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L’esprit gourmand

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Napoléon Turc

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Un soleil de presque printemps se lève sur des sommets recouverts de végétation : c’est la forêt dense, touffue, humide... comme celles qui envahissent les pentes abruptes de ces îles chaudes, près de l’équateur, vers Bornéo ou la Papouasie. Dans une vallée, à travers les nappes de brume collante, un filet de fumée bleue trahit la présence de l’Homme. Des femmes entourées d’âcres volutes s’affairent autour du feu qui couve plus qu’il ne brûle. A travers les tisons elles retournent de gros morceaux de viande enveloppés de feuillage : le repas sera bientôt prêt.

Sortant de sa hutte, le chef Kaniba rajuste sa coiffe de plumes colorées de cacatoès et, lance de cérémonie en main, se dirige vers le centre du terre-plein. Là, bras en croix, tête haute il s’écrie solennel :
– Cette nuit, Aksassur le Grand Esprit est venu dans mon rêve et m’a parlé !... Il a faim !
Acariâtre avec les siens et belliqueux avec les autres, Aksassur est l’esprit protecteur qui veille sur la tribu depuis des générations. Pour se perpétuer, il se nourrit par la bouche des chefs qui se sont succédés, et maintenant par celle de kaniba. Ainsi est le pacte.
Ayant entendu leur chef, les hommes et les femmes de la tribu accourent pour écouter Kaniba leur dire où partir en chasse. Mais il ne dit rien car aujourd’hui la parole d’ Aksassur est incompréhensible et la présence du sorcier est requise pour connaître le gibier à poursuivre. Deux hommes sont allés le chercher : voilà Viamapi-Le-Craint qui apparaît, coiffé lui aussi de plumes, mais celles-ci toutes noires. Son aspect, son age et surtout son savoir justifient amplement son surnom.
– Quelle est la parole d’ Aksassur ?
Kaniba lui répète tout bas les mots soufflés à son esprit par Aksassur , ce qui rend le sorcier muet, perplexe et quelque peu vexé de ne pas comprendre la volonté du Grand Esprit. Le pacte est inviolable, tous le savent, aussi le malaise est bien palpable et quelques femmes agrippent leurs enfants et se cachent encore un peu plus derrière les hommes.
– Eh bien, Viamapi que devons-nous chasser pour contenter Aksassur ?
– Ce n’est pas une chasse ordinaire, mes os magiques vont nous dire où trouver la proie » Le groupe suit à distance le sorcier jusqu'à l’entrée de sa hutte, à l’écart du village. Les hommes se pressent devant l’entrée, n’osant aller plus loin et regardent avec respect Viamapi sortir ses os d’un petit sac de cuir orné d’une horrible tête miniature. Assis en tailleur sur une natte, les yeux fermés, il prononce quelques incantations et laisse tomber les os en écartant ses mains jointes. Toutes les têtes se penchent un peu plus pour voir le résultat et entendre l’interprétation de Viamapi. Mais lui, les yeux fixés sur ses os reste immobile et sans voix.
– Alors sorcier, que disent tes os ?
Viamapi se tourne vers Kaniba :
– Ils ne disent rien !
– Est-ce possible ? As-tu dis les bonnes prières ? Recommence !
–Oui ! je vais recommencer, mais ne me manque pas de respect !
Le sorcier ramasse les os et recommence le même rite mais avec plus de conviction dans la voix et les gestes ; malgré ses efforts les os restent muets.
– Qu’ Aksassur nous vienne en aide ! » se lamente un chasseur pendant que des plaintes s’élèvent de toutes parts.
– Silence vous tous ! Je suis Viamapi le grand sorcier et j’ai d’autres magies bien plus puissantes ! » Il se lève et d’un geste quelque peu théâtral enlève l’ornement qui lui traverse la cloison nasale : c’est un petit os assez fin, gros comme celui d’une phalange de doigt.
– Regardez ! Ceci est La Pierre-Rouse ! » A ces mots les plus anciens reculent avec crainte car il y a bien longtemps ils ont vu de quoi était capable cette relique.
– La Pierre-Rouse a été façonnée par un de mes aïeux à Vanikoro après une chasse à nulle autre pareille... Elle est dans notre clan depuis des cycles et des cycles et rien ne lui a résisté depuis ! Elle saura nous aider !
Avec force gestes et paroles, Viamapi interroge encore ses os et cette fois la puissance de La Pierre-Rouse fait effet : la disposition des osselets est parfaitement claire pour le grand sorcier. Viamappi se relève avec effort et le bras pointant la vallée, s’écrie :
– L’Ouest ! loin vers l’Ouest !
Il est épuisé car La Pierre-Rouse a brûlé beaucoup de ses forces : une femme lui apporte de quoi manger tandis que la tribu se retire pour qu’il prenne du repos. Suivis de loin par les enfants sous le grand abri servant aux assemblées, Kaniba et ses chasseurs se réunissent pour préparer leur départ. Les péripéties de ce matin sont reprises, commentées et mimées bien des fois avant de penser réellement aux préparatifs. La journée est maintenant trop avancée pour se mettre en route et tous conviennent de partir demain. C’est à ce moment que Viamapi réapparaît :
– j’irai aussi, la chasse risque d’être longue.

C’est ainsi, soleil dans le dos, qu’un groupe partit très tôt le lendemain. Les hommes descendirent les pentes pendant plusieurs jours et au soir du quatrième ils atteignirent la limite du territoire que leur clan connaissait. Le surlendemain ils quittèrent les collines pour une grande plaine, les os indiquant encore l’Ouest, ils avancèrent dans ce qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils appelèrent Le Grand Plat. Les déplacements devenaient de plus en plus difficiles car la forêt se raréfiait pour faire place à des cultures et à des villages de plus en plus denses. Au début d’un après midi les chasseurs sentirent un changement autour d’eux, des odeurs inconnues portées par une brise légère les entouraient de leur persistance tandis qu’ un bruit de fond, lancinant, se faisait plus présent au rythme lent de leur avancée. Puis ce fut le choc : du sable, le bruit des vagues, l’horizon qui s’élargit... et la mer. La mer à perte de vue.
Les hommes s’arrêtèrent au pied des derniers arbres et Kaniba interpella Viamapi :
– Qu’est-ce donc ?
Le sorcier, incertain, sortit à découvert et s’approcha des vagues.
– De l’eau...salée !
– De la magie ! où sommes nous ? au pays d’Aksassur ? comment chasser pour lui maintenant ? » Questions et craintes serraient les poitrines de ces fiers chasseurs perdus sur une plage inconnue au bord d’une mer jamais vue.
– Cachez-vous !
Une grande pirogue apparut, longeant lentement le rivage. Tapis derrière de grandes herbes, stupéfaits, les hommes la regardèrent s’éloigner au rythme des pagaies des pêcheurs. Une fois disparue, ils s’ accroupirent pour écouter leur chef :
– Nous sommes perdus... Viamapi interroge encore tes os » Le sorcier se mit en position, fit tomber ses amulettes et tous reconnurent la configuration obtenue : "loin vers l’Ouest".
Comment faire pour continuer la route ? L’indécision pesait sur le groupe, aussi lorsque Kaniba parla ce fut un soulagement ; vite remplacé par la stupeur :
– Nous prendrons une de ces choses qui vont sur l’eau et nous continuerons la chasse ! » Ils suivirent le bord de mer en même sens que la pirogue, bien à l’abri des palmiers. Quelque temps après, ils arrivèrent aux abords d’un village qui semblait bien être leur but : des cases éparses bâties en arrière du rivage, des filets déployés sur des piquets rongés par l’air marin et, enfin, des embarcations hâlées au sommet de la plage. La nuit arriva rapidement et ils purent mettre la plus grande à l’eau, mais la manœuvrer fut une autre affaire.
Le jour les trouva loin de la côte, en pleine dérive, les hommes essayaient les rames mais se décourageaient rapidement à cause de leur inexpérience et désespéraient de se sortir de cette situation. Une petite pirogue les aperçut et s’approcha pour leur venir en aide. Quand le pêcheur les vit, il voulut faire demi-tour mais trop tard : les chasseurs avaient déjà saisi son embarcation, agissant instinctivement en guerriers qu’ils étaient. Viamappi les interpella avec joie :
– Oui ! cet homme va nous apprendre, nous pourrons continuer !
A force de signes et de bousculades, Kaniba se fit comprendre de leur prisonnier qui accepta de leur transmettre son savoir. Les premières leçons furent laborieuses car il fallait d’abord mémoriser des tas de noms et dans un autre dialecte. Cet écueil passé, les progrès furent assez rapides car Cébolo était un marin expérimenté et ses élèves motivés, entre autres, par la crainte d’Aksassur. Le bateau était équipé d’un foyer circulaire constitué de pierres taillées et jointoyées de terre cuite. Un mât escamotable recevant une petite voile carrée fascinait ces hommes venus des montagnes. Viamapi veillait à aller toujours vers l’Ouest, aussi quand Cébolo essaya plusieurs fois de naviguer au Nord pour toucher terre, ce fut en vain. Sentant comme une menace dans la volonté inébranlable de ces hommes, il tenta même de s’enfuir de nuit sur sa pirogue. Après la leçon de pêche du matin, une journée parmi d’autres avait été consacrée à la voile et en fin d’après-midi son maniement commençait à être familier à Kaniba. Des nuages noirs et bas, traversés d’éclairs envahirent le ciel pendant le repas, la température chuta brutalement et la mer devint très vite hachée : une grosse tempête tropicale s’annonçait. Cébolo, secondé par Kaniba prit d’autorité les commandes : vite ! amener la voile et le mât, vite ! amarrer les ustensiles, vite ! se mettre aux rames et s’attacher au bateau...la première lame les prit par le travers et faillit les faire chavirer. Une rapide manœuvre sous les ordres de Cébolo leur permit de passer la deuxième par l’avant et toute la nuit dans le froid et les paquets de mer, la peur sur les épaules et les prières aux lèvres, ils affrontèrent les vagues les unes après les autres.

Le calme revint avec le jour, la tempête faisant place à un beau ciel clair. C’était l’heure de faire le point : un homme disparu et deux autres blessés, l’ indispensable encore là : mât, voile, rames, foyer, filet et pirogue de Cébolo. Les hommes réalisaient peu à peu la chance d’être saufs mais c’était aussi l’heure des grandes décisions : Kaniba et Viamapi s’isolèrent sur la petite embarcation.
– Devons-nous continuer ? » s’interrogea le chef
– Oui, Aksassur le veut, mais les dangers sont grands. Notre village est loin et sans protection depuis trop longtemps. Il faut nous séparer.
– Continuer sans toi est impossible !
– Kaniba, tu es un très grand chef, je vais te donner de quoi poursuivre la chasse pendant que je retournerai auprès des nôtres » Viamapi retire La Pierre-Rouse de son nez et la tend au chef, ainsi qu’un autre os magique. Mains tremblantes, Kaniba les reçoit avec crainte :
– Tu es fou ! et je ne suis pas sorcier, je ne connais pas les mots des esprits !
C’est ainsi qu’au bord de l’immense océan Indien l’impensable se produit : Viamapi le sorcier enseigne au chef guerrier comment communiquer avec la plus puissante des reliques ! Après bien des essais Kaniba parvient enfin à maîtriser les rituels magiques et le départ s’organise rapidement. Un homme rejoint Viamapi sur le bateau de Cébolo tandis que le chef retourne sur l’autre.
– Et lui ? » demande le sorcier en désignant le pêcheur.
– Je crois que nous en savons assez sur la navigation ! » lance Kaniba le chef, d’une voix un peu trop joyeuse.
Les navires restent bord à bord quelques minutes, les hommes conscients de l’instant, sont immobiles, face à face, comme indécis. Les yeux dans ceux de Viamapi , Kaniba devenu chef-sorcier donne d’un geste bref le signal du départ. Chacun regarde dans la direction de l’autre aussi longtemps qu’il le peut, puis la grande pirogue se retrouve seule, à naviguer vers l’Ouest. Prochaine terre : les Maldives. A six mille kilomètres.

L’orientation aux étoiles leur posa quelques difficultés car le ciel était infiniment plus vaste que celui observable depuis leurs collines. Par chance, cette année là, les courants marins s’étaient déplacés vers le nord et les alizés réguliers et puissants. La traversée longue mais sans incident majeur, fut agrémentée de visites de baleines et dauphins. Cela changea après une escale discrète vers l’atoll de Gaafu. La Pierre-Rouse indiqua le Nord-Ouest et il leur fallut naviguer à contre-courant pendant des jours et des nuits en instituant des quarts pour éviter la dérive et ne pas reculer pendant les repos. Quand ils arrivèrent en vue de la Somalie après bien des efforts, les îles à l’entrée du golfe d’Aden leur offrirent quelques jours de relâche. Suivant les indications de leurs reliques ils voguèrent vers l’Ouest, puis Nord-Ouest en remontant la Mer Rouge. Un énorme cargo les croisant de trop près, un homme fou de peur se jeta à l’eau et disparut dans les remous. Plus tard, les chasseurs s’arrêtèrent, désemparés, en arrivant devant les installations portuaires de Suez. Un vieux rafiot venant des Moluques les accosta et devant leur détresse les prit en remorque pour traverser le canal. Arrivés à Port-Said chacun suivit sa route et la pirogue et son équipage mit le cap à L’Ouest une fois de plus, passant au sud de la Crête puis au large de Malte. Passées la Sicile et les cotes de la Sardaigne, La Pierre-Rouse et l’autre os leur réservèrent une surprise : cap au Nord ! En serviteurs fidèles d’Aksassur, Kaniba et ses hommes suivirent cette nouvelle route et arrivèrent droit sur le delta du Rhône. Ils attendirent la nuit pour s’approcher au plus près du rivage et après plusieurs tentatives à la clarté de la lune, ils parvinrent à remonter le Rhône et à la vue des lumières de Port Saint Louis, ils pressentirent qu’ils étaient en terre vraiment étrangère. Une halte en amont de la ville leur permit de reprendre des forces sous les étoiles d’une belle nuit d ’été. Le lendemain, la remontée du fleuve les amena aux abords d’Arles et tout se compliqua : trop d’efforts à contre-courant, trop d’habitations, trop d’occasions d’être découverts. Kaniba décida donc de continuer leur chasse à pied, pour cela la pirogue redescendit le fleuve et les hommes la cachèrent vers l’Ile des Pilotes.
A terre, enfin ! les gestes et réflexes appris dans leurs si lointaines collines revinrent vite et la montée vers le nord reprit à bonne allure compte tenu de la multitude d’obstacles à contourner. Le groupe remonta la vallée car la Pierre-Rouse devenue comme leur talisman indiquait toujours la même direction. Le passage de Lyon fut des plus périlleux : les hommes sentant l’étendue de la ville tentèrent de la franchir pendant la nuit, mais le jour les surprit au pied de Fourvière, vers le quai de Pierre Scize. Le Parc des Hauteurs, tout proche fut un refuge bien précaire : fréquenté et cerné de rues, la journée s’éternisa à passer de caches en caches. Ils repartirent dès l’obscurité revenue pour remonter la Saône et le matin suivant ils trouvèrent refuge dans l’île du Rontand du coté de Neuville sur Saône. Kaniba interrogea ses amulettes et l’angle fait entre les deux os magiques lui révéla qu’ils approchaient du but, cette nouvelle ragaillardit la petite troupe qui en avait grand besoin. Cela leur fit d’autant plus de bien qu’un phénomène étrange les inquiétait : chaque nuit la température descendait un peu plus, leur rappelant leur première tempête, si terrible. Les chasseurs passèrent les jours suivants à se cacher le jour et à progresser la nuit tout en restant à couvert, profitant de chaque arbre, de chaque buisson. Les hommes découvrirent avec étonnement des arbustes torturés, noueux, attachés à des piquets et qui portaient de petits fruits très juteux : la vigne !
Ils étaient près du but, les os le disaient de plus en plus net, aussi le groupe avançait avec énergie. Un matin ils s’installèrent pour le repos dans un sous-bois, vers Pouilly, non loin de la Roche de Solutré. Avant de se serrer contre les autres pour vaincre la fraîcheur, Kaniba, une fois de plus, jeta les os : on y était ! Pas de doute, la disposition obtenue était bien celle décrite par Viamappi ! La chasse allait vraiment commencer ! Finie la pause ! Les hommes se mirent à l’affût à l’orée du bois, tout près d’une zone de vignobles.

Le Paul. Court sur pattes, la soixantaine rubiconde et arrondie, nuque tannée au soleil, casquette en circonflexe sur les yeux et chemise à carreaux, bref, le vigneron des images d’Epinal. Le Paul donc, était content : la vendange de son Chardonnay promettait un Bourgogne Aligoté de bonne tenue. A cheval plus qu’assis sur son antique Massey-Fergusson, il longeait en cahotant ses vignes pour une dernière inspection. Un piquet trop penché le fit descendre de son engin. Il s’en approchait quand il les vit :
– Crénom ! m’avez fait peur, qui qu’vous êtes ?
Pour toute réponse, les chasseurs l’encerclèrent en levant leurs lances. Le Paul n’osa comprendre, puis brusquement, la panique le prit aux tripes :
– Des sauvages !
Il n’eut que le temps d’essayer de s’enfuir.

Autour du feu, Kaniba et ses hommes mangent de bon cœur. Par cette chasse exceptionnelle, Aksassur est honoré comme rarement par le passé et ils en tireront grand bénéfice de retour chez eux, le clan aussi. Le clan... si lointain... cette pensée rend les hommes nostalgiques et rêveurs. Kaniba, lui, rêve de pouvoir : n’est-il pas à demi sorcier et n’a t-il pas conduit une chasse sans précédent ? Viamapi lui devra respect et obéissance ! Oui ! il est vraiment temps de rentrer. A cela s’ajoute l’insistance du froid qui ne fait que renforcer leur envie de partir de ce pays. Un chasseur prend la parole :
– Grand chef, peux-tu nous révéler les paroles d’Aksassur qui nous ont conduits jusqu’ici ?
La règle veut que seuls le chef et le sorcier connaissent les paroles de l’Esprit, mais le sentiment de puissance qui habite Kaniba le pousse à répondre :
– Aksassur m’a dit « Je veux du bourguignon »
Ainsi donc, tout ce périple s’était déroulé pour ça : du “bourguignon”, une viande un peu grasse, certes, mais d’une saveur unique. Un silence s’appesantit quelques instants puis les hommes reprennent le récit de leurs exploits : pirogue, tempête, canal, traversée de Lyon... Tandis qu’ils se remémorent les péripéties de leur voyage, le feu dansant au pied de la Roche, repousse le froid et les ombres de la nuit. Demain... demain sera le début du retour.
Aux premières lueurs du jour les hommes se secouent et s’interpellent bruyamment :
– On part, On rentre ! » Puis voyant leur chef debout, un peu à l’écart, la mine déconfite, les guerriers se taisent :
– Aksassur m’a parlé cette nuit...
– Ah ?
– Il se ferait bien un esquimau...
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JACB · il y a
Ah! Ah! quelle chute! Bravo pour cette aventure pleine de surprises! L'exotisme...et la cuisine du terroir !!!!J'avais déjà lu mais je relis avec plaisir, quand les plats sont bons on en reprend n'est-ce pas ?
Je vous propose aussi un petit tour "Dans l'océan Indien" Napoléon, si ça vous tente n'hésitez pas !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/dans-l-ocean-indien#
Merci

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Napoléon Turc · il y a
Bienvenue à ma table ! J'espère que vous avez gardé une place pour le dessert, je vous en proposerai un dans quelque temps... Merci de votre visite.
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Miraje · il y a
Sacrées péripéties pour un morceau de viande ... J'ai même pensé un moment qu'ils allaient découvrir l'Amérique ...
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Napoléon Turc · il y a
Le bifteck, ça se mérite ! Nous sommes dans une nouvelle, pour L'Amérique, faudrait un roman...
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RAC · il y a
Excellent ! un récit bien mené, hâletant et une chute savoureuse ! Bravo pour ce grand livre de recettes, lol !
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Napoléon Turc · il y a
Le bourguignon est savoureux : c'est bien connu, toute la recette de l'histoire est là ! Merci d'apprécier.
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RAC · il y a
Je vous en prie, à la vôtre ! (et passez chez moi si le coeur vous en dit !)
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Dolotarasse · il y a
Quelle imagination. La chute m'a fait sourire. On navigue entre les rites de certaines tribus et votre humour ;-).
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Napoléon Turc · il y a
Votre sourire est ma récompense : tout ce périple est construit pour amener la chute. Merci de votre visite.
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