Je n'aurai pas dû...

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''Étrange époque où il est plus facile de désamorcer un atome que de vaincre un préjugé'' Einstein  [+]

Trop épuisée. Je prenais la ferme décision de me reposer. Allez au lit !!! Lit bien moelleux et ferme à la fois. Du temps pour soi. Charité bien ordonnée. Alors, je me suis reposée comme jamais. Au petit matin, comme il fait chaud dans la chambre, j'ai ouvert la fenêtre. Un décor de carte postale printanière. Je me suis remise dans les draps. Décidée à me ressourcer. Quand à la place du chant des oiseaux, ce sont des pleurs qui se sont fait entendre. J'ai d'abord fait la sourde oreille. Non pas maintenant. Qui m'exposait sa détresse? Me rendre ainsi complice. Me happer vers la curiosité. La mélodie larmoyante allait crescendo. Comme un appel au secours. Une invitation au questionnement. Quelle idée absurde, j'ai eu de vouloir ouvrir cette fenêtre. Me voilà aux premières loges de la détresse humaine. Je me suis levé. Un peu agacé. J'ai penché la tête. En bas, une femme, les cheveux bruns relevés, pleurait. Où avait elle mal? De quoi souffrait elle? Je suis si las !!!. Chacun ses excréments. Sa douleur semblait n'en plus finir. Un sos. Alors, bonne pomme, je me suis levé. J'ai descendu les étages. J'ai toqué à la porte du concierge. Et je lui ai dit : "une femme pleure, sous ma fenêtre, dans le jardin. Pouvez vous aller voir? ". Il m'a trouvé gentille. M'a remercié. Je suis remonté me coucher. L'esclandre qui s'en est suivi !!! De quoi je me mêlais? Et patin et couffin. La femme était mécontente. Elle est une vraie langue de vipère.Un veritable poison. D'aillleurs son homme n'en voulait plus. Ni ses propres parents. Si seulement, elle était partie pleurer ailleurs. Je n'aurai pas dû.

Mamame
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