Journal de Felix Smith : Ma rencontre avec les Baquois

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Maintenant que j’ai fini de voyager tout autour du globe et dans l’univers, je peux raconter ma rencontre avec les Baquois. La seule chose que je ne dévoilerai pas c’est l’endroit où on peut les trouver.
J’ai rencontré les Baquois après plusieurs jours de voyage à bord d’un super engin à propulsion. Son inventeur le professeur Plankmaggia l’appelle le Turbo Propulseur à Energie Rétro Inversée Habitable : TUPERIHA ; moi je l’appelle « le spationef à voyager partout où on veut ».

Cette machine sortit tout droit d’un cerveau de scientifique est pour moi magique, bien trop mystérieux, il est contrôlé par la pensée : on rêve d’un endroit et d’un coup le vaisseau se met en mouvement. On se retrouve collé au fauteuil propulsé en marche arrière, ça c’est l’effet 3G ! Il faut éviter d’être debout ! Lorsqu’on arrive le spationef décélère lentement avec un bruit de ventilateur, et après un temps plus ou moins long, on découvre l’endroit souhaité. Heureusement, TUPERIHA est équipé d’un super ordinateur et il enregistre tous les lieux visités. Ce qui est génial c’est qu’il y a un frigo et même un super lit suspendu.

Enfin bref je m’étais endormi et j’ai dû beaucoup rêver car l’écran digital de la console de contrôle affichait une trajectoire avec des boucles et des nœuds sans autre indication et là j’atterrissais tout en douceur. Le spationef déclencha des coussins ultra moelleux avant de toucher le sol : des airbags d’atterrissage.
Sur l’écran de contrôle : une terra incognita, je rassemblais mes esprits tout en me recoiffant avant d’ouvrir la porte extérieure. J’adore cette porte pneumatique, elle s’ouvre en jouant la musique de star wars (ma demande spéciale au professeur) ; je fais des entrées grandioses dans les nouveaux mondes. Une fois à l’extérieur je découvris une plage épatante et inattendue.
Au début je n’ai vu personne ni même aucune âme qui vive, mais le paysage était vraiment époustouflant avec des orchidées que je ne connaissais pas encore, des fougères arborescentes de plusieurs mètres de hauteur, et la mer chaude et transparente. J’ai regardé autour de moi et scruté les environs en me demandant bien ce que je faisais ici quand tout à coup j’entendis au loin un son vraiment étrange :
- « bah coi !! »
Je me retourna et là je vis cet oiseau gigantesque que j’appelle désormais Baquois.
Comment décrire cet animal, on peut dire que c’est un oiseau car il a des plumes, des ailes et un bec. Au premier regard il ressemble à une mouette vue à travers une longue vue. Je collectionne les longues vues, jumelles et tout autre optique, j’en ai toujours un sur moi dans ma poche et c’est un porte bonheur. C’est un cadeau précieux qui m’a été offert par une femme littéralement extraordinaire, ma jolie Rose Pond....
Mais là je ne regardais pas par ma lorgnette c’était une mouette super grande ! Cet animal mesurait au moins un mètre et cinquante centimètres. Je me suis rapproché lentement, le Baquois n’était pas du tout effrayé de me voir ; ni dangereux ; il me sourit de toutes ses dents car fait extraordinaire les Baquois ont des dents, toutes jolies comme des perles. Il se promenait sur la plage et ne m’accordait aucunes attentions, ni paraissait surpris par ma présence.
Aussitôt je consultais mon ordinateur de poche inventé aussi par le professeur Plankmaggia (pour ça il n’a pas donné de nom, il faudrait que j’en trouve un : « note à moi-même trouvé un nom à mon ordinateur de poche »).Cet ordinateur est une véritable encyclopédie sur tout l’Univers, il peut me renseigner sur tout quand je suis connecté à l’interunivers mais là il n’y a aucune réponse pour les Baquois. J’étais donc en présence d’une espèce encore inconnue et jamais répertoriée, je décidais donc de l’étudier.
Je suivis le Baquois jusqu’à une case, et là, à l’intérieur, il y en avait un autre qui préparait des moules. Il était très habile avec son bec et ses ailes, l’odeur de moules jeté directement dans le feu était très allégeante. J’adore les moules et j’avais vraiment très faim, alors poussé par mon instinct de survie sans réfléchir je m’avançai et m’assis sur le sol. Il n’y avait pas de meubles, c’est des oiseaux tout de même ! J’ai pu manger quelques moules à la mode Baquois, ils m’ont laissé faire sans même un regard. C’était vraiment trop bon ou j’avais trop faim. Une fois repu j’observais mes hôtes, ils ne parlaient pas et s’exprimaient seulement par leur cri :
-Bah ! Coi.
-Baah Coi
-Ba coiiii
Conversation étrange , mais je me compris que j’étais toléré dans leur monde et j’étais donc devenu un observateur privilégié.
Après le repas je suivis le plus grand que j’appelle Ferdinand s’enfoncer dans les terres. Après quelques secondes de marche le sentier déboucha sur un site grandiose avec une chute d’eau, des sapins colonnaires et autres végétaux du temps des dinosaures.
Que de la végétation mais à y regarder de plus près tout un village se détachait : des cases qui se confondaient avec les arbres, des cases dans les arbres même, il y en avait au moins une cinquantaine et partout des Baquois.
Ces oiseaux ailés ne savent pas voler alors pour grimper ils utilisent des systèmes de poulies qui pourraient rivaliser avec le plus ingénieux système du Professeur Plankmaggia. Des roues, des contre-poids, des balanciers, mais aussi de nombreux individus des familles entières, des petits, des plus grands, des plumeux, des chauves.
C’était fascinant ! C’est à ce moment-là que je su qu’il y avait chez ces êtres merveilleux un univers extraordinaire que je tenais à raconter un jour mais seulement à ceux qui croient aux rêves.
Ces grands oiseaux se servent de leurs ailes comme des mains. Ils sont très ingénieux grâce à leurs connaissances importantes en physique et en mécanique. Leur village est rempli d’inventions prodigieuses pour leur facilité la vie. Ils construisent tous ces systèmes car ils sont très fainéants, ils n’aiment pas beaucoup marcher ; bien sûr certains d’entre eux sont sportifs, c’est donc eux qui sont chargés d’explorer les environs. Pour se déplacer d’un bout à l’autre de leur village ils utilisent des tapis roulants fabriqués en bambou et des engrenages en corail. Ils ont également des ascenseurs avec un système hydraulique qui permet d’accéder aux cases dans les arbres car certains d’entre eux n’aiment pas vivre au sol : ils ont peur des petites bêtes. Ils pourraient voler mais n’ont pas envie de fournir tant d’efforts.
Ils ne vivent pas isolés, ils se réunissent en colonies. Une colonie de Baquois est organisée toujours de la même manière, il peut exister des variantes selon l’endroit où ils vivent au nord ou au sud de l’île : une trentaine d’individus avec un chef de clan. En général c’est le plus grand non pas parce qu’il est plus fort mais plutôt car il peut grimper plus facilement dans les arbres pour cueillir the fruit, le meilleur de l’île qui ne pousse seulement que sur le plus haut des arbres. Je n’avais jamais vu un tel fruit je l’appelle pechangue. Le chef de clan qui fonde sa colonie réunit autour de lui ses parents, ses frères et sœurs et ses amis les plus proches.
Certains Baquois ont des missions, il s’agit de fonctions importantes pour la colonie : mission d’élevage, mission de culture, mission de construction, mission d’exploration. Leur île étant abondante en poisson, en moules mais aussi en fruits et légumes ils n’ont pas beaucoup de travail à faire. Les plus occupés sont les constructeurs mais pour réussir à tout construire sans trop se fatiguer ils ont mis en place un système d’équipe ils se relayent régulièrement, et ont même toute une batterie d’outils pour faciliter leur travail. Ils n’ont pas d’impératif, ils fabriquent au moment où ils en ont besoin.
Ma rencontre avec les Baquois a été un bouleversement dans ma vie. Après tous les endroits du monde et de l’espace que j’ai visité, leur île, ces êtres m’ont beaucoup enrichi. Encore aujourd’hui c’est en racontant leurs histoires que je réalise l’ampleur de leur importance dans ma vie. Je n’ai pu rester vivre auprès d’eux, alors parler d’eux me permet de vivre avec eux encore.
J’ai vécu parmi en observateur, et chacun d’entre eux est unique et particulier. Dans ce journal je vais essayer de décrire au mieux ce qu’ils sont , comment ils vivent sans compromis ni concession.
Voici donc : la rencontre avec les Baquois – journal de voyage de Felix Smith.

Felix Smith, lundi de cette année
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