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La Croix de Guerre

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À l’époque où se déroule cette histoire, j’avais huit ans. Mes parents étaient de petites gens. Aussi était-il rare, en ce temps-là, que les familles de condition modeste voyagent ensemble pour de longs trajets. Je ne connaissais la mer et le train que par ouï-dire.
On ne parlait pas encore de télévision, ni d’Internet et encore moins de blogs comme aujourd’hui ; les distractions étaient limitées à des jeux simples. Quand il rentrait de son travail, mon père s’asseyait dans son rocking-chair et lisait son journal, la pipe aux coins des lèvres, pendant que ma mère préparait le dîner.
Donc, on sortait peu. Je m’amusais, sur le bord du buffet de la cuisine, à jouer au soldat, en silence, à l’aide d’un petit bois de dix centimètres auquel je donnais les fonctions d’amis et d’ennemis. On n’entendait pas une mouche voler. Il m’arrivait de lire des bandes dessinées, le derrière par terre. J’avais déjà une telle soif de lecture que je lisais tout ce qui me tombait sous la main.
Je savais, par la lecture encore, qu’il existait, outre le train, de grands bateaux qui emportaient au loin de nombreux passagers ayant beaucoup d’argent ; je comprenais cependant que je ne faisais pas et ne ferais jamais partie de cette classe-là.
À ce temps lointain, je me contentais de ce que j’avais, comme beaucoup de mes camarades d’école et, tout comme eux, je n’en demandais pas davantage.
Un jour, pourtant, alors que je lisais une bande dessinée qui racontait les aventures de Tintin reporter, et de Buck Danny, je m’étais posé pas mal de questions au sujet de ces machines volantes que l’on appelait des avions.
Après avoir résolu partiellement le problème, j’avais levé la tête vers mon père et affirmé que les parents d’un camarade de classe, Joseph Michelot, voyageaient beaucoup en avion à travers le monde pour s’amuser. Mon père me détrompa, insistant sur le fait que le père Michelot voyageait de cette façon parce qu’il était horticulteur et avait trouvé plusieurs nouvelles espèces d’orchidées.
Je compris que Joseph Michelot m’avait menti en me disant qu’il avait déjà pris l’avion avec son père, mais je n’en pris pas ombrage. De mon côté, le temps des vacances venu, c'est avec une joie délirante que je m’étais préparé à partir avec mon père, en train, pour le petit village natal de celui-ci.
C’était à Warcoing, dans le Hainaut, au sud-ouest de la Belgique, à quelques kilomètres de la frontière française. Dans le train, la pipe entre les dents (on pouvait encore fumer dans les lieux publics, à ce temps-là !), comme toujours, mon père me parla, avec force détails, de la famille que nous allions retrouver. Il m’expliqua n’avoir plus revu ses parents depuis son mariage, parce que sa mère s’y opposait pour des raisons qu’il n’avait pas approfondies, mais dont j’avais déjà entendu le récit à la maison.
Il me conta que ses parents étaient deux octogénaires, avaient eu douze enfants, six garçons et six filles. Il était le douzième enfant et le seul qui ait eu le cran de tenir front à sa mère en quittant le village.
Je me demandais, en observant le paysage défiler par la vitre sale de ce wagon de seconde classe, combien d’oncles, de tantes, de cousins et de cousines allaient m’être présentés. Je me le rappelle, mes yeux s’agrandissaient au fur et à mesure que papa me décrivait cette famille qu’il avait oubliée, certes, mais qui n’avait rien fait pour le retenir. Les uns travaillaient la terre, les autres faisaient la toile de lin ou étaient embauchés dans la sucrerie.
J’étais convaincu, peut-être pour l’avoir lu quelque part, qu’il était déjà bien difficile de trouver du travail dans certaines catégories de métiers, même si quand j’avais huit ans, on ne parlait pas encore du chômage, comme aujourd’hui. À entendre mon père tous les hommes, dans leur famille, faisaient encore bouillir la marmite. Ce qui était peut-être vrai.
Dans ce compartiment, où un homme mangeait un morceau de saucisson qu’il venait de sortir d’un papier gras, je m’étais demandé comment réagirait mon père s’il trouvait sa famille toute différente qu’il se l’imaginait maintenant.
Tout semblait magnifique à ses yeux. C’était comme dans un conte de fée. Le plus glorieux de ces humbles paysans était l’oncle Martin, frère aîné de mon grand-père, dont je connaissais déjà les aventures militaires : un grand soldat du Royaume de Belgique, engagé volontaire à dix-sept ans, ayant d’abord servi comme caporal à la caserne de Warcoing et enrôlé avec neuf autres camarades du même village, dont son frère cadet Pierre. Martin venait d’avoir dix-huit ans, tandis que ses compagnons entraient pour la plupart dans la cavalerie.
On l’envoya d’abord dans les voltigeurs, ces fantassins qui appartenaient tous à des compagnies d’élite extrêmement mobiles.
Ce fut d’ailleurs dans cette unité qu’il devait se préparer à la guerre de 1914-1918, dite la Grande Guerre. Son unité participa à la bataille de l’Yser, du 18 au 27 octobre 1914, quand les Allemands firent le premier essai de gaz asphyxiants. Lors de son premier retour à Warcoing, il y trouva son frère cadet, Pierre, plongé dans le coma depuis trois semaines. Il devait expirer dans ses bras.
Le canon faisait rage, mais le moral des troupes était parfait. Martin avait été témoin, à Termonde, après un bombardement, des atrocités de l’endroit et il avait écrit à la famille qu’un médecin militaire allemand avait écrit dans une lettre intime qu’il avait fait circuler à la ronde : « Ici, on mange du pain bis et du lard ; on boit le vin rouge d’un curé fusillé ; les maisons belges flambent si bien, c’est un plaisir de les voir ! » Un britannique témoin de nombreuses atrocités avait déclaré : « J’ai combattu en Afrique et je jure que les Zoulous et les Basoutos, comparés aux Allemands, sont des gentleman. »
Martin avait tenu un journal sur toutes les atrocités qu’il avait vues. Même s’il comptait parmi les vainqueurs de l’endroit, même s’il était un des héros des tranchées, qui avait protégé ses hommes des balles ennemies, il était resté un homme simple. L’homme simple de Warcoing. Blessé au cours d’une simple patrouille, dont il était revenu seul avec des renseignements précieux, en montant de grade et devenu adjudant-chef de première classe, il devait recevoir la « Croix de Guerre » à la fin des hostilités.
Cette croix en bronze, créée le 25 octobre 1915, était remise aux militaires pour un acte de courage devant l’ennemi. Sa blessure, très grave, l’avait empêché de participer, le lendemain, à certaines grandes batailles ; il termina cependant la Grande Guerre comme il l’avait toujours souhaité. En première ligne. Dans la bagarre. Le village ne l’avait revu qu’à la fin des hostilités.
Tous les gens de Warcoing connaissaient déjà ses exploits, par deux survivants des tranchées revenus avant lui. Cependant, il ne parlait jamais de tous les événements qui s’étaient passés là-bas. C’était fini ! Personne ne savait à Warcoing qu’il s’était rendu à Bruxelles pour y recevoir une décoration qui, devait-il avoir pensé, aurait dû être décernée à tous les hommes de son régiment.
Martin ne parlait jamais de son passé.
— Ta grand-mère, me dit mon père, tandis que nous arrivions à Warcoing, a toujours pensé qu’il y avait un mystère là-dessous. De nombreux camarades exhibaient leurs décorations et lui n’en avait aucune.
Personne ne comprenait.
Mon père me dit que, lorsqu’on me mènerait chez l’oncle Martin, il faudrait être bien sage, attendu que l’oncle Martin, qui avait un âge avancé et ne s’était jamais marié, n’aimait guère les enfants turbulents. Il leur reprochait d’abîmer son jardin qu’il avait soigné dans le temps avec amour, mais dont il ne s’occupait plus depuis belle lurette.
Nous descendîmes donc à Warcoing. Un village où de très nombreuses maisons avait été détruites en 1918. Il y avait peu de charme rustique. Des cheminées d’usines surplombaient les champs de betteraves. De petites maisons sans étages, couvertes de tuiles, aux façades blanchies à la chaux sur des soubassements de briques et entourées de jardinets nous regardaient. À chaque portes, des roses trémières montaient jusqu’aux toits.
La maison de mes grands-parents paternels était pareille aux autres. La grande salle carrelée rouge et sablée, le gros poêle noir et brillant, la cafetière en permanence sur le poêle, les murs intérieurs blancs aussi, mais bizarrement mouchetés de points multicolores. Il y avait des rideaux aux fenêtres qui semblaient avoir été lavés et relavés. Je me souviens qu’il y avait un grand lit dans un coin. Le métier à tisser – un monument – était perpendiculaire à la fenêtre.
Dans le jardin, j’observais les végétaux qu’il fallait respecter par-dessus tout, ainsi que les pommes de terre et le tabac. On nous proposa de sortir pour aller dire bonjour aux cousins et aux cousines. Il avait été convenu, entre mon père et sa mère, que nous n’irions pas rendre visite à l’oncle Martin ce soir-là ; il s’était levé très tard le matin et ne se sentait pas très bien.
J’avais pensé n’être pas pressé de connaître ce vieillard redoutable. Pourtant, on parlait beaucoup de lui.
― Vous n’avez toujours pas vu sa croix ? avait demandé mon père.
Personne n’avait répondu et, à mon tour, je m’étais posé des questions quant à l’existence de cette fameuse croix. Un voisin, un journal sur ses vieilles jambes étendues sur un tabouret, avait rappelé un jour que personne encore n’avait connu à l’oncle Martin d’autres faits d’armes que ceux de tous les soldats de l’époque.
Ce voisin aussi avait fait la Grande Guerre. Il disait qu’il avait défilé, à Bruxelles, en 1919, et qu’il avait reçu une simple médaille pour ses faits d’armes devant une ferme devenue célèbre. Je devais apprendre, plus tard, que la ferme était à Ypres.
Le voisin racontait encore, disait-on, comment, alors que le Maréchal Foch le regardait en lui expliquant une nouvelle stratégie, il lui avait sauvé la vie en sabrant violemment un Allemand qui était derrière lui, l’atteignant en pleine poitrine. Mon grand-père lui aurait demandé, ironique, si « l’Allemand ne s’était pas trompé de camp ! »
On avait quitté les cousines et les cousins pour retourner chez ma grand-mère y dîner simplement, tout en échangeant des propos au sujet de la guerre. Tout le monde, sauf moi, parlait de l’oncle Martin. Il avait le goût du silence, à tel point qu’on l’eût cru muet. C’était un homme très ordonné.
La tante Berthe, lorsqu’elle lui rapportait son linge du mois, ne pouvait pas le ranger. C’était lui qui s’en chargeait, à son grand âge, comme il se chargeait de recoudre ses boutons lui-même.
Il s’était occupé à tisser modestement, lorsqu’il avait été obligé de quitter l’armée. Il avait abandonné depuis nombre d’années. Son jardin lui suffisait largement. Il fut un temps où il y avait élevé des lapins qu’il vendait dans le village.
Il aimait bien la bonne chère et, jadis, il mangeait encore pour le simple plaisir de manger. Le dimanche, sans exception, il se rendait à l’église, en costume, en chemise blanche et col cravate. En hiver, il passait prendre une chope de bière à l’estaminet et, en été, il rêvait au jardin dans son rocking-chair.
Dans la soirée, nous avions fini de manger quand, tandis que ma grand-mère débarrassait la table et que mon père et mon grand-père allaient fumer leur pipe, la tante Berthe ouvrit brusquement la porte et, observant mon père, avait articulé difficilement :
― Il veut te voir !
Quels avaient été les propos échangés, ce soir-là, à Warcoing ? Chacun avait interrogé mon père à ce sujet, quand il était revenu. Il avait déclaré que l’oncle Martin lui avait demandé des nouvelles de ma mère et de moi, avait supposé que je devais être un homme maintenant, et s’était inquiété de mon futur métier. Ironisant, mon père lui avait dit : « Je ne crois pas qu’il veuille devenir militaire, mon oncle. »
― Qu’a-t-il répondu ? avait dit ma grand-mère.
― Vous l’avez dégoûté de servir son pays, garçon ? Je m’en doutais un peu, de votre part, vous savez ! Tant pis, allez rejoindre vos parents !
Comme dans toutes les familles d’autrefois, les deux hommes se vouvoyaient. Ma grand-mère alla se coucher la première, après m’avoir embrassé, mon grand-père et mon père la suivirent, après avoir fumé et avalé un digestif.
J’avais dormi d’un profond sommeil. Quand je descendis, le lendemain matin, ne voyant pas mon père, je m’inquiétai de son absence.
― Il est allé demander à l’oncle Martin quand il peut te recevoir, mon petit.
Quelques instants plus tard, la porte avait grincé, laissant le passage à mon père dont des larmes ruisselaient lentement sur ses joues.
― L’oncle Martin ? avait dit ma grand-mère ayant deviné le malheur.
― Oui... C’est fini. Il nous attendait, comme on dit, mais la mort ne lui laissa pas le temps de voir le gamin...
Je ne sais pas pourquoi, en entendant ces tristes paroles, j’ai eu une crise de nerfs. Je pleurais cet oncle que je ne connaissais pas, des cris s’étaient arrachés de ma gorge et on avait dû me remettre au lit. Une fois calmé, je suis entré dans la pièce où reposait l’oncle Martin. Le sol n’en était pas carrelé.
C’était toujours la terre nue. Il y avait, à gauche, à droite et dans le fond de la pièce, des vieux meubles, une haute horloge à coffre de bois, le tout appartenant à l’histoire.
Comme l’oncle Martin.
Le médecin avait été appelé pour constater la mort. Elle remontait à trois heures. Quand mon père avait raconté sa visite de la veille au vieillard, le médecin n’avait pas hésité à écrire pour cause de décès : vive émotion.
Sans préciser.
Il allait falloir mettre de nouveaux draps, appeler les pompes funèbres, afin que les menuisiers attendent que nous sortions pour y étendre le mort et visser le couvercle. Avant tout, ma grand-mère, aidée des cousines, allait faire la dernière toilette de l’oncle, toilette d’autant plus difficile et impressionnante que personne n’avait jamais vu l’oncle Martin, ne fût-ce que torse nu, dans la vie. Il avait été très pudique toute sa vie, envers les autres comme avec lui-même.
Lorsque ma grand-mère était revenue chez elle, avec les cousines, après avoir fait la toilette du mort, elle tenait à la main la « Croix Guerre » de l’oncle Martin. Si personne dans le village ne l'avait jamais vue, s’il ne s’était jamais venté de ses exploits militaires, c’était par grande modestie, en songeant à tous les jeunes qui étaient tombés dans les tranchées pendant cette guerre.
― Sa croix ? s’étonna mon grand-père. Où l’avait-il cachée, le vieux renard ?
― Sous sa chemise, simplement. Elle ne doit pas l’avoir jamais quitté.
― Faut-il la lui mettre dans son cercueil ? questionna mon père, alors que les gens des pompes funèbres frappaient à la porte pour dire que tout était prêt.
— Non, avait dit ma grand-mère. Il faut qu’un souvenir nous reste de la belle histoire de l’oncle Martin. Tu la donneras au petit. Il la donnera à son fils, qui la donnera à son fils.
Mon père a pris la croix en tremblant. Il tremblait toujours quand nous sommes rentrés chez nous. Depuis ces temps lointains, elle n’avait pas quitté notre maison. Je ne savais même pas où elle se trouvait, jusqu’au jour où mon père me l’a donnée sur son lit de mort et je comptais bien te la léguer à mon tour, mon fils. Mais, en 1940, les Allemands ont pillé notre maison et l’un d’eux a emporté la croix de l’oncle Martin.

PRIX

Image de Eté 2016
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Christian Jean Collard · il y a
Je ne manquerai pas de lire votre texte sur votre page. Vous aurez certes mon vote, car je pense que votre texte doit être d'une très bonne qualité. Vous écrivez, je crois, que vous n'étiez pas encore au point pour écrire des Nouvelles ? Vous avez de l'imagination, contrairement à moi ! J'ai été admiratif de tous les auteurs classiques, de nombreux roman et nouvelles, jusqu'à l'âge de 25 ans ; ensuite, j'ai laissé tomber cette fructueuse lecture pour ne pas être influencé par mes lectures. Si vous lisez mon blog –– il ne comporte que quelques Nouvelles que mon ex-épouse trouve à peu près valable (elle est ma première lectrice) –– si vous lisez les Nouvelles de mon blog, dis-je, elles ne sont que des histoires vraies. Je n'ai aucune imagination. Je puise simplement dans les choses de la vie, dans les difficultés d'être de l'Homme. Ce furent mes voyages –– surtout en France –– qui me mirent en contact avec les hommes et les femmes, avec des familles ayant des difficultés. On me reproche parfois mon manque d'optimisme dans mes écrits : ce n'est pas tout à fait exact, j'écris simplement ce que je vois autour de moi : des hommes de tous les jours ! Regardez autour de vous, Madame, vous n'aurez pas besoin d'imagination, car les sujets de vos Nouvelles se trouvent à vos côtés, en vous promenant, en allant faire vos couses, en observant vos voisins...etc. J'avais 21 ans, lorsque mon père est décédé : il avait 56 ans. J'ai écrit une Nouvelle sur son absence dans notre vie. Je pense rédiger cette Nouvelle vraie sur ce site. Croyez bien que je ne pense jamais à une appréciation de la part de mes lecteurs. Ils aimeront ou pas ! Merci pour votre admiration, Madame, mais c'est trop d'honneur.
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Utilisateur désactivé · il y a
Manquant d'imagination pour écrire des nouvelles, je suis admirative. Votre texte me laisse très émue et je vote. (et je m'abonne car j'aime votre style).
J'espère que vous viendrez lire "le coq et l'oie" sur ma page. J'avoue, humblement, manquer encore de votes.

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Nastasia B · il y a
Très beau texte.
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Amussée · il y a
C'est prenant, poignant, grand d'émotion, de valeurs et d'histoire ! Mon vote pour ce très beau récit !!
Si vous aimez voyager dans l'histoire puis-je vous proposer deux courtes lectures ?
http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/quand-onze-heures-sonneront
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/epitaphe-d-un-soldat

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Christian Jean Collard · il y a
Je ne manquerai point de voyager dans l'histoire, comme vous me le proposé si aimablement Je vous remercie, d'autre part, pour votre appréciation quant à mon texte bien modeste. Comme je me tue à le dire souvent : je ne suis ni un écrivain ni un romancier mais un tout petit raconteur d'histoires. C'est trop d'honneurs que votre vote, mais merci et bonne soirée.
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Amussée · il y a
Nul besoin d'être écrivain attitré pour avoir un peu d'inspiration et une aisance d'écriture, témoin votre beau récit ! Je maintiens mes impressions et mon soutien, vous dis encore bravo pour votre texte ! Bonne soirée à vous !
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Nadine Gazonneau · il y a
Vous m'avez fait voyagé a travers l'histoire de plusieurs générations. 2 guerres, le train, l'avion. Beaucoup de descriptions bien tournées. Voilà j'ai aimé cette saga familiale écrite dans un contexte sociologique et historique. + 1 de la part de Tilee auteur de "transparence" catégorie poésie.
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Christian Jean Collard · il y a
Je vous remercie chaleureusement pour l'appréciation que vous donnez à mon modeste écrit. Dans un sens, je n'ai aucun mérite, j'écris, généralement, la vie des hommes, ce que mon mentor m'avait appris quand j'étais jeune : brasser la pâte humaine ! Vous pouvez me suivre sur https://christianjeancollard.blogspot.com
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Une belle histoire de famille, de transmission. Une belle histoire d'hommes.
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Christian Jean Collard · il y a
Je vous remercie pour avoir sans doute compris qu'il ne s'agissait pas seulement d'un "effet littéraire", comme on dit souvent, mais d'une histoire vraie : le petit garçon de huit ans : c'était bien moi ! j'en ai soixante-dix, aujourd'hui ; pourtant, avec l'âge, certaines étapes de la vie vous reviennent à la mémoire.
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Et des choses si importantes restent gravées à jamais ! Bonne soirée.
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Br'rn · il y a
Histoire émouvante qui traverse les âges et les générations... Que dire ? Rien, se souvenir...
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Christian Jean Collard · il y a
Merci pour ce commentaire, je vois que vous êtes une personne d'expérience sans doute et vous connaissez assurément très bien le genre humain, peut-être avez-vous vécu de semblables moments, comme je vécus ceux de ma Nouvelle... qui n'était pas uniquement de l'écriture !
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Guy Bellinger · il y a
Désolé, mauvaise manip' (suite du commentaire précédent) : mais "En ce temps..."
Pour continuer dans la franco-belgitude, je vous propose la lecture de « La neige, la sittelle et le grand-père» (http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/la-neige-la-sittelle-et-le-grand-pere), qui se déroule à moitié en Lorraine et dans le Brabant wallon.

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Christian Jean Collard · il y a
On ne peut plaire à tout le monde et croyez que je suis confus de vous avoir déçu en écrivant "à" en lieu et place de "en". Bonne fin de journée.
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Guy Bellinger · il y a
Désolé, je ne voulais pas vous blesser. Votre histoire m'a beaucoup plu au contraire et cette petite remarque (semblable à celles d'autres m'ont faites à propos de mes propres textes) n'était destinée qu'à la parfaire. Ca n'enlève rien à l'intérêt, à la sincérité et à l'émotion de ce très beau texte.
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Christian Jean Collard · il y a
Je ne fus pas blessé et il serait tout à fait légitime que cette Nouvelle ne vous ait point agréé. Je n'en pris pas ombrage et ne vous tiens pas rigueur de votre commentaire. Cela prouve que vous n'avez pas uniquement parcouru cette Nouvelle mais aussi "commentée" au sens profond du texte et je vous en remercie. Si vous désirez me lire, allez sur Amazon.com : vous y trouverez (je le pense, du moins !) encore mon roman intitulé : "Meurtres à Noland" et deux recueils de Nouvelles : "Bonjour Nouvelles" et "Bonjour Nouvelles" (Tome II). Cependant, comme je n'écrivis jamais pour de l'argent, tous mes écrits sont sur mon blog : Blog de Christian Jean Collard (le nom dont je me sers toujours). Je ne sais pas pour quelle raison j'ai mis "Collard2007" sur le présent site ? Je suis sur Twitter et facebook (les articles de Twitter sont plutôt à tendance politique).
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Guy Bellinger · il y a
Vous avez raison, c'est un commentaire motivé et approfondi que je fais après avoir lu un texte qui me plait sur Short Edition. Ne pas aimer un écrit est légitime mais dans ce cas je ne le commente pas. Pour votre texte, il m'a touché et j'ai même été vérifer sur wikipédia si Warcoing existait (moi j'ai trafiqué les noms dans ma nouvelle franco-belge). Savoir que c'était le cas m'a confirmé dans mon impression que cette histoire était vraie, ce qui en renforce le pouvoir de conviction.
J'irai vous lire dès que possible sur Amazon.

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Christian Jean Collard · il y a
Merci mais vous auriez plus facile sur mon blog : n'oubliez pas qui n'avance pas recule et l'informatique est aujourd'hui comme il est déjà demain !
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Guy Bellinger · il y a
Beaucoup de pudeur et de non dit (à l'image du grand-père aussi héroïque qu'humble) dans cette histoire grave vue au travers du regard d'un enfant de huit ans. La chute est cruelle et inattendue et remet l'histoire en perspective à l'aune d'une seconde guerre, la grandeur d'âme y étant balayée par l'arrivée de nouveaux sauvages.
J'ai aimé le contexte belge d'un Hainaut ancien (et pas tout à fait mort encore).
Une petite correction (après vérification), on ne dit pas "à ce temps-là" ni "à ce temps lointain) m

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Christian Jean Collard · il y a
Merci pour votre appréciation. Vous devez savoir que tout écrivain - je déteste ce mot et lui préfère : "raconteur d'histoires" ; sachez, dis-je, que tout écrivain, puisqu'il faut bien en passer par là, souhaite et apprécie toujours les commentaires sur ses écrits, voire les corrections de ses textes. Cela prouve que le lecteur a pris la peine de le bien lire. Merci à vous..
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Keith Simmonds · il y a
Une très belle histoire émouvante autour d'une Croix bien précieuse
et d'une grande valeur sentimentale pour une famille! Une chute terrible
quand l'ennemi dérobe ce memento important! Bravo, Collard2007!
Mon vote! Mes deux haïkus, BAL POPULAIRE et ÉTÉ EN FLAMMES,
sont en compétition pour le Grand Prix Été 2016. Je vous invite à venir les lire
et les soutenir si le cœur vous en dit, merci!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

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