JOUR 1

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On est en plein confinement. A mi-chemin visiblement. Comme beaucoup je découvre le télétravail, le confort de garder son pyjama toute la journée, les mains qui piquent tellement elles sont lavées, mon visage sans maquillage. La flippe d’aller faire ses courses et de croiser des gens qui d’un regard ou d’un frôlement vont te contaminer. L’exaltation de se faire arrêter par les gendarmes à chaque coin de rue. Braver le danger quoi ! L’appel incessant du frigo entre deux audio, la folle envie de faire du sport, demain, ou lundi plutôt ; les mêmes vidéos marrantes envoyées 800 fois par les amis, qui du coup ne le sont plus. (Marrantes, eux restent toujours mes amis). J’ai appris de nouveaux mots aussi : la distanciation sociale, la résilience, les gestes barrières, cluster, whatsapero....... Pourtant j’ai la sensation que la vie est au ralenti. Suspendue. Embuée. Mais je ne m’ennuie pas. En fait je n’ai jamais eu autant l’impression d’être connectée aux autres. De ne plus être un Alien. Je faisais bien partie de ce monde. Sans doute parce que notre quotidien doit se ressembler. La routine qui s’installe et qui rassure, les contraintes qui diminuent de plein gré sans résistance, les recettes de cuisine les plus farfelues, l’espace-temps étonnamment plus long, le chat qui a le syndrome de la porte fermée... il est décidément pas coopératif ce chat... Ma tentative d’épilation à la cire orientale restera l’unique sensation forte de la journée. C’était sport !! Ah bah voilà en fait, je la tiens ma séance d’Abdo fessiers !

J’ai hâte d’être au monde de demain ! J’espère qu’il aura changé. Juste ce qu’il faut, pas trop non plus. J’ai besoin de repères pour être à l’aise avec la vie. Je me plais à imaginer que je vais contribuer à rendre le monde meilleur, à faire acte de charité, d’abnégation de don de soi ou que sais-je encore. Réflexion faite, je n’ai jamais été très créative alors, je renonce à être trop exigeante avec moi-même. Nan ce n’est définitivement pas mon truc.

Je lis plein de choses dans les magazines, sur le net aussi, plutôt que de regarder les infos à la télé. Je préfère. Ainsi, je choisis les sujets. Je consomme les informations comme bon me semble, on ne me les catapulte pas en pleine tronche. C’est violent sans arrêt les mêmes sujets. Ça agresse. Ça angoisse... Ça angresse quoi ! Néologisme circonstancié, vu que, comme la plupart d’entre nous, je vais sortir plus grosse du confinement. Je n’avais vraiment pas besoin de ça !






Gardons une part de mystère G.DELOMBRE
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