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FINALISTE
Sélection Public

Tout est calme.
Je suis assise dans mon fauteuil près de la fenêtre, et je guette l’arrivée du facteur.
Ce jour n’est pas un jour comme les autres : je suis veuve depuis quelques heures.
Moi mise à part, personne ne sait encore qu’Eugène est mort, mais tout le village l’apprendra bientôt. Une fois sorti d’ici, le postier aura vite fait d’alerter tout le voisinage quand je lui annoncerai la nouvelle.

Curieusement, je n’éprouve pas grand-chose. Je baigne dans une torpeur qui amoindrit tous mes sens. Dehors, il commence à neiger. Il n’y a encore personne dans la ruelle engluée de silence. Je n’entends que le tic-tac de la pendule qui, imperturbable, répond au plip-plop obstiné du robinet défectueux de la cuisine. Je cale le coussin derrière mes reins et remonte le châle sur mes épaules. Les dernières braises dans la cuisinière à charbon finissent de se consumer.
Je suis lasse. Si lasse. Mes paupières sont lourdes et se ferment malgré moi. Je flotte entre songe et réalité. Je m’assoupis et le passé, tapi dans l’ombre, surgit soudain sans y être invité.

J’ai à nouveau dix-sept ans.
Je rencontre Louis lors d’un bal populaire. Nous bavardons un peu, puis, l’air un peu emprunté, il m’invite à danser. J’accepte en rougissant. Plusieurs heures durant, nous valsons sous les flonflons de l’orchestre guilleret qui s’en donne à cœur joie. Mon cavalier est très beau. Je suis subjuguée par son regard ténébreux, ses gestes doux et son sourire empreint de mystère. Enivrée par la nuit chaude et festive, je me surprends à remercier le ciel pour ce moment précieux. Lorsque la musique cesse, nous restons un moment enlacés l’un à l’autre. Nous nous embrassons tendrement sous les yeux amusés des badauds. Un peu avant l’aube, je m’endors dans les bras de mon amant. Je suis devenue une femme.
Les jours qui suivent sont radieux. Nous sommes jeunes, rien ne peut nous arriver. Nous nous amusons de tout et de rien. Nous savourons ce bonheur simple sans nous soucier du lendemain. Main dans la main, nous refaisons le monde à chacun de nos pas. Nous oublions la déraison des hommes, et ne manquons pas de projets pour les mois à venir.

C’est l’été. Nous travaillons tous les deux dans les champs alentours. Les blés ondulent sous le chaud soleil du mois d’août. Le temps des moissons est proche.
Un soir, alors que nous nous quittons à contre-cœur pour rentrer chez nos parents, les cloches de l’église se mettent à sonner à toute volée. Le vieux garde-champêtre nous apprend que la mobilisation générale est décrétée. Une affiche apposée sur un mur de la mairie nous confirme la nouvelle. Tous les hommes valides sont appelés sous les drapeaux pour aller défendre notre patrie.
Tous les habitants du village sont anéantis. Malgré des tensions vives par-delà les frontières, personne ici ne croyait qu’un conflit puisse éclater aussi brusquement.
Voyant mes larmes, Louis trouve quand même la force de me sourire. Il me rassure : il sera de retour dans quelques semaines. Il me promet d’être rentré pour Noël, et de m’épouser au printemps prochain. A cet instant, je ne trouve pas la force de lui annoncer que je suis enceinte.
La guerre est officiellement déclarée le lendemain. Les hommes partent pour le front, un peu tristes mais confiants. Nous sommes alors loin d’imaginer que notre nation envoie sa jeunesse à l’abattoir, que la souffrance et la peur attendent nos soldats au bout du chemin. Personne ne peut encore prédire que leur sang se mêlera bientôt à la boue infâme des tranchées.

Les lettres de Louis se font rares. Ses mots se veulent rassurants, mais au travers de ses phrases maladroites, se devine l’horreur des combats. Aux premiers jours de l’automne, il m’envoie une photographie où il pose dans un bel uniforme. Je suis frappée de stupeur : le cliché un peu flou me renvoie un regard dénué d’expression, et un corps maigre que je ne reconnais pas.
Les nuits s’allongent, il fait plus froid. Mon ventre s’arrondit. Chaque jour qui passe est un supplice. Je prie avec ferveur, espérant de tout mon être que Louis sera bientôt près de moi.
Au début du mois de décembre, les dernières nouvelles qui m’arrivent du front ne sont pas de Louis. Un de ses compagnons de misère m’annonce en quelques mots que l’amour de ma vie est mort sous le feu ennemi. Sacrifié comme tant d’autres dans ce jeu de massacre qui ne connaît pas de fin.
Anéantie, je ne suis que douleur. Je descends aux Enfers. La folie me guette et tente à maintes reprises d’emporter mon âme tourmentée. Pendant plusieurs jours, je reste prostrée sur mon lit. Je ne pense qu’à mourir. Seul l’enfant que je porte me décide un matin à sortir de ma léthargie. Je décide de survivre pour ce bébé, ultime cadeau de Louis.
En revenant dans le monde des vivants, je m’aperçois qu’aucune compassion n’émane de mon entourage. Bien au contraire : je ressens le profond mépris que procure ma future condition de fille-mère. Le curé de notre paroisse s’en mêle. En guise de réconfort, il me sermonne vertement et me promet le purgatoire.
Pensant d’abord me jeter à la rue, mes parents ont alors une idée plus avouable. Ils me cherchent un mari qui voudra bien fermer les yeux sur ma situation honteuse. Un ami de mon père lui parle d’un vieux garçon vivant dans le bourg voisin en quête d’une jeune épouse. L’affaire est vite conclue : négociant une dot confortable, ce célibataire en mal d’affection accepte de me prendre pour femme. Ma famille est soulagée d’avoir trouvé cet arrangement. Je n’ai évidemment pas mon mot à dire.

Eugène et moi faisons connaissance quelques jours avant nos noces. Chauve et bedonnant, il est de vingt-sept ans mon aîné. J’ai tout de suite une profonde aversion pour cet homme que l’on dit rempli de vices. Son regard lubrique et son sourire de prédateur me glacent le sang. Cependant, je serre les dents, me force à lui être agréable. Ma mère me répète que j’ai déshonoré ma famille, et qu’Eugène sera ma seule échappatoire.
On nous marie à la hâte dans la plus totale discrétion. Le cœur rempli d’appréhension, je quitte le soir même la maison qui m’a vue naître pour rejoindre celle de mon mari dans le hameau voisin.

Les rumeurs qui courent sur Eugène se vérifient rapidement. Sa ferme est sinistre et sale. Paresseux, il néglige ses terres. Il vit sur l’héritage de ses parents, dilapide sa fortune aux jeux, n’hésitant pas à vendre des parcelles de son domaine quand il n’a plus le sou.
Quelques jours après mon arrivée, je constate qu’il boit plus que de raison. L’alcool le rend violent. Mon époux prend bientôt plaisir à me battre pour un rien. Il m’ordonne d’exécuter les tâches les plus ingrates, et me gifle si j’ai l’audace de protester. Je n’ai que le droit de trimer et de me taire. Désormais, tous les prétextes sont bons pour me brutaliser.
Au bout de quelques jours, je ne parviens plus à dissimuler mon dégoût et ma peur quand Eugène me rejoint dans notre lit. Sa sueur aigre, son haleine fétide empestant la vinasse et le tabac froid me révulsent. Je réprime un haut le corps chaque fois qu’il s’étend sur moi en grognant comme un animal. Dans ces moments-là, je ferme les yeux, deviens une poupée de chiffon sans force et sans vie. Parfois, par bonheur, mon esprit parvient à s’échapper. Je rejoins le passé, je retrouve Louis.
La brutalité de mon mari ne cesse d’augmenter. Je suis terrorisée. Je trouve un peu de répit lorsqu’il quitte la maison pour une partie de chasse, ou lorsqu’il rejoint ses compagnons de beuverie dans le bistrot du village. Je prie alors pour qu’il puisse rentrer assez ivre pour aller directement se coucher, et échapper ainsi à sa perversité. Je pense plusieurs fois à m’enfuir mais renonce vite à ce projet. Je sais qu’il n’y a personne sur qui je peux encore compter ici-bas.
Et dans le ciel, Dieu et ses anges semblent aussi m’avoir abandonnée.

Un soir, Eugène rentre éméché. Il n’est cependant pas assez saoul pour me laisser tranquille. Il s’approche de moi, m’attrape par le poignet, puis me couvre d’injures. Il hurle qu’il a fait l’énorme bêtise d’épouser une traînée, une fille à soldats engrossée par un bon à rien. Voyant ses traits se déformer sous la fureur, je me protège le visage pour éviter ses poings. Il me frappe, me cogne, me jette à terre. La bave aux lèvres, les yeux exorbités, rien ne peut le faire sortir de sa démence. Malgré mes pleurs et mes supplications, il m’assène plusieurs fois des coups de pied dans le bas ventre.
Ce déchainement bestial a raison de ma grossesse. Un peu plus tard dans la nuit, mon petit garçon meurt en voyant le jour trop prématurément. Je saigne abondamment, et je me mets à délirer. Mon mari se résigne à appeler à mon chevet la rebouteuse du village qui m’apporte les premiers soins. Constatant mes côtes cassées et mes hématomes, la guérisseuse glisse des mots durs et courroucés à l’oreille de mon bourreau. Eugène rougit, bredouille, et embarrassé, quitte précipitamment notre demeure. Après son départ, la vieille femme m’apprend tristement que je ne pourrai plus avoir d’enfants.

Les jours passent, vides et mornes, dénués de tout sens. Eugène fuit souvent ma présence loin de la ferme. Je me rétablis doucement, partagée entre la souffrance d’avoir perdu mon bébé et le soulagement que celui-ci n’aura pas à subir la violence de mon mari.
Depuis cette nuit terrible, je suis devenue une autre femme. J’affiche une mine résignée mais une graine de haine s’est enfouie dans mon cœur. Elle germe, s’épanouit et n’a pas cessée de croître depuis qu’Eugène a tué mon enfant.
Chaque nuit, je rêve de Louis et de notre fils. Tous les deux sont ensemble, ils me sourient, me réconfortent, et me disent qu’ils sont heureux.
Depuis que la rebouteuse est venue me secourir, la peur du qu’en-dira-t-on a réprimé pour un temps les excès de colère d’Eugène. Ses ardeurs sexuelles se sont également estompées. Je constate avec soulagement qu’il s’absente de plus en plus souvent. Une voisine bien attentionnée m’apprend qu’il entretient une femme de petite vertu dans la ville d’à côté.
Les années s’écoulent avec lenteur. Au fil des saisons, j’accomplis comme une automate les corvées quotidiennes qui ne manquent pas dans notre ferme décrépite. Je me fane prématurément, m’épuisant à la tâche de l’aube jusqu’au soir. Les distractions et les visites sont plutôt rares. Je ne sors presque jamais, et côtoie peu de monde aux alentours. Ma famille quant à elle ne cherche pas à me revoir.

Peu à peu, Eugène reprend l’habitude de me frapper sans raison. Les coups pleuvent à nouveau, les brimades aussi. Je pense qu’il va finir par me tuer. Je commence même à l’espérer.
Malgré la guerre et ses privations, mon mari continue pourtant à se donner du bon temps. En dépit du bon sens, il continue à dépenser sans compter. Il s’offre un jour le luxe d’installer l’eau courante à l’intérieur de la maison. Peu après, lui prend aussi l’envie d’acheter une magnifique montre à gousset qu’il exhibe devant les villageois ébahis.

Par un soir glacial de novembre, j’apprends que l’Armistice est proclamé. L’horreur a enfin cessé. Ma rancœur est cependant trop vive pour que je puisse ressentir le moindre réconfort. Amère, je me moque intérieurement de ceux qui veulent déjà croire que cette guerre est la « der des ders ».
Ce jour-là, je décide de ressortir le portrait de Louis soigneusement caché dans un tiroir. Tout en le contemplant, je glisse un doigt sur le visage trop pâle de mon amant, et souris en me remémorant les plus beaux jours de ma vie.
A cet instant, je sens une main se poser sur mon épaule. Persuadée qu’Eugène vient de me surprendre, je me retourne vivement, prête à subir une fois de plus sa violence aveugle. Mais personne ne se tient derrière moi. Pensant que le passé me fait divaguer, je m’empresse de remettre la photographie à sa place. Retournant vaquer à mes occupations, j’oublie vite cet incident étrange.

Un matin, alors que je nourris les poules dans la cour, le temps se fige, l’air s’immobilise.
Un souffle tiède vient caresser ma nuque.
Louis me parle. C’est bien lui, le doute n’est pas possible. Effrayée à l’idée de briser cet instant magique, je ferme les yeux et reste immobile.
Ses mots parviennent alors comme une chanson à mon oreille. Je suis plus surprise qu’apeurée d’entendre cette voix que je croyais perdue à tout jamais. Cette voix douce et calme qui, le temps de quelques mots, me ressource et m’apaise.
Il me dit d’être forte, qu’il faut attendre et espérer.
Lorsqu’il me quitte, mon cœur bat à tout rompre. Louis est revenu. Louis est là, pour moi, tout près de moi.

Lorsque j’étais une enfant, on m’avait dit que les fantômes étaient drapés de blanc et traînaient des chaines pour terroriser les vivants. Mais Louis n’est pas revenu d’entre les morts pour m’effrayer. Bien au contraire : ses visites qui se font de plus en plus régulières me rassurent. J’attends chacune d’entre elles avec impatience. Je ne cherche pas à trouver une explication sur son retour d’outre-tombe. Le plus important pour moi est de le savoir à mes côtés.

Un soir dans la cuisine, alors que je m’affaire aux fourneaux, un doigt invisible se met à tracer des lettres dans de la farine tombée au sol.
J E A N N
Les aiguilles de l’horloge se figent. Le robinet cesse de goutter.
Enfin, la dernière lettre apparaît.
JEANNE
Bouleversée, j’ignore combien de temps je reste à contempler mon prénom sur le carrelage usé. Je ne prête pas attention à l’arrivée d’Eugène qui, fin soûl, s’approche de moi en titubant. En découvrant les lettres inscrites par terre, il se met à ricaner bêtement et haussant le ton, me demande si je compte gâcher notre provision de farine en gribouillant ainsi sur le sol. Puis il s’emporte, s’agrippe à moi, et me secoue violemment. Je le repousse. Prise de panique, je m’enfuis dehors en courant. Trop ivre pour me poursuivre, Eugène hurle comme un dément, brisant toute la vaisselle qu’il trouve à sa portée.
Malgré le froid mordant, j’attends de longues minutes dans la cour avant de retourner à l’intérieur de la maison. Lorsque j’ose enfin pousser la porte, je suis soulagée d’entendre les ronflements d’Eugène transpercer les murs de notre chambre.

Louis n’est pas parti. Il chuchote à mon oreille. Ses mots sont durs, son ton est péremptoire. Attentive, je l’écoute. J’acquiesce d’un hochement de tête. Je retrouve mon calme, mes membres ont cessé de trembler.
J’entre dans notre chambre où Eugène dort d’un sommeil lourd et aviné. Je m’approche du grand lit où il s’est couché sans se déshabiller. Une chose étrange se déroule sous mes yeux : la pièce se remplit peu à peu d’une brume moite et épaisse qui s’immisce dans les moindres recoins, recouvre sans tarder les quatre murs lépreux.
Des chœurs de femmes s’élèvent soudain à l’unisson. Ces chants merveilleux, inconnus des vivants, pénètrent mon âme et la font vibrer. Le brouillard humide progresse encore. Il enveloppe les meubles boiteux, efface les rideaux défraîchis et le tapis miteux.
J’avance à tâtons jusqu’au lit. J’observe longuement Eugène. Allongé sur le dos, il transpire à grosses gouttes. Ses paupières rouges sont closes, sa poitrine se soulève au rythme de son souffle caverneux.

Les chants s’interrompent brusquement. Je sais alors qu’il faut agir.
Je saisis mon oreiller et le presse fortement sur le visage boursouflé d’Eugène. Au bout de quelques secondes, il se débat, puis se cabre avec virulence. Griffant l’air comme un enragé, il cherche à m’aggripper. J’ai peur de lâcher prise. Les secondes s’égrainent, mais mon bourreau ne faiblit pas. L’angoisse me submerge, je suis en train de perdre le combat.
A l’instant où je sens mes forces m’abandonner, deux mains blêmes traversent la brume compacte dans laquelle le lit est noyé. Je reconnais sans peine les mains de Louis. Implacables, elles se posent sur les miennes, et m’aident à maintenir fermement l’oreiller à sa place.
Tout le corps d’Eugène est secoué de spasmes. Il tente une dernière fois d’ôter le coussin qui lui vole sa vie, puis peu à peu capitule. Je le vois enfin renoncer. Ses grognements s’arrêtent, tout son corps devient mou. Vaincu, il gît inerte dans les draps déchirés.
Je réalise que je viens de commettre l’impensable. J’ai accompli l’irréparable. Je viens de tuer mon mari.

Les mains froides de Louis s’attardent un peu pour caresser ma joue, puis se glissent dans mes cheveux. Je tente de les saisir, mais, déjà, elles m’échappent. Le temps d’un soupir, je les vois disparaître dans le brouillard épais.
Je remets l’oreiller à sa place, et jette un dernier regard sur Eugène. Ses yeux vitreux sont chargés de reproche, mais je n’éprouve aucun remords. L’Enfer et ses démons sont sans doute en train de s’occuper de lui.
Quand je sors de la chambre, le nuage de brume s’est volatilisé. Il n’y a qu’une pièce vide, défraîchie par les ans, où repose un cadavre attendant son cercueil.

A présent, le silence est revenu, je suis si sereine.
Eugène est mort depuis quelques heures, et j’attends le facteur. J’ignore ce que je vais devenir, mais que m’importe, justice est faite.

Est-il possible que tout ceci ne soit qu’un rêve ? Eugène ne va-t-il pas se réveiller, me réclamer en beuglant son petit-déjeuner ?

On frappe à ma porte. Je n’ai vu personne arriver. Le robinet ne goutte plus, et la pendule s’est arrêtée.

Je vais ouvrir.

PRIX

Image de Automne 2016
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Marie-Françoise · il y a
Je suis restée scotchée par le récit de cet amour au-delà de la mort et de l’au-delà.... récit bouleversant avec un style remarquable bravo à l’ecrivaine je vote bien sûr . Si vs souhaitez lire ma dernière nvlle vhttps://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/la-danse-des-sept-voiles
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Elena Hristova · il y a
des images très touchantes et qui réveillent en moi des émotions enfouies
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Thalie Duforets · il y a
Merci pour ce partage. Bien à vous
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Roxane73 · il y a
Bravo Thalie ! Je découvre ce texte que j'au lu jusqu'au bout, comme happée par cette plongée dans une époque sombre et de sentiments humains complexes qui ne le sont pas moins. Le tout est très bien écrit, sonne très juste, avec la touche de fantastique qui accroche le lecteur. Bravo !
Roxane73 peut-être ,accessoirement, si vous aimez plonger aussi dans le "clair-obscur", aimerez vous lire ma première nouvelle " Villa Porcelaine", si le cœur vous en dit ? http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/villa-porcelaine

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Thalie Duforets · il y a
Merci Roxane, je pars lire votre nouvelle
Bien sincèrement

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Didier Poussin · il y a
Des histoires d ' antan vécues
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Gabriel Meunier · il y a
Oui, émouvant et aussi éternel, ou peut être universel, malheureusement. Merci à vous !
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Thalie Duforets · il y a
C'est vous que je remercie pour votre lecture
Bien cordialement

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Saga · il y a
très beau et émouvant . Bravo
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Thalie Duforets · il y a
Merci Saga, bien sincèrement
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Coeur · il y a
pourquoi ce récit sent le vécu, elle peut nous parler au plus profond de nous, en tout cas moi il me parle sous certains aspects, tant de haine et en meme temps cette douceur des souvenirs, beau texte un air de maupassant peut etre
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Thalie Duforets · il y a
Bonjour Coeur et merci pour votre lecture. Si le coeur vous en dit je vous invite à découvrir mon poème "promenade d'automne"
Bien sincèrement

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Coeur · il y a
oui je le lirai avec grand plaisir;
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Che · il y a
Très jolie récit, bien mené, où le cœur a d'étranges raisons, sinon de curieux artifices pour se faire justice, je lui trouve un petit air de Maupassant, vrai de vrai ! Quelle connerie la guerre et l'humaine connerie. il s'en passe des choses avant que le facteur ne soit passé . Mon vote assurément et toutes mes félicitations Talie, pour un succès je pense déjà établi.
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Thalie Duforets · il y a
Merci Che. En effet, Maupassant m'a un peu inspirée. Bien amicalement
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Che · il y a
Permettez moi d'insister, la qualité de votre histoire tient plus à sa qualité rédactionnelle, l'art de trousser un récit, qu'à un emprunt littéraire à l'univers de Maupassant. J'appelle cela une franche réussite et beaucoup de talent. Encore bravo Thalie.
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Thalie Duforets · il y a
Je suis vraiment touchée.Vous m'encouragez à poursuivre...Bien à vous
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Che · il y a
Je vous encourage, Thalie, vous avez un réel talent qui ne peut rester d'ans l'ombre, Amicalement.
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FraTho · il y a
Merci. Je connaissais déjà cette histoire, vivante dans ma famille... Merci encore.
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Thalie Duforets · il y a
merci Fratho
Bien à vous

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