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La fille du roi et l'arbre qui pleure

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LAURÉAT
Sélection Jury

Recommandé

Depuis le temps que je vis chez les Indiens algonquins, j’ai fini par leur ressembler. Je m’habille comme eux, je mange comme eux, je parle leur langue. J’ai appris à poser des pièges et à pêcher dans les torrents. Je connais les secrets des arbres et les plantes. La forêt ne m’effraie plus. Je soupçonne les Indiens de me croire un peu folle, mais ils tolèrent ma présence et ne m’ont jamais manifesté d’hostilité. En été, il m’arrive de les accompagner quand ils descendent jusqu’à Trois-Rivières pour troquer leurs peaux contre des outils ou de l’alcool. La ville n’a pas changé depuis que je l’ai quittée. Ses habitants non plus. Les colons français m’évitent ou m’ignorent. Je les entends murmurer derrière mon dos : « C’est Margot la sorcière, la catin des Indiens, celle par qui le scandale est arrivé... »

Je m’appelle Marguerite Abraham. Je suis née à Nantes dans la paroisse Saint-Nicolas. Mes parents étaient originaires de la Haye-Fouassière, un petit village situé au sud de la Loire. Ils s’étaient installés à Nantes où ils tenaient un commerce de boucherie dans la rue des Halles. Ils sont morts dans un incendie. Orpheline à l’âge de huit ans, j’ai été placée au grand hospice de la ville que tout le monde appelle le Sanitat. Les bâtiments servaient à la fois d’hôpital, d’asile, d’orphelinat et même de prison. On y croisait tout ce que les mauvais quartiers de Nantes pouvaient compter de coupe-jarrets, de tire-laine, de mendiants, de déments, de femmes de mauvaise vie et d’enfants abandonnés. Les murs ruisselaient d’humidité. En été, quand la chaleur s’abattait sur la ville, l’odeur y était pestilentielle. L’hiver, il y gelait à pierre fendre. Les religieuses ont pris en charge mon éducation. J’en remercie encore le Seigneur.
Sœur Claire, qui s’occupait de moi, appartenait à l’ordre des Servantes des Pauvres de la Charité de M. Vincent de Paul. C’était une belle et sainte femme aux gestes délicats et à la parole douce. On murmurait dans les couloirs du Sanitat qu’elle était comtesse et avait pris le voile par chagrin d’amour. Je n’ai jamais osé lui poser la question. Elle m’a encouragée à lire quotidiennement les Saintes Écritures. Elle attachait une importance particulière au passage relatant la visite de la Vierge Marie à sainte Elizabeth ainsi qu’à celui de la femme adultère. Elle m’a enseigné que l’union des corps n’était pas un pêché dès lors qu’elle s’effectuait dans le respect et l’amour mutuels. De toutes les religieuses qui ont abordé avec moi les choses du sexe, elle est la seule à m’en avoir parlé sans honte ni dégoût... Un matin de printemps, un lieutenant de police est venu nous informer qu’un convoi de femmes était organisé à destination de notre belle province du Canada. Le roi prenait en charge notre voyage et notre entretien pendant une année complète contre l’obligation de contracter un mariage sur place. Les religieuses nous expliquèrent que le devoir d’une bonne chrétienne était de faire des enfants ou de se consacrer à Dieu. Je ne me voyais pas passer le reste de mon existence dans un cloître. J’ai signé en compagnie de plusieurs autres filles. Un ancien navire morutier, le Saint-Jean-Baptiste, avait été affrété par les autorités. Mon cœur s’est serré en voyant s’éloigner les côtes de France. Je ne savais pas alors que je ne les reverrais jamais.

Le brouillard s’était dissipé. Le vent avait chassé les nuages. Poussé par le courant de marée, le Saint-Jean-Baptiste remontait le fleuve en direction de Trois-Rivières. Après deux longs mois d’une traversée éprouvante où nous avions toutes été malades, nous pouvions monter sur le pont et respirer l’air du Nouveau Monde. Les marins nous appelaient les « poulies coupées ». Ils riaient beaucoup en nous voyant, en robe, courir d’un bord à l’autre au milieu des cordages. Le paysage était d’une beauté stupéfiante. La forêt s’étendait à perte de vue, offrant toutes ses nuances de vert. Les eaux du fleuve miroitaient sous le soleil. Je n’avais jamais vu de rivière aussi majestueuse que le Saint-Laurent. À cette époque, il y avait peu de femmes blanches au Canada. Aussi l’annonce de notre arrivée à Trois-Rivières avait-elle attiré la foule devant le logis du gouverneur. Un cordon de soldats avait été déployé pour éviter tout risque de débordement. Chacun voulait voir à quoi ressemblaient les « filles du roi ». Les hommes nous observaient du coin de l’œil, essayant de deviner lesquelles d’entre nous avaient les hanches larges. Nous les regardions à notre tour, le cœur battant et inquiet.
Les religieuses du couvent des Ursulines qui nous avaient accueillies au débarcadère organisèrent les présentations. Le mari qu’elles m’avaient choisi répondait au joli nom de La Violette. Il avait servi un temps dans la compagnie Saint-Ours du célèbre régiment de Carignan et avait été élevé au grade de sergent. Lors d’une escarmouche contre les Iroquois, il avait perdu un œil. Quand le régiment avait été dissous, il était resté à Trois-Rivières où on lui avait alloué une pièce de terre qu’il avait défrichée. La Violette n’était ni très beau ni très propre et semblait beaucoup plus âgé que moi. Mais il possédait quatre bêtes à cornes, un fusil et des économies qui en faisaient un parti acceptable. Le prêtre de la paroisse célébra notre mariage. Un notaire venu de Québec enregistra notre union et versa les cinquante livres de dot promises par le roi avant notre départ. J’avais vingt ans et La Violette était le premier homme que j’approchais.

Le champ de La Violette descendait en pente douce jusqu’au Saint-Laurent. Des rangées d’érable en marquaient les limites. Sur la partie la plus éloignée du fleuve, il avait construit une maison en bois comprenant deux pièces et un appentis. Une remise extérieure servait d’étable. Au printemps et en été, la vie était très agréable à Trois-Rivières. Le dimanche, après la messe, les colons dressaient de grandes tables pour déjeuner au bord du fleuve. Parfois, des Indiens se joignaient à nous. Nous leurs chantions des chansons de France. Ils dansaient et nous donnaient du tabac. Pendant les longs mois d’hiver, la neige et le froid empêchaient tout mouvement par la route ou par le fleuve. Notre isolement était complet. Quand le temps le permettait, La Violette sortait poser des pièges ou allait casser la glace sur le fleuve pour pêcher.
Comme beaucoup de colons, La Violette employait une Indienne pour l’aider dans ses travaux. Kinonge appartenait à la grande tribu des Algonquins qui avaient aidé les Français dans leur guerre contre les Iroquois. Elle était petite, mais bien faite, et d’une endurance à toute épreuve. Je me suis tout de suite bien entendue avec elle. Elle possédait quelques rudiments de notre langue et m’a appris en retour quelques mots de son dialecte. Je sais ainsi que pour les Algonquins le fleuve Saint-Laurent est le « chemin qui marche ». J’aime bien le langage des Indiens.
Kinonge passait tout l’été avec nous. Quand l’hiver approchait, elle retournait dans sa tribu jusqu’à la saison suivante. Parfois, elle venait accompagnée d’un jeune adolescent qu’elle appelait Maskinonge. C’était un beau garçon aux cheveux noirs et à la peau cuivrée. On aurait pu le prendre pour un pur Indien algonquin s’il n’avait eu des yeux bleus comme le ciel. Kinonge m’expliqua que ce garçon était le fils qu’elle avait eu – il y a bien des lunes –, avec un Français coureur des bois. Je pense aujourd’hui que c’était un mensonge et que Maskinonge était en réalité le fils de La Violette. Au début, je crois avoir été une bonne épouse. Je nettoyais la maison, je cuisinais, je travaillais aux champs, je nourrissais les bêtes. Je ne me suis jamais refusée à La Violette quand il voulait satisfaire cette envie que les hommes ne peuvent refréner. Je lui ai donné cinq enfants : quatre garçons et une fille. Un garçon est mort en bas âge. Ce fut mon premier chagrin. Les autres ont survécu. Mais il y a bien longtemps qu’ils ne me parlent plus.

À mesure qu’il grandissait, Maskinonge ressemblait un peu plus à un Indien algonquin. Il avait laissé pousser ses cheveux qui lui tombaient désormais sur les épaules. Il portait des bracelets et des colliers en os. En été, il vivait à demi-nu, vêtu d’une seule tunique de peau nouée autour des hanches. La Violette n’appréciait pas sa présence. Il le traitait de « maudit sauvage ». À plusieurs reprises, j’ai cru qu’ils allaient en venir aux mains.
Sans que je puisse encore l’expliquer, je suis tombée amoureuse de Maskinonge. Je ne sais si c’était un péché, mais c’était sûrement une faute. Ils nous ont surpris un soir alors que nous étions couchés dans une grange. La Violette avait emmené avec lui quelques anciens camarades du régiment de Carignan. Ils avaient bu et étaient ivres de rage. Maskinonge a saisi une hache de bûcheron pour se défendre. Mais il fut vite ceinturé. J’ai supplié qu’on lui laissât la vie sauve. Sans succès. Ils lui ont d'abord crevé les yeux à coup de baïonnettes. Ils lui ont ensuite coupé la langue et l’ont émasculé. Comme il vivait encore, ils l’ont attaché à un cheval et l’ont traîné à travers la grande rue de Trois-Rivières jusqu’à ce que mort s’en suive. Le gouverneur a laissé faire. Le prêtre de la paroisse n’a rien dit. Les Ursulines sont restées cloîtrées dans leur couvent. Ils ont abandonné le corps ensanglanté de Maskinonge au bord du Saint-Laurent. C’est là que les Algonquins sont venus chercher sa dépouille. Ils ont pris son cœur et sont allés l’enterrer sous un érable. Le lendemain, je quittais Trois-Rivières. Je suis sortie de la ville sous les cris de la foule en colère. Les hommes menaçaient d’aller tuer les Indiens. Les femmes m’injuriaient et me crachaient dessus. Les enfants me jetaient des pierres. J’ai rejoint le camp des Algonquins dans la montagne.

Les Indiens ne me parlent jamais de Maskinonge. Au printemps, je vais parfois me recueillir sous l’érable où ils ont enterré son cœur. Une sève abondante s’écoule le long du tronc. Les Algonquins me disent que c’est « l’arbre qui pleure ».

PRIX

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Mod · il y a
Bonjour, je viens de lire votre nouvelle sur la Nitro collection. J’ai beaucoup aimé. Du coup je me suis abonnée à votre compte et attends de vous lire à nouveau...
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre commentaire. Je vais lire votre nouvelle.
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Arlo · il y a
À L'AIR DU TEMPS d'Arlo est en finale du grand prix été poésie. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bonne soirée..
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Eponine52 · il y a
Quelle tragédie ! Quand la petite histoire rencontre la grande histoire, cela donne une belle pépite ! De plus ton récit est très bien argumenté avec force de détails qui le rendent très visuel et réaliste ! j'ai été happée dès les premières lignes ! Ta plume riche déroule superbement bien ta trame ! Moi qui est passionnée par les amérindiens et leurs croyances, j'ai pris grand plaisir à te lire ! Aussi en toute sincérité CHAPEAU À RAS DE TERRE pour tes mots qui font mouche ! Douce nuit loin de ce monde de pluie !
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de ce commentaire. C'est très agréable à lire et très encourageant.
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Pierre Lefèvre · il y a
Bravo et felicitations "Thierry".
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JHC · il y a
Félicitations Thierry!
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Fred Panassac · il y a
Bravo pour votre prix. J'étais passée à côté de votre nouvelle, je ne manquerai pas d'aller la lire pour pouvoir commenter.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre intérêt.
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Francine Lambert · il y a
Bravo pour ce prix tout à fait mérité !
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Frédéric Barrault · il y a
Merci et félicitations également
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Yasmina Sénane · il y a
Félicitations !
J'ai cru en vous, j'ai bien fait.

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutien
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Thara · il y a
Félicitations pour votre oeuvre lauréate !
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Marie · il y a
J'avais lu des articles sur "Les Filles du roi", j'ai trouvé votre texte superbe ! Mon vote !
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de vos compliments
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Thara · il y a
Une belle lecture, qui a le mérite de ne pas laisser indifférent !
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Redha Merrouche · il y a
Vive les Indiens et je vote pour la fille du roi.
Je vous invite à lire "mon coeur vagabond"

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Arlo · il y a
Excellente nouvelle sur les indiens d'Amérique du nord. Je connais bien trois rivières. J'aime. Vous avez le vote d'Arlo qui vous invite à découvrir son dernier poème " à l'air du temps" en lice prix été. Bonne fin de journée à vous.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutien. Je vais lire votre poème
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François Duvernois · il y a
Confirmation de mon premier vote pour ce texte que j'ai aimé. Bonne chance pour la finale.
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Dolotarasse · il y a
Très belle histoire inspirée de la grande Histoire.
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Frédéric Barrault · il y a
merci de vos encouragements
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Camille G · il y a
Trés joli texte - mon vote
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutien
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Jean Calbrix · il y a
Un véritable plaisir de lecture sur les mœurs du passé qui font froid dans le dos ! Bravo, Thierry ! Vous avez mon vote.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci d'avoir apprécié cette petite histoire franco-canadienne
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Dominique Alias Suna Descors · il y a
C'est une belle histoire mêlée de tristesse et de la beauté de cet amour, mais quelle atrocité dans cette mort... ça glace la vision mais c'est l'histoire... la chute finale, le cœur enterré au pied de l'arbre... avec la symbolique de l'arbre qui pleure apporte un côté spirituel, magique à cet arbre qui s'exprime... qui exprime les larmes de ce cœur qui a été aimé... certainement le regret de ne plus être là parmi les siens... Bravo, j'ai aimé lire votre histoire, le passage de la brutalité de sa mort est choquant mais c'est votre travail d'écriture de nous faire éprouver les émotions, c'est réussi... Bravo + vote
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Frédéric Barrault · il y a
Très sensible à votre commentaire. Merci d'avoir pris le temps de me lire
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Marylene1951 · il y a
J'ai aimé et je vote avec plaisir...Marylène
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Frédéric Barrault · il y a
Merci pour votre vote.
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Utilisateur désactivé · il y a
Transportée bien loin par cette lecture matinale , je suis heureuse de vous apporter mon soutien. Vous le méritez !
J'offre " Milonga" un Ttc tango, sur ma page. A bientôt peut-être.

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutien. Je vais vous lire.
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Zoé.L · il y a
Merci pour ce partage de lecture.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci d'avoir pris le temps de me lire.
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Abi Allano · il y a
Un joli récit historique et poignant. Mon soutien sans hésitation.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre commentaire.
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Cookie · il y a
Beaucoup de plaisir pour lire cette histoire bien racontée. (avez-vous lu "mille femmes blanches de Jim Fergus) bonne chance et mon vote.
je vous invite chez moi si ça vous dit pour voir mon poème "insolite alliance" en finale.

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutien. Oui ,j'ai lu "Mille femmes blanches" de Jim Fergus. Si l'histoire des Indiens vous intéresse je vous conseille "Enterre mon coeur à Wounded Knee" de Dee Brown (Stock, 1970).
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Cookie · il y a
Vous êtes originaire de la Haye Fouassière ?
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Frédéric Barrault · il y a
Je suis originaire de Nantes où j'habite toujours.
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Cookie · il y a
Merci pour le conseil Thierry. oui je suis passionnée par l'histoire des Indiens, ainsi que par l'histoire des pionniers américains.
je vais acheter ce livre.

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Alberto Zorage · il y a
J'aime ce témoignage passionnant, historique et plein de vie et de tendresse. C'est tout un livre qu'il lui faut. Respect à l'auteur. Bien entendu Je vote pour.
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Virgiss · il y a
Une page d'histoire pour moi méconnue écrite avec aisance. Un texte qui joint utile et agréable. Mon vote
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre commentaire
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Nicole Henne · il y a
Votre nouvelle sent l'Histoire mais elle est la révélation du coeur enterré sous l 'Arbre de la vie éternelle . Mon vote
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Frédéric Barrault · il y a
Merci d'apprécier cette petite nouvelle canadienne
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Francine Lambert · il y a
Belle découverte que l'histoire de cette " fille du roi" destinée à " servir" aux colonies, comme ce fut le cas de certaines détenues également . . . votre récit est captivant et mériterait davantage de lectures et de votes , j'ai beaucoup aimé !
Chez moi deux finalistes à découvrir, si ce n'est pas encore fait : " Majeure" ( une nouvelle à chute) et " Imparfait" ( un T.T.C. plus récréatif) . . . au plaisir !

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de vos encouragements
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Ode Colin · il y a
un joli texte, qui emmène le lecteur dans un monde dépaysant :-)
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Samuel Lhâa · il y a
Merci pour le dépaysement, votre plume glisse, bravo. Je vous propose Vertigo, dans le style humour et philo mélangés.
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Guy Bellinger · il y a
On est dépaysés, propulsés que l'on est dans un autre temps et dans lieu différent. Et l'histoire, cruelle et belle, montre bien que les sauvages ne sont pas toujours ceux que l'on nomme ainsi.
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Arkhant · il y a
Une note rafraichissante, un joli voyage dans lequel je me suis laissé entrainer très facilement. Bravo pour ce texte original. Je vote sans hésiter.
Si le coeur t'en dit, je t'invite à découvrir mon Très Très court "A Priori" à la chute...inattendue !

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutein
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Louise Suszek · il y a
j'adore ! une histoire superbe, bien écrite, qui passionne ! vous décrivez si bien l'histoire d'une de ces "filles du roi" ( un sujet qui m'intéresse en plus ! ), j'étais captivée...dommage que cela ne soit pas plus long !
Je vote !
si le coeur vous en dit : http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/il-etait-une-femme-sur-un-banc-en-plastique-jaune

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Frédéric Barrault · il y a
J'essaierai de "faire plus long" la prochaine fois! Merci de votre commentaire
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Keith Simmonds · il y a
Mes félicitations ! Je revote avec plaisir ! Ma “Petite Chenille” est aussi en Finale.
Merci d’avance de renouveler votre soutien.

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutien
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Yasmina Sénane · il y a
Votre place en finale me fait découvrir votre nouvelle.
Elle me replonge dans l'histoire de ses filles qu'on expatriait pour servir les intérêts de la France.
C'est évoqué dans "Manon Lescaut" de l'Abbé Prévost.
Votre récit est si captivant qu'il se lit d'une seule traite.
Je vous invite à lire Mon poème "Nuit blanche" qui est aussi finaliste.

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre intérêt pour cette nouvelle. Je vais lire votre poème.
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Pierre Priet · il y a
Bien écrit, jolie! mon vote!
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Lili Caudéran · il y a
J'avais adoré cette belle histoire, je renouvelle donc mon vote avec grand plaisir. Bonne chance Thierry !
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Geny Montel · il y a
Un texte émouvant qui nous fait voyager ! Bonne finale !
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre soutien
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Br'rn · il y a
Beau témoignage d'un passé aventureux.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre commentaire.
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Utilisateur désactivé · il y a
Un très beau texte! Cruel mais si bien raconté, d'une voix qui porte, bravo!
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Monique Feougier · il y a
Magnifique ce texte. Les grands espaces,la beauté et la rudesse...l'histoire est bien ficelée. Bravo mon vote !
Je vous invite sur ma page pour lire et soutenir mon poème l'écrivain qui se meurt si le cœur vous en dit

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MAC · il y a
c'est beau et sauvage. Les paysages du Canada me reviennent en mémoire! Merci!
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Frédéric Barrault · il y a
C'est moi qui vous remercie
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DDT888 · il y a
Très émouvant ! L"écriture facile . Continue.
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Sapho des landes · il y a
Bravo ! Magnifique, rien de trop, rien d'insupportable, rien d'exagéré, récit parfaitement écrit et dosé, j'aime vraiment beaucoup
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Frédéric Barrault · il y a
Encore une fois merci.
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David Victoroff · il y a
Très belle histoire qui réveille la tristesse d'avoir bêtement perdu la belle province. Je trouve seulement un peu pénible la description du supplice du jeune indien.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de ton commentaire...Et oui, la vie n'est pas un long fleuve tranquille et les indiens n'avaient pas le monopole de la sauvagerie.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci à vous et merci de votre vote .
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François Duvernois · il y a
Par la qualité de votre écriture, la construction de votre récit et en nous narrant la destinée particulière de Marguerite, vous nous plongez dans l'histoire des conquêtes de l'Amérique. "C'est l'arbre qui pleure" est vraiment une belle trouvaille. Mon vote.
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Frédéric Barrault · il y a
Merci pour votre vote. Je suis content que cette petite nouvelle franco canadienne vous ait plu.
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Sourisha Nô · il y a
c'est toujours aussi beau, ce souffle épique de votre écriture, je commence à bien cerner votre univers. Celui des grands voyages, des grandes conquêtes, entre Fenimore Cooper et bien d'autres écrivains du lointain. Le fond est aussi riche que la forme, fond historique d'abord, et forme imaginative aussi. Vous n'êtes point mon rival en cette affaire, je concours pour l'hiver. Mais je vous vois assez bien comme gagnant ce printemps.;-)
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Frédéric Barrault · il y a
Encore une fois bien vu. Trop gentil.
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Sourisha Nô · il y a
j'en avais même oublié de voter..!
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Sourisha Nô · il y a
non point, corsaire;-)
juste une folle espérance, qui je l'espère deviendra réalité..

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Joëlle Brethes · il y a
Très joli récit, émouvant et bien construit... Bravo !
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Joëlle Brethes · il y a
Encore bravo ! ;-)
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Utilisateur désactivé · il y a
fidèle à ce que j'ai déjà dit, je viens aussi voter pour ce 2e texte que je trouve magnifique.
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Frédéric Barrault · il y a
Très sensible à votre compliment. Merci pour votre vote.
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A. Gobu · il y a
Gobu

Salut

Je suis nouveau sur le site commence à explorer petit à petit les rubriques. Ce texte - rédigé d'une plume assurée quoique un peu académique - mérite le nom de nouvelle. J'aime aussi quand l'auteur arrive à dérouler une épaisse tranche d'histoire dans un format assez court. Cette histoire de "Filles du Roi" a fait récemment pas mal couler d'encre (il y a même eu une sorte de buzz suite à la publication d'un livre et aussi la sortie d'un film, si mes souvenirs sont bons)

Les histoires qui mettent en scène les amérindiens m'intéressent toujours, même si ma préférences va aux Lakotas. Haoka Hé. La fin atroce de Maskinongé est un peu attendue mais elle apporte une rupture bienvenue dans un récit qui semblait devenir un peu linéaire. Quant à la chute avec "l'arbre qui pleure", elle donne une coloration poétique qui conclut agréablement cette histoire au fond assez cruelle.

Au plaisir de vous relire
Gobu

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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre commentaire.
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Keith Simmonds · il y a
Un récit intéressant et bien écrit! Mon vote! Merci de venir lire et soutenir, si vous les aimez, mes toutes dernières œuvres qui sont en lice pour le Prix Haïkus Automne 2016. Bonne journée et bonne chance à vous également!
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Frédéric Barrault · il y a
Merci de votre fidélité.
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