La corde aux cous

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“ Lubyiste ” professionnel  [+]

Didier, 45 ans, est agent immobilier depuis peu. Didier a fait tous les petits boulots qui existent, standardiste, livreur, réceptionniste d'hôtel (3 fois), un peu de bâtiment (2 jours) et du chômage (longtemps). Didier s’en sort seul depuis ses 18 ans, toujours sur la corde raide financièrement.

Notre agent immobilier en herbe est avec un client, Sébastien Flèche, devant la porte d’un magnifique loft, un produit d'exception, une vente facile pour lui.
- Je pense que, pour votre projet, ce produit est parfait, c’est un espace vraiment atypique avec un fort potentiel en management, dit Didier en ouvrant la porte.
- Ah ouais ! D'accord ! Ça claque de ouf ! C’est exactement ce que je cherche !
“Ça claque de ouf“ c'est tout à fait la manière de parler de Sébastien. Il a la petite trentaine et la startup nation dans le sang. Des dents longues, un guerrier du CAC 40. Il traîne dans des espaces de coworking, il fait des “dejs kick-off”, le soir il fait des “afterworks”. Dans quoi travaille réellement Sébastien ? Personne ne le sait, c’est flou. Sébastien a toujours rêvé d'avoir un appartement à l'américaine, style loft new-yorkais qui “claque de ouf” donc. Ça collerait parfaitement à son personnage, mais ses parents ont été très fermes, 250 000 mille euros maximum, travaux compris.

Sébastien est un client difficile, mais ce coup-ci, cette vente semble gagnée d’avance. Le jeu de la négociation va pouvoir commencer, Didier avance ses pions tranquillement.
- Alors... c’est un bien très rare et il y a une forte demande sur le marché pour ce genre de plateau. Vous êtes le premier à le visiter, mais je dois vous dire que c'est une opération qui va se passer très vite, il va falloir être réactif...
Tout à coup, derrière Didier et Sébastien, un bruit se fait entendre et les deux se retournent brusquement. Ils découvrent une femme. Debout sur un petit tabouret bringuebalant, une corde autour du cou, apparemment prête à se suicider. Sa position est très instable, elle est en équilibre, figée tel un chat pris en pleine action dans sa litière. C’est gênant.
- Mais qu’est-ce que vous faites là ! lance Didier sans trop réfléchir.
- Heu, je... enfin bon voilà, vous voyez bien ce que je fais là... je vais pas vous faire un dessin tout de même... le tabouret, la corde ça fait pas mal d’indices, non ?
- Oui, mais enfin, vous ne pouvez pas faire ça ici, c’est une propriété privée !
- Ah, vous savez parler aux suicidaires vous, tout ce qui vous intéresse, c’est que j’aille faire ça plus loin, ma vie on s’en fout quoi...
- Eh oui, on s’en fout un peu à vrai dire, dit Sébastien dans sa barbe.
- Non, mais ça va pas bien Madame ! reprend Didier. Moi je suis agent immobilier, je n’ai pas reçu de formation pour parler aux suicidaires, il n’y a pas de manuels pour ça... Bon, allez, descendez de ce tabouret.
- Ah ça non, c’est hors de question ! J’avais prévu d’en finir maintenant, je vais au bout.
En se redressant, la femme fait trembler le tabouret, sa position devenant vraiment risquée.
- Allez, arrêtez vos conneries, maintenant vous descendez !
- Mes conneries ?! Non, mais vous savez l’investissement moral que ça demande d’aller se foutre en l'air comme ça ?! Hein ?! C’est du boulot Monsieur ! Choisir un lieu, la motivation, la logistique, le matériel... Non mais vous croyez que c'était facile de choisir la corde à Leroy Merlin ? Hmuuum ?! J'avais l’air de quoi moi là-bas?
Elle est de plus en plus survoltée et fait de grands gestes mettant en péril son équilibre déjà très précaire.
- Oui, bonjour Romain de Leroy Merlin, je voudrais une corde vous voyez, solide hein, de quoi supporter le poids d’un... disons un bon 60 kilos quoi avec...
- 70 plutôt, non ? marmonne Sébastien.
- Et puis, je ne sais pas faire le noeud coulant et...
- Bon bon bon, ça va, ça va, lance tout à coup Didier. Allez on se calme... Pffffff... On respire un grand coup... Voilà... Bon, reprenons depuis le début. Comment vous appelez-vous ?

La femme prend son temps, puis se calme tout doucement.
- Muriel... Je m'appelle Muriel, dit-elle, encore sous le coup de l'émotion.
- Ça ne vous dérange pas que je continue la visite pendant que vous faites connaissance tous les deux? tranche Sébastien, commençant à s’impatienter.
- Hein? Heu... Oui, oui, allez-y, répond Didier.
Le jeune homme s'éloigne continuant sa visite seul, laissant à Didier le soin de régler ce contretemps.
- Alors, dites-moi Muriel, pourquoi voulez-vous en finir ? dit Didier en se radoucissant.
- Alors, bon en fait ma, heu... ma mère. Elle est morte à 45 ans d’une maladie génétique.
- Désolé pour votre maman.
- Merci. Et donc, et bien... en fait, moi aussi je pensais mourir à 45 ans, vous voyez ?
- Hum hum, grimace Didier qui tente de comprendre.
- Donc je n’ai rien, mais alors rien construit, du coup, et tout ça, et alors en fait, je m'étais promis que de toute façon, à 45 ans... Non parce que là, j’en ai 47, donc c’est passé, alors bon...
- ...
- Non, mais dit comme ça évidemment ça a l'air un peu con...
- Je confirme c’est complètement con ! lance Sébastien de l'autre côté de la pièce.
- Oui, ça va, j’avais pas prévu de faire un discours hein, vous m’excuserez, répond Muriel en haussant la voix, puis elle se retourne vers Didier.
- Il est agaçant lui, non ?
- Oui, il n’est pas très sympathique... Écoutez Muriel, je comprends votre désarroi, ce n’est pas con du tout
- Ah vous trouvez ?!
- Non, je comprends très bien, relance Didier, qui croit l’avoir comprise.
- Ah, je suis contente que ça vous plaise, lâche Muriel soulagée d'être enfin comprise.
- Mais moi c’est pareil, vous savez, ma vie elle n’est pas terrible non plus, je passe de boulots pourris en boulots pourris sans jamais réussir à m'accrocher. C’est toujours un échec, alors oui je comprends.
- Y a de l'amiante dans la toiture ? hurle Sébastien, à l’autre bout de l'appartement
- Une seconde Muriel.
- Oui, oui je vous en prie.
Didier fouille dans ces fiches afin de trouver le diagnostic du bien. Muriel, debout sur son tabouret, patiente scolairement et regarde autour d’elle. Au bout d’une minute, et avec beaucoup de maladresse, Didier finit par mettre la main dessus.
- Heu... Non, le diagnostic ne relève aucune trace d'amiante, crit-il.
Didier range ses documents, Muriel attend toujours.
- Comme je vous le disais, je suis plutôt flemmard. Et je me cache derrière la difficulté du monde. Je n’ai pas de femme, pas de condition et je n’ai rien construit non plus. Je me suis promis de changer aussi, mais ce n’est pas évident.
- Mais vous avez un boulot sympa quand même !
- C’est le mari de ma soeur qui me l’a trouvé, piston, il avait pitié de moi. Ils sont surs que je vais merder, c’est évident... donc vous voyez ce n’est pas beaucoup mieux.
- Oui en effet... enfin, ce n’est pas ce que je voulais dire.
- C’est incroyable cet endroit, ya combien de mètres carrés ?
- 240, répond Didier agacé.
Notre agent immobilier soupire.
- Muriel, il va falloir me donner un petit coup de main.
- Ah oui ?
- Vous voyez, cette vente, j’en ai vraiment besoin. Non pas que je veuille minimiser votre projet et votre peine, mais c’est primordial pour que je conserve ce travail et que je puisse prouver aux autres et à moi-même que je peux y arriver.
- Oui je comprends.

Sébastien revient se poster aux côtés de Didier, il est dans sa tête, déjà en train de faire des plans pour le loft, il très enthousiaste.
- Et, voyez-vous, poursuit Didier, lorsque quelqu'un meurt d’une mort violente dans un appartement, ça complique un peu les choses. Tout d'abord, il y a enquête, le bien n’est plus disponible à la vente durant un certain temps. Puis, par la suite je suis obligé de signaler aux acheteurs potentiels qu’il y a eu un mort récemment, ce qui fait considérablement baisser le prix du bien, personne ne veut habiter...
- Hop hop hop! Excusez-moi de vous couper les tourtereaux, mais on pourrait revenir en arrière deux secondes ?
- En arrière ? C’est-à-dire ? demande Didier
- Ça fait considérablement “baisser le prix”.
- Et oui, ça fait considérablement baisser le prix, explique Didier en se tournant de nouveau vers Muriel, sans compter les gens un peu feng shui qui ne supporteraient pas habiter dans un tel endroit.
- Je comprends très bien Monsieur...
- Didier, appelez-moi Didier.
- Je comprends très bien Didier, mais moi aussi j'ai une promesse à tenir, envers moi-même, et je dois aller au bout par respect de mes...
- Mais de combien ça fait baisser le prix ?
- Oh, à bisto des nas, je dirais bien 20 ou 30 000 euros, répond Didier.
- A quand même, c’est pas mal...
- Eh oui...
- Donc, là, si elle saute, ou tombe du tabouret, on passe de 300 à 270 000 net vendeur. Et encore, sans avoir négocié...
- Oui, approximativement.
- Donc on peut presque dire 240 000 ? lance Sébastien.
- Je dirais plutôt 260 000, ça reste un bien rare et très demandé tout de même...
Muriel hallucine, elle les regarde sans voix jouer au marchand de tapis.
- 250 000 me parait être le prix juste, renchérit Sébastien
- Dans de telles circonstances, oui ça pourrait être ça, 250 000... Mais uniquement si madame saute.
- Heu, je vous entends... dit Muriel.
- Oui bien sûr, si madame saute évidemment...
- Et nous ne voulons pas que madame saute bien sûr...
- Non ! Bien sûr, nous ne le voulons pas...
- ...
- ...
- ...
Sébastien repart à la charge.
- Mais madame avait tout de même très envie de sauter. Alors, pourquoi ne pas penser à faire d’une pierre deux coups.
- La dame est à deux mètres, hello je suis là !
- Ok... C’est entendu... On part sur 250 000 alors.
- Net vendeur?
- Bien entendu, conclut Didier en serrant la main de Sébastien.

Enthousiaste de pouvoir concilier les projets de tout le monde, Didier redirige son regard vers Muriel et lui fait un point.
- Écoutez Muriel, la situation ici a changé...
- Je suis au courant, j’ai pas disparu...
- Si vous en êtes toujours d'accord, vous pourriez mener à bien votre projet et moi, ça me donnerait un sacré coup de main pour réaliser cette vente.
- Heu...
- Il faudrait qu’on signe un accord avant non ? Une sorte de promesse de vente ou quelque chose comme ça ? se demande Sébastien.
- Ah oui vous avez raison.
Immédiatement, Didier se met à fouiller frénétiquement dans son attaché-case mais Muriel le coupe.
- Attendez ! Attendez ! Je ne suis plus très sûre là, en fait... Je me demande si ce sont les bonnes conditions... Je ne suis plus très à l’aise.
- Mais, Muriel c’est parfait pour toi ! rétorque Sébastien.
- Ah ! On se tutoie ?
- Mais oui, pour une fois dans ta vie de merde tu vas pouvoir faire quelque chose de bien... C’est “l’occase”... Ton suicide a une vraie valeur ajoutée.
- Je vous trouve un peu agressif sur ce coup Sébastien, nuance Didier.
- Une valeur ajoutée ? Non, mais dans ma tête je voyais ça de façon un peu plus intime... Là, devant vous, ça me gêne.
- On peut se tourner si tu veux, propose Sébastien.
- Ah, vraiment, ce tutoiement j’ai du mal...
- Ou sortir carrément. C’est peut-être mieux, demande Didier.
- Non mais vraiment, là j’ai plus envie, le moment est passé.
- Ah... Vous êtes sûre ? dit Didier.
- Oui... Et de toute façon, c’est la 4ème fois que j'essaie et j'y arrive pas. Alors bon...
- Mais si Muriel ! Tu dois y aller, c’est maintenant, c’est parfait.
- Écoutez Sébastien, je pense qu’il ne faut pas insister, si elle n’en a plus envie elle n’en a plus envie, voilà tout. L’important c’est le consentement...
- Ah, merci Didier... dit Muriel. Parce qu’une fois je n'étais pas consentante et...
- Mais on s’en tape...tranche Sébastien.
Le ton est monté d’un seul coup.
- Vous êtes vraiment des loosers tous les deux. Jamais capables d’aller au bout des choses. Vous êtes des électrons libres en perpétuel échec. Surtout toi Muriel, qui passe sa vie avec une maladie imaginaire, à se cacher derrière pour ne jamais avoir à s’engager. Évidemment c’est plus facile comme ça ! Hein? Avec comme seule excuse la fatalité, c’est parfait, c’est même pas de ta faute. Ça t’a permis de ne jamais vraiment te mouiller et de te complaire dans ta merde, mais en vérité t’as peur de tout ! Je ne comprends même pas comment t’as pas sauté avant. Il t’es jamais venu à l’esprit que c'était toi la merde et pas cette foutue maladie ? Mais non ! Bien sûr que non ! Pour ça t’as trop d’ego, tu as mis la barre trop haute et t’es incapable de l'atteindre. Alors tu te donnes des excuses en permanence, c’est pathétique... Mais finis-en, une bonne fois pour toute Muriel !

Muriel est abasourdie par la tirade de Sébastien, ses jambes flageolent. Les yeux embués, elle regarde le jeune homme fixement. S’il y avait eu une mouche dans la pièce, on l’aurait entendue voler. Didier est lui aussi choqué par la violence de Sébastien. Sébastien lui-même semble gêné par ses propos qui sont sortis un peu trop vite de sa bouche, un peu trop bien analysés, un peu trop instinctifs en définitive. Didier brise le silence.
- Ooookkkkk... c’est gênant. Muriel ne vous inquiétez pas, monsieur est un peu hors de lui.
- Vous êtes des loosers.
- Oui, oui des loosers... reprend Didier, puis il se retourne vers Muriel. Vous savez pourquoi il sait tout ça aussi bien Muriel ?
- Non..? répond Muriel, toujours hébétée.
- Il le sait, parce qu’il est exactement pareil, dit Didier d’un ton rassurant.
- Ah bon ?
- Non, j'ai rien à voir avec vous deux.
Didier sans se préoccuper de Sébastien continue de capter l'attention de Muriel.
- Vous savez que ça fait un an qu’il me balade. Quatre fois qu’il me fait le coup, il n’achète jamais.
- Ah bon.
- Bien sûr, il a peur en vérité.
- C’est faux, vous ne proposez que des produits de merde, rétorque Sébastien, visiblement vexé.
Didier fait comme si Sébastien n'était pas là et continue de rassurer Muriel avec un ton rieur.
- Il fait le beau avec son costume de la startup nation, Monsieur est dans la “com”, Monsieur est dans le digital, mais ce sont ses parents qui l’entretiennent...
- Noooonnnn ?! dit Muriel, maintenant captivée par ce que lui raconte Didier.
- Si... je vous assure... À 35 ans, vous vous rendez compte ?
- C’est des conneries, lance Sébastien
- J’ai votre dossier Monsieur Flèche je vous rappelle, dit Didier en changeant de ton. Les trois dernières fiches d’imposition à zéro, la caution de vos parents, la pension de vos parents déclarée à la banque...
Sébastien n'ose plus rien dire. La honte. Didier se rapproche de Muriel et lui tend la main, tout simplement. Elle se libère de la corde naturellement et la prend. Tout en descendant de son tabouret, elle s’adresse à Didier.
- Rooh, moi, à son âge j’avais plus de parents.
Les deux “ loosers ” se dirigent vers la sortie du hangar tout en continuant de discuter, laissant Sébastien seul face au noeud coulant..
- Vous vous cachez derrière votre maladie, lui il se cache derrière son personnage, et moi je suis un gros feignant un peu looser, c’est vrai. On a tous nos défauts.
- Après, quand il a fait sa tirade, ça avait vachement de gueule. Si j'avais pu dire ça sur le tabouret tout à l’heure, j’aurais été super convaincante, non?
- Oui, mais c’est de lui qu’il parlait... Il va falloir vous trouver un autre discours.
- Je suis quand même impressionnée.

Sébastien est au milieu du hangar. Les deux autres sont partis, il est silencieux et n’a pas bougé. Quelque chose en lui s’est brisé, une prise de conscience semble l'envahir. Cette corde le regarde, ballotante de gauche à droite, elle le nargue, l’invite.
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Un petit mot pour l'auteur ? 16 commentaires

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Image de Mitch31 M
Mitch31 M · il y a
J'ai bien aimé le côté absurde de la situation et les dialogues. Bravo !
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cendrine borragini-durant · il y a
Excellent. Un bon humoriste pourrait en tirer un sketch génial. J'adore ce petit humour grinçant
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Sylvain Bourjac · il y a
Merci Cendrine, c'est effectivement presque une pièce de théâtre.
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Albane Charieau · il y a
l'humour juste, donne à cette nouvelle triste une réalité très convaincante.
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Isa D · il y a
Merci pour ce délicieux moment :) Un trio finement amené. L'humour apparent renverse finalement la situation, beaucoup plus complexe
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Volsi Maredda · il y a
9mn... Putain ! 9mn... je lis jamais des textes de 9mn, à la limite 4mn... mais bon, Abi m'a dit : "si, si, je te jure ça passe bien, c'est surtout des dialogues" alors j'ai lu et ouais OK :)
N'empêche... quelle bande de ventres mous !

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Sylvain Bourjac · il y a
Je sais, j'ai tendance à faire trop long... En tout cas c'est gentil d'avoir pris le temps de lire et de commenter. Merci Volsi Maredda.
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Volsi Maredda · il y a
En vrai, je suis pas super gentille mais t'as qu'à m'appeler juste Volsi, ça ira bien :)
Et pour les remerciements , faut les adresser à la blonde d'en dessous :))

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Abi Allano · il y a
Je ne suis pas déçue du voyage, un humour décapant pour un texte hilarant.
Merci!

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Sylvain Bourjac · il y a
ouf... Je suis vraiment content que ça vous ait plu et merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter.
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Denis Grispan · il y a
Dialogue très bien rythmé. Il y a de très bonnes punchlines qui m'ont bien fait rire. On imagine bien les personnalités des 3 personnages en peu de temps. Et le ton fonctionne bien, un bon humour noir. Bravo !
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Sylvain Bourjac · il y a
Un grand merci Denis pour ce commentaire élogieux. Au plaisir de te lire sur Short ;-)
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Long John Loodmer · il y a
Des dialogues déjantés comme dans le théâtre de Beckett. Peut-être un peu long, mais j'ai fait l'effort, moi qui ne lis pas au delà de 4' et j'ai apprécié.
Image de Sylvain Bourjac
Sylvain Bourjac · il y a
Merci d'avoir pris le temps et merci de ton retour positif.
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Nelson Monge · il y a
J'ai beaucoup apprécié les réparties de la conversation. Mes félicitations.
Image de Sylvain Bourjac
Sylvain Bourjac · il y a
Merci Nelson de m'avoir lu. Contant que ça vous ait plu.

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