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La coquine au bois dormant

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Trouvaille

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Il était une fois une princesse enfermée dans la plus haute tour d’un château et gardée par un dragon féroce...
Le prince le plus courageux du pays se mit en tête de partir braver le danger afin de la délivrer. Il faut dire aussi qu’il était particulièrement désœuvré et qu’il n’avait que ça à faire... Il se mit donc en route un beau matin, tout cuirassé de sa belle armure rutilante, monté sur son fidèle destrier, l’épée au côté et plein de bonne volonté.
Il ne ménagea pas sa monture et chevaucha sans discontinuer des jours durant. Plaines arides, forêts obscures, montagnes escarpées, attaques de brigands de grand chemin et de bêtes sauvages... Que d’aventures ! Mais rien ne pouvait l’arrêter, en rebroussant chemin il serait passé pour un con !
Epuisé après un périple interminable, il finit par arriver à un pont branlant qui menait au fameux château, perché au sommet d’un pic rocheux au milieu d’un gouffre sans fond. Il s’y aventura prudemment sans son cheval. A l’autre bout du pont se trouvait la herse qui était ouverte et à proximité gisaient plusieurs cadavres calcinés en armure... Visiblement le dragon appréciait les chevaliers au barbecue, et bien cuits s’il vous plaît ! Le prince eu un frisson d’angoisse... Ça n’allait pas être de la tarte !
Il s’avança à pas de loups, guettant le lance flammes sur pattes. La cour du château était immense, il la parcourut du regard et il vit la bestiole... Ou plutôt ce qui en restait. Une énorme masse en décomposition recouverte d’écailles, la gueule ouverte sur un dentier de compétition. Ça c’était une aubaine ! Mais alors, si le dragon était mort... Plus de princesse à sauver ??? Merde ! Il s’approcha de la dépouille, curieux de voir comment le monstre avait été occis. Il vit au fond du gosier de l’animal, complètement de travers et lui bouchant la trachée les restes d’un chevalier, son armure et son cheval... Dragon vorace mort par étouffement ! Pas très malin le lézard... Avec un peu de chance la demoiselle en détresse était toujours là.
La plus haute tour était vraiment très très haute... Il trouva la porte d’accès qui était toujours verrouillée. Il la défonça avec une hache trouvée non loin de là. Il s’attaqua aussitôt aux escaliers... Ah vraiment il fallait se la mériter cette gonzesse ! Au bout d’un nombre incalculable de marches, il décida que l’armure était de trop. Grimper comme ça tout harnaché allait finir par le tuer. Il fit donc une pause et se contorsionna dans tous les sens pour retirer tous les éléments de sa cuirasse. La princesse le verrait en justaucorps de jute trempé de sueur, pas très chevaleresque mais la liberté lui ferait vite oublier ce détail. Des marches, des marches, des marches... Il n’en finissait donc jamais cet escalier ? Et dire qu’après il faudrait tout redescendre ! Pffff
Il continuait à monter, tête baissée, les yeux fixés sur les marches, si bien qu’il ne vit pas venir la porte au bout de l’escalier et s’y cogna le crâne ! Il avait l’air fin tiens ! Enfin arrivé... Il prit le temps de retrouver ses esprits et de reprendre sa respiration avant de faire sauter le loquet de la porte et de l’ouvrir...
La geôle de la princesse était une chambre immense et luxueuse. Tentures, miroirs, meubles sculptés, tapis moelleux, bibliothèque chargée de centaines de livres... et au milieu de cette pièce circulaire, un lit à baldaquins aux dimensions impressionnantes dont les rideaux étaient tirés. Il fut soudain inquiet, dans quel état allait-il trouver la princesse qui était vraisemblablement alitée ?
Il s’approcha du grand plumard sans faire de bruit, la boule au ventre. Non mais quelle idée il avait eu vraiment ?! Le moment fatidique était arrivé, il ne lui restait plus qu’à ouvrir les rideaux... Un... Deux... Trois !
Il s’attendait à tout sauf à ça ! Elle était allongée sur les couvertures, complètement nue et paisiblement endormie. Elle était brune, des cheveux longs étalés sur les oreillers, une peau blanche, de longues jambes, une poitrine ronde, généreuse avec des aréoles très sombres... Pour le coup il n’était pas déçu ! Le vrai boulot de prince charmant c’était maintenant : réveiller la princesse endormie avec un baiser. Hop hop hop !
Il se pencha délicatement au-dessus d’elle avec autant de dignité et de majesté possible compte tenu de son accoutrement et posa chastement ses lèvres sur celles de la donzelle... Rien ! Voilà autre chose ! Il réitéra l’opération une deuxième fois en appuyant ses lèvres un peu plus fort... Toujours rien ! Elle va se réveiller oui ?! Troisième tentative, plus appuyée et plus longue...
Des mains s’agrippèrent à son cou, les lèvres bougèrent sous les siennes, une langue les caressa et força le passage pour venir danser dans sa bouche... Surpris, il s’arracha à cette étreinte inattendue et découvrit le visage éveillé et contrarié de la princesse.
- Quoi ? Ça ne vous a pas plu ?
- Heu...
- Heu ??? C’est tout ce que vous trouvez à dire alors qu’une princesse nue vient de vous embrasser fougueusement ?
- C’est-à-dire que...
Elle se redressa sur un coude.
- Je ne vous plais pas ? Vous êtes déçu ?
- Non mais...
- Dites, vous savez depuis combien de temps j’attends qu’un homme franchisse cette porte ? J’imaginais qu’il aurait un peu plus de conversation et de plaisir à me voir !
- Mais c’est que...
Elle se redressa tout à fait, sur les genoux, les mains sur les hanches.
- Ah ne me bassinez pas avec vos exploits éreintants pour venir jusqu’ici et la difficulté de venir à bout de ce fichu dragon ! Embrassez-moi !
Elle l’attira vers elle et recommença à l’embrasser à pleine bouche. Cette fois le prince se laissa faire, trouvant ça très agréable mais hésitant sur la conduite à tenir...
- Vous comptez rester les bras ballants ? Touchez-moi bon sang !
- Comment ?
- Comment ça comment ??? Touchez-moi, caressez-moi, partout, avec vos mains, votre bouche, votre queue !
Le prince sursauta et dit dans un hoquet :
- Ma quoi ?
- Votre queue, là !
Et elle joignit le geste à la parole en saisissant à pleine main l’intimité du prince à travers le justaucorps.
- Ah mais oui je vous plais ! C’est tout dur là-dedans !
Elle se saisit d’une des mains du prince et la guida entre ses cuisses.
- Vous sentez l’effet que ça me fait ? C’est chaud et humide... Voilà, c’est ça, caressez avec vos doigts, ne soyez pas timide, faites-moi plaisir. Tant pis si vous n’êtes pas bavard, je parlerai pour deux !
Elle déboutonna l’entrejambe du justaucorps et libéra le sexe en érection du prince.
- Là aussi c’est humide, vous permettez que je goûte ?
Et sans attendre de réponse elle prit le sexe dans sa bouche, le lécha puis se mit à le sucer en faisant des va et vient.
Le prince ne savait plus où il était. Quelle histoire ! Il était venu sauver une pauvre jeune fille prisonnière et il se retrouvait avec une traînée en chaleur qui lui bouffait la queue et l’excitait à mort ! La surprise l’avait laissé sans réaction, enfin presque... Car maintenant il bandait dur et cette bouche le rendait dingue... Il se mit à accompagner les va et vient de la princesse avec ses reins, il commençait à ne plus pouvoir se maîtriser.
Elle le relâcha soudain.
- Délicieux ! Allez, puisque vous avez envie de bouger, fourrez-moi maintenant !
Elle se retourna et se mit à quatre pattes, genoux écartés et croupe en l’air, laissant apparaître une fente rosée et trempée...
Le prince perdit définitivement le contrôle et se jeta sur elle la queue en avant. Il lui arracha un cri de plaisir en la pénétrant d’un coup sec qui par la même occasion lui redonna la parole.
- T’aime ça hein ? Je vais t’en donner moi !
Et il se mit à la limer de plus en plus fort, les mains sur ses hanches, à grands coups de reins. Elle gémissait et l’encourageait à continuer encore et encore jusqu’à ce qu’elle finisse par se crisper, figée par la jouissance. Le plaisir submergea alors aussi le prince qui explosa en elle.
Un moment après, alors qu’ils avaient retrouvé leurs esprits, le prince entama la conversation.
- Il va falloir que je te ramène dans mon château et le voyage est long, nous ne devrons pas tarder à partir.
- Quoi ??? Hors de question que je parte !
- Mais...
- Mais rien du tout !!! J’ai pas passé 15 ans dans cette tour pour aller jouer les bobonnes ! Maintenant que le dragon n’est plus un obstacle tous les chevaliers du pays pourront arriver à moi sans encombre et je compte bien en profiter ! C’est gentil à toi mais non merci ! Je reste et je vais m’envoyer en l’air jusqu’à ce que j’en ai marre. Je penserai à toi à ce moment-là peut-être... Puisque la question est réglée et qu’on a le temps... Si tu m’enculais ?

Et ils vécurent heureux et dans le plaisir pendant quelques jours avant qu’elle ne foute le prince dehors en attendant le prochain...

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Perpinan66 · il y a
Conte de mon enfance revisité avec impertinence et coquinerie j'adore le style merci à l'auteur pour ce texte
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