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L’HOMME QUI PARLAIT AUX CHEVRES

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Claude Larcher

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Certains diront qu’il ne faut pas en faire un fromage de cette histoire. Enfin je vous révèle les faits et à vous d’en juger.
Par simplicité et en accord avec la famille voulant garder l’anonymat, j’appellerai notre héros LOU OUESTU. A l’heure où j’écris ces lignes, celui-ci est encore plongé dans un profond sommeil. Les spécialistes sont perplexes et ne trouvent pas les causes de son quasi coma.
Me rendant sur place à SAINTE BIQUETTE Les CLOCHES, j’ai pu constater un sourire béat sur les lèvres de ce miraculé. Il émanait une certaine quiétude et ne donnait pas l’impression de vouloir se réveiller. J’ai tout de suite pensé à BLANCHE-NEIGE version Homme bien-sûr...parce que même avec beaucoup d’imagination...stop je m’égare. Il comptait peut-être les moutons. En tout cas, il rendait chèvre toutes les personnes venant l’examiner ou le visiter.
Cette histoire commença il y a quelques mois. Un ami lui demanda de prendre soin de ses chèvres. Ce qu’il fit avec curiosité au début. Mais très vite cette curiosité se transforma en dévotion à en oublier ses proches, famille et amis. Il s’évadait souvent dans la journée pour retrouver ses chèvres.
« M’en va brouter avec ces dames » s’exclamait-il à chaque fois en direction de sa femme Blanche quand il sortait les retrouver. Celle-ci me confia qu’elle en devenait bourrique de cette situation. Ses amis criant aux loups la harcelaient sans cesse. Elle se sentait tondue et un soir, elle prit la chèvre par les cornes « le taureau pardon »et se rendit sur place. Il était bêle et bien là déclamant des vers de pré-vert, aux chèvres visiblement désintéressées. Totalement surprise par ce décor, elle en oublia pourquoi elle était venue et rentra sans se faire voir. Certainement pour lui sonner les cloches m’avoua-t-elle après coup.
Le lendemain matin, elle constata que le bougre n’était pas rentré. Elle se rendit à nouveau sur place et le trouva inanimé, habillé d’une seule peau de chèvre. Cendrillon heu non LOU OUESTU tenait encore une bouteille de Woolite (adoucissant) à la main. Elle était presque vide et tout indiquait qu’il en avait bu le contenu.
Blanche appela les secours. Admis à la clinique vétérinaire de la région, il subit un lavement complet puis un rinçage et un essorage sévère à 10 000 tours/minute. « Stop ! Là je dérape sévère »
MAIS QUE S’EST–IL VRAIMENT PASSE CETTE NUIT LA ?
Beaucoup d’hypothèses ont été avancées mais aucune plausibles. Mais moi, je connais la vérité.... !
LOU a subi le syndrome de PANURGE. Vous ne connaissez pas ?
Eh bien ! Il est tout simplement tombé amoureux d’une de ses chèvres.
Alphonse DAUDET n’a t’-il pas écrit !
« Ah ! Gringoire, qu'elle était jolie la petite chèvre de M. Seguin ! Qu'elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande !... Un amour de petite chèvre.... »

Alors ! Vous êtes convaincus mes chers lecteurs. Tous les symptômes sont réunis.
Je vois...Vous restez bouche Bêeeeeee !

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