La course

il y a
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En compétition

Passionné de littérature, avec des préférences pour les auteurs américains (Hemingway, Fante, Kérouac, Irving entre autres), pour les polars (Ellroy, Lehane, Burke, Férey, Izzo, Nesbo, ...) ... [+]

Image de Grand Prix - Été 2022
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« Toute la première moitié de sa vie, on a quinze ans. Et puis, un jour, on accroche ses vingt ans, et le lendemain c'est déjà fini. Et la trentaine défile comme un week-end passé en galante compagnie. Et avant de s'en rendre compte, on recommence à rêver de ses quinze ans. ».
Il repose le bouquin tout écorné sur le siège avant. Couverture défraîchie où surnage encore la façade stylisée d'un hôtel porté par un side-car, lui-même piloté par un ours dont la tronche surgissait par l'une des fenêtres de l'établissement. John Irving, L'Hôtel New Hampshire.
Un an que le livre l'accompagne partout lors de ses journées de boulot à sillonner la ville dans son taxi. Une année écoulée où il a eu le temps de le lire et le relire, lors de ses temps d'attente et d'y piocher au gré des pages quelques morceaux de vie de John Berry, de ses parents, de ses quatre frères et sœurs, d'un plantigrade et d'un chien. Et toujours en repensant à Louise, cette petite dame chargée par une froide journée de novembre dans sa banlieue sans âme pas très loin d'ici.
Il l'avait trouvée au pied de son immeuble, dans son manteau beige un peu élimé, une grosse valise trop lourde pour elle qu'il avait hissée dans son coffre. Elle lui avait donné l'adresse où se rendre et une fois installée à l'arrière, serrant l'espèce de cabas qui lui tenait lieu de sac à main sur ses genoux lui avait demandé de passer par le centre-ville. Il avait vérifié sur son GPS avant de lui répondre.
— Je veux bien, mais ça va rallonger le trajet.
— Ce n'est pas grave.
Il avait à peine démarré qu'elle lui avait réclamé de mettre de la musique.
— Vous voulez quoi ?
— Oh, de la musique classique s'il vous plaît, enfin si vous pouvez.
Il s'était calé sur France Musique. Dvořák, la Symphonie du Nouveau Monde. Elle l'avait remercié. Puis elle s'était mise à regarder les rues qui défilaient en dodelinant doucement de la tête.
Il avait tourné en direction du centre. Elle l'avait alors prié de longer les quais, puis de s'arrêter face à l'Île aux hérons. Ils étaient restés là dix bonnes minutes. Le compteur tournait. Il l'avait observée dans son rétroviseur, elle fixait un banc vide planté devant l'eau noire. Elle souriait. Un fantôme de son passé sombrait dans ses yeux gris. Quand une larme avait dévalé les ravines de sa joue fripée, elle lui avait demandé de repartir.
— Prenez le boulevard Malesherbes, s'il vous plaît.
Il s'était exécuté. Le client était roi. Malgré tout, il avait eu comme un léger scrupule en songeant au prix de la course. Au quart du boulevard, la voix fluette de sa passagère s'était élevée.
— Voilà, là, c'est parfait. Pouvez-vous vous arrêter et m'attendre quelques instants ?
Elle était descendue du véhicule et avait trottiné vers la lourde porte cochère d'un vieil immeuble sur laquelle elle avait posé la main en fermant les yeux. Puis elle était revenue, encore plus fragile, avait repris sa place à l'arrière.
— J'ai travaillé là, voyez-vous. Un atelier de haute couture.
— Il existe encore ?
— Oh non, cela fait déjà bien longtemps qu'il a fermé.
— Vous le regrettez ?
— C'était une autre époque. Au fait, je m'appelle Louise.
— Et moi Kader.
— Enchanté Kader.
— Enchanté Louise.
Puis elle s'était tue, se réfugiant dans la musique. Beethoven avait succédé au compositeur tchèque. La Symphonie Héroïque.
Il avait coupé le compteur.
Ils étaient arrivés vingt minutes plus tard à destination. Une grille, un parc, un bâtiment à la façade austère.
— Je vous dois combien ?
— Cinquante euros.
— Vous me mentez, Kader, je prends parfois le taxi, la course est certainement bien plus chère.
— Non, regardez le compteur.
— Moi, je crois que vous avez un peu triché. Est-ce que vous lisez Kader ?
— Cela m'arrive, de temps en temps.
Elle l'avait réglé, ensuite elle avait fouillé dans son énorme sac, en avait sorti le livre.
— Tenez, vous penserez à moi, je le connais par cœur, je n'en ai plus besoin.
Il était sorti du taxi, lui avait porté sa lourde valise jusqu'à l'entrée où un employé avait pris le relais.
Elle l'avait fixé de ses yeux fatigués et pourtant si lumineux à cet instant. Elle lui avait serré la main.
— Merci Kader.
— Merci Louise.
Les clients se font rares en ce milieu de matinée. L'averse vient de s'arrêter. Un soleil timide tente en vain de réchauffer la peau de la ville, recouvrant d'un or humide la surface du bitume. Un an déjà. Il pose la main sur la couverture. Peut-être va-t-il reprendre sa lecture. Mais pour le moment, il se souvient avec précision de ce jour de novembre. Quand il avait compris, quand son cœur s'était brusquement tordu en découvrant le panneau fixé sur la triste façade.
Unité de soins palliatifs.
Il suspend son geste.
Il a juste envie de penser à Louise.
Et de rêver à ses quinze ans.
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Aldo Rossman · il y a
Magnifique. Et cela donne envie de lire John Irving.
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Pat Vermelho · il y a
Un fait réel donc, qui charme par la sincérité et l'épaisseur des deux personnages. J'aime particulièrement le mélange des deux moment de vie, Kader dans la revisite de ses quinze ans, et l'inexorable destin de la vieille dame, avec pour point d'ancrage ce livre de John Irving.
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Pierre-Yves Poindron · il y a
Qu'ajouter de plus à ces commentaires ? Rien. Juste ce conseil : lisez et relisez cette nouvelle.
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Marithé W · il y a
Touchée plein coeur !
Tout en délicatesse et en humanité...

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Kevin KYAWEDE · il y a
Chapeau bas ! C'est vraiment du génie !
Si cela vous convient, merci de jeter un oeil sur mon texte Dernier voyage (Kevin KYAWEDE)

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Fred Panassac · il y a
Une histoire triste mais sans pathos grâce à ces deux personnages très sympathiques décrits par leur comportement.
La générosité du chauffeur est théoriquement peu crédible, vu la difficulté de ce métier, mais étrangement sonne juste dans ce récit dont la vérité est plus forte que le réel.

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Michel Dréan · il y a
Oui Fred, sauf que c'est inspiré d'un fait réel ;-)
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Fred Panassac · il y a
Magie de la littérature !
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Patrick Peronne · il y a
C'est beau, triste et touchant. J'aime beaucoup Irwing, surtout le "classique" - Le monde selon Garp et - Une prière pour Owen. - L'hôtel New Hampshire - serait peut-être à relire maintenant que pas mal de temps est passé...
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Lola LM · il y a
Très beau texte qui m'a beaucoup touché.
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Maud Garnier · il y a
Une histoire bien émouvante....
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Virgo34 · il y a
De l'émotion. J'ai aimé.
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François B. · il y a
Un texte très émouvant, grâce à sa sobriété et son pouvoir d'évocation
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Ole_bzh · il y a
Très beau !... Merci
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Vyat de loin · il y a
Quel œuvre talanteux! Merci.
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Camille Berry · il y a
Une rencontre éphémère, une communion passagère entre deux êtres appelés à ne pas se revoir... Un moment de vie, rare et profond, raconté avec délicatesse... !
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Mica Deau · il y a
Récit tendre et touchant, si bien construit !
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Mireille Bosq · il y a
Ah! Hôtel New Hampshire encore la belle époque de John Irving. Mais il a perdu la main. Enfin, là n'est pas le sujet principal, qui est votre écrit. Vous arrivez à synthétiser, littérature, empathie et ambiance citadine au cœur des souvenirs d'un mourante. Chapeau.
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Michel Dréan · il y a
Oh même si j'ai une tendresse particulière pour ses premiers romans John Irving reste un écrivain majeur mais là n'est pas le sujet principal Mireille ;-)
Merci en tout cas de vous être arrêtée sur ce dernier parcours.

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Michel Dréan · il y a
Hé oui, Marie ! Merci d'avoir emprunté cet itinéraire.
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Fleur A. · il y a
Très émouvant
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Patrick Galmel · il y a
Beau texte, d'une fluidité exemplaire.
Et belle sensibilité.
Je reviendrai.
Merci.

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Michel Dréan · il y a
Quand vous voulez Patrick ! Merci en tout cas d'être déjà venu.
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Eva Dayer · il y a
Un texte qui m'a profondément touchée. Une situation du quotidien. L'attention à l'autre vaut mieux qu'une banale conversation de courtoisie.
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Michel Dréan · il y a
Mais peut-être que parfois, dans de banales conversations, peuvent se nicher des vérités essentielles Eva ?
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Eva Dayer · il y a
Hum ! peut-être ...
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Brigitte G. · il y a
Un texte sublime pour ce dernier pèlerinage de la vieille dame avant le grand départ.
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Michel Dréan · il y a
Et nous, que mettrons-nous dans notre valise Brigitte ? Des mots certainement !
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Brigitte G. · il y a
Personnellement j’essaierai d’y mettre de l’espoir.
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Choubi Doux · il y a
C'est d'une délicatesse prégnante et, Pfffouuu, ça fait mal quand le mot 'Fin' arrive
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Michel Dréan · il y a
Mais la vie est assassine, non ? Merci d'avoir pris ce taxi Choubi !
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Alice Merveille · il y a
Tant de présence dans ce récit et deux magnifiques personnages... émotion.
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Michel Dréan · il y a
Et un magnifique commentaire. merci Alice !
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CountryBrest · il y a
Je me rends compte que connaissant la couverture de L'Hôtel New Hampshire, je ne l'avais jamais vraiment regardé en détail.
Beau texte, mister Dréan, baignant d'une douce mélancolie. Mais du haut de mes bientôt dix ans, j'ai du mal à juger :-))

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Michel Dréan · il y a
Claude, ça ne fait que dix ans qu'on se connaît ?
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CountryBrest · il y a
Rappelle-toi, je n'étais pas encore sevré, j'ai même failli t'appeler "papa".
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Jean Maynadier · il y a
Emouvant, durant la lecture, on entend un silence prégnant.
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Michel Dréan · il y a
Et ce commentaire me laisse aussi sans voix Jean. Merci d'être venu ici.
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Christian CADERON · il y a
Ce texte colle parfaitement au tempo du Boléro de Ravel , avec un récit émouvant à découvrir à chaque ligne .
Ce texte nous rappelle à tous le cheminement de nos parcours de vie . Le Boléro poussé a son maximum d intensité
nous indique avec Louise la fragilité de la vie et de notre destin. Très beau texte merci Maestro

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Michel Dréan · il y a
Je crois que Louise l'a aussi beaucoup écouté Christian. Merci pour cette évocation et ce passage en ce lieu.
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Paul V. Camal · il y a
vous illustrez le plus clairement "il n'y a pas de rencontres, seulement des rendez-vous"...
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Michel Dréan · il y a
Ou : 'Il n'y a pas de hasard, que des rendez-vous" Paul. Merci en tout cas de celui-ci !
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Paul V. Camal · il y a
same difference...je crois que votre version est attribuée à Paul Eluard, la mienne aurait pu venir de Jean Cocteau, mais les morts ne sont plus là pour nous corriger...et c'est toujours un plaisir spécial de vous lire...
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Viviane Fournier · il y a
Magnifique ... voilà !
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Michel Dréan · il y a
Eh ben, juste Merci Viviane !
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coquelicot Coquelicot · il y a
Un très beau texte, sensible et pudique, sur la fin de vie qui noue la gorge.
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Michel Dréan · il y a
A nous de ne pas avoir trop de regrets et pourtant si je me souviens bien d'une chanson de Le Forestier : 'Je veux quitter ce monde en regrettant un peu ..."
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Long John Loodmer · il y a
Voilà enfin un texte qui me met les larmes aux yeux. Comme en plus il est bien écrit comme tout ce que tu écris, mon plaisir est extrême.
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Michel Dréan · il y a
Alors là Capitaine, c'est toi qui me fous de la buée au fond des yeux ! Merci pour ton passage et ton commentaire.
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JAC B · il y a
Voilà un texte qui remonte fluidement le temps en partant de la lecture d'un livre faisant écho à une rencontre. J'ai été sensible aux dialogues spontanés, tout à fait appropriés aux personnages , l'un toujours présent (Kader), l'autre évoqué (Louise). On se doute bien un peu que la femme entreprend un dernier tour dans la ville mais pas au point fatal révélé par la chute, une ombre plane sur l'avenir, Louise s'y est confrontée sereine avec son bouquet de souvenirs en tête. C'est touchant, merci Michel.
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Michel Dréan · il y a
Les livres, comme les musiques ou les films d'ailleurs, sont souvent des jalons importants de nos trajectoires. Merci Jac d'avoir emprunté ce parcours.
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Frédéric A. · il y a
Un taxi dont la course se termine ce jour, sur une note toute en émotion. Un beau texte, Michel !
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Michel Dréan · il y a
Merci d'avoir fait signe à Kader Frédéric.
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Jo Kummer · il y a
Mon soutient, bravo!
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Phil Bottle · il y a
Une si agréable balade... et une chute si émouvante... et cette valise, que contenait-elle pour cet ultime séjour? Des livres, bien sûr... un très beau texte parti pour faire un carton... un carton à chapeau, ou à valise.
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Michel Dréan · il y a
Oui des livres ! Forcément Phil. On en emportera tous, au moins dans notre tête pour la dernière course. merci à toi d'être passé ici.
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Manuel Sartrault · il y a
Un évènement, une rencontre imprévus, et la vie bascule. Très touchant.
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Michel Dréan · il y a
La vie est faite de cette multitude d'événements qui nous font parfois changer de trajectoires Manuel. Merci d'avoir fait signe à ce taxi !
Image de Denis Infante
Denis Infante · il y a
Une belle histoire d'amitié, de tendresse et d'un immense respect. Très fort !
D'Irving, mes préférés sont "Une prière pour Owen", "L'oeuvre de dieu, la part du diable" et "Une veuve de papier" et tous les autres !

Image de Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Irving, un modèle impossible à égaler. Quasiment rien à jeter Denis.
Merci d'avoir payé cette course Denis !

Image de Amandine  S
Amandine S · il y a
Beaucoup d'émotion dans ce très jolie texte. Ha le temps qui passe il en fait couler de l'encre
Image de Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Le sens de la vie ? Beaucoup n'ont toujours pas compris que nous sommes des étoiles filantes et que ce temps si précieux, il ne faut pas le gâcher Amandine.
Image de Éric Comines
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Mijo Nouméa · il y a
Il est des rencontres au premier abord anodines et qui deviennent des piliers de notre quotidien, même des mois, des années plus tard. La finitude de l'être est très souvent solitaire. Comme cette passagère, on ne retient que l'essentiel qui est bien peu en regard de tout une vie. Merci pour ce texte d'une belle facture, tant dans l'écriture que la construction qui ne révèle qu'à la chute le destin de cette petite dame:)
Image de Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Il est ce ces rencontres fugaces qui laissent une trace indélébile Mijo !
Merci pour ces commentaires.

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Joëlle Brethes · il y a
Belle écriture pour un texte qui m'a émue ! Bravo, Michel !
Image de Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Sympa d'avoir pris ce taxi Joëlle.
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Roll Sisyphus · il y a
Personne d'autre qu'un aimable chauffeur de taxi pour accompagner Louise vers ses derniers instants...
Merci Kader!

Image de Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Je pense que les rencontres d'un chauffeur de taxi feraient une belle chronique Roll. Ce texte est d'ailleurs très librement inspiré d'un témoignage d'un chauffeur de VTC.
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Ginette Flora Amouma · il y a
On jouait un morceau , Dvorak , Beethoven .....sûrement d'autres le temps du trajet ... mais la musique s'éteint à la fin .. et c'est d'une infinie tristesse .
Image de Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Les vies s'envolent mais les musiques restent Ginette !

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