La bataille de Pouldard

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Retraitée, amoureuse des livres depuis toujours, j'ai toujours aimé écrire. Le format court ou très court me convient à merveille. J'aime la magie, les contes de fées et la science fiction. J'ai  [+]

Dans la nuit du 1er au 2 mai 1998, les partisans de Voldemort livrèrent une bataille sans merci aux alliés de Harry Potter dans le château de Poudlard. Pour protéger ses amis, Harry se livra à Voldemort qui le tua, ou plutôt qui crut le tuer. Harry revint dans les bras de Hagrid, révéla qu’il était encore en vie et le combat reprit.

D’un côté, les partisans de Voldemort : les mangemorts reconnaissables à la marque des ténèbres qu’ils portaient sur l’avant-bras, les géants descendus de leurs montagne, les détraqueurs, gardiens de la prison d’Azkaban et qui n’aimaient rien d’autre que d’aspirer l’âme des humains et les acromentules, gigantesques araignées à huit yeux qui se délectaient de chair humaine.

Face à eux, les élèves et les professeurs de Poudlard aidés dans leur combat par tous les sorciers, arrivés en nombre, décidés à vaincre les forces du mal et par Graup, le demi-frère de Hagrid, qui avait décidé de les soutenir contrairement aux autres géants.

En voyant Harry se relever, ils poussèrent tous des cris, d’enthousiasme ou de dépit, selon le camp auquel ils appartenaient. Ginny courut vers lui.

- Comment se fait-il que tu ne sois pas mort ? Tu as encore pu lui échapper ?
- Oui, répondit Harry, mais je te raconterai plus tard. Le plus urgent est de l’empêcher de nuire. Prends bien soin de toi.

La bataille faisait rage. Des éclairs fusaient de tous les côtés. Harry cherchait à atteindre Voldemort. Les autres ne l’intéressaient pas. Il avait un combat personnel à mener contre celui qui avait tué ses parents.

Sur sa droite, Ron et Hermione étaient aux prises avec Thorfinn Rowle, le gros mangemort blond qui avait tenté de les capturer à Londres. Ils lui envoyèrent en même temps un « stupéfix » et un « maléfice du saucisson ». La combinaison des deux eut un effet inattendu : Rowle fut transformé en momie.

- Ah ! dit Hermione, voilà un effet surprenant qui n’est décrit dans aucun livre.

À sa gauche, il vit Bill Weasley et Rémus Lupin combattre Fenrir Greyback, le loup garou qui leur avait fait tant de mal. Rémus le tua sans état d’âme.

- Tu as bien gâché ma vie en faisant de moi un loup garou, dit Rémus. Mais, c’est fini, tu ne mordras plus personne.

Il aperçut au loin Graup, le demi frère de Hagrid, qui avait attrapé Crabbe et Goyle et les faisaient se fracasser l’un contre l’autre. Il ne les lâcha que quand leurs crânes éclatèrent. Hagrid applaudit.

Mais, pas de trace de Voldemort. Où était-il ? Se frayant un chemin entre les combattants, il traversa le terrain et le vit enfin.

Neville était face à lui, l’épée de Godric Gryffondor à la main. Il avait esquivé tous les sorts que Voldemort lui avaient lancés. Voldemort odonna donc à Nagini, son gigantesque serpent vert, de tuer Neville. Mais, celui-ci trancha la tête du serpent d’un seul coup d’épée. Le dernier horcruxe avait été détruit. Voldemort n’était plus immortel.

Harry se dirigea vers son plus grand ennemi. Il tendit sa baguette dans sa direction mais il fut bousculé par deux mangemorts qui s’effondrèrent sur lui. Il entendit sa jambe craquer et hurla de douleur. Avoir passer tant d’épreuves, être si près de sa vengeance et ne plus pouvoir se battre lui firent encore plus mal que sa fracture. Incapable de bouger, écrasé par les corps sans vie de ses adversaires, le visage dans la poussière et dans le sang, il assista impuissant à ce qui allait être une défaite. Les mangemorts, aidés des géants et des acromentules, faisaient des ravages. Tout semblait perdu. Ses amis reculaient et Voldemort, tout en s’avançant vers lui, riait.

- Tu m’as échappé deux fois. Mais là, tu ne pourras pas t’en tirer. Tu es à ma merci, Potter.
- Je ne suis pas encore mort, dit Harry en levant sa baguette. Tu ne peux rien contre moi, Tom. Ta baguette était celle de Dumbledore mais ce n’est pas Rogue qui a vaincu Dumbledore, comme tu as pu le croire. Tu l’as tué pour rien. C’est Drago Malefoy qui a désarmé Dumbledore. Et moi, j’ai vaincu Drago. Donc, ta baguette ne me fera jamais de mal.
- Nous allons voir ça !

Il leva sa baguette mais, juste à ce moment, un grand bruit leur fit lever la tête. Ils virent toute une troupe de ronflaks cornus mutants, pourvus d’ailes de sombrals, piquer vers les combattants. A leur tête, Xénophilius et Luna Lovegood. Toute de jaune vêtue, le sourire aux lèvres, juchée en amazone sur le plus grand des animaux, Luna les entrainait derrière elle.

Dire qu’ils furent surpris est un moindre mot. Tout le monde prenait les Lovegood pour de doux dingues et personne ne croyait à l’existence des ronflaks cornus ou autres joncheruines. Mais, la plus étonnée était bien Hermione. Elle resta bouche bée et fut une cible facile pour un mangemort. Elle n’eut la vie sauve que grâce à Ron qui envoya aussitôt un sortilège du bouclier. Le sort se retourna vers l’envoyeur qui mourut sur le champ.

Depuis des années, dans le plus grand secret, les Lovegood élevaient des ronflaks cornus qu’ils avaient croisés avec des sombrals. Dès qu’elle avait vu Harry revenir d’entre les morts, Luna était partie chercher son père et son armée secrète.

Sa baguette à la main, elle fonça vers Voldemort. Il tenta de lui lancer un sort, mais elle était, comme tous les élèves, protégée par le sacrifice de Harry qui avait accepté de mourir pour sauver ses amis. Luna se mit à rire et lui tourna autour en se moquant de lui. Voldemort s’agitait, essayant de se débarrasser de Luna comme d’un moustique. Des mangemorts voulurent l’aider mais il leur hurla :

- Je suis Lord Voldemort, le plus grand sorcier qu’on n’ait jamais vu. Je n’ai pas besoin de votre aide pour vaincre une petite fille.

Luna riait. Elle descendait vers lui, toujours majestueusement installée sur son ronflak puis remontait au dernier moment. Autour d’eux le temps semblait s’être arrêté. Tout le monde les regardait. Voldemort était fou de rage. Non seulement cette gamine le narguait mais, en plus, il était humilié devant son plus grand ennemi. Des éclairs verts sortaient sans arrêt de sa baguette. Mais, Luna était intouchable. Soudain, un de ses sorts toucha de plein fouet Drago Malefoy qui s’était réfugié à l’écart avec son père et sa mère. Folle de rage, Narcissa Malefoy lança un Avada Kedavra sur Luna qui tomba telle une feuille morte, son grand sourire toujours sur ses lèvres.

Mais, le ronflak cornu continua sur sa lancée et, insensible aux différents sorts qui lui étaient jetés, planta sa grande corne dans l’œil de Voldemort.

Il tomba en hurlant. Bellatrix Lestrange se pencha sur lui et en constatant son décès se mit à pleurer pour la première fois de sa vie. Puis, elle prit sa baguette et la retourna contre elle. Un éclair vert en surgit et Bellatrix tomba sur le corps du seul homme qu’elle n’ait jamais aimé.

Aussitôt, la victoire changea de côté. Se voyant dépourvus de chefs, les mangemorts tentèrent de s’enfuir. Certains réussirent à transplaner. Ceux qui restaient furent vite éliminés. Les sorciers frappés d’imperium furent délivrés du sort à la mort de ceux qui le leur avait lancé. Comprenant la situation, ils se lancèrent dans la bagarre.

Les détraqueurs prirent la fuite devant les divers patronus crées par les professeurs de Poudlard et les anciens membres de l’AD.

Seuls les géants et les acromentules continuaient à se battre.

Magorian, Bane et les autres centaures, enfin décidés à prêter main forte, décimèrent les acromentules qu’ils détestaient depuis qu’elles avaient pris possession de Leur forêt.

Xénophilius Lovegood et ses ronflaks cornus se chargèrent des géants. Ils avaient la peau tellement épaisse qu’ils étaient insensibles aux sorts des sorciers. Mais, les ronflaks les attaquèrent sur leur point faible. Comme pour Voldemort ils visèrent les yeux. Ils tombèrent les uns sur les autres avec un grand fracas.

Puis, tout devint calme. On n’entendait plus que les pleurs de Neville Londubat, à genoux devant le corps de Luna. Puis, Neville se leva, la prit dans ses bras et partit à la recherche de Xénophilius. Occupé à terrasser les géants, Il n’avait pas vu ce qui était arrivé à Luna. Quand il comprit, il poussa un hurlement. Il la souleva, la déposa doucement sur un ronflak et ils disparurent. Il voulait la pleurer sans témoins.

Les morts furent enveloppés de draps blancs et déposés le long d’un mur de la grande salle. Les familles en deuil viendraient les chercher pour les enterrer. Narcissa et Lucius Malefoy étaient déjà venus récupérer le corps de leur fils. Les blessés furent emmenés à l’infirmerie ou envoyés à sainte Mangouste en fonction de leur état.

Le soleil se leva sur Poudlard. Chacun alors vit l’étendue des dégâts. Il y aurait du travail pour remettre le château en bon état.

Dans l’après-midi, Harry, rapidement guéri par Madame Pomfresh, était assis au bord du lac avec Ginny, Ron et Hermione. Ils ne parlaient pas. Chacun repensait à tous ces morts : Luna qui avait été si brave mais aussi tous ceux qui étaient venus vaincre les forces du mal.

Il passa l’été au Terrier, chez les Weasley. Plus tard, il irait s’installer à Godric Hollow, là où avaient vécu ses parents. Mais, pour l’heure, il n’était pas prêt.

Il fut très surpris, fin juillet, de recevoir une lettre de Poudlard contenant la liste des livres qui lui faudrait pour la prochaine rentrée.

- Eh oui, dit Molly Weasley, vous n’avez pas fait votre septième année. Vous n’avez pas passé vos ASPIC. C’est très important pour réussir.
- Il est hors de question que je retourne à l’école, dit Harry. Je pense avoir fait mes preuves, quand même ! Et toi Ron, que fais tu ?
- Ben, moi tu sais, si je n’y retourne pas, ma mère va me tuer. Et puis, tu penses bien qu’Hermione ne saurait vivre sans avoir terminé ses études. Alors, si elle y est, j’y serai aussi, évidemment.
- Ah ! Hermione y sera ?
- Et moi aussi, dit Ginny d’une petite voix.

Il se retourna, l’enlaça et dit :

- Bon, dans ce cas là, ça me fait une excellente raison de continuer.
- Et puis pense donc, lui dit Ron. Une année tranquille. Sans Rogue, sans Ombrage.
- Et surtout sans Voldemort, dit Ginny en esquissant un sourire.
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