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L'existence sordide d'un inspecteur du fisc

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Tymélion

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Il était avocat de formation et fonctionnaire au sein de l'administration fiscale, ne possédait plus de famille, n'avait pas d'enfants, aucune fille bien à lui, pas même d'amis, pas plus qu'il ne possédait la plus petite envies de changement ou ce fut-t'elle particulières, comme celle de voyager sur le tard comme le font certains, incertains, ou encore coquine ou perverse selon les idées et les goûts et qui consiste à fréquenter les prostituées pour un homme seul en manque de sexe et de féminité. Et puis à son age avancé, miné par sa vie délétère et la route interminable en solitaire, il ne ce laissait plus bercer par la moindre illusion si minuscule soit- t'elle. Tout chez lui c’était apaisé sans bruit puis tranquillement éteint comme les dernière braises dans l’âtre après que le désir fatigué dans le lit de la faucheuse ne ce soit couché et il ne croyait en rien à la chance pour n'en n'avoir jamais bénéficier. Il vivait désormais pareil à un automate, sans raison n'y désir véritables, c'est du moins le sentiment qu'il en avait.
Cependant il vénérait son statut d'inspecteur, cela lui donnait un sentiment profond d'utilité et de puissance, un pouvoir sur les autres, un pouvoir épurateur comme jadis celui des prélats du pape au temps sombre de l'inquisition. Pourchasser les "hérétiques" fiscal, leur saisir leur maisons, leur voitures, leur comptes en banque, les mettre à la rue, les traîner plus bas que terre, cela ne lui suffisait pas, il aurait aimé finement les torturer pour dans de terribles souffrances leur faire avouer l'inavouable, il aurait aimé les voir brûler et rôtir doucement sur le bûcher, avec dans ses narines ouvertes l'odeur existante de la chair calcinée et dans ses oreilles ravies les râles et les pleurs insupportables des suppliciés, oui il aurait aimé tout cela et plus encore pour jouir bien davantage.
Il affectionnait à travailler tard le soir sur les nombreux dossiers, surtout sur les plus épais, les plus juteux et sur lesquels dés le premier regard il décelait une "odeur de soufre" pareil à un chien des stups. Maniaque, méticuleux, avec comme il se doit pour être honnête dans ce métier, un zeste de perversité, et animé par la volonté tenace de toujours mieux faire, laquelle dénotée chez lui une servitude puérile et sans faille à son employeur l'état. Il traquait sans relâche avec gout et même avec délice les fausses déclarations, pisteur au nez fin et entêté, il dénichait avec un semblant d'orgasme les délits fut-ils très adroitement camouflés, auquel venait s'ajouter le souci permanent de gratter de l'avancement et toujours le même le plaisir sadique et sans nul autre pareil de saccager la vie des petits et gros bonnets ayant fautés quand la loi le lui permettait.
À la nuit tombée rentrant chez lui, lourd d'une journée de labeur, le col remontait et les yeux rivés au sol, il filait sans attendre, habité d'une toute relative culpabilité. Marchant avec de grandes enjambées, rasant les murs, cherchant les zones d'ombre, pareil à un rat apeuré trahit par la lumière soudaine des réverbères. Ils évitait les siens et se méfiait des mendiants, lesquels, dés qu'ils le voyaient se dressaient spontanément en se dirigeant vers lui, prenant alors l'allure de géants avec leurs habits trop grands et trop longs, vociférants à tour de bras avec leurs bouches déformées et qui sans cesse bavé et bafouillées tout en lui quémandant de la menu monnai. Ces intouchables, ces inutiles sans compte en banque, n'y patrimoine, ces épaves gluantes et puantes, toujours soûls et sans le sou qui aimait à dire et à maudire dans son fort intérieur. Il n'aimait pas davantage les autres gens préférant sa solitude et sa tranquillité à tout autres compagnies et il disait des femmes qu'il s'en passait volontiers, refusant de verser le moindre denier pour ce que l'on sait.
Par vanité mal placée, il se pâmait volontiers de ses traumatismes d'adolescent, Il n'avait rien oublié, même pas les sordides détails. Ce père déglingué et alcoolique souvent très énervé avec ses yeux de fou quand il avait passablement trop bu et qui le corrigeait alors à grand coup de ceinturon et parfois même jusqu'au sang, se vidant ainsi l'esprit dans ces fatals instants de la rage que faisait naître en lui les privations et les provocations sexuelles que lui dispensait très adroitement son épouse Georgette. Cette salope qui faisait à présent chambre à part, décider à lui faire payer jusqu'au sang de l'avoir trompé avec la chiennasse d'en face, laquelle craignant pour ces os s’était empressée de déménager. Cette pute qui refusait désormais tous rapports, alors que face à son regard de dément, transfigurait par le désir et l'envie, elle passait son temps à exhiber son cu comme une lanterne de Noel pour bien enfoncer le clou dans son crâne d’œuf.
Cette femme, cette mère, cette vicieuse qui obligeait son propre enfant à se masturber, pendant que devant lui vêtue comme une pute dans une grossièreté déconcertante, elle se caressait voluptueusement la chatte tout en suçant goulûment une bite en plastique dont elle avait pris soin auparavant d'enduire le bout d'une épaisse couche de crème grasse. Après quoi elle le giflait pour le punir d'avoir souillé le tapis de son sperme et une trique dans les mains, lui tapotant l'épaule alors qu'il se trouvait à genoux dans un parfait état de soumission, l'un de ses pieds botté pesant sur son épaule, elle l'obligeait à lécher de sa langue tel un chien les nombreuses taches pour nettoyer.
Il en avait bizarrement conserver un souvenir mitigeait entre victimisation et culpabilité, et il aimait raconter l’histoire comme un truc bien à lui qui justifiaient de ses déboires d'adulte et de ça vie de merde, surtout au travers de ses difficiles voir désastreuses relations amoureuses, car il n’appréciait pas vraiment les filles et n'aimait pas davantage les garçons, gardant pour les deux sexes, une tenace crainte et répulsion.
Il aimait l'avarice ou point de compter ses propres manies, tics et varices, parfois il se sentait moins seul, astiquant sa queue d'une main experte et avalant tout son foutre dans des acrobaties sordides et compliquées. Il se définissait lui même comme une sorte hermaphrodite stérile, se suffisant sexuellement à lui même et n'en gardait aucune honte, même si parfois après l'acte, il se trouver dégouttant au travers d'une soudaine lueur de lucidité qui résonnait dans son cerveau comme un coup de massue de trop.
Il fréquentait régulièrement et timidement un thérapeute sans que pour autant son état général ne progresse ou ne s’améliore. Tout son passé houleux et douloureux était inaccessible, reposant depuis trop longtemps à de trop grandes profondeurs et recouvert au fil du temps d'une montagne de décombres et d'immondices, et puis si moche soit son fardeau il en avait besoin, un besoin d'expiation, mêlé à un puissant désir de revenge.
Une fois par mois, il allait visité ses parents au cimetière, toujours le même rituel pervers, le même pèlerinage maladif, pissant alors allègrement sur la tombe de son père et déféquant sur celle de sa mère et d'ajouter très fier et solennellement en parlant tout haut comme l'aurait fait un prêtre s'adressant à ces ouailles, "Mes chers parents votre fils qui vous aime vous à honoré ce jour comme il se doit, salement !
Consulter tout au plus cela lui donner le sentiment réconfortant de ne pas sombrer davantage et malgré tout de s'accrocher encore à la branche avec une énergie salvatrice, un vestige d’instinct de survie sans doute. Au temps de plomb de ces mornes années, Il s’était ridé et ratatiné pareil à un soufflet refroidit, sentant sa fin proche, il finança bêtement son caveau et son oraison funèbre sans toucher à ses économies, ayant fait un crédit sur ses modestes honoraires du barreau.
Il n'avait connu vraiment de maîtresse que cette confrère de travail avec laquelle sur le tard il avait risqué une liaison. Pas très belle et comme lui passablement tracassée et malsaine, elle lui avait collé très vite en guise d'adieu pour le quitter une puissante chaude pisse, laquelle avait retenti dans son esprit comme un très étroit départ-terminus à sa brève et lamentable vie amoureuse..
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