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Chantal Parduyns

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D’un coup, la porte s’ouvre sur le masque blanc troué de deux puits glacés qu’elle connaît si bien. Son dieu est campé dans l’embrasure. Son regard acéré balaie la cuisine et l’évalue rapidement. Les lourds nuages noirs qui étaient tapis sous les meubles s’amassent brutalement et sortent de leurs cachettes. Ils s’élèvent en grosses volutes menaçantes et obscurcissent la blancheur sans tache de la cuisine. Elle jette un regard vers la porte et baisse vite la tête vers son fourneau en chuchotant « Bonsoir, chéri ». Un grognement sourd lui répond.

Du coin de l’oeil, elle cherche le manque, la faute, l’étincelle qui va allumer la colère de son dieu et transformer la soirée en enfer… Rien, elle ne trouve rien… Désespérément son regard coule sur toutes les surfaces de cette cuisine qu’ils ont choisie ensemble il y a de longs mois, qu’elle avait trouvée belle puisqu’elle plaisait à son fiancé. Sans même réfléchir, elle s’était rangée à ses arguments raisonnables. Elle buvait ses paroles, admirait son intelligence. Cette cuisine n’était pas chère, on pouvait se permettre quelques armoires en plus ; le blanc va avec tout et sera toujours à la mode, même dans vingt ans. Et au milieu de ces armoires, elle avait imaginé une éternité de bonheur lumineux. Maintenant, elle est l’esclave servile et acharnée de toutes ces portes blanches laquées. Chaque jour, la jeune femme essaie de les apprivoiser ; chaque jour, elles se rebellent, elles s’ingénient à attirer les taches, résistent traîtreusement à ses coups de torchons en se couvrant de traces dès qu’elle a le dos tourné. Elle n’a jamais réussi à domestiquer cette cuisine laquée, un échec de plus à porter à son compte.

Ses regards furtifs ne trouvent rien ; tout est rangé, immaculé ; la table est mise, le repas prêt.

Pourtant, il y a sûrement quelque chose… Elle a oublié un détail quelque part dans cette immensité lumineuse qui la glace. Sur ses épaules, elle sent peser le regard noir et lourd de son mari qui attend patiemment, qui lui laisse une chance de s’amender. Déjà, elle sait qu’elle échouera, comme d’habitude, et qu’il devra pointer, du geste et de la voix, son péché évident. Mais elle s’acharne ; elle retourne son cerveau paniqué dans tous les sens. Nerveusement, elle égoutte les pommes de terre, manque de lâcher la casserole qu’elle récupère de justesse et se brûle le poignet à la vapeur.

Enfin, il s’avance dans la pièce, s’attable. Elle essaie de se rassurer : il lui donne une chance de récupérer la situation. Tout n’est pas perdu, il faut simplement qu’elle soit parfaite pour effacer la petite tache qu’il a relevée.

Il a posé les mains de chaque côté de son couvert. Du plus loin qu’elle peut, elle lui sert son repas. Elle contrôle les aliments au fur et à mesure qu’elle les dépose dans son assiette. Tout paraît bien. Il ne réagit pas, c’est bon signe. Elle n’ose le regarder.

Lentement, elle se sert enfin. Elle n’a pas faim mais elle accompagnera son repas, comme une bonne épouse. Elle soupèse mentalement ce qu’elle met dans sa propre assiette : trop peu, il lui reprochera son manque de force et sa fatigue récurrente ; trop et il lui fera remarquer le kilo qu’elle a pris depuis leur mariage.

Enfin, elle s’assied sur le bord de sa chaise.

— T’as encore oublié de saler les pommes de terre, maugrée-t-il.

— Non, non, j’ai fait bien attention.

Elle a répondu très vite à ce qu’elle croit être une question – il n’a pas encore touché à son assiette.

Les nuages noirs enflent et le tonnerre gronde.

— Je te dis qu’elles ne sont pas salées !

Il martèle chaque syllabe. D’un geste rapide du bras, il balaie son assiette qui traverse la cuisine avant de s’écraser sur le mur. La jeune femme sursaute violemment et retombe sur le sol, entraînant la chaise dans sa chute. Un éclair de douleur claque dans ses vertèbres et tout disparaît dans la lueur blanche.

Elle se recroqueville sur le carrelage, soulagée : elle n’en pouvait plus d’attendre la tempête. Elle sait que la pluie de coups s’arrêtera et que sa faute sera lavée. Tout son corps s’embrase dans les éclairs blancs de la douleur.
 
 ***

Il est parti.

Elle reste affalée sur le carrelage froid. Elle ne s’entend pas gémir, elle ne sent pas les spasmes de ses muscles bombardés.  Derrière ses paupières fermées, elle regrette sa perfection perdue, des larmes roulent, pleines de sel.

Il y a quelques mois, elle resplendissait sur le parvis de l’église, jeune et belle, elle voulait se croire parfaite et niait en riant tous les défauts que ses parents avaient déjà pointés du doigt. Elle n’était qu’une petite oie blanche imbécile, elle le savait maintenant. Il l’aimait, lui faisait confiance mais elle n’avait pas su le rendre heureux. Sous sa robe immaculée, il n’y avait que bêtise et incompétence. Il valait mieux que ça. Elle l’avait déçu.
 
 ***

Les jours passent. Les plaies cicatrisent, les bleus s’effacent, les saignements qui l’angoissent semblent vouloir s’arrêter (elle était enceinte mais elle a perdu le bébé, elle le sait) ; pourtant la crainte est là, qui s’étend. Entre le moment où son dieu part et celui où il revient, les heures s’écoulent, monotones et solitaires. Souvent, la jeune femme se pelotonne dans une apathie désespérée et seule la peur de son seigneur et maître la pousse de tâches en tâches.
 ***

— Regarde ce que j’ai trouvé…

Il tient dans ses mains un chat entièrement noir dont les yeux luisent comme deux éclats de jade poli.

— Tu te plaignais d’être seule, ça te fera de la compagnie.

Il lâche le chat dans la cuisine.

— Tu es contente ? Il te plaît ?

Elle croit lui avoir dit un jour qu’elle préfère les chiens mais il a oublié, il a tant de choses à penser, tant de responsabilités au boulot, avec ses collègues qui lui laissent tout sur les bras.

— Oui… Merci.

La chatte s’assied devant la jeune femme, guette son accord. C’est une chatte, elle le sait. Elles se connaissent. Tous les jours, quand le maître est parti, la chatte s’installe derrière la fenêtre de la cuisine et attend un bol de lait, un morceau de viande.

— Bon, caresse-le alors ! Il ne griffe pas. Qu’est-ce que t’es froussarde !

La jeune femme se penche, gratte un peu entre les deux oreilles. La chatte se lève et explore la cuisine tranquillement.

— Tiens !

Le maître lance quelques billets sur l’évier.

— Tu achèteras ce qu’il faut !

— Oui… Merci.

Il s’empare du chat, l’observe.

— Voyons… Ah, c’est une fille, tant pis ! On l’appellera Bianca, qu’en penses-tu ?

— Oui, c’est bien.

Satisfait, il se redresse et sourit d’un air arrogant avant d’ajouter :

— Au moins, c’est original !

Elle ne lui dit pas qu’elle l’avait déjà baptisée « Jade ».

Avant d’aller se coucher, la jeune femme enferme la chatte dans la cuisine. Étendue dans le noir, elle imagine avec effroi les dégâts qu’elle découvrira le matin, et tous les poils noirs qui vont s’incruster partout, et les traces de pattes sur le carrelage blanc… Avant l’adoption de  « Bianca », elle n’arrivait déjà pas à satisfaire aux exigences de son dieu ; alors maintenant, avec cet animal, ce sera mission impossible. Et puis, un chat noir dans une maison, ça porte malheur. Ce cadeau est une calamité.

C’est vrai qu’elle s’était plainte d’être seule, enfin, pas tout à fait ; elle avait émis le désir de travailler à l’extérieur pour rencontrer des gens et ramener un peu d’argent. Elle entendait encore sa réponse : « Mais enfin, tu n’y penses pas ! Tu n’as pas de diplôme, tu ne sais rien faire, qu’est-ce que tu vas trouver comme boulot, à ton avis ? Faire des ménages ? Tu ne t’en sors déjà pas avec le tien ! Ramener de l’argent… mais tu rêves ! Tu gagneras des clopinettes qui ne suffiront pas à payer tes déplacements ! Et puis tu vas peut-être arriver à être enceinte, un de ces jours… »

Six heures du matin, la jeune femme sort discrètement du lit et part inspecter la cuisine avant que le réveil ne sonne. Tout va bien, la chatte n’a rien sali. Elle prépare le café et la mallette de son maître.
 ***

La jeune femme est allongée sur le divan, les yeux entrouverts, une main posée dans la fourrure noire de Jade qui lèche son visage salé de larmes séchées. Malgré tous ses efforts, la colère a soufflé sur la maison et s’est abattue lourdement sur son corps.

Cette chatte est étonnante. Elle s’est installée dans la maison comme une complice discrète. Dès que le maître est là, Bianca ne répond qu’à lui, ne regarde que lui et lui réserve le droit exclusif de la caresser. Dès qu’il a le dos tourné, elle devient « Jade ». Très vite, la jeune femme a constaté que la chatte ne réagissait jamais quand elle l’appelait « Bianca ». Par contre, son premier prénom lui faisait pointer les oreilles, tourner la tête et venir chercher des caresses.

— Tu n’es qu’une opportuniste, mais je t’aime quand même !

Jade lève la tête, outrée. Un éclair d’or traverse ses yeux verts, ses pupilles s’étrécissent.

— Excuse-moi, je suis injuste. C’est vrai que tu fais de ton mieux pour le mettre de bonne humeur, c’est vrai qu’il se met moins en colère depuis que tu es là.

Jade se recouche, apaisée.
 ***

Le printemps est arrivé aujourd’hui et avec lui, les promesses d’une nouvelle grossesse. La jeune femme est heureuse, elle a nettoyé les vitres, lavé les rideaux, un vent de fraîcheur musarde sur les portes blanches des armoires, le soleil s’y reflète. Jade caresse de ses coussins le carrelage humide et immaculé.

Il a fait trop beau aujourd’hui, l’orage menace. Malgré la salade appétissante et les ronronnements apaisants, il éclate, furieux.

Dans un coin de la cuisine, Jade se ramasse, ses poils terriblement noirs se hérissent. Elle voit la jeune femme impuissante et soumise, elle observe le maître qui tempête, elle le suit de ses yeux verts où semble couler de l’or liquide. A grands pas, le maître contourne la table, le bras dressé, le visage livide. De ses yeux glacés, il fixe la jeune femme. Alors Jade bondit dans ses jambes, vive comme l’éclair ; son feulement violent déchire l’air et stupéfie l’homme. Déséquilibré, il tombe, sa tête heurte de côté la poignée du four qui s’arrache dans un craquement sinistre. Un bruit mat de chute et le silence, long, dense s’installe dans la blancheur glacée de la cuisine.

Sereine, Jade s’assied aux pieds de la jeune femme, lève la tête ; on dirait qu’elle sourit…

Le maître ne lèvera plus jamais le bras mais Marianne ne le sait pas encore.
 

PRIX

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Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

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Jusyfa · il y a
Bonjour Chantal, en première lecture, vous avez contribué à ce que " À chacun sa justice " soit en finale et je vous en remercie.
Aujourd'hui, ce texte est placé en tête des suffrages. Pour certifier que votre premier choix fut le bon, je vous invite si vous le voulez bien, à venir le soutenir à nouveau.
Avec mes remerciements.
Julien.

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Jusyfa · il y a
Bonsoir Chantal, je reviens vers vous pour vous inviter à découvrir et éventuellement à soutenir " À chacun sa justice " une nouvelle en finale du GP automne. Merci.
Julien.

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Chantal Parduyns · il y a
Désolée, je ne puis être présente sur le site pour l'instant, il faut d'abord que je répare ma petite santé...
Bonne soirée à vous. J'espère que vos voeux ont été comblés.

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Jusyfa · il y a
Comme je viens de le dire sur " Un coup de dès jamais ...." soyez surtout attentive à votre santé et à votre bien-être. Pour info, "à chacun sa justice " a terminé lauréate du prix public et vous avez participé à cette victoire. Je vous en remercie.
Portez vous bien !
Belle soirée.
Julien.

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Claire Bouchet · il y a
Une histoire ordinaire de violences conjugales sournoises et répétées. Celles-ci auraient pu se poursuivre encore longtemps si une petite compagne féline n'avait l'intelligence d'intervenir. Je trouve votre texte très fort Chantal.
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour votre soutien qui me fait chaud au coeur. Désolée de ne pas avoir répondu plus vite... Des ennuis de santé ne me permettent pas d'être réactive sur Short en ce moment... et depuis quelques semaines...
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Jusyfa · il y a
Votre histoire et la qualité de votre écriture m'ont "embarqué " , j'ai apprécié de bout en bout , mes 5***** avec plaisir.
Si votre temps vous le permet, je vous invite à découvrir un poème en lice du GP automne " pour le meilleur et et pour le pire ? Ben c'est vrai !" . Merci pour votre lecture.

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Chantal Parduyns · il y a
Merci ! Titre surprenant pour un poème... Cela titille ma curiosité...
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Marie · il y a
Sur un thème malheureusement classique, une histoire bien conçue et bien écrite ! Et une chute libératrice, même pour le lecteur !
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Chantal Parduyns · il y a
Merci ! Je suis très heureuse que mon histoire vous ait plu. Bonne journée à vous !
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Chantal Parduyns · il y a
Oui, les chats sont des animaux fascinants. Merci pour votre commentaire et pour l'invitation ! Bonne journée !
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Zouzou · il y a
Vénérons le chat comme le faisaient les Egyptiens !
En lice Poésie avec ' Des rêves d'Iran 'et 'Continuer' si vous aimez

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Jean-Francois Guet · il y a
huis clos réussi ! et vive le chat et vive le chat ... ;)
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Chantal Parduyns · il y a
Merci ! Je suis ravie que l'héroïne féline de cette histoire vous ait plu. Bonne journée à vous !
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour le commentaire, les voix et... l'invitation... Bonne fin de we à vous !
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Jean Calbrix · il y a
Et dire que certains disent que les animaux ne pensent pas ! Bravo, Chantal, pour votre nouvelle qui démontre le contraire. Vous avez mes cinq voix.
Permettez-moi de vous inviter à une promenade dans les dunes : https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/me-chienne-ianna-dans-les-dunes

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Bill · il y a
Ma préférée depuis toujours :)
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Chantal Parduyns · il y a
J'ai donc bien fait de la publier enfin sur le site, cette nouvelle !
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Alice Rbt · il y a
J'ai été percutée ! Merci pour ce moment lecture, Chantal !
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour ce commentaire qui me va droit au coeur !
Bonne journée à vous, Alice !

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Moniroje · il y a
et ça existe encore, ces ... houps, j'allais dire un gros mot.
Espérons que Marianne n'ira pas en prison.

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Chantal Parduyns · il y a
Je crains que oui... les histoires vieilles comme le monde ont la peau dure...
Merci pour votre lecture et votre commentaire ! Je vous souhaite une excellente journée !

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Joëlle Brethes · il y a
Un coup "de patte" inespéré… Merci, Jade !
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Chantal Parduyns · il y a
Bonjour Joëlle ! Jade vous remercie pour votre caresse. Je vous souhaite une excellente journée !
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Blandine Rigollot · il y a
La fin d'un cauchemar.... Nouvelle noire et chat noir, souhaitons à la narratrice un avenir blanc éclatant comme sa... cuisine...
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour vos souhaits, je suis convaincue qu'ils vont me porter bonheur. Merci aussi pour votre commentaire sympathique. Je vous souhaite, à mon tour, beaucoup de satisfactions avec vos textes que j'ai découverts il y a peu.
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Topscher Nelly · il y a
L'amoureuse des chats que je suis a énormément apprécié votre texte. Mes voix
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Chantal Parduyns · il y a
Merci beaucoup ! Mes chats et moi vous souhaitons une très agréable journée !
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Michel 48 · il y a
Lecture agréable. J'ai connu dans ma vie quelques chats capables d'une cruauté sauvage à l'égard d'humains qu'ils n'aimaient pas
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Chantal Parduyns · il y a
C'est pourquoi je montre patte blanche aux miens tous les matins !
Merci pour votre commentaire, votre lecture. Je vous souhaite une bonne soirée, en compagnie de votre chat, peut-être...

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Carine Fourez · il y a
Chantal, j'adore tes petites histoires. Sujet difficile, mais chute comme je les aime. Gros bisous gesvois, Carine
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Chantal Parduyns · il y a
Bonjour Carine ! Quelle belle surprise !
Merci pour le commentaire, la lecture.
J'espère que vous allez bien. Bisous à vous aussi !!!

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Farida Johnson · il y a
Vous écrivez très bien Chantal ! Et votre récit me fait aimer encore plus les chats que j'adore déjà...
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Chantal Parduyns · il y a
Merci ! Et nous partageons cet amour pour les chats !
Bonne journée à vous !

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Graziella · il y a
Chère Chantal,

J'ai beaucoup apprécié cette nouvelle : concise, incisive... comme le coup final et fatal. Que le véritable héros de cette histoire soit une chatte n'est pas pour me déplaire. Cette nouvelle m'a fait penser à une nouvelle de Roal Dahl, Coup de gigot (Folio Junior), recueil de 4 nouvelles de cet auteur anglais connu pour ses récits pour les enfants (Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche) mais qui est d'abord un excellent auteur tout court. Cette nouvelle a été mise à l'écran par Hithcock, c'est dire que cette littérature est aussi pour les grands. Bonne continuation dans ton travail d'écriture ! Bonne chance pour la suite !

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Chantal Parduyns · il y a
Merci Graziella !
Je ne connais pas cette nouvelle de Roal Dahl, mais je vais la chercher... J'apprécie aussi beaucoup cet auteur !
Bonne journée à toi !

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Fanchomas · il y a
Je comprends mieux maintenant pourquoi cette bonne à rien voulait un chat...
C’est bon à savoir, ce soir on va régler nos comptes!
Humour noir même si le sujet ne prête pas à rire; tout ça pour dire que Chantal a été très efficace et nous interpelle grâce à ce beau texte.

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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour ce commentaire léger et plein d'humour qui m'a bien fait rire !
Non le sujet ne prête pas à rire mais le rire est nécessaire à la survie face à la noirceur, au désespoir.
Je vous souhaite une excellente nuit réparatrice, pleine de rires !

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Fanchomas · il y a
Figaro : L'habitude du malheur. Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.
Et je ris beaucoup, malheureusement...

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Chantal Parduyns · il y a
Votre message me touche beaucoup. J'ai un voeu : qu'à force de rire, de vouloir ne voir que les rayons du soleil à travers les nuages noirs, les raisons de pleurer soient occultées par des milliers de taches de bonheur !
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Fanchomas · il y a
ah mais dites donc Chantal, nous seulement vous êtes une conteuse douée, mais en plus vous avez des talents de poète...
Que de qualités! (je vous envoie mes 3 voix).

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Lolo · il y a
Bravo,tante Chantal
On est embarqué du début à la fin, belle chute à la fin...

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Chantal Parduyns · il y a
Merci Lolo ! Je ne suis pas sûre que mon héros apprécie ce commentaire... mais on n'est pas obligées de lui en faire part !
Bonne nuit!!!!

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Keith Simmonds · il y a
Une belle plume pour cette œuvre brutale et violente, Chantal ! Mes voix !
Grâce à vos votes, “Didi et Titi” est maintenant en FINALE pour le Prix Faites
sourire Catégorie Jeunesse 2018. Je vous invite à renouveler votre soutien si
vous l’aimez toujours ! Merci d’avance et bonne journée !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/didi-et-titi

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Chantal Parduyns · il y a
Merci !!! pour le commentaire élogieux et pour le vote !
Et félicitations à Didi et Titi !!! que leur route vers la finale soit agréable !

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Keith Simmonds · il y a
Un grand merci, Chantal !
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Ginette Vijaya · il y a
Glaçant et pourtant cette chute éclate comme un air triomphant !
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Chantal Parduyns · il y a
Oui, l'histoire se termine bien... Dommage que la réalité ne suive pas cet exemple...
Merci pour votre commentaire et votre lecture. Je vous souhaite une excellente nuit, pleine de beaux rêves doux, non glaçants

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Cram1242 · il y a
Ça prend aux tripes, cette nouvelle ! Entre la poésie des couleurs, la férocité du climat qui sous-tend toute l'histoire et la douleur évoquée avec justesse, force et précision, on ne sort pas indemne de cette histoire ! Lecteurs et personnages ... C'est pas 'le maître' qui va me contredire ... Félicitations et grand bravo !!!
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour ce commentaire élogieux ! Je vis une soirée de rêve, en découvrant tous ces messages. Je suis sûre d'être plus heureuse que tous les lauréats de tous les Prix Nobel !
Bonne soirée !

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Lyne Fontana · il y a
Un chat npir qui porte malheur... oui... mais au tortionnaire. En cours de lecture j'avais envie de crier à Marianne de partir, là elle n'en aura pas besoin. J'adore ce double vengeur fėlin, cette alliée. Hélas, dans la réalité, les chats sont plus indifférents... Mais qui sait ? Bravo en tout cas.
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Chantal Parduyns · il y a
Marianne était brisée, elle n'avait plus suffisamment d'espoir, d'énergie, et de confiance en elle pour réagir et se sauver, elle était convaincue qu'elle n'en valait pas la peine... comme à peu près toutes les femmes réduites en esclavage. Jade est très animale, elle a l'intelligence de choisir la vie envers et contre tout.
Je ne sais pas si les chats sont indifférents, plus j'en ai, moins j'y crois... ils sont non-interventionnistes, ils laissent le choix... peut-être nous respectent-ils, nous et nos choix idiots... Et je crois qu'ils ont cette capacité de donner un petit coup de patte aux événements quand la situation l'exige...
Bonne soirée à vous, merci pour votre lecture, votre message qui me fait redécouvrir mon histoire avec un autre regard !

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Lyne Fontana · il y a
Oui j'ai mal choisi le mot. Indifférents non. Je voulais dire que, dans les situations très dures, dans la réalité, il est dommage que les victimes n'aient pas de tels alliés. Votre histoire peut leur redonner la force qui leur a été enlevée plus facile à reconquérir dans l'image de cette chatte qui est là insistante et qui est même amenée par le tortionnaire, en une sorte de restitution. Bref, votre texte est très riche de lectures et de symboles. Encore merci.
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Chantal Parduyns · il y a
C'est moi qui vous remercie pour le partage de votre regard si personnel sur Jade. Et je partage votre souhait d'un allié pour chaque victime d'une prise de pouvoir, pour chaque être qu'on ne respecte pas... We have a dream...
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Doria Lescure · il y a
récit bien construit et bien écrit sur un sujet difficile mais bien amené dans cette histoire dense . Le rythme de la narration permet de faire monter l'ambiance angoissante ressentie par le personnage et l'ensemble se tient dans ce huis clos tout de blanc décrit qui s'oppose parfaitement à la noirceur du deuxième personnage. Chère Chantal, voici mes voix.
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Chantal Parduyns · il y a
Merci, merci, merci, Doria ! Votre commentaire très professionnel m'encourage. Je suis très fière que cette histoire vous ait plu.
Je vous souhaite une délicieuse soirée... de lecture, peut-être.

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Luc Michel · il y a
Et dire que ces gens-là existent vraiment ! C'est très bien rendu, l'idée de la chatte comme un allié qui attendait son heure est excellente. Bref + 5 ! Sans hésiter pour moi.
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Chantal Parduyns · il y a
Oh oui... et je crois qu'ils sont nombreux... Le pouvoir est enivrant et permet d'occulter ses propres faiblesses et sa finitude, c'est donc un objectif très prisé... malheureusement. Et la chatte est le deus ex machina indispensable pour bien terminer l'intrigue car mon héroïne n'était plus capable de générer l'énergie de se défendre puisque toute sa confiance en elle était sabordée...
Merci pour votre commentaire, votre lecture, vos votes ! Vous me gâtez...

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Mamady · il y a
bien inspiré. une histoire un peu dure mais c'est bien.
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Chantal Parduyns · il y a
Merci, merci... pour votre lecture, pour votre message, qui me font un plaisir immense ! Bonne soirée à vous et que la vie vous soit douce!
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Domi Roca · il y a
Un allié dans un monde brutal, une belle histoire, dure certes, mais magique.
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour votre lecture et votre message : savoir que son texte a été lu, et en plus apprécié, est le summum des récompenses pour un auteur ! Je vous souhaite d'autres bonnes lectures et une excellente soirée !
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Catherine Perrin · il y a
La tension est palpable dès le premier paragraphe. Et pour finir, l'espoir qui arrive sous une une forme inattendue. Toutes mes voix.
Si le coeur vous en dit, une autre histoire de chat : Sérénité, dieu de la joie du foyer, finaliste du prix faites sourire 2018.

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Chantal Parduyns · il y a
Je réponds avec plaisir à votre invitation dès que j'ai fini de vous répondre, à vous et à tous les autres lecteurs de Jade qui me laissez gentiment des commentaires. Merci pour vos votes et surtout pour votre message. Bonne soirée à vous et tous mes voeux pour votre champion chat !
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Maguy Cordier · il y a
Le jeu des couleurs, ou au contraire l absence de couleurs est superbe, entre l horreur absolue et la violence du détachement de cette femme... Whaoo ! Sublime. Continuez
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Chantal Parduyns · il y a
Merci ! Eh oui, votre commentaire m'encourage à persévérer. Je vous souhaite une excellente soirée !
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Hervé Mazoyer · il y a
C est violent c est dur mais ça reste pudique....merci pour toutes celles qui souffrent dans leur chair et qui n ont pas de chat providentiel pour les sauver..mes voix pour vous.
Si vous le souhaitez venez lire "train d enfer" en compet nouvelles et "le ridicule ne tue plus" en compét trés trés court. Amicalement.

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Image de Chantal Parduyns
Chantal Parduyns · il y a
Merci pour votre commentaire ! Oui, c'est dommage qu'on ne puisse pas envoyer des chats de bon sens auprès de tous ces êtres faibles sur lesquels certains s'essuyent les pieds...
Train d'enfer... Titre appétissant... puisque très ouvert sur des possibles... Je le note...
Bonne soirée !

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Alain Lonzela · il y a
Un texte très dur, mais très bien écrit, qui ne cède ni au misérabilisme, ni à la revendication.... et surtout un grand Bravo à Jade qui a débarrassé l'humanité d'une saleté sur deux deux pieds.
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Image de Chantal Parduyns
Chantal Parduyns · il y a
Merci, votre commentaire me touche beaucoup ! Je vous souhaite une excellente soirée !
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Alain Lonzela · il y a
Excellente soirée à vous aussi.
Bonne chance pour la suite

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Patricia Burny-Deleau · il y a
L'amour a vaincu l'abjection !!!
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Chantal Parduyns · il y a
Oui, dommage que ce ne soit pas toujours le cas ! Merci pour votre commentaire. Je vous souhaite une excellente soirée !
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