L'amour fou

il y a
8 min
955
lectures
70
Finaliste
Jury
Recommandé
Image de Printemps 2013

Fatou écarte les doubles rideaux et le soleil inonde la chambre en soie cerise, les meubles Louis XV et les tableaux anciens.
— Bonjour, Madame Suzanne, vous avez bien dormi ?
— Très bien, Fatou, répond la vieille dame qui passe ses nuits les yeux grands ouverts, à penser.
Fatou l’aide à se redresser, lui soutient le dos avec des coussins avant d’apporter le plateau du petit-déjeuner. Suzanne picore tout en prenant, un à un, son arc-en-ciel de comprimés du matin.
Elle avale aussi les trente gouttes de Zorac censées lui faire voir la vie en rose. Médication inutile. La dépression lui colle à l’âme.
Pourtant, elle a tout pour être heureuse. Tout ! Deux enfants à rendre fière n’importe quelle mère, cinq petits-enfants affectueux, un arrière-petit-fils en gestation, un superbe appartement, un compte en banque pléthorique et la fidèle Fatou pour la décharger de tout.
Personne ne comprend.
Elle, elle sait.
— Madame Suzanne, il faut vous lever maintenant, vous déjeunez avec votre petite-fille Victoire. Vous vous en souvenez ?
— Bien sûr, je ne suis pas encore gâteuse !
— Madame Suzanne, vous savez bien que j’ai pas dit ça, proteste Fatou en roulant les yeux.
Autrefois, Fatou se vendait au bois de Boulogne. Lorsque Suzanne lui a montré, sous les toits, le petit studio meublé où elle habiterait, une grosse larme a coulé sur sa joue en chocolat. Depuis, elle porte la clé de son logement pendue à son cou, au bout d’une chaîne en or, comme un bijou.
— Vous voulez que je vous aide pour la douche ?
Tous les matins, elle pose la question et, tous les matins, Suzanne répond :
— Non Fatou, je peux encore me laver toute seule. Et c’est tant mieux ! Toute nue, je suis encore plus moche.
Pendant que Suzanne occupe la salle de bain, Fatou range la chambre en fredonnant des airs de son pays. Elle préfère ne pas trop s’éloigner. Malgré ses 83 ans, Madame Suzanne n’est pas toujours très raisonnable !
Quand Suzanne a fini sa toilette, Fatou s‘en va chanter dans une autre pièce. L’entendre si joyeuse enchante Suzanne. Elle aimerait posséder ne serait-ce qu’une once de cette joie de vivre.
Suzanne choisit avec soin sa tenue, tailleur gris-bleu et chemisier de soie blanche. En vérité, elle se moque totalement de son apparence. Depuis soixante ans, elle fait semblant.
Elle fait semblant de tout.
Elle fait semblant de vivre.
Pierre, son mari, aimait les femmes élégantes. Au tout début de leur mariage, comme ils n’avaient pas le sou, elle confectionnait des robes dans les coupons de tissu qu’il lui offrait.
La réussite et l’argent étaient venus très vite.
Jusqu’à l’infarctus qui l’avait foudroyé, Pierre dirigeait l’une des plus grosses entreprises de travaux publics de France.
Dans la foule – un ministre en fonction, des maires, des députés – qui se pressait à l’enterrement, Suzanne avait eu la surprise de sentir des larmes glisser le long de ses joues. Elle s'ignorait capable de verser des pleurs.
Son psy de l’époque, une sommité, lui avait certifié, sans rire, que ces larmes étaient un progrès. Elle l’avait quitté aussitôt. En un demi-siècle, combien de psys se sont-ils succédé à son chevet ? Mais, le passé demeure le passé et rien ne peut le changer.

Un taxi conduit Suzanne sur les Champs-Élysées. Par crainte d’être bousculée, elle ne voyage plus en métro depuis un an ou deux. Une peur de vieille dont elle n’est pas fière.
Victoire s’est installée sous l’auvent vermillon qui protège la terrasse du soleil. La brise légère qui joue à soulever les coins des nappes l’inquiète un peu. Une dame de l’âge de sa grand-mère est aussi fragile qu’un bébé ; n’aurait-il pas été plus sage de s’asseoir à l’intérieur ?
L’élégante vieille dame décidée qui se fraye un chemin entre les tables en blanc et les chaises rouges attire les regards. Malgré les rides qui froissent son visage, elle est encore très belle, une silhouette incroyablement juvénile, des yeux vifs et espiègles, une coiffure impeccable.
Victoire se lève et l’embrasse sur les deux joues.
— Ça te va ici, Mamy ? Sinon on peut demander une table à l’intérieur.
— À l’intérieur ? Par ce beau soleil ? Quelle horreur !
— Mais il y a un peu de vent.
— Et alors ? Tu crains pour ma coiffure ? Tout va bien ma chérie. Je suis ravie d’être là avec toi.
Victoire est la première des cinq petits-enfants de Suzanne. Un lien spécial d’amour et de complicité les a toujours unies.
Suzanne examine du coin de l’œil la jolie brune aux grands yeux gris. Elle est blafarde. Ses joues sont creuses, son décolleté plat.
Un serveur stylé apporte les cartes. Suzanne hésite devant la multitude des mets proposés. Victoire, très vite, referme la sienne.
— Tu as déjà fait ton choix, ma chérie, questionne Suzanne.
— Je n’ai pas d’appétit en ce moment, je prendrai juste une salade : jeunes pousses, sauce fromagère et œuf poché.
— Excellente idée ! Je vais commander la même chose… avec un toast grillé en plus.
Bien qu’elle brûle d’envie de la questionner, Suzanne juge plus sage d’attendre l’initiative de sa petite-fille. Mais les mots restent bloqués. Victoire, le regard vague posé de l’autre côté de l’avenue, triture sa serviette. Suzanne finit par poser une main fripée et manucurée sur les doigts nerveux de sa petite-fille. Les lèvres de la jeune femme se crispent. Elle est au bord des larmes.
— Oh, Mamy ! C’est affreux !
— Tu as l’air bouleversée, ma petite chérie…
— Mamy ! Je suis amoureuse !
« Ah ! Elle s’est enfin décidée à prendre un amant », se réjouit Suzanne qui a toujours trouvé Tom, son mari, bien falot.
— Raconte-moi ma chérie.
— Mamy, tu ne peux pas comprendre, tu n’as jamais vécu ça… On est littéralement fous l’un de l’autre…

***

On était fous l’un de l’autre…
On est tombés amoureux au premier regard. Je me souviens de la date, le 12 mars 1938, et de l’heure.
La situation politique était alarmante. Mes parents taisaient leurs craintes pour me protéger, mais l’angoisse grandissait dans leurs yeux. Moi, j’avais l’insouciance de mes 15 ans.
J’étais apprentie chez un fourreur du bout de la rue, et Monsieur Grinblat était intraitable sur l’exactitude.
L’hiver était glacial. Mon patron m’avait accordé de me confectionner un bonnet et une écharpe avec les chutes de peau – mouton, loup, renard, rat d’Amérique, miettes de vison – destinées à la poubelle.
À huit heures moins le quart tapantes, parée de ces atours qui mettaient en valeur mon teint pâle et mes yeux noirs, je dévalais, la main sur la rampe, le vieil escalier aux marches branlantes.
Comme je sortais sur le trottoir, il entrait dans l’immeuble, un pain sous le bras. Un jeune homme à peine plus grand que moi avec des traits très fins, presque féminins, le nez et les pommettes semés de taches de rousseur. Si une casquette de velours marron cachait ses cheveux, ses yeux étaient bien visibles. D’un bleu profond. Je ne le connaissais pas, mais je savais qui il était. Mes parents avaient parlé de ce jeune Juif fraîchement arrivé de Pologne, qui travaillait chez les Rosenberg du 1er et logeait dans une minuscule chambrette du 5e. Ils s’étaient promis de l’inviter un soir.
J’ai été saisie de frissons, mais le froid n’en était pas la cause parce que, dans la même seconde, mes joues se sont embrasées. Il a prononcé quelques mots que je n’ai pas compris. Mes parents mettaient un point d’honneur à ne jamais parler yiddish avec moi.
Je lui ai dit d’une voix rauque que je ne me connaissais pas : « Je m’appelle Suzanne, j’habite au 3e. »
Et je lui ai tendu la main.
Il l’a prise et l’a serrée très fort, longtemps. Je n’avais pas envie qu’il me la rende.
Toute la journée, j’ai été incapable de me concentrer sur mon travail. À midi, la gorge nouée, je n’ai rien pu avaler.
Plus tard, quand il a commencé à s’exprimer en français, il m’a avoué que lui aussi n’avait fait que penser à moi ce jour-là.
Le soir, j’ai informé mes parents que j’avais rencontré le jeune homme du 5e et qu’il me paraissait très sympathique, sauf qu’il ne parlait pas un mot de français. Mon père a dit : « S’il veut vivre en France, il doit apprendre la langue. Tu devrais, Suzanne, lui proposer ton aide. »
Merveilleux papa qui, sans le savoir, m’a donné le prétexte de le revoir tous les jours. Ainsi a débuté notre histoire d’amour passionnée et secrète.
Une force mystérieuse nous poussait l’un vers l’autre. Quelques jours ont suffi pour que nos mains se mêlent, nos lèvres se touchent, nos corps s’étreignent. Yankel – il s’appelait Yankel – était dévoré par la honte et le doute. D’après lui, j’étais trop jeune – lui avait 22 ans – et il trahissait la confiance de mes parents. Moi, je balayais d’une pluie de baisers ses hésitations et ses doutes. L’amour me rendait effrontée, intrépide, frondeuse. Je mentais avec une belle assurance.
Il m’obsédait du matin au soir. Et lui, à ce qu’il affirmait, pensait à moi le jour et la nuit.
La bonne éducation inculquée par ma mère avait fait long feu face à la passion qui nous dévorait. J’ai, avec fougue, perdu ma virginité dans sa chambrette un dimanche de mai où nous étions censés nous promener sur les quais de la Seine.
Je le pressais de m’épouser. Il disait qu’on se marierait dès que le risque de guerre serait écarté. Nous faisions, au milieu des rires et des baisers, des projets d’avenir heureux.
Nos rêves se sont fracassés le 3 septembre 1939 quand la France a déclaré la guerre à l’Allemagne. Les sirènes ont hurlé. Tout le monde avait peur. Moi, je ne pensais qu’à Yankel. À ses mains. À ses lèvres. Yankel me protégeait de la peur.
On croyait que la guerre serait courte, qu’on la gagnerait vite.
Très vite, l’armée française a été vaincue, Paris occupé.
Yankel s’est rembruni. Je voulais effacer de mes baisers les ombres de ses yeux.
À la promulgation des lois anti-juives de Pétain, mes parents ont entrepris d’organiser notre exode vers la zone libre. Yankel, lui, avait d’autres projets. Il faisait partie d’un groupe de communistes, les FTP-MOI, décidés à résister contre l’occupant, à se battre.
Sans hésiter, j’ai choisi de demeurer auprès de lui. L’accompagner dans son combat.
Lui insistait pour que je suive mes parents. Moi en sécurité, il pouvait se lancer plus serein dans l’action. Après la guerre, nous nous retrouverons et nous nous marierons. Combien de fois en avons-nous fait le serment !
Nous quitter a été un véritable déchirement.
Durant le trajet, mes parents ne cachaient pas leurs larmes. Mes sanglots ne les ont pas surpris.
On avait un point de chute dans le Quercy, chez un couple âgé, Germaine et Jules. C’était l’argent qui manquait à la ferme, pas le travail. On s’est mis au travail contre le gîte et le couvert. Au moins, on ne mourrait pas de faim.
Il était à des centaines de kilomètres et l’envie de lui me dévorait sans trêve. Je me sentais mutilée. Amputée de la douceur de ses yeux clairs, de la tendresse de son sourire, de ses mains sur ma peau, ses lèvres contre les miennes. La nuit, les grincements du lit dénonçaient mon insomnie. Aucune couverture, aucun édredon ne me réchauffait. Je frissonnais du manque de lui. Le matin, mes paupières étaient gonflées d’avoir pleuré.
La zone libre a été occupée en novembre 1942. Nous étions si éloignés de tout que nous pensions être à l’abri. Les jours sans Yankel s’accumulaient, mais je me répétais que chaque jour passé me rapprochait de celui où nous serions à nouveau réunis.
Sur dénonciation anonyme, mes parents ont été arrêtés en avril 1943, un mardi à l’heure du déjeuner. J’avais profité de la charrette de Jules qui allait vendre au marché, il me fallait d’urgence des souliers neufs.
À notre retour, en début d’après-midi, Germaine n’a pas eu besoin de parler. De la terre maculait sa blouse usée. Son chignon était défait, son visage décomposé. J’ai compris tout de suite. La terre s’est arrêtée de tourner, le soleil s’est éteint, les oiseaux se sont tus, comme le vent dans les feuilles, le clapotement de l’eau, le meuglement des vaches, les aboiements de Rouquin au bout de sa chaîne. Un grand froid m’a transie. Je voulais hurler, mais aucun son ne sortait de ma bouche béante. Germaine et Jules m’ont entourée sans mot dire. Ils n’étaient pas causants de toute façon.
Les larmes sont venues avec la culpabilité. J’étais partie sans les embrasser pour ne pas faire attendre Jules toujours agacé d’aller à la ville.
Aujourd’hui encore, le regret de ne pas leur avoir dit adieu me tient réveillée la nuit.
Yankel m’a donné la force de survivre.
Jusqu’à la fin de la guerre, Germaine et Jules m’ont protégée, cachée, nourrie. Naturellement, simplement, ils ont risqué leur vie pour sauver la mienne.
À la libération, j’ai fait un baluchon, pris le reste des économies de mes parents, juré à Germaine et à Jules de donner des nouvelles et je me suis mise en route.
À pied, en charrette, en voiture, j’ai mis dix jours à atteindre Paris.
Notre appartement avait été pillé. Il ne restait rien, ni les meubles que ma mère s’échinait à cirer chaque semaine, ni la machine à coudre, ni la vaisselle, ni mes livres.
J’ai grimpé les étages en courant. La chambrette de Yankel était vide et froide. Je me suis mise à trembler, angoissée.
Je suis redescendue au 1er et j’ai frappé à la porte des Rosenberg. Un inconnu a ouvert. En bégayant, il a expliqué que toute la famille avait été arrêtée le 16 juillet 1942 et conduite, avec les enfants, au Vélodrome d’Hiver. Personne ne les avait revus.
Ne sachant où me renseigner, je me suis rendue chez mes anciens patrons. Sans beaucoup d’illusions. Où auraient-ils pu se cacher, eux que leur accent dénonçait dès qu’ils ouvraient la bouche ?
Madame Grinblat, l’imposante matrone qui ne manquait jamais une occasion de me houspiller, s’était transformée en vieille femme voûtée, tremblante. On est tombées dans les bras l’une de l’autre. Elle a mis à chauffer de l’eau pour le thé. Où avait-elle déniché du thé ? Je l’ai questionnée.
— Comment vous êtes-vous sauvée ?
— En venant chercher son col en astrakan, Madame Auger nous a prévenus d’une rafle contre les Juifs. Son mari était policier. Comme on avait nulle part où aller, elle nous a trouvé un endroit, dans le grenier de la maison de sa cousine Charline, à Montfermeil. Que Dieu les bénisse !
— Alors votre mari est vivant ?
— Si on veut… il a fait une attaque à la libération, il est paralysé du côté gauche.
— Vous savez ce qu’est devenu Yankel ?
— Le petit Yankel qui travaillait chez les Rosenberg ? Ah ! C’était un communiste ! Il était dans la résistance. Il a été pris en mai ou juin 42. Ils l’ont torturé – ‘holè’hè ! – mais il a pas parlé. Ils l’ont fusillé.
La vie a quitté ma vie à cet instant-là. M’a transformée en zombie.
Depuis, la douleur de son absence est ma fidèle compagne. La faim de lui – son odeur, sa peau, ses lèvres, ses mains – me dévore sans trêve.
J’attends le moment de le retrouver.

***

Suzanne presse tendrement la main de Victoire.

— Alors, ma chérie, explique à ta vieille grand-mère qui ignore tout de l’amour ce qui te rend si malheureuse.

Recommandé
70
70

Un petit mot pour l'auteur ? 22 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
j'aurai voulu voté plus, j'adore!!!
Image de Arlo G
Arlo G · il y a
Votre nouvelle que je découvre est excellente. Mon vote. À L'AIR DU TEMPS d'Arlo est en finale du grand prix été poésie 2017. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.Cordialement, Arlo
Image de Cathy Provence
Cathy Provence · il y a
Magnifique texte, je me suis laissée embarquée comme dans un excellent roman. Continuez de créer, vos personnages sont tellement authentiques ! Merci
Image de Frederique Panassac
Frederique Panassac · il y a
Très beau texte, si riche en événements que vous pourriez le développer en un roman. Et superbement écrit. Je vote vite avant qu'il ne soit trop tard.
Image de Simone Nello
Simone Nello · il y a
Belle histoire, tendrement contée.......
Image de Abraham Assuied
Abraham Assuied · il y a
Jolie discussion à une voix. Et les souvenirs reviennent en écho dans un silence éloquent... Mais pourquoi est-ce donc si court?
Image de Raymonde Samet Landerer
Raymonde Samet Landerer · il y a
Quels que soient le moment, l'année, le siècle, quelle que soit l'époque, lorsque l'on aime passionnément pour la première fois, personne au monde ne peut avoir connu pareil bonheur. Dito pour la venue d'un enfant ou la découverte du malheur. Ceci dit le constater est chose facile, le rendre vivant par l'évocation pleine de tendresse d'un amour raconté dans une nouvelle demande bien du talent. (Je ne veux voir dans l'évocation du récit que le coté amour, l'excluant volontairement de la période spécifique à la Shoa. Trop difficile pour une "méchigée" qui n'a pas terminé ses interrogations avec un D. capable de regarder et laisser faire... ) Compliquée? Je sais. Toutefois pas d'équivoque: J'aime. R.S.
Image de Claude Hiblot
Claude Hiblot · il y a
Très belle nouvelle. Dada
Image de Christelle Cochet Orjollet
Christelle Cochet Orjollet · il y a
Très beau texte, émouvant...
Image de Isabelle Calimero
Isabelle Calimero · il y a
Bonjour, j'ai vu le msg de disparirion sur le mur de @[1516764803:2048:Tonko Ortega], mm si je vous connait pas jspr que vous aller le retrouver, pourquoi c'est pas passer au infos ? :o bon courage
Image de Christelle Cochet Orjollet
Christelle Cochet Orjollet · il y a
Oui, mais moins, on ne peux les monopoliser tout le temps, merci !!!
Image de Mireille Cornet
Mireille Cornet · il y a
ils cherchent toujours au moins ? COURAGE
Image de Christelle Cochet Orjollet
Christelle Cochet Orjollet · il y a
Merci beaucoup à vous Damien et Dominique !!!
Image de Dominique Dailloux
Dominique Dailloux · il y a
j'ai fait suivre le message je prie pour que vous retrouviez votre frere
Image de Christelle Cochet Orjollet
Christelle Cochet Orjollet · il y a
Merci Sandra !!!
Image de Sandra Rousseau Venet
Sandra Rousseau Venet · il y a
je suis de tout coeur avec vous et votre famille christelle
Image de Christelle Cochet Orjollet
Christelle Cochet Orjollet · il y a
Non, toujours pas de nouvelles, merci pour votre message !!!
Image de Mireille Cornet
Mireille Cornet · il y a
votre frere a t il etait retrouver ?
Image de Olivier Jacquemin
Olivier Jacquemin · il y a
Un très beau texte :o).

Vous aimerez aussi !

Nouvelles

Éclairages

Alice Didier

Dans le bleu tendre de la chambre, elle est couchée près de moi. Essences de tilleul et de fleur d’oranger tentent de la sevrer des somnifères – vieille habitude de trois longues années –... [+]