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Gérard Le Gal

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A part faire une partouze en patins à roulettes avec des ours sur la banquise, une cigarette dans une main et un verre dans l'autre, je ne vois vraiment pas ce que j'aurais pu faire de plus. J'avais tout essayé : les femmes, l'alcool, la drogue le jeu et j'étais revenu de tout. Bref, j'étais malheureux et il ne me restait plus qu'à retourner chez ma mère, là-bas à l'ouest du côté de Penmarc'h. Ce retour aux sources ne me plaisait guère mais que faire d'autre ? Je n'avais plus de foyer, plus de ressources et plus assez d'énergie pour remonter la pente. Je ne retournais certainement pas chez ma mère pour me faire consoler car c'était bien la dernière personne à qui j'aurais pensée pour ce genre de truc, non, je retournais chez elle car j'avais bel et bien touché le fond. Le peu d'amis que j'avais s'étaient détournés de moi car je les avais tous plus ou moins déçus. A certains, j'avais tenté ou réussi à piquer leur femme, à d'autres j'avais volé de l'argent pour me payer ma drogue et enfin j'avais menti à tous. Les bobards, c'était ma spécialité. J'avais de l'imagination à revendre et pas mon pareil pour me faire prêter de l'argent, une voiture ou un appartement. J'avais embobiné bon nombre de filles et de beaux-parents en puissance. Tiens, j'étais même sorti avec l'héritière Blanchard propriétaire entre autre de la chaîne Soleil, Bon évidemment, si vous me voyiez en ce moment, vous ne croiriez pas une seconde à ce que je vous raconte. Mais que s’était-il passé alors ? Je ne faisais plus partie de leur monde : j'avais joué et puis j'avais perdu. Je me croyais fort et me lassais très vite des filles avec qui j'étais. En fait, ce qui me plaisait, c'était la conquête, ce moment indicible où vous sentiez que tout va basculer. Après ce n'était que de la routine et puis les petits défauts que les filles trouvaient charmants au début, tournaient vite au gros handicap au bout de quelques semaines. De plus, je vous l'ai déjà dit, je n'étais pas fiable : il arrivait toujours un moment où je me remettais à boire, à me droguer, à fouiller dans leurs sacs à main ou à draguer leurs copines
Bref, je me retrouvais seul à la gare Montparnasse avec pour tout trésor le single que j'avais enregistré sous le nom de Johnny Bigouden. En arrivant à Paris avec ma guitare en pleine période punk tout était allé très vite, J'étais allé voir un frère de ma mère qui tenait une brasserie du côté de Montparnasse. Il m'avait embauché pour faire le matin mais j'avais du mal à me lever après avoir fait la fête une bonne partie de la nuit. J'avais fait la connaissance d'un patron de boîte de nuit qui chaque matin après son travail, venait prendre un petit café. Il avait bien repéré que je ne m'épanouissais pas dans cette brasserie et m’avait proposé de venir travailler dans sa boîte. C'est bien connu, à cet âge là on est ingrat et je quittai bien vite l'oncle qui m'avait hébergé quelques mois. Tout alla très vite. Je fis la connaissance d'un producteur qui recherchait des têtes nouvelles. J'avais fait une parodie de la Bretagne et du pays Bigouden en y adjoignant quelques riffs nerveux de guitare : « Rock in Fez-Noz » et « Fuckin’ the Biniou » grimpèrent très vite au hit parade. Je pense qu’en cette période estivale cela faisait sourire la France laborieuse, à part les bretons bien sûr ! Je me retrouvai à faire des télés. J'avais choisi un look décalé à mi-chemin entre le punk et le costume traditionnel breton et à la fin de mon show, je sortais une bouteille de whisky de ma fausse coiffe bigouden et en buvais une large rasade que je crachais sur les spectateurs pour les provoquer. Le succès ne dura qu'un été. A la fin de cette période, le producteur me laissa choir pour une autre lubie et toutes les portes se refermèrent.
Pour arriver chez ma mère, il me fallut prendre le train jusqu’à Quimper puis le car jusqu’à Penmarc’h et enfin marcher jusqu’à sa maison qui se situait un peu en dehors du bourg. J’arrivai devant la maison maternelle tout en pierre et granit. Comme depuis de nombreuses années, elle était à son potager. Le temps ne semblait pas avoir eu d’emprise sur elle, si ce n’était une légère accentuation de sa claudication. Sa coiffe entourait un visage rond aux joues rubicondes et deux petits yeux noirs et pétillants vous dévisageaient. Ma mère était une des dernières à porter le costume bigouden.
— Ah te voilà ! T’as pu de sous ? me dit-elle pour tout accueil. Je ne préférai pas répondre à la provocation et pour toute réponse je lui claquai une bise sur la joue.
— Tu comptes rester longtemps ?
— J’sais pas.
— Tu veux un café ?
— J’veux bien.
Je pénétrai dans la maison sur ses talons. Rien n’avait changé. Dans la cuisine-salle à manger tout était à sa place. Le buffet vaisselier trônait au milieu de la pièce avec la photo du père disparu en mer, l’assiette den faïence de Quimper et toutes les conneries que les parents avaient pu recevoir en cadeau pendant toute leur vie. La poupée en coquillages côtoyait la boule à neige. La poupée bigouden, la vraie celle-là dans son emballage plastique d’origine était posée à coté de la bouteille de marc tarabiscotée en forme de biniou. Enfin la photo de mon frère et moi en communiant était entourée de celles de sa progéniture et de nos nombreux oncles, tantes, cousins et cousines.
Ma mère fit réchauffer le café sur le poêle et m’apporta un paquet de crêpes et la motte de beurre salé. Je ne vais pas vous faire le coup de la « Madeleine Proust », mais toutes ces odeurs, toutes ces saveurs me firent venir une larme aux yeux.
— Alors, quoi de neuf à Paris ?, me dit-elle, comme si nous nous étions quittés la veille.
— De Gaulle est mort !
— Nous prends pas pour des demeurés, on est au courant aussi ici !
— Je plaisante. Ben, rien de spécial.
— T’as vu Rémi ? C’était l’oncle chez qui j’avais été hébergé quelques semaines.
Comment résumer quinze ans de ma vie en quelques phrases, quinze ans de bonheur, de galère d’euphorie et de déprime, de réussite et surtout d’échecs. Je préférais me taire.
— Yann est là ?
A l’évocation du nom de mon frère, ma mère sembla sortir d’un rêve. Elle se redressa, son sourire s’élargit et ses yeux s’écarquillèrent.
— Il a racheté le Ty-Coz, me dit-elle, ça marche bien. Et puis, il faut voir la belle maison qu’il a maintenant. Il y a beaucoup de voisins qui aimeraient avoir la même ! La fierté faisait frémir sa voix. Et puis, il a deux beaux enfants qui marchent bien à l’école, me dit-elle enfin, en me tendant une photo sur laquelle apparaissaient deux enfants souriants.
Yann et moi, on était un peu le Yin et le Yang. Fallait-il y voir un signe lorsque nos parents nous avaient prénommés Yann et Yves. J’avais tout raté, tout lui avait réussi ! Je n’étais pas jaloux de lui. Il avait mérité tout ce qu’il avait car c’était un bosseur. Nous étions assez complices jusqu’à ce que je quitte la maison mais je n’avais plus trop donné de nouvelles par pudeur ou par crainte. Je les avais invités une fois ou deux au moment de ma gloire mais Yann avait prétexté un surplus de travail. Je ne savais pas qu’elle allait être sa réaction en me voyant.
Et Joëlle ? La mère fit semblant de ne pas avoir entendu. Je savais qu’elle n’appréciait pas beaucoup celle qui était devenue la femme de mon frère. Joëlle avait été une adolescente un peu délurée et comme beaucoup de filles de son âge, elle s’était cherchée un peu. Elle était mignonne et attirait les garçons, elle sortait donc avec eux. C’était aussi simple que ça ! Comme beaucoup d’autres, j’avais eu une aventure avec elle. La mère avait vu d’un sale œil l’arrivée de « cette traînée » dans la famille. On avait eu beau lui expliquer que c’était du passé, qu’à l’époque, elle était jeune (à la demande de mon frère, je m’étais même fendu d’une belle lettre à la mère), elle n’en démordait pas, Joëlle n’était pas assez bien pour mon frère !
— Bon, je vais au Ty-Coz, dis-je en me levant.
— Tu rentres dîner ?
— J’sais pas. J’te téléphone. Peu importe l’âge auquel on revenait chez ses parents on retombait toujours en enfance. J’prends la mob de papa 
La mobylette de feu mon père, une bleue, était gardée à la maison comme une sainte relique, choyée, astiquée et entretenue régulièrement par le frangin. Elle démarra aux premiers coups de pédales et bientôt je dévalai la route, cheveux aux vents. J’avais l’impression de retrouver mes dix-sept ans. Je m’enivrais de l’air marin, de cette odeur si particulière d’iode et de goémons. Je revivais dans ma tête les virées que nous faisions à la plage de Pors-Carn, à la Pointe de la Torche, au phare d’Eckmühl à Saint Pierre et à Saint Guénolé. Le soleil se couchait sur la mer et donnait au paysage une lumière extraordinaire Je m’arrêtai au petit port de Kerity pour m’imprégner de l’atmosphère avant d’affronter le frangin. Je craignais un peu son jugement. Malgré tout, il avait été toutes ces années et était encore l’aîné. C’est avec lui que j’avais bu mes premiers verres, fumé mes premières cigarettes et dragué les premières filles. Il m’entraînait partout, au café, au bal, au fest-noz. Et puis, Penmarc’h était devenu trop petit pour moi, j’avais fui. Je garais la mobylette un peu à l’écart de la crêperie. Je restais quelques minutes à observer. Et puis, je l’aperçus derrière le bar. Il n’avait pas trop changé, toujours aussi costaud. Il avait coupé ses cheveux et rasé sa moustache qui faisait la fierté de ses dix-huit ans. Une émotion inattendue s’empara de moi. Il leva la tête et m’aperçut à travers la vitre. Nous restâmes de longues secondes à nous dévisager. Je fis un petit signe de la main. Je ne savais pas trop comment il allait réagir. Un large sourire éclaira son visage. Il sortit sur le pas de la porte :
— Yves, cria-t-il, ça alors !
Nous fîmes quelques pas l’un vers l’autre. Il me serra dans ses bras puis s’écarta en m’observant : ça alors, ça alors, ne cessait-il de répéter, t’as pas changé !
— Toi non plus.
— Un peu, un peu, répondit-il en se tapant sur le ventre. Ça, c’est Joëlle, elle cuisine trop bien !
— Allez viens, on va fêter ça ! Dis donc, c’est pas la mob du père, me dit-il en désignant la rutilante bleue.
— Si, si.
— Ne la laisse pas là malheureux, si on nous la pique, la mère va nous en faire une jaunisse. Tu sais les choses ont changé, ici aussi !
Comme à son habitude, il prit les choses en main. Il poussa la mob jusqu’à une petite cour attenante à la crêperie et referma le portail
— Alors, me dit-il en me prenant par les épaules, toujours aussi fou de rock ?, Fuckin’ the biniou et tout le tintouin !
Le trop plein d’émotions, sa gentillesse, son accueil m’avaient mis dans un état de fragilité et c’est d’une petite voix fluette que je m’entendis lui répondre : tu sais, c’est du passé tout ça ! J’avais l’impression de l’avoir quitter la veille. Joëlle, cria-t-il en entrant dans la crêperie, c’est Yves ! Joëlle était à la « bilic » en cuisine à donner un coup de main à la vieille Suzanne qui faisait les crêpes au Ty-Coz depuis plus de quarante ans. Elle sortit de la cuisine en s’essuyant les mains sur son tablier : Yves, ça alors, s’écria-t-elle à son tour. Mon retour semblait leur faire plaisir. Je l’embrassai sur les deux joues rougies par la chaleur du fourneau. Ses yeux verts pétillaient et sa crinière rousse était toujours aussi flamboyante. Je pensais en moi-même que l’âge l’avait embellie. Deux petites têtes blondes sortirent à leur tour de la cuisine. Gaël, Erwan, c’est tonton Yves ! Ils me plaquèrent à leur tour un bisou chocolaté et dirent en chœur : Bonjour tonton ! Cela me faisait chaud au cœur de me faire appeler tonton et de penser que Yann avait donné mon prénom en breton à l’un de ses enfants.
Puis Yann me présenta aux piliers de bar : Vous vous souvenez de mon frère les gars, Yves mon frère, Johnny Bigouden pour les intimes ! Certains émergeaient pour venir me serrer la main. Je leur rappelais un très vague souvenir. Certains me faisaient un signe de la main en levant le pouce et d’autres soulevaient à peine une paupière, plongeant loin dans leur cerveau embrumé et grommelaient quelques mots incompréhensibles. C’étaient à peu près les mêmes qu’il y avait quinze ans avec... quinze ans de plus ! Allez, on va fêter ça, dit Yann, champagne ! Les premiers clients arrivaient à la crêperie et s’étonnaient de l’effervescence qui régnait autour du bar. Les piliers de bistrot se réjouissaient de mon arrivée car ils allaient boire un coup à l’œil ! Alors raconte, me disait Yann. Par où commencer ? Ben, tu sais...
— Toujours aussi discret, le frangin. N’empêche, c’était lui qui emballait les gonzesses !
Joëlle se retira discrètement en cuisine. Elle les connaissait par cœur ces histoires d’hommes, ces fanfaronnades. En fait, ils en étaient toujours restés à celui qui pisse le plus loin ! L’ambiance était montée d’un cran. Chacun y allait de sa petite anecdote. Et tu te souviens, de cette fille, de cette cuite...Yann, tout à son euphorie débouchait bouteille après bouteille. Et ce fest-noz à Saint-Pierre ! Comment qui s’appelait déjà ? on s’en fout ! la branlée que tu lui avais mis ce soir là ! et quand on avait mis le feu à la grange de Daniel ! En fait, tous s’en foutaient un de moi. Ma présence n’avait été qu’un prétexte pour raviver de vieux souvenirs de leur jeunesse, de leur vingt ans qui, c’est bien connu, est le plus bel âge quand on ne les a plus ! Et l’autre, là, comment qu’elle s’appelait, Marie-Couche-Toi-Là... Jean avait dépassé les bornes. Joëlle était devenue la femme du patron. D’un accord tacite, on n’évoquait plus les filles faciles. Un grand silence se fit dans l’assistance. Chacun jetait des œillades vers Yann pour savoir comment il allait réagir. Il partit d’un grand éclat de rire et répondit : « Véronique, elle s’appelait Véronique ! » Chacun se détendit. Ouf, on avait frisé l’incident diplomatique. Puis ils étaient passés à autre chose : les mobs, les bagnoles. Je m’éclipsais discrètement en cuisine. J’y retrouvais Joëlle en plein travail. Le service battait son plein : les complètes succédaient aux spéciales les crêpes flambées aux Kouign-amann.
— Ça marche bien, on dirait.
— Oui, oui, mais c’est du boulot !
— Vous avez bien réussi, c’est bien !
— Tu trouves ?
— Ben oui, vous formez un beau couple avec Yann, vous avez de beaux enfants, une crêperie, une belle maison, enfin tout baigne ! J’avais l’impression de forcer un peu ma voix et mon admiration. Joëlle dut le ressentir car elle leva les yeux et posa sur moi un regard plein d’amour et me dit : N’en fais pas trop quand même. C’est comme ça, c’est le hasard ! Puis elle lâcha : tu sais, j’aurais pu t’épouser toi aussi !
Je sortis de la cuisine avant que la situation ne devienne trop embarrassante. Yann m’aperçut : Yves, viens boire un coup. Tu sais, on parlait de cette fille. Comment elle s’appelait déjà ? A chaque fois qu’on voulait coucher avec, elle nous parlait du FLB et qu’il fallait poser des bombes partout et du coup, nos envies retombaient dans nos chaussettes !
— Josette, je crois, répondis-je vaguement.
— Allez viens, on va fêter ça.
— Non, non je rentres, je suis crevé.
— A demain frangin !
— A demain Yves, sacré Yves, salut Yves, Johnny Bigouden, fallait le faire, entonnèrent en chœur quelques ivrognes.

J’enfourchai la mobylette et pris le chemin du retour. J’avais un peu bu et la tête me tournait. Encore une fois, des souvenirs affluaient, comme cette fois où nous étions rentrés sans lumière et nous avions failli percuter une vache qui s’était échappée de son enclos et toutes ces fois où j’étais rentrés à la maison ivre d’alcool et de joie en chantant à tue-tête !
C’est à ce moment là que j’entendis un bruit assourdissant : un mélange de sons, de klaxon, de freins, de moteur qui s’emballe. Une grande masse noire me prit dans ses phares. Ma dernière pensée fut pour Joëlle. Je la revis derrière ses fourneaux, les joues rouges, les yeux étincelants et sa bouche charnelle qui me disait : « Tu sais j’aurais pu t’épouser, toi aussi ! »

PRIX

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Flore · il y a
Vous avez un don de conteur, superbe...Je crois, que quel que soit le sujet, vos récits sont si bien écrits....
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Potter · il y a
Superbe écriture tu maîtrise parfaitement un grand bravo à toi !!!!! TOUS MES VOTES !!!!!!
Viens voir mon oeuvre et soutiens moi pour le concours Harry Potter 2018 avec mon fanart : https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/poudlard-3

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Gérard Le Gal · il y a
Merci, ah oui, folle jeunesse !!
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Lili Caudéran · il y a
Décidément, j'aime beaucoup vos histoires Gérard... Elles me rappellent de vieux souvenirs, la Bretagne, les Fest Noz que j'ai longtemps fréquentés, les copains qui " montent " un groupe de rock et se prennent pour les Rolling stones, les amours de jeunesse...Un ami qui disparaît trop tôt parce qu'il brûle la vie par les deux bouts et qu'il se prend pour James Dean.... Nostalgie quand tu nous tiens !
Je ne fais jamais ça pour mes textes en compétition mais je vous invite à rejoindre ma diablesse, oubliez les votes si ça ne vous plaît pas !

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James Wouaal · il y a
Snif à la fin, mais beau tout du long !
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Gérard Le Gal · il y a
Merci
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Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Gérard. Il est attachant ce Johnny Bigouden, malgré ses casseroles. Bonne nouvelle :-)
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Gérard Le Gal · il y a
Merci
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Zouzou · il y a
Un village breton , avec toutes ses histoires du passé , en souvenir du petit village de Trafiagatt pardon pour l'orthographe, que j'avais adoré ! + 5
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Gérard Le Gal · il y a
Merci Zouzou, au plaisir de vous lire !
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Daniel Nallade · il y a
Un bel écrit sur le temps des souvenirs, les racines et l'âme du village. Chacun dans sa famille à ce tonton étrange, à l'ouest et toujours de retour avec des sacs de problèmes. Vous avez ce ton du jour familier avec le sel du terroir qui créé l'unité des valeurs essentielles. ( J 'ai un ange jazzman qui vous attend sur ma page).
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Gérard Le Gal · il y a
Merci pour vos gentils commentaires. Je cours voir l'ange
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Alain Lonzela · il y a
La blanche Hermine et le chouchen. Vous avez la virtuosité de souffler la glace et le feu, en étant fier de vos origines. Pour tout cela Bravo.
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Gérard Le Gal · il y a
Merci
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Gérard Le Gal · il y a
Merci, oserais-je dire kenavo !!
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