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La femme sans âge

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Mes passages à Paris se faisaient rares. L’augmentation des prix de l’immobilier m’avait chassé depuis longtemps. J’étais heureux de revoir mon vieil ami qui m’accueillit avec un large sourire.
-- Bravo, lui dis-je, tu as réussi à t’accrocher au sixième arrondissement malgré la spéculation.
-- C’est vrai, c’est un luxe de vivre ici... Surtout pour ceux qui comme toi débarquent de province... Oui, je fêterai bientôt mon anniversaire. Un copain en vacances va me prêter son appartement. Parce qu’ici, dans ma boîte à chaussures de neuf mètres carrés... Je n’ai qu’un tabouret à t’offrir. A mon âge, végéter dans une chambre de bonne ! Dans une décennie, c’est l’an 2000 et je commence à avoir la hantise d’être coincé ici jusque là. Quarante piges, divorcé, deux lardons et un salaire maigrelet... Avec ce bilan, tu ne seras pas surpris si les nanas se précipitent sur moi !
-- Oui, d’ici peu nous serons quadragénaires. Je te suivrai trois semaines après. Mais moi je n’aurai pas le courage de faire la nouba. Cette échéance me fait plutôt flipper.
-- Mais non, viens donc à ma soirée. Je veux une vraie java. Et puisque tu t’ennuies... Il y aura du monde, je t’assure. Il ne manquera à ma sauterie que Madame Luzard. Elle aurait été heureuse d’y participer si elle avait vécu jusque-là. Elle me l’avait promis. Je la regrette déjà beaucoup.
-- Dis donc, son vaste loft de la rue Cassette doit valoir une véritable fortune. J’envie les veinards qui vont habiter là. Depuis qu’elle nous prodiguait des leçons de catéchisme, je ne lui ai jamais connu d’autres activités que s’occuper de son cher refuge. Tu te rappelles... Nous étions nombreux à rappliquer après l’école sous prétexte de devoirs à faire. Mais c’est le goûter gratuit qui nous motivait. L’ennui c’est qu’elle n’acceptait que les garçons. La mixité, ce n’était pas son truc.
-- Mais bien plus tard, quand elle a commencé à accueillir des adultes et même à en héberger, elle a changé malgré tout. Elle a toujours eu plein de fric. Des propriétés normandes garnies de locataires solvables. Pas comme ceux qu’elle accueillait ici. Une drôle de faune. Certains lui versaient paraît-il une contribution, mais c’était sans doute loin du compte.
-- Elle s’en fichait, la femme sans âge. Nous l’appelions tous ainsi lorsque nous étions gamins, mais j’ai oublié à qui elle devait ce surnom.
-- Il lui est resté pour toujours. Mais c’était un legs de nos prédécesseurs. Nous, on savait juste que le mari c’était barré sans laisser d’adresse et qu’ensuite nul ne l’avait revu. On m’avait répété que le bonhomme était volage. De mauvaises langues ont glosé sur cette disparition et ont osé suggérer que la bonne dame l’avait trucidé et coupé en morceaux mais je n’y ai jamais cru. C’était la rumeur de la rue Cassette. Posséder un tel patrimoine attise bien des jalousies.
-- Elle l’aimait encore le cavaleur, et espérait peut-être même son retour. J’en étais certain et je n’étais pas le seul à avoir cette opinion. Elle ne se plaignait jamais pourtant et s’habillait toujours de gris ou de noir. Des tenues simples, modestes même. Elle picorait plus qu’elle ne mangeait et occupait une petite chambre, laissant les autres à ses pensionnaires. Curieuse existence lorsqu’on a tant de pognon.
-- Son bon vieux refuge... Mais ces derniers temps je m’y rendais rarement. La bande de pique-assiettes qui campait là-bas me hérissait le poil. Et des difficultés avec les voisins avaient surgi. Flairant du louche, ils ont vite soupçonné quelque activité hôtelière illicite. Ils n’étaient pas si accommodants que leurs prédécesseurs. Ayant acheté le mètre carré au prix fort, ils exigeaient un calme absolu dans l’immeuble et dans la cour. Or chez Madame Luzard les résidents avaient l’habitude de s’engueuler copieusement. Et tant pis s’il était tard et si les fenêtres étaient ouvertes. De plus des problèmes inattendus survenaient souvent dans cette espèce de pension de famille. Héberger des adultes c’est autrement plus compliqué que donner des leçons de catéchisme aux enfants. En dépit de sa générosité notre hôtesse avait dû se résoudre par exemple à flanquer à la porte deux tourtereaux qui avaient d’ailleurs noué leur idylle chez elle. Ils fumaient des pétards mais surtout ils en proposaient aux autres. La patronne a eu peur pour les quelques minots qui suivaient encore ses cours.
-- La rumeur se serait vite répandue. Les amateurs ne manquent pas pour ce genre de marchandise.
-- Elle a eu d’autres soucis. Une de ses pensionnaires s’est enfermée un jour avec une tapée de chats dans l’une des chambres où elle a ensuite invité une sorte de brute, un râleur au caractère imprévisible. Ces deux-là ont vécu une petite lune de miel dans leur nid étroit. Et les minets ont vite commencé à se balader dans la cour en miaulant durant des plombes. Les voisins ont aussitôt couiné, mais se sont calmés rapidement devant la carrure de l’irascible individu. Ne sachant guère comment se débarrasser du spécimen, Madame Luzard a appelé à l’aide. Même si elle s’apitoyait sur le sort des pauvres, elle avait des relations dans bien des milieux cossus.
-- Je me souviens qu’un ministre la tutoyait.
-- On savait qu’elle avait de l’argent et de fidèles soutiens. Elle a confié ses soucis à un promoteur immobilier et on a vu apparaître un trio de malabars du style anciens catcheurs. Ces costauds ont fait irruption dans les lieux et ont viré le couple d’enquiquineurs à la satisfaction générale.
-- Les chats aussi ?
-- Le toutim. Les valises et les matous ont atterri en vitesse sur le trottoir. Les sbires n’ont même pas démuselé leur doberman. La patronne n’était pas là. Le spectacle lui a été épargné. Elle était un peu dépassée sur la fin. Je me demandais parfois si un jour elle n’allait pas se faire tabasser par un pensionnaire un peu trop nerveux. Ses amis au bras long n’auraient pas pu mobiliser continuellement leurs myrmidons.
-- Oui mais elle aurait été incapable de vivre seule. Elle avait trop besoin d’être entourée. Elle se sentait tellement utile en s’occupant des marginaux, déclassés et autres cas sociaux...
-- Elle aura été servie... Avec ce ramassis d’hurluberlus aigris, mesquins et grincheux. Et nul n’avait envie de décamper. La place était bonne. Je me souviens qu’une sorte de zonard s’était installé d’autorité dans la chambre attribuée à un abonné au chômage et avait disposé son matelas en mousse à même le sol sous le regard désapprobateur du cossard aux vêtements élimés. Mais voilà, le nouveau était jeune et baraqué.
-- Lors de notre dernière entrevue tu m’avais dit aussi que la bonne dame fournissait toujours à ses ouailles des fringues dénichées dans les collectes pour les déshérités du quartier.
-- Oui, elle triait, nettoyait, distribuait... Et deux ou trois matinées par semaine, c’était le défilé des tapeurs. Elle donnait aussi des recettes d’herbes médicinales. Une mémère un peu givrée prétendait que la bonne dame l’avait guérie de ses éternelles douleurs, que c’était un vrai miracle et qu’elle prierait pour elle... Quand je pense que des jaloux accusaient sa bienfaitrice d’oisiveté... Elle bossait dur, avec l’aide d’une escouade de commères ravies de se montrer utiles et surtout curieuses de voir de près les créatures qu’abritait leur amie. Il y avait en effet de quoi cancaner. Parmi ce pittoresque échantillon, une vieille fille acariâtre qui s’était entichée d’un perroquet l’avait imposé dans les lieux avec un aplomb sidérant. Elle cohabitait tant bien que mal avec une violoniste qui n’exerçait plus son art pour d’obscures raisons et qui ne supportait plus d’écouter la moindre musique. Un étudiant barbu, négligé et râleur avait aménagé un coin du sous-sol avec des chutes de moquette et dormait dans un sac de couchage. Il avait abandonné la rédaction de sa thèse et passait ses journées à fricoter avec la directrice de l’agence immobilière voisine. Au début, il a feint de s’intéresser à un poste de commercial mais évidemment ça ne l’intéressait pas. Il louchait plutôt sur le portefeuille de la bonne femme, qui était visiblement en quête d’affection.
-- Et tous ces zigomards prenaient leur repas ensemble ?
-- Non, ils ne faisaient pas table commune. Chacun bouffait en observant les autres avec méfiance, tandis que le perroquet énumérait des injures tirées d’un abondant répertoire . Ayant détesté le volatile dès le début, le zonard lui avait appris discrètement une sélection d’épithètes ordurières qu’avait découvertes avec horreur la vieille fille. Je crois que Madame Luzard avait un peu peur du zonard. Les premiers temps, la propriétaire du perroquet reluquait ce gaillard aux biceps avantageux en souriant béatement, mais ce manège n’avait pas duré longtemps. Devant les grimaces du malotru, elle avait vite repris sa pose hautaine en sirotant son thé.
-- Pauvre Madame Luzard... Mon dernier souvenir d’elle, c’est une frêle silhouette qui rasait les murs en sortant de son refuge. On aurait dit que le vent allait l’emporter.
-- Elle s’est fanée d’un coup. Courbée, ridée, ratatinée. Après avoir reçu le pli d’un avocat argentin lui annonçant le décès du mari. Elle n’a pas pu surmonter le choc. Malgré tout ce temps, elle y tenait encore, à son bonhomme.
-- Tout à l’heure, je suis passé devant l’agence immobilière voisine du loft. Je pense avoir aperçu la directrice. Est-elle encore la maîtresse de l’improbable étudiant dont tu m’as dressé le portrait ?
-- Peut-être. Mais il a été obligé de décamper avec les autres et j’ignore où il a atterri. Lui était très fier de s’afficher avec cette bonne femme qui doit avoir au moins vingt piges de plus que lui. Elle n’avait pas dû lésiner côté ravalements. Elle répétait qu’elle était divorcée et libre.
-- Et aisée, d’après ce que j’ai compris ?
-- Aisée et généreuse. Elle adorait parler de sexe avec son jeune amant dont elle vantait lourdement les mérites. Lorsqu’elle se pointait au refuge pour rejoindre son étalon, elle semblait beaucoup s’amuser du mépris que lui montraient les résidents. Tout le monde se méfiait de cette intrigante trop fardée qui jetait des coups d’œil curieux dans chaque recoin, blottie contre son queutard en avalant son infusion. Elle devait calculer la valeur de tous ces mètres carrés si mal utilisés, même lorsqu’elle papotait avec son chéri en le gratifiant de quelques agaceries.
-- Je suppose que Madame Luzard devait regarder ailleurs dans ces moments-là... Mais sais-tu qui va hériter du pactole puisque le décès du mari est avéré ?
-- Des associations d’aide aux sans-abris paraît-il. Mais il y a de la contestation dans l’air. La concierge affirme qu’un cousin mécontent s’est déjà manifesté. Soupçonneux, il grogne en menant son enquête. La brave femme était-elle encore lucide ? Soumise à une influence néfaste ? Ou même manipulée par une secte ?
-- Qu’aurait-il conclu s’il avait pu admirer les bobines des pittoresques créatures qu’hébergeait sa parente ? Que sont-ils devenus d’ailleurs, ces guignols ?
-- Dès le décès, ils ont ramassé leurs nippes et se sont égaillés dans la nature. Pour la première fois depuis longtemps, l’endroit est silencieux.
-- Etaient-ils au moins présents à l’enterrement, ces parasites ?
-- La plupart, oui. Il y avait du monde à l’église. Les travées étaient bien remplies. Deux ou trois politiciens s’affichaient au premier rang. Sinon il y avait des pauvres et des riches. Ce mélange aurait plu à la défunte. On remarquait aussi quelques têtes connues. Les pensionnaires semblaient émus. Ils avaient dû avoir un pressentiment quelques semaines avant la mort de la patronne. Ils avaient organisé en son honneur une soirée déguisée. Afin d’amuser un peu la maîtresse des lieux qui s’enfonçait dans la mélancolie jour après jour, certains avaient loué une tenue de carnaval et d’autres avaient sorti de leurs malles des accoutrements bigarrés. Leurs masques de carton ne les empêchaient pas cependant de s’envoyer mutuellement des vacheries. Mais je t’assure que tu as manqué quelque chose ce soir-là. Il y avait affluence et l’assistance était des plus variées. Posté près de l’entrée, le perroquet saluait d’une bordée d’injures chaque nouvel arrivant. A la surprise générale, une actrice connue a fait une apparition avec chapeau de cowboy, chemise à carreaux et bottines pointues. Touchée par les malheurs de l’humanité et attentive à toutes les souffrances on la voyait souvent sur les plateaux de télévision. Plutôt mauvais caractère avec ça. Une sorte de Calamity Jane quoique sans les colts. Elle était flanquée d’une starlette qui lui servait de faire-valoir et d’un colosse attentif et sobre, probablement un garde du corps. Précaution utile car la vedette n’avait pas sa langue dans sa poche. Les résidents étaient ravis car la pipole n’était pas avare d’autographes. Un sénateur ami de longue date de Madame Luzard habitait à quelques pas. Invité, il est venu avec deux collègues. Ils n’ont pas fait de gros efforts d’imagination et sont arrivés revêtus de toges de sénateurs romains. Ces barbons étaient accompagnés d’un trio de charme, leurs attachées parlementaires qu’ils semblaient résolus à amuser lors de cette petite sortie. De jeunes et sémillantes personnes sapées en soubrettes pour l’occasion. L’une d’elles surtout avait l’air assez espiègle. Quand je lui ai suggéré qu’à mon avis une panoplie d’amazone aurait été plus appropriée elle m’a répondu en riant que jamais elle ne se serait coupé un sein pour pouvoir tirer à l’arc. Après avoir avalé sa coupe de champagne, elle a ri et ajouté en tournant la tête vers son patron que par contre elle maniait très bien le knout. On a commencé à picoler sec. Le défunt mari de la patronne appréciait les bonnes choses car on avait déniché à la cave plusieurs bouteilles de Petrus. Le chômeur de longue durée avait forcé sur la vodka dès le début. Affalé sur un fauteuil, il regardait d’un œil triste une jeune impudente aguicher le zonard qui bombait le torse en éclusant des bières. Entourée d’un petit cercle d’amis, Madame Luzard s’était écartée du vacarme qui augmentait alors que les bouchons continuaient à sauter. Une fois échauffés et sans doute pour distraire leur ravissante escorte, les trois élus ont eu l’idée de mimer l’assassinat de Jules César. Le rôle de Brutus est revenu à l’étudiant en mal de thèse. La comédienne n’a pas été conviée au casting cette fois. Après une tournée générale, les deux sénateurs qui feignaient de poignarder le troisième avec un couteau à huîtres se sont mis à l’accabler de sévères accusations. Et ils ont baptisé la pseudo-victime du patronyme d’un haut personnage n’ayant rien à voir avec celui de l’illustre romain. Une des nanas avait discrètement immortalisé la scène. Néanmoins l’étudiant avait remarqué cette initiative. Lui aussi avait fait honneur aux bons vins et il a tenté de courtiser la cinéaste improvisée en essayant de se faire remettre le film.
-- Sa cougar n’était pas là ?
-- Non. Il a dit au chômeur avachi dans son coin que si sa vieille amoureuse était mécontente, il chercherait une autre bourgeoise esseulée et angoissée par l’apparition des rides. Mais ses tentatives de récupération du court-métrage ont échoué. Aux dires du chômeur, son projet aurait été de réclamer du fric pour le restituer. Sous peine d’envoyer cette tranche de vie au Canard enchaîné par exemple. Sur la fin, les jeunettes étaient vêtues plutôt légèrement. Cigare au bec, l’un des trois politiciens était un pourfendeur habituel des fumeurs et des buveurs, toujours prompt à réclamer des augmentations de taxes sur le tabac et l’alcool dès qu’un journaliste lui tendait un micro. Il s’est aussi fendu de révélations assez embarrassantes sur plusieurs membres de son parti, bien loin de la fidélité en politique qu’il prônait en toute occasion. Quand il a évoqué de savants montages fiscaux, ses compères ont eu du mal à le calmer. Avec de telles affirmations, il y aurait eu de quoi jaser, et pas seulement au palais du Luxembourg. Fatiguée, Madame Luzard avait fui le boucan et avait regagné sa piaule. Le perroquet s’était prudemment réfugié sur le haut d’une armoire et avait interrompu son énumération d’épithètes colorées. La tête penchée sur le côté, il observait en silence l’assemblée bourdonnante. On avait jeté çà et là les masques de carnaval. Quelqu’un a suggéré de danser. Dès les premières notes la violoniste a éclaté en sanglots et a déguerpi. Elle aussi avait trop bu. Sa compagne de chambre n’a pu la retenir et a décidé de rester encore un peu. Son verre était vide, elle n’a pas tardé à le remplir. L’actrice a pris congé à ce moment-là, accompagnée d’un petit groupe jacassant. Après un long slow avec la jeune impudente qui m’avait allumé tout à l’heure je bandais à fond. Mais la coquine savait se défiler. Impossible de l’enlever. Je me suis vite résigné d’ailleurs. J’avais de plus en plus mal au crâne. L’assistance était désormais clairsemée. Moi j’avais trop picolé. Je me suis barré sans attendre davantage. Mais je me suis vite assis sur le trottoir car ça tanguait un peu. Devant moi, le zonard dégueulait contre une bagnole. Je vis les sénateurs disparaître au coin de la rue avec leur ravissante escorte. La petite allumeuse m’a souri en se retournant, comme pour dire : « Ne regrette rien, dans l’état où tu es, tu n’aurais pas pu... »
-- Je vais devoir m’en aller moi aussi. J’ai encore un damné rendez-vous professionnel à assurer avant de regagner mon hôtel.
Je m’approchai de la porte et ajoutai :
-- Tu sais, je n’ai peut-être même pas une photo de Madame Luzard. Même en vérifiant parmi les clichés pris lors de notre première communion, je ne suis pas sûr de dénicher un seul portrait d’elle. En as-tu au moins un, toi ?
-- Non. Elle n’aimait guère poser. Mais on se souviendra d’elle dans le quartier. D’abord ses chers voisins, oubliant leurs tracasseries et procédures, ne tarissent pas d’éloges sur la bonne dame de la rue Cassette. Mais au moins personne ne l’accusera plus d’avoir trucidé son mari puis d’avoir fait disparaître les morceaux. Une rumeur remplace l’autre. Chez tous les commerçants le moulin à paroles tourne à plein. D’ici à ce qu’on en fasse une sainte... Il est exact qu’elle aimait beaucoup les déshérités, celle qui repose à présent dans le carré des pauvres d’un cimetière de campagne.
-- On ne saura jamais son âge finalement.
-- C’est dommage en effet de n’avoir aucune photographie. Je me promettais à chaque fois d’emmener mon appareil quand j’entrais dans cet inénarrable loft mais je remettais toujours ça à plus tard. Et voilà...
-- C’est ça la vie. On croit toujours qu’on aura le temps...

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