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FINALISTE
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J’ai dix-sept ans, je suis en Terminale et je me défonce. J’arrive plus à analyser. Le matin je suis tout groggy, dans les vapes, au ralenti. Je serre des mains, je check, je fais des bises à plein de nanas dont certaines à qui j’ai du dire trois mots mais je bise quand même parce que si je bise pas je m’isole et j’ai pas besoin de ça, je suis déjà assez dans ma tour. Je traîne mon sac presque vide. J’ai un stylo quatre couleurs, un cahier fatigué et mon carnet de correspondance. Ça pourrait être le carnet d’un autre, y a pas de photo, ni de signature, comme si j’avais pas de parents, pas de domicile, pas de vie. Ma vie elle est chouette, c’est ce que tout le monde me dit. J’ai du pognon tant que je veux, mon père est médecin et ma mère donne des ordres dans une tour en verre. Je crois qu’elle est un peu dans la comptabilité et la finance. Quand elle parle de son boulot tout s’embrouille, j’ai l’impression d’être en cours. Mes parents rentrent tard le soir, je les vois peu. On se croise. Ça va ? Ça va. On se parle peu, on se renseigne légèrement sur notre état physique, si on est fatigué, où on va, quand on rentre. On cohabite. Je prends souvent la voiture de ma mère qui prend les transports en commun pour aller dans sa tour en verre. Je pourrais y aller en bus ou en vélo au lycée, mais non. Quand je suis trop défoncé, j’accroche la voiture. Déjà deux fois depuis le début de l’année, un trottoir mal négocié et un poteau à la con que j’aurais jamais mis à cet endroit si j’avais été responsable dans une tour en verre. Des fois je me demande à quoi ils pensent tous ces types qui doivent songer aux autres. Ça me fait flipper.
Je m’appelle Max. Disons plutôt qu’on m’appelle Max. Sinon c’est Maxime mais personne m’appelle comme ça. Même les profs. D’ailleurs sur mes copies j’écris Max. Quand j’entends « Maxime » je ne me retourne même pas, je ne réponds jamais. Maxime c’est pas moi, c’est le prénom que mes parents m’ont donné, c’était leur choix pas le mien. Moi j’ai envie de décider ma vie, je veux pas faire des trucs qu’on m’impose, je veux pas rentrer dans le rang. Je veux réfléchir au mieux pour moi. Je me donne le temps de trouver. C’est pour ça que je me défonce, ça m’aide.
C’est Vinç qui m’approvisionne. Il fume un peu et deal beaucoup. Moi c’est l’inverse. Personne ne s’en inquiète vraiment. C’est bien comme ça. De toute façon, j’aime pas les questions des autres. J’ai déjà du mal à répondre aux miennes alors celles des autres...
Dans un carnet j’ai noté tout ce que j’aime et tout ce que j’aime pas. La liste des j’aime pas est bien plus longue. Disons que j’élimine par la négative. C’est déjà pas mal de savoir ce qu’on veut pas. J’aime pas le matin, les profs qui gueulent surtout quand c’est après moi, quand y a plus de chips (j’ai écrit aussi « les chips » dans la colonne j’aime), la cantine, faire la queue à la cantine, les feux rouges, les vieux, les chiens, le golf (mes parents m’ont forcé au Club Med il y a trois ans et j’ai trouvé ça trop con – mon père adore), les émissions politiques parce que c’est comme les profs qui gueulent, le sport en général et les sports collectifs en particulier et par-dessus tout le foot parce qu’il y a toujours des histoires d’arnaques pas possibles, la chanson française avec ces textes qu’il faut répéter et comprendre comme si on était au bac français, les rognons, ne plus avoir de tabac, quand Séverine ma voisine de classe n’est pas là parce que je peux pas copier sur elle. J’aime la pluie, être seul dans ma chambre même quand y a personne à la maison ce qui est très fréquent sauf le week-end, écouter la musique au casque, faire des tas de bises le matin, et surtout, le sourire de Séverine.
Séverine ne me fait pas la bise. Je ne l’ai vu faire la bise à aucun gars, comme si elle en avait peur ou rien à faire. J’ai plein de théories là-dessus que je partage avec personne pour pas qu’on sache, mais j’ai plein de théories quand même. Moi je dis que soit elle a un copain outside et alors c’est compliqué mais jouable, soit elle est sèche comme un puits saharien et ça, ça me fait trop mal, soit elle ose pas mais à l’intérieur c’est le Piton de la Fournaise. J’aime bien les probabilités, et je crois que si j’avais eu le droit à un vœu dans la vie ce serait les probas. Avec les probas t’évites tous les écueils probables, il te reste uniquement ce qui est fortement possible, pas les erreurs, pas les emmerdes même si t’as cogité comme un fou pour les éviter. Bref, tu win. Pour revenir à Séverine, elle s’imagine pas traîner avec un loser comme moi, pour elle c’est impensable. J’en suis pas un pourtant mais je suis persuadé que pour elle j’en suis un prototype, un cas d’école on pourrait dire. Elle dit pratiquement bonjour à personne. Elle est seule. Elle traîne parfois avec deux filles mais c’est comme une couverture de normalité, la plupart du temps c’est bien en solitaire qu’elle franchit les grilles du lycée, qu’elle arpente les couloirs et les escaliers, qu’elle entre en classe et qu’elle s’asseoit dans les couloirs pour réviser entre 13 et 14. Seule comme moi, mais elle ça se voit. Ce qui me flingue le plus c’est qu’elle me prenne pour un con. L’autre jour j’ai eu envie de lui dire à la cantine quand je suis passé près de sa table où elle bouffait toute seule, toujours la même table près de la sortie et de la fenêtre pour ignorer les autres. J’ai failli m’arrêter. J’ai ralenti, posé mon plateau sur le coin de la table. Elle m’a pas regardé. J’avais préparé un truc qui disait que je n’étais pas seulement celui qu’elle croyait que j'étais. Je m’étais appuyé sur la correction du devoir de philo qu’on avait eu juste avant sur la vérité et son dévoilement et la non-vérité qui précède la vérité ; pour lui dire qu’il pouvait exister un autre Max si elle voulait consentir à découvrir mon être dévoilé dans toute sa vérité. Au lieu de ça, je suis parti avec mon plateau bien rangé, fourchette, couteau et cuillère à gauche, assiettes empilées au centre et par-dessus le trognon de pomme dans mon pot de yaourt. Faut dire qu’en cours c’est la meilleure. Les profs l’interrogent toujours quand ils veulent gagner du temps. Hé bien on va demander la réponse à Séverine – merci Séverine – donc tout le monde a compris, pas vrai ? Séverine hoche la tête et nous autres on continue à rien piger sans moufter. J’ai pas l’impression qu’on soit là pour comprendre, davantage pour passer le temps, pour occuper de la place mais en définitive il s’agit d’un cours particulier entre les profs et Séverine. Je suis un figurant comme les autres. Quand ça sonne on est tous déjà habillés avec notre sac fermé, prêts à bondir. Séverine sort toujours en dernier mais arrive en premier dans le cours d’après. Nous on traîne la patte, on discute dans les couloirs de ce qui s’est passé en cours entre nous. D’un coin de l’œil je la regarde, vraiment discrètement, je fais très attention, manquerait plus qu’on me soupçonne. Séverine elle fait peur. Elle est gracieuse, gentille, dévouée, elle comprend tout. C’est elle qui prend les devoirs de celui qu’est malade, qui distribue les photocopies du prof, qui donne les bonnes réponses quand on lui demande, jamais elle se met en avant, jamais elle écrase les autres intentionnellement. Elle nous écrabouille mais avec classe, délicatement ; nous on se place sans résistance sous sa patte d’éléphant quand elle marche et elle nous enfonce un peu plus sous terre à chaque passage. Personne ne peut rivaliser, elle a pas le même cerveau que les autres. Je suis certain qu’elle en souffre. Souvent elle glisse sa feuille à côté d’elle pour que je copie mais j’ose même pas en profiter. Et d’une le prof se doutera bien du truc, et de deux je veux pas dépendre.
Séverine habite à deux pâtés de maison de chez moi. Un petit pavillon. Je crois que ses parents sont instits parce que dans ce coin y a que des instits il m’a dit Vinç. Les instits ça vit isolé mais pas trop. Donc un petit pavillon coincé au milieu des autres, ça colle. C’est pour ça qu’elle est forte en français et ailleurs Séverine, c’est grâce à ses parents. Elle sort peu parce qu’ils sont souvent chez elle. Elle est comme surveillée. Les instits bossent chez eux, ils passent leurs vacances à plaquer des autocollants sur des cahiers de mômes avec le sourire. Je préfère ma maison et l’absence de mes deux vieux. Mes parents ont opté pour une maison neuve avec plein de pièces qui ne servent pas. A l’étage on a deux chambres vides comme si ma mère attendait l’arrivée probable de jumeaux. Y paraît qu’à son âge c’est possible. Quarante-cinq ans. C’est pour sa carrière qu’elle en a fait qu’un. Moi. J’étais espéré pour réaliser son rêve de femme, et redouté comme un frein à son ascension sociale. Cette ambivalence ne m’a jamais quitté. Encore aujourd’hui mes parents me parlent peu mais me filent du fric, de quoi avoir l’air en vie en m’habillant comme je veux et en sortant au ciné. On se croise, je les entends. Et c’est bien ainsi. Je vois pas trop à quoi ça servirait que je mange avec eux tous les midis. Les histoires des malades de mon père et des collègues de ma mère, je me les tape le soir, alors s’ils rentraient plus tôt j’en aurais une plus forte dose. Une overdose. En parlant d’overdose, Vinç fume pas trop parce qu’une fois il s’est senti si mal qu’il est tombé dans les pommes en roulant en scooter. Un mois d’hôpital, privé de scooter. Faut dire qu’il est gringalet. C’est mon inverse. Je suis un peu rond, un peu gonflé du visage sans être trop gras, je dirais poupin +. On s’entend plutôt bien. Je dis ça mais la plupart du temps qu’on est ensemble, on se parle pas trop. Je fume beaucoup, il me regarde et fume un peu, on est en général dans ma chambre l’après-midi au lieu d’être en maths et on arrive à rigoler sans avoir dit une blague. Quand on fume on tourne en boucle. Les mêmes discussions sur les culs à se taper, les vacances entre potos sur une plage, de préférence une crique, l’alcool qui giclerait des rochers, des pilules pour tenir toute la nuit. Le rêve. Vivre à ne rien faire. Putain ! il me dit toujours Vinç, faut gagner au Loto, y a que ça, c’est pas avec nos diplômes qu’on va arracher les cocotiers. On ferme les yeux et on se fait la scène. La blonde peroxydée actionne la machine, cette guillotine à rêves et les boules numérotées comme des têtes qui virevoltent, le premier numéro tombe et c’est un 2 qu’on a parce qu’on est deux à jouer, puis le 17 notre âge, le 11 et le 25 jours de notre naissance et enfin le 13 chiffre commun qu’on aime bien pour son côté malsain, et pour les deux étoiles il s’agit de chiffres porte-bonheur, le 4 de Vinç c’est le numéro qui se répète sur sa chaîne quand il met son disque préféré, Nevermind de Nirvana, et pour moi c’est le 10, y a pas au-dessus, c’est le max, c’est tout ce que j’ai pas, comme Séverine pour prendre un exemple au hasard, la symbolique de l’inaccessible, mon nirvana en 1 et 0, en binaire de l’apothéose. Et paf les quinze millions d’euros minimum, de quoi tenir facile longtemps si t’es pas trop con, dit Vinç. Quand je pense à tous ceux qui gagnent jamais, il rajoute. Ouais comme nous, je réponds. Non, comme mon voisin qui est tout content avec ses deux euros de gain, le prix d’un yaourt ! Et quand il est à l’équilibre il est content comme ça il pourra rejouer, il se pointe toutes les cinq semaines chez le buraliste pour payer un impôt pas obligatoire. Si je gagnais des millions j’emmènerais Séverine au bout du monde, elle pourra pas dire non, c’est certain. Ça je le dis pas à Vinç, je le garde pour moi dans un coin de ma tête, il sait pas Vinç comment je suis accro, comment elle me tourneboule le ciboulot. On est bons potes, pas des amis, on se livre pas trop. L’idée que je me fais d’un ami c’est un gars avec qui on s’aide, on s’émule, on se propulse en faisant à deux les choses. Vinç et moi on n’est pas en mode bimoteur. Avancer dans la vie, comme on dit, est une affaire qui nous échappe. On a plutôt l’impression que la vie avance sur nous, voire à côté. En fait, je ne sais pas trop. Un dimanche midi, mon père s’est servi un petit whisky avant le déjeuner, il m’a regardé en refermant la bouteille et m’a salué vu que je venais de me lever. Je sais pas comment tu fais pour boire si tôt dans la journée, je lui ai dit. Sa réponse a été de boire cul sec. Tu sais, il m’a dit, il faut que t’arrêtes de regarder le spectacle de la vie, sois acteur de ton destin. Je me suis senti agressé et j’ai fait demi-tour vers ma chambre mais il m’a arrêté avec le bras. Il était tremblant. Je l’avais jamais vu trembler. Je lui ai dit qu’heureusement qu’il était pas chirurgien. D’ailleurs quand j’ai raconté ça à Vinç, il était hilare. Alors mon père est parti dans la métaphore artistique en me signalant qu’à mon âge j’avais l’obligation de monter sur les planches, que je n’avais pas le droit de refuser tous les rôles sinon j’allais devenir une caricature de moi-même. J’ai sifflé et je suis quand même parti dans ma chambre. Il m’énerve avec ses conseils qui s’adaptent à toutes les circonstances. Même au golf du Club Med il fallait qu’il en rajoute après le prof pour me dire comment tenir mon club et placer mes pieds. Je suis loin d’être parfait et il en est désolé. Je suis pas comme lui et j’en ai pas envie.
Dimanche dernier, quand j’ai croisé mon père dans le salon avant de manger, il s’était à nouveau servi un whisky. Je me suis dit, c’est parti, manque plus que ma mère et la famille tourne complètement dans le vice. Pour l’instant elle est clean, rien d’anormal, elle bosse trop dans son boulot de je-ne-sais-pas-quoi c’est tout. Mon père, verre à la main, m’a demandé si je connaissais Séverine Coignon. Merde, comment il sait ? Il est médecin ou détective ? Trop fort. C’est ma voisine j’ai répondu. Et elle va bien ? Ben je crois, j’ai précisé. Il a tourné les talons, a regardé ma mère qui coupait des oignons au fond de la cuisine près de la fenêtre avec vue sur un marronnier géant, a posé son verre et a repris : sa mère a un cancer, je l’ai diagnostiqué récemment. Et là dans ma tête c’est devenu Hiroshima (j’utilise l’expression de mon prof de maths, Monsieur Ourmel qui l'utilise souvent pour dire ce qu’il y a dans nos crânes, sauf dans celui de Séverine qu’il assimile à la Pampa Argentine, vaste, plane, pleine de possibilités), j’ai vu la mort, la souffrance de Séverine, son déménagement, ses pleurs, l’enterrement dans le cimetière près du bois et de l’église Sainte-Marie, ses absences répétées, la place vide à côté de la mienne, la fin des bonnes réponses en classe, l’île déserte dans laquelle on n’ira jamais vu que j’aurai pas sa nouvelle adresse même si j’ai gagné au Loto. Cancer de quoi ? j’ai demandé. De l’estomac, c’est pas joli mais c’est jouable, pas de métastases en vue pour l’instant, on va attendre les prochains résultats. J’ai rien demandé d’autre, j’ai pris un whisky moi aussi et j’ai trinqué avec mon père puis avec ma mère qui nous a rejoints après avoir ôté son tablier avec ses cornichons imprimés. On était tous les trois comme des cons au milieu du salon et des larmes me sont montées au visage. Mon père m’a rassuré en me disant qu’il ferait de son mieux. A table il m’a fait un cours sur le cancer, avec un tas de noms barbares qui m’ont ébloui : sarcomes, carcinomes, vaisseaux lymphatiques. Il était calme, précis, pédagogue. Je me sentais déjà mieux. C’est la première fois que mon père pouvait avoir une incidence directe sur ma vie, j’avais l’impression qu’en sauvant cette mère il m’offrait de l’espoir, il sauvait du même coup Séverine et gardait intact mon rêve. Les jours qui passèrent furent étranges. Je me levais plus tôt, demandais des nouvelles à mon père, aidais ma mère à la cuisine, mettais la table, je n’ai pas vu Vinç, j’ai rien fumé, je me suis mis à lire des articles de médecine et à bosser mes cours de Biologie. Le nouveau Max. En classe j’étais calme et concentré, j’essayais même de répondre quand je le pouvais. Séverine était un peu plus calme que d’habitude mais si on ne savait rien de ce qu’elle traversait on ne pouvait se douter. Ça m’inquiétait d’ailleurs, le cancer c’est aussi un truc qu’on se fabrique avec le stress. Du coup j’ai tout fait pour la détendre, avec des blagues, des sourires. A la fin de la semaine je participais plus qu’elle en cours. Monsieur Ourmel a même dit qu’on avait l’impression que la Pampa commençait à se diffuser dans la classe. Puis l’opération est arrivée. Les doigts du chirurgien dans le corps de cette femme. C’était un jeudi. Ce jour-là j’ai invité Séverine à manger avec moi le midi. Elle savait pour mon père et je savais pour sa mère. On regardait notre montre. Pendant qu’on avalait nos frites, mon père sauvait ou non sa mère. J’ai confiance je lui ai dit. J’ai toujours eu confiance en lui, c’est un très bon médecin tu sais. Elle m’a regardé dans les yeux. Des yeux clairs, entre un vert et un bleu que je découvrai. J’ai soutenu son regard.
— Tu as changé. Ton attitude, ta façon d’être en classe. Si tu continues comme ça je vais être obligé de copier sur toi !
— C’est le monde autour de moi qui a changé. Moi je me suis adapté, j’ai répondu.
— Et ta mère elle fait quoi ?
— Elle fait de l’audit chez Axa, à la Défense, c’est super intéressant.
La cloche a sonné.

PRIX

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Jacqueline Hardy-Jamil · il y a
découverte tardive mais non moins appréciée :-) une ancienne séverine explorant l'univers des max ;-)
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Sylvie Loy · il y a
Je suis venue lire ta nouvelle. Et je te cède mon commentaire ! J'aime, je vote ! (c'est pour rire !)
Ton écriture semble différente de tout ce que j'ai pu lire de toi. C'est déstabilisant au début. Mais ce style d'écriture se prête bien à la confidence, et je me suis sentie devenir témoin de cet extrait de vie. Tu crées du contraste littéraire : la solitude de Max / agitation lycée, l'émotion de Max / Séverine mystérieuse , détachement parental de Max / son intérêt pour Séverine, ses rêves faciles (Loto) / la maladie ...A la lecture, j'ai eu l'impression que ce gamin s'enlisait et que sa vie s'étirerait sans espoir de changement. C'est malin de ta part d'avoir personnifié une sorte de mutation de Max dans l'annonce de la maladie. Une cassure dans son schéma de pensée, un revirement de situation...beau travail ! Pour finir, j'ai aimé ton style d'écriture désabusé, franc, brut qui prend à parti le lecteur et lui fait penser qu'il lit une confidence rare d'un gamin solitaire parce que délaissé. Bravo !

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J. Miromensil · il y a
Merveilleux....
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Søkswen · il y a
Merci J M
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Odra Dek · il y a
ALLEZ!
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Marie Legrixdelasalle · il y a
P.S. Je dis ça parce que tu m'as réclamé des critiques, hein?
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Søk Swen · il y a
Merci d'avoir lu. Bonne soirée. (J'adore les critiques, signe que le lecteur a travaillé un peu pour en donner).
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Marie Legrixdelasalle · il y a
J'aime bien la première partie, après je lâche, je n'y crois plus: un secret médical si lourd et si négligemment balancé à un adolescent de 17 ans, y'a un lézard. c'est sûr on évite le pathos, mais on perd aussi en force dramatique.
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Ludivine Roy Gallet · il y a
Une autre!
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Lau Blue · il y a
Touchée une nouvelle fois...C'est vivant, prenant...comme la vie!
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Søk Swen · il y a
Merci !
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Virginie Krajewski · il y a
Ravie de voir ce texte en finale! :)
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Clem Cheu-ret · il y a
C'est juste énorme, j'ai dévoré ce texte!
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Søk Swen · il y a
merci
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