités pleuraient de grosses larmes de terreur. Et il se pissait dessus de pétoche : magnifique.

Très rapidement, je constatais que j’avais un gros problème, j’avais du mal à déplacer ce cachalot échoué pour lui faire sa toilette. Que ce soit pour le torcher ou pour le laver ! Ce porc chiait en permanence, c’était infect, cela puait la merde dans toute la maison. Une horreur. J’étais obligée de faire brûler de l’encens en permanence et de me mettre du camphre dans le nez pour couvrir les odeurs ignobles. Il restituait les lipides par tout son corps, il suintait de grosses larmes graisseuses, transpirait de l’huile, dégoulinait de beurre fondu, un kouign-amann humain.
Comme je vous le disais, je n’arrivais donc plus à le retourner pour lui faire une toilette minimale.
Il m’a donc fallu le sortir du lit. J’avais alors déposé une toile cirée sur le sol, puis j’ai poussé le pourceau hors de son auge. Cela n’avait pas été une mince affaire, mais j’ai fini par y arriver. Gros porc était tombé sur le sol dans un bruit flasque, deux cents kilos de gélatine se répandant au sol. Il était resté là, à s’agiter telle une tortue retournée et s’était mis à couiner « Hééé hitié he hoi hil heu plé ». Un truc de ce genre, sa semi-paralysie faciale le rendait peu intelligible. Je lui ai pissé sur la figure pour qu’il se taise. Il s’est tu…

Depuis, et pendant tout le reste de son agonie, je l’y laissais, geignant de temps en temps, agitant son bras ou sa jambe gauche, me suppliant de son regard bovin. Deux cents kilos de barbaque puante.
Souvent, pendant que je le rasais, la lame virevoltant autour de sa gorge, je m’imaginais tailler dans son triple menton, je voyais le rasoir s’enfoncer dans la graisse et trancher la jugulaire. Des litres de sang m’auraient alors jailli au visage, recouverte, plongée dans le vermillon, je m’y serai roulée, vautrée avec délectation, dans son sang trop gras, je me serai donnée du plaisir en le regardant se vider. Je me voyais aussi lui tailler un steak dans le gras du bide pour le cuire et le lui faire bouffer. Peut-être même que j’y aurais goûté.
Mais je ne l’ai pas fait, je ne voulais pas le tuer ainsi, ni même laisser des marques, des cicatrices. Pas prudent. Par contre, si le cœur m’en disait, je le branlais, bien à fond. Il ne pouvait s’empêcher de bander, ce con. À chaque éjaculation, je récupérais son sperme et le lui faisais déguster à la petite cuillère. Je crois que c’est ce qu’il supportait le moins ce sale macho. Bouffer son foutre. Il vomissait systématiquement.

Je le nettoyais au jet d’eau. Glacée la flotte, c’était plus simple. Et je le nourrissais, jour après jour. Il enflait comme une outre. Au bout d’un certain temps, il était devenu de plus en plus malade. Il vomissait à tout bout de champ. Des coliques permanentes. Cela n’était pas bien beau à voir, ni à sentir, ni même à entendre. Chaque mouvement dans la flaque de liquides puants dans lesquels il croupissait faisait comme des bruits de succions, des clapotements bizarres, sans parler des gargouillis étranges de son estomac, des pets bruyants et malodorants, des chuintements que produisaient les replis de son estomac de monstre obèse.
Rien à foutre.
J’avais juste peur qu’il ne se mette à maigrir à cause de ses vomissements permanents.

Mais c’était déjà trop tard pour lui.

Sa maladie a accéléré les choses.

Au bout de quelques semaines, il a cessé de s’agiter, sa respiration était devenue difficile. Il geignait de temps en temps, comme un chiot souffreteux. Quand j’ai vu qu’il commençait à aller de plus en plus mal, j’ai installé une caméra pour le filmer. Le filmer en train de crever, évidemment. J’ai arrêté de le laver, je l’ai laissé agoniser dans sa merde, son vomi, sa morve, sa bile, sa pisse. J’ai même arrêté de le nourrir à ce moment-là. Plus la peine. J’ai jeté discrètement la bouffe en trop grande quantité, les emballages usagés, les bouteilles, la graisse, le beurre, tout, ne gardant que ce qui était nécessaire à une ménagère normale, une gentille femme s’occupant de son mari malade.

Après sa mort, j’ai utilisé un transpalette, loué pour l’occasion, pour le charger et le déposer dans un lit, dans la pièce du fond, loin de sa chambre et de l’odeur. J’ai tout nettoyé. Tout désinfecté aussi. L’odeur est quand même restée, j’ai dû mettre beaucoup d’encens pour la couvrir. Puis, j’ai appelé le médecin, lui disant que je venais de le découvrir mort. J’ai joué la veuve éplorée. Le médecin a bien tiqué en voyant son corps, un tel poids pensez donc. Mais il n’a rien dit.

J’ai fait incinérer gros tas. Il a rempli trois grandes urnes funéraires. J’ai balancé les cendres dans les toilettes et tiré la chasse. Bye-bye.

Depuis j’ai ouvert un restaurant. Cela va bien pour moi, j’ai obtenu ma deuxième étoile récemment. La cuisine, c’est ma spécialité.

J’ai oublié de vous dire. Il a mis deux jours à crever. Je l’ai regardé agoniser pendant ces deux jours. Il est mort en se chiant dessus, une cataracte de chiasse liquide et nauséabonde. Il est mort, aussi, étouffé par son vomi. Mort de terreur tout autant, ça se voit dans ses yeux.

J’ai revu les enregistrements des centaines de fois depuis, j’adore ce passage. Ce pourri se rendait compte qu’il crevait. Encore aujourd’hui, il m’arrive de sortir le disque dur du coffre où il est en sûreté. Je me repasse alors ses dernières minutes.

J’y prends toujours du plaisir, oui vraiment beaucoup.

C’est étrange, mais cela m’ouvre l’appétit.

PRIX

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Paul Thery · il y a
un degré de plus et ou aurait pu parler de vengeance, voire de préméditation... Non ? ;-))
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Frédéric Chaix · il y a
Merci pour votre commentaire.... que je ne comprends pas trop en fait.
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Paul Thery · il y a
Je laissais entendre qu'elle aurait pu encore en rajouter dans sa soif de vengeance, tout en pensant que c'était déjà pas mal comme ça ;-))
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Frédéric Chaix · il y a
Ok, effectivement, elle fait déjà pas mal d'effort dans l'ignominie comme ça ;-))
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Mathieu Kissa · il y a
Parait que ça se mange froid...
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Frédéric Chaix · il y a
C'est ça...
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Viviane Fournier · il y a
Décapant, c'est juste terrible, étouffant à souhait ... du Stephen King .. on a envie d'aller au bout et de savoir .. tout est bien construit, tout s'installe peu à peu et dans une belle écriture où chaque mot trouve sa place, son "poids" ... alors on vit ce qu'elle vit et on voit dans ses yeux à lui .. c'est impressionnant de réalisme et d'imaginaire... de sang froid et de peur .. tout y est ! Bravo pour ce texte dont la fin tellement dérisoire et cynique confirme le titre !
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Frédéric Chaix · il y a
Encore merci pour vos compliments et votre analyse. Cela fait vraiment plaisir.
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Oscurio De Syl · il y a
C'est jubilatoire ! La vengeance la plus gore et tordue que j'ai pu lire ou même voir depuis longtemps. Peut-être parce qu'à l'inverse d'un scénario de film d'horreur, celle ci nous paraît tellement réalisable.
Je trouve la double montée en puissance rondement bien menée pour un texte aussi court.
Je crois que pour ce matin je vais remplacer le lard grillé par une salade verte sans huile !

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Frédéric Chaix · il y a
Excellent si ce texte permet d'assainir les repas de mes lecteurs, c'est bon pour votre santé !! Plus sérieusement merci pour ce fort sympathique commentaire et, s'il vous reste quelques minutes de votre temps, vous pouvez jeter un œil sur mon texte sombre en finale du concours "court et noir" : https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/black-is-black
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Tolbiny · il y a
Elle n'a vraiment aucune compassion pour sa grosse coche de mari ! Ah la garce. Tiens je reprendrai bien une tranche de lard beurrée au saindoux, moi.
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Frédéric Chaix · il y a
Et bien bon appétit. Et merci pour votre commentaire.
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lestropied · il y a
Il est vrai qu'on est content de voir qu'il y a une vengeance... mais elle est vraiment terrible ! L'avait k'a pas commencer !
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Virgo34 · il y a
Une vengeance affreuse et méchante mais bien exprimée. J'espère que c'est de la fiction...
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Frédéric Chaix · il y a
Moi aussi ;-)))
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Chantal Noel · il y a
Quelle horreur ! Une vengeance terrible ! Finalement qui est le plus odieux des deux... Mes voix pour ce texte que j'ai lu en grimaçant.
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Frédéric Chaix · il y a
Désolé, ce texte a tendance à provoquer ce type de réaction … attendue. Merci pour vos voix.
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Sandrine Michel · il y a
Atmosphère bien oppressante, un style que j'apprécie !
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Frédéric Chaix · il y a
Merci pour votre commentaire et si vous ne l'avez pas déjà lu, jetez un œil sur ma nouvelle en finale du concours "court et noir" tout aussi oppressante (voire plus) :

https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/black-is-black

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