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Enavres

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A l’heure prévue, Bastien se lève des escaliers. Il quitte sa posture avachie et trois bouteilles de bières vides sur le perron, met sa capuche et ses mains dans ses poches, et part, sans se retourner.
*
De l’autre côté de la rue, Dimitri souffle sur ses mains. Le contact est coupé depuis longtemps déjà, dans sa voiture. Il attend que les passants quittent à leur tour le trottoir pour en sortir.
*
Christabel tourne. Perdue dans ses pensées, elle ne voit pas les bouteilles. Elle trébuche. Elle peste, et les ramasse.
C’est fou ce que les gens sont sales ! 15 :32
Lol, ne m’en parle pas. Tu as encore glissé sur une peau de banane ? 15 :33
Haha, très drôle. 15 :34
Cette fois, tu ne m’immortaliseras pas, j’ai juste failli tuer des bouteilles abandonnées. 15 :34
*
Dimitri plisse les yeux. Les choses ne se passent pas comme prévu. Il sort, sans verrouiller la portière.
*
J’ai l’impression qu’on me suit. 15 :42
Ca doit être le même chien errant que la dernière fois. 15 :42
Je t’avais dit de ne pas le nourrir, il va te coller aux basques maintenant ! 15 :43
C’est un plus beau spécimen, cette fois ! 15 :45
Montre-moi ça !! 15 :45
Haha, je vais essayer ! 15 :46
*
Problème. 15 :40
Je suis sur le coup. 15 :40
Tu sais ce qui t’attends... 15 :50
*
Christabel jette un œil sur la vitre de l’abribus. Si ce jeune homme est bien en train de la suivre, elle doit bien avouer qu’elle le trouve très à son goût. Elle en vient presque à espérer que ça soit le cas.
*
Dimitri allonge un peu le pas et se rapproche. Il tente de la bousculer. Les bouteilles tombent de sa main et elle lâche son sac.
- Oh, je suis désolé ! Excusez moi mademoiselle, attendez, je vais ramasser tout ça...
Il prend les bouteilles.
- Ne vous embêtez pas, j’allais justement les jeter.
- Il y a une poubelle là derrière, je vais le faire.
- Oh, mais c’est du verre... Je vais trier ça chez moi, ne vous en faites pas. Merci !
- J’insiste...
- Je suis presque chez moi, ça ira. Bonne journée !
Il lui rend son sac.
*
Christabel passe le pas de la porte. Elle pose son sac, ses clefs, les bouteilles sur la table de l’entrée. Elle pousse un long soupir. Vivement qu’ils réparent l’ascenseur ! Elle lance la bouilloire et la musique.
En plus d’être beau, il est serviable ! 15 :54
Lol, comment tu le sais ? 15 :55
Il est aussi maladroit... ;) 15 :55
Craquant ! 15 :56
Alors, il te suivait ? 15 :56
Si seulement, haha ! 15 :57
*
Dimitri fait tourner la carte dans ses doigts. Elle est vraiment jolie, cette enquiquineuse. Il espère pouvoir tout régler facilement.
*
Christabel défait ses cheveux et ses lacets. Elle esquisse trois pas de danse pieds nus, jusqu’à sa bouilloire. Elle met le thé à infuser dans sa tasse, et s’assied devant les trois bouteilles. Elle fronce les sourcils. C’est curieux, il y a quelque chose dans l’une d’entre elle...
*
Dimitri attend.
Le temps s’écoule, Dimitri. 16 :00
Tu sais ce qui t’attends. 16 :02
Oui. 16 :04
Dimitri soupire. Il commence à être nerveux. Enfin, quelqu’un pousse la porte de l’immeuble. Il cherche le nom correspondant sur les boites aux lettres.
*
Avec ses doigts fin, elle tire un petit rouleau de la bouteille. Il y a deux gros billets, un message et un sachet qu’elle n’identifie pas enroulés. C’est étrange. Elle lit le message, ne le comprend pas, mais n’ose pas ouvrir le sachet. Cela l’inquiète. Elle regarde l’heure : 16 :10. Elle ira embêter les policiers demain. Elle les range dans un tiroir, et laisse les bouteilles sur la table.
*
Dimitri sonne.
*
Qui cela peut-il être, un dimanche à cette heure-ci ? Elle n’attend pourtant personne...
*
Il lui fait un beau sourire. Elle est en robe légère dans l’encadrure d’un appartement aux tons chauds de l’été, illuminé par le soleil qui passe à travers la vitre, bien qu’on soit en hiver. Elle fronce les sourcils mais sourit aussi.
- Euh... Oui ?
- Christabel... C’est ça ? Vous avez fait tomber votre carte tout à l’heure. Heureusement qu’il y a votre adresse dessus !
Il fait mine de fouiller dans son sac, en sort des choses. Elle l’invite à entrer. Il pose son sac sur la table, à côté des bouteilles. Il prend la carte et la lui tend.
- Oh, merci ! Je n’avais pas réalisé que je l’avais fait tomber, tout à l’heure. Vous prendrez bien un verre en remerciement, euh... ?
- Dimitri. Avec joie.
Il est vrai qu’elle est jolie, la Christabel. Il espère que tout va bien se passer, ce serait dommage, autrement. Il sent une vibration, dans sa poche. Il peste intérieurement. Il regarde l’heure. 16 :20. Il craint que les choses ne se gâtent.
*
Ils discutent de la musique qui passe le temps qu’il finisse sa tasse de thé, puis le moment se prolonge. Il regarde ostensiblement l’heure, et dit devoir y aller. 18 :03. Il fait nuit, dehors. Ils échangent leurs numéros, et il propose de jeter les bouteilles en descendant.
*
Elle ferme la porte.
J’ai son numéro ! 18 :05
Waaah ! Raconte-moi tout ! 18 :07
Christabel hésite.
J’ai aussi trouvé quelque chose de bizarre... 18 :10
Quoi donc ? 18 :11
Il vient d’une autre planète ? 18 :11
Il a un troisième œil ? 18 :11
Il parle russe, breton et vietnamien en même temps ? 18 :11
Lol, raté. 18 :12
Rien à voir avec lui. Il y avait un message dans une des bouteilles meurtrières. 18 :13
Qu’est-ce que ça dit ? 18 :13
Aucune idée. Je ne sais pas quelle langue c’est. 18 :14
*
Devant la benne, Dimitri observe les bouteilles. Il devient blanc, et jette violemment une bouteille au sol, qui explose. Il est en colère. Il a peur. Christabel, Christabel...
*
18 :18.
Il sonne.
- Désolé, c’est encore moi, je crois que j’ai oublié mes clefs chez toi...
Ils cherchent. Les clefs n’y sont pas.
- Merde... J’ai dû les faire tomber dans la benne tout à l’heure. J’avais entendu un bruit, je ne pensais pas que c’était ça. Rah, flûte, comment je vais faire ?
- Les éboueurs passent demain, une de mes amies en fait partie. On les récupérera à ce moment-là, si tu as de la chance.
Dimitri a vraiment l’air inquiet.
- Ça va aller ?
- Ouais, enfin je ne peux plus rentrer chez moi, quoi...
Christabel fait la moue. Elle a l’impression qu’il y a autre chose. Et si...
- Tu... Tu veux rester dormir ici ce soir ? J’ai le canapé, si tu veux...
Ils échangent un long regard.
*
Demain. Je n’ai pas le choix. 18 :37
Cela ne dépend pas de moi. 18 :52
Je fais de mon mieux. 19 :14
Le temps tourne, Dimitri. 19 :25
Tu sais ce qui t’attend. 19 :25
*
Dimitri soupire et s’affale sur le canapé.
- Il y a un souci ?
- Non, non, rien, c’est cette histoire de clef qui m’agace.
- Ne t’en fais pas, tout s’arrangera demain. Mon amie est déjà sur le coup !
- Haha, merci, je ne voudrais pas abuser.
- Ne t’en fais pas. Tu sais, j’ai l’impression qu’il y a autre chose qui te préoccupe.
Dimitri lui lance un long regard torturé. Il ne dit rien. Elle a vraiment un beau et grand sourire. Il s’étale un peu plus sur le canapé.
*
Ding !
Christabel ouvre le tiroir et farfouille avant d’en sortir ses clefs. Dimitri aperçoit quelque chose. Elle ouvre la porte au livreur, le paye, et voit Dimitri qui fronce les sourcils en se retournant.
- Un problème ? demande-t-elle dans un sourire.
- Non, rien.
*
Christabel lave les assiettes, pendant que Dimitri s’est éclipsé un instant. Son regard tombe sur la carte qu’il lui a rapportée. C’est bizarre, il n’y a pas son adresse dessus, pourtant... Elle hausse les épaules et range la vaisselle.
*
Le temps file, Dimitri. 21 :03
Tu sais ce qui t’attends. 21 :04
*
Christabel est sous la douche. Dimitri ouvre le tiroir. Il trouve le sachet, les billets, pas le message. Il est nerveux. Il s’inquiète. Il sait ce qui l’attend.
*
Dimitri ouvre la porte.
- Oh ! pardon, je cherchais les toilettes...
Christabel vient de sortir de sa douche, a les cheveux humides et est seulement entourée d’une serviette. Elle rougit.
- Ce n’est pas grave. C’est la porte verte, juste à côté. Tu es sûr que tout va bien ?
Dimitri la fixe. En fait, elle est tout simplement belle. Il ne sait pas quoi faire. Il reste là, immobile.
- Dimitri ?
Il croise son regard.
- Oui, pardon.
Il sort. Il passe la porte verte, juste à côté.
*
J’ai récupéré les timbres et la boite. Manque le livre. 21 :08
*
Il est adorable mais il a l’air d’être... perturbé par quelque chose. 21 :10
Bah, ça doit être ton charme fou ! 21 :10
Je vous vois demain, ma belle, amusez-vous bien ! ;) 21 :11
Héhéhé 21 :11
*
Dimitri. 21 :21
Nous savons où tu es. 21 :21
*
Christabel est sortie. Dimitri l’observe, drapée dans une robe pull, ses cheveux mouillés sur les épaules. Elle s’assied à côté de lui sur le canapé. Elle s’installe en tailleur et se sert une tasse de thé chaud. La musique tourne toujours, depuis qu’elle est rentrée, il y a cinq heures. Il l’invite à faire quelques pas de danse.
*
Tu sais ce qui t’attend, Dimitri. 22 :45.
Dimitri ne voit pas le message. Ils sont dans le noir.
*
C’est étrange, elle a pu sentir comme de nombreuses cicatrices sur ses épaules. Et ses côtes étaient sensibles. Elle s’inquiète pour lui. Régulièrement, il reçoit des messages. Malgré tout ce qui s’est passé, il reste nerveux.
*
Christabel dort. Il sort de la chambre à pas de loup. Dans le couloir, il allume la lumière. Son reflet lui renvoie l’image d’un homme nu. C’est un corps fort et brisé. Il se détourne. Il ouvre le tiroir. Le message n’y est pas.
*
Il n’a plus le choix.
*
Debout ! On arrive dans votre rue, les gars sont au courant, mais vous avez intérêt à être efficaces ! 5 :03
*
11h, dernier délai. 00 :02
Il lui reste six heures.
*
Je suis vraiment désolée que ça n’ait rien donné ! 5 :20
Oh tu sais, je ne peux pas dire que ça ne m’arrange pas... ;) 5 :21
*
- Je suis désolée, pour tes clefs...
Dimitri a l’air embêté.
- Ne t’en fais pas, j’en ferais refaire un jeu. Tu pars déjà ?
- Oui, je dois faire un petit détour avant d’aller au travail. Je dois passer à la gendarmerie, j’ai des papiers pour eux. Tu restes ici jusqu’à ce midi ?
Elle le regarde, pleine d’espoir. Il acquiesce. Son sourire ensuite, il est si beau.
*
Elle ouvre le tiroir, prend ses clefs et des feuilles dedans, fouille un instant en fronçant les sourcils. Elle jette un œil à son sac, et pense « bah, ça doit déjà être dedans ».
*
Il comprend. Il la laisse partir. Il se précipite sur le tiroir, celui d’en dessous, celui d’au-dessus. Il ne le trouve pas.
*
Dimitri les observe : dans sa main gauche, les billets ; dans la droite, le sachet. Son écran s’allume.
Il est 8h, Dimitri. 7 :59
Tu sais ce qui t’attend. 8 :01
Il se prend la tête dans les mains.
*
Christabel ? 8 :05
Oui, Dimitri ? 8 :06
Je te manque déjà ? ? 8 :07
Je t’en supplie. 8 :07
Reviens. 8 :07
Maintenant. 8 :07
Elle est perplexe.
*
Qu’est ce que tu fais chez ta petite copine Dimitri ? Tu sais ce qui t’attends. 8 :10
Pourquoi est-ce qu’elle est allée à la gendarmerie ? 8 :11
Elle est en ce moment même en train d’attendre à un passage piéton. Si elle levait les yeux, elle croiserait mon regard, et pas que. 8 :12
J’espère pour toi que tu sais ce que tu fais. 8 :13
Tu sais ce que tu risques, Dimitri. 8 :13
*
Dimitri ? Il y a un de tes copains devant ma maison, c’est toi qui lui as demandé de surveiller l’entrée depuis tôt ce matin ? Je ne comprends pas. J’ai l’impression qu’il n’est pas tout seul. 8 :15
*
Ding !
Enfin elle est de retour. Dimitri se précipite sur la porte, l’ouvre. Il s’écrit :
- Christ...
Il s’interrompt. Il perd connaissance.
*
Plus qu’un étage. Christabel se pose de plus en plus de question. Mais ? Sa porte est ouverte...
*
Dimitri ? Que se passe-t-il ? Tes copains, ils me fixent par la fenêtre, je ne comprends pas... 8 :30

Dimitri ? Pourquoi tu ne me réponds pas ? 8 :40
*
Si tu l’ouvres, vous êtes tous morts. 8 :35
*
- Merci d’être venue ce matin, Mademoiselle. Nous sommes désolés pour le dérangement, mais nous avons dû intervenir. S’il coopère, le jeune homme ne devrait pas trop mal s’en sortir.
- Attendez, je ne comprends pas... Il n’a rien fait de mal. J’avais trouvé ce... ce que vous savez dans la rue, par terre. Il n’y est pour rien.
Dimitri reprend connaissance. Il essaie de porter une main à son visage, mais ses mains sont menottées. Il devient livide, se redresse brusquement. Il tente de reculer, mais fait juste basculer la chaise sur laquelle il est installé.
- Mamie !
Il s’écrit. Le gendarme hausse un sourcil.
*
Il semblerait que tu n’aies pas rempli ta part du contrat. 8 :50
Elle est finie. 9 :01
*
Dimitri, tes jeunes copains sont en train de forcer la porte. Je vais appeler la police, tu m’inquiètes, mon petit. 8 :53
*
Bzzt.
Bzzt.
Bzzt.
Le gendarme essaie de parler à Dimitri, mais il n’entend rien. Il se comporte comme une bête en cage. Christabel est désemparée. Dépassée. Elle fronce les sourcils. Elle prend le téléphone, tombé sur le plancher, et le déverrouille, comme elle a vu Dimitri le faire. Le policier la voit devenir blanche.
Elle s’assied d’abord, puis sort de la pièce, et se précipite vers la porte verte, juste à côté de la salle de bain.
*
La porte est toujours ouverte.
*
--- Si pas de réponse, nous montons ---
*
Dimitri reconnaît Bastien. Il s’avance dans le salon, une main, tenant une arme, sur la bouche de Christabel, l’autre lui tenant les mains dans le dos. Il est accompagné d’Ahmed, qui les menace.
- Christabel !
Dimitri revient à la situation actuelle. Il ne peut rien faire. Toujours en tenant en respect le policier, Ahmed ramasse le téléphone, tombé au sol et toujours déverrouillé. Avec un sourire narquois, il montre la vidéo que Dimitri vient de recevoir.
*
Le concierge, interloqué, voit trois hommes des forces de l’ordre dans les escaliers.
- Vous...
Un regard lui coupe la parole.
*
Dimitri hurle.
- NON !
Il se lève brusquement, le visage déformé par la colère et le désespoir. Il arrive à envoyer à travers la pièce l’arme d’Ahmed, qui en sort aussitôt une seconde. Dans le même temps, Bastien libère la bouche de Christabel et lui pointe son arme sur la tempe.
*
Ils entendent un cri. Ils ne peuvent pas se permettre d’être essoufflés, ils entrent discrètement. Ils assistent à une succession d’événements rapides avant de pouvoir intervenir.
*
Ahmed voit le policier tenter de récupérer l’arme au sol. Il repousse d’un bras Dimitri qui se jette sur lui les mains toujours liées, et tire un unique coup.
L’agent s’écroule.
Christabel crie. Bastien la fait taire.
Ils s’avancent :
- Pas un geste !
Le premier attrape Dimitri qui se débat, les deux autres tiennent en respect Ahmed et Bastien, qui a toujours son arme sur la tempe de Christabel.
Il sourit. Il fait glisser son arme dans son décolleté pour la pointer directement sur son cœur.
- Ce serait dommage qu’il lui arrive quelque chose, non ?
Les deux agents s’avancent d’un pas. Un « clic » retentit, le sourire de Bastien se glace. Ahmed ne bouge pas.
- On ne voudrait pas qu’il lui arrive la même chose qu’à ta grand-mère, hein...
Dimitri se libère de la prise de l’homme qui le tenait. Il se jette sur Ahmed, qui trébuche sur le corps au sol. Un coup est tiré.
Les deux hommes ne se relèvent pas.
- Dimitri !
Bastien resserre sa prise sur la jeune femme. L’arme à nouveau sur son visage, conscient de sa position de force, il avance pas à pas vers la sortie avec elle. Les agents le menacent mais ne peuvent rien faire.
Un pied de table.
Un moment d’inattention.
Christabel parvient en un mouvement à libérer son bras. L’arme tombe. Il la prend aussitôt par le cou.
- Lâchez-la.
Il resserre son étreinte. Elle cherche son souffle.
Les deux agents l’entourent.
Il jette un coup d’œil à la porte. Toujours ouverte.
Il pousse Christabel sur les deux hommes et s’enfuit.
*
- Allô, Josiane ? Oui, attends un instant.
Le concierge entend des pas précipités dans l’escalier. Il comprend. Il se précipite pour fermer la porte. Il voit un jeune homme débouler.
Juste à temps, il le plaque au sol. Sa tête cogne le marbre du sol et du mur. Il se relève, satisfait.

- Oui, Josiane, tu disais ?
*
Clac.
Les menottes se décrochent. Son épaule droite est couverte de sang.
Christabel appelle une ambulance, la voix tremblante, tandis que les agents récupèrent Ahmed et Bastien.
*
Et alors, ma belle, aucun message de la journée après ce que j’ai fait pour vous ce matin ? 19 :12
Ton bad boy t’occupe tant que ça ? 19 :13
Tu ne crois pas si bien dire... 20 :18
*
- Oh tu sais, Josinette, dit-il en s’asseyant, j’envisage de me remettre au rugby. J’ai... reçu un signe.
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