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Bef

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1ier mouvement – Respiration
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Éparpillée, évanescente, perdue et disloquée. C’est comme cela que je finis ma vie. L’herbe est râpeuse sous mon dos. Le vent caresse mes membres engourdis et le soleil se reflète sur ma peau cramoisie. Je suis bien, quoiqu’un peu mélancolique. Je ressens le manque, l’envie, la peur, la joie. Tout se mélange en moi. Je voudrais entendre encore les bruits de la nature, le souffle de mon corps, les murmures dans mes entrailles. Mais tout n’est que calme, sérénité et silence. Ce n’est pas si mal au bout du compte. Je ne m’attendais pas à une pareille fin ; la vie me surprend donc jusqu’à ma dernière respiration. Mais je ne peux pas commencer comme cela. Quand on raconte sa vie, il
faut être méthodique et débuter son récit par le commencement.

À l’origine, la chaleur. Chaque partie de mon corps chauffait comme pour mieux se former. Une chaleur comme on en fait peu, une chaleur qui vous prend par l’intérieur en faisant brûler la peau, une chaleur qui vous réveille, qui vous secoue et qui vous pousse à vous rassembler.

Puis vint le froid qui vous glace les os. Chaque millimètre carré de mon corps se raidissait. Un froid comme on en fait peu, un froid qui vous surprend jusqu’au plus profond de vous, un froid qui vous saisit entièrement, qui vous secoue et qui vous pousse à vous rassembler.

Et quand mon père m’a extirpé mon premier cri, ce fût une délivrance, une révélation... ce fût ma première respiration.

Un être entier, voilà ce que j’étais, voilà ce que je devenais. Aucune conscience des pouvoirs que je détenais déjà, ni du potentiel qui s’exprimerait un jour. Seules des sensations envahissaient mon esprit. Le toucher d’abord. Des doigts
longs et fins parcouraient ma peau avec finesse, délicatesse, allégresse. De mon petit nez en trompette, l’odeur encore souillée des outils de travail utilisés pour ma naissance. Le goût acre dans ma bouche, mélange de sang et de métal ferreux. Je vis pour la première fois grâce à mon seul œil actif, déjà grand ouvert sur le monde. Puis les sons, tous les sons ; les miens, ceux qui m’entouraient, ceux qui me traversaient.

J’étais prête pour les respirations suivantes.

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2ième mouvement – Inspiration
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Mon enfance fût des plus heureuses avec mon père. Oh, bien sûr, il nous arrivait d’être en désaccord complet. Notamment quand je rapportais des notes qui ne lui convenaient pas. Ce point était très important pour lui et je le sentais bien. Nous faisions alors des exercices tous les jours afin de trouver un arrangement sur ce qu’il serait possible de réaliser ou non. Je ne m’en sortais pas trop mal, il est vrai, mais au prix d’un travail acharné, répétitif et quotidien en sa présence.

Après quelques réglages, nous pouvions passer des heures à jouer ensemble. Je sentais qu’il y prenait un plaisir intense et que rien ne pourrait jamais nous séparer. Il m’aidait fort bien à améliorer mes résultats, à grandir, à m’arrondir aussi. Je dois avouer que mon caractère était bien trempé. « Difficile à apprivoiser », « capricieuse » et « particulière » étaient les principaux qualificatifs que j’entendais le plus souvent quand on parlait de moi sans prêter attention au fait que j’étais présente. Avec ma voix relativement haut perchée, l’on pouvait dire que je criais plutôt que je parlais. Et cela en agaçait plus d’un.

Nombre de fois, mon père s’est entendu dire qu’il n'arriverait à rien avec moi et qu’il ne servait à rien d’insister. Il répondait qu’il fallait savoir m’amadouer et qu’un jour je trouverais oreille à ma voix.

Il prenait grand soin de moi et avait particulièrement à cœur que mon hygiène soit parfaite. « Un nettoyage quotidien est source de rigueur et de longévité » ou « Qui veut voyager loin ménage sa monture » sont les phrases qu’il répétait sans cesse lorsque je devais être badigeonnée de toute sorte de produits de beauté.

Ma chambre était également toujours impeccablement rangée et propre. Tout y avait une place bien choisie et chaque place avait toujours l’objet pour lequel elle était destinée. « Chaque chose à sa place et chaque place... » Enfin, vous connaissez sûrement la suite. Ce sont le genre de choses que les gens se répètent pour se rassurer de ce qu’ils ont, de ce qu’ils aiment.

Et il m’aimait. C’est certain.

Cependant, un jour comme un autre, après une toilette singulièrement intense, je fis la rencontre de Rod. Il s’appelait Rodolphe Lewis Cartrigde de son vrai nom, mais Rod fut le nom que je lui donnai pendant tout le temps de notre vie
commune. Cet instant fut une délivrance, une révélation... une véritable attraction envers celui qui serait l’homme de ma vie.

Tout se passa très vite. Rod posa ses lèvres sur les miennes. Je vibrais, je criais de tout mon être, mon cœur chantait à tue-tête. Et je compris aussitôt qu’une nouvelle aventure s’ouvrait à moi, à nous. J’avais la sensation qu’ensemble, nous devions montrer au monde entier l’harmonie qui régnait entre nous.

Pour la toute dernière fois, mon père me donna un de ses baisers tendres et délicats dont il avait le secret. Un baiser de ceux qui veulent tout autant dire « Je t’aime, ne pars pas » et « Cours, envole toi de tes propres ailes ». Un baiser de ceux qui vous retiennent et vous envoient ailleurs en même temps. Un baiser comme je n’en ai plus jamais eu.

Rod habitait dans un petit appartement du centre-ville, un petit deux pièces coincés entre deux immeubles de plusieurs dizaines d’étages, peu enclin à laisser entrer les rayons du soleil... Mais notre vie était lumineuse, rythmée par un quotidien fusionnel, enivrant et passionnel. Il arrivait à me faire ressentir des choses que jamais auparavant je n’aurais pu même imaginer. Il semblait partager mon enthousiasme, mes sentiments et mes vibrations.

En journée, il nous arrivait de crier notre amour aux passants dans la rue. Nous nous installions souvent sur un banc public du parc voisin pour converser. Les gens nous voyaient heureux et en sentant cette communion, nous faisaient des
signes de la tête ou restaient un moment, sans doute pour capter un peu de notre énergie.

Mais ce sont les soirs que je trouvais les plus merveilleux. Les bars de la ville nous accueillaient et nous pouvions passer des heures à discourir et philosopher sur notre façon de voir le monde. Nous rencontrions beaucoup de monde de la sorte, certains pour un soir, d’autres que nous croisions régulièrement. Parfois même, dans des élans incontrôlés, nous improvisions des discours entiers devant un parterre d’inconnus subjugués par tant d’aisance. Un petit groupe d’habitués se forma et c’est ainsi que petit à petit, le bouches-à-oreilles nous permit d’organiser des rencontres avec des personnes qui appréciaient nous voir débattre de cette manière. Les mots rebondissaient tels des sons qui se percutent. Et chaque personne dans l’assemblée ressentait les idées que nous développions comme des caresses à leurs tympans. Ils paraissaient attendre cela depuis longtemps et nous leur offrions chaque soir.

Rod me bichonnait, me dorlotait et me portait une grande attention. Il était quelqu’un de très soigné et lui aussi aimait que je sois belle. Je n’avais pas encore compris que cette envie de me voir briller n’était en fait que le reflet de sa propre ambition.

Nos soirées prenaient de l’ampleur et un plus grand nombre encore de personnes venaient nous écouter. Notre groupe était demandé partout dans la ville, dans toute la région et bientôt aux quatre coins du pays. Rod et moi devinrent très connus et nos apparitions avait un retentissement national. Certains journaux étrangers commencèrent à s’intéresser à nous et notre aura dépassa les frontières. Der Spiegel en Allemagne titrait alors « Rodolphe Lewis Cartridge, ein Genuss für die Ohren » ou encore en Espagne, en une d’El Pais, « Rodolphe Lewis Cartridge nos entrega su alma » et enfin dans The Times au Royaume-Unis : « Rodolphe Lewis Cartridge, pleasure in its purest form ». Nous faisions parler de nous jusqu’aux Etats-Unis où l’engouement nous amena à voyager toujours plus. Il était incontestablement le leader de notre mouvement mais les raccourcis sont aisés en matière de journalisme. La plupart du temps, le groupe et moi n’étions cités que vers la fin des articles, comme si nous n’existions que pour mettre en valeur le talent oratoire de Rod.

Cela nous importait peu car nous avions l’impression qu’il nous le rendait bien et qu’il était conscient que toute cette popularité, cette vie de paillette et de reconnaissance médiatique était due tout autant à ses qualités indéniables qu’à
notre relation particulière.

Notre harmonie était à son summum : un simple baiser nous faisait frémir chacun avec les vibrations de son alter ego. Et nous entrainions le public dans une communion universelle proche à la fois d’un état de transe et d’un moment de sérénité intense.

C’est alors qu’apparue l’Autre. Petite, laide et difforme, à la voix nasale et animale, elle beuglait plus qu’elle ne parlait. Pourtant, je les entendais de plus en plus souvent discuter ensemble en journée, dans la pièce voisine. Ils cherchaient de nouvelles idées, de nouvelles façons d’appréhender les choses,
une nouvelle voie. Rod me sortait de moins en moins et semblait enivré par ce qu’il lui arrivait. La renommée lui montait à la tête et il n’était plus celui que je connaissais. Et puis, lors d’une soirée, je les ai vus s’embrasser. Il semblait heureux et ne plus faire attention à moi. La foule était en délire, elle en redemandait. Bien sûr, j’étais toujours présente à ses côtés mais quand il me tenait dans sa main, je sentais de la nostalgie d’un plaisir lointain et passé.

Cela dura encore quelques années de la sorte et l’Autre devint rapidement les Autres. Toutes aussi jeunes, toutes aussi malléables et toutes aussi belles à ses yeux. Je n’avais pas conscience à l’époque qu’il vaut mieux être abandonnée du jour au lendemain plutôt que délaissée sur plusieurs années et consumée à petit feu par des sentiments mélangés entre le mépris de l’autre et la perte de confiance en soi. Rod finit par ne plus me regarder du tout et je ne rappelle même plus son dernier baiser, geste mécanique sûrement empreint de lassitude.

Perdue sur un banc, à la sortie d’une de ces soirées où il en avait exhibées plusieurs, je suis restée là à attendre. Attendre quoi ? Attendre qui ? Peu m’importait. De toute façon, quelqu’un voudrait-il encore de moi ?

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3ième mouvement – Dislocation
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Quelques heures ou quelques jours, je ne sais plus. Le temps n’était plus et je ne comptais plus le nombre de passants qui ne m’apercevaient même pas. J’avais envie de crier mon désespoir, de chanter ma peine et de pleurer ma haine. Rodolphe Lewis Cartridge, le grand et célèbre Rodolphe Lewis Cartridge, ne prendrait donc pas sur son précieux temps pour venir me chercher. Rod non plus d’ailleurs.

Le banc s’affaissa soudain dans un bruit plaintif de bois sec. A côté de moi, un homme m’adressa la parole :
- « Dis donc ma mignonne, qu’est-ce que tu fais là toute seule ? »
Sa voix était grave, rugueuse et puissante. Elle invitait au respect et piqua ma curiosité malgré le ton déplacé de ses propos. Elle continua :
- « Tu sais, moi, j’y connais pas grand-chose avec les beautés dans ton genre. Mais j’suis curieux d’apprendre. Qu’est-ce t’en dit, hein ? »
Je ne répondis pas. Il me prit alors dans ses mains. Des mains vigoureuses, tannées et aux belles cicatrices, des mains dans lesquelles les rides racontent mille histoires, des mains qui réchauffèrent mon corps. J’avais froid et il m’apporta la chaleur. C’était aussi simple que cela.

Il m’emmena avec lui à travers les rues de la ville qu’il semblait connaître par cœur. Il respirait fort et à pleins poumons, et malgré ses guenilles qui ne dévoilaient pas une vie de palace, il paraissait embrasser la vie avec un engouement que je n’avais pas ressenti depuis longtemps. On aurait pu dire qu’il inspirait la tristesse et la pitié mais je voyais le bonheur sous le manteau du vagabond. Nous arrivâmes enfin entre deux immeubles où il sembla s’arrêter, dans une petite rue étroite perpendiculaire au boulevard. Je compris que je vivrais là quelques temps avec lui.

Enfin, quand je dis avec « lui », je veux dire avec « eux ». C’était toute une bande qui « habitait » en cet endroit. La vie irradiait dans cette impasse et Rémy – tel était son nom – arrivait à créer au sein de cette communauté l’envie du lendemain. Il avait ce don de pouvoir nous écouter tous ensemble comme un être unique. Il nous captait alors autour de lui et pouvait discuter avec chacun d’entre nous en même temps. Chacun était respecté, chacun avait son rôle à jouer, chacun comprenait l’autre.

Néanmoins, il avait plus de mal avec moi. Il s’avérait maladroit. Je sentais que j’avais une place particulière au sein du groupe et cela se confirma quand il se décida à m’embrasser. Je ressentis beaucoup de douceur mais il y avait du travail à effectuer si nous voulions faire jaillir de ce contact un quelconque plaisir. Nous fîmes preuve d’abnégation et d’une énorme patience, et nous parvinrent à créer une relation durable et heureuse, remplie d’un quotidien difficile mais agréable. Malgré les conditions déplorables dans lesquelles nous vivions, nous nous soignions autant que nous le pouvions. Mais l’hygiène était à déplorer, la toilette, spartiate et l’âge commençait à montrer ses inconvénients.

Pourtant, quand nous sortions de notre ruelle, nous faisions sensation. Les gens n’étaient pas habitués à voir de tels énergumènes et après l’appréhension du début, comme nous étions plutôt avenants et joyeux, ils nous acceptaient parmi
eux pour un moment. Certains curieux venaient même demander à Rémy de leur expliquer notre mode de vie et notre façon de fonctionner. Il y mettait du cœur et par les rencontres que nous faisions dans la rue, nous étions parfois invités à partager davantage que ces instants furtifs.

C’était la fin de ma vie, je le savais. Ou plutôt, je la sentais venir. Cependant, il me restait encore quelques belles années à respirer et rien n’aurait pu me préparer à ce qui allait arriver. Rien n’aurait pu prédire ni la soudaineté ni la violence de l’événement.

Cette journée-là, nous avions trouvé une invitation posée délicatement à notre emplacement de trottoir : « Rémy, nous serions très heureux de vous compter parmi nous à la fête foraine du centre-ville, le mardi 11/09/01. Rendez-vous au square du parc. Signé : Pamela Springfield, organisatrice.» Nous avions rencontrée cette charmante jeune femme deux semaines auparavant lors d’une de nos sorties remarquées.

Rémy, notre groupe et moi étions donc conviés à partager un repas lors d’une fête du quartier, en plein centre-ville, regroupant une bonne partie de la population environnante. L’ambiance était joyeuse et conviviale. Les gens discutaient beaucoup et nous en profitions pour leur montrer comment « nous autres de la rue » discutions également. Notre langage les étonnait, les enthousiasmait, les émerveillait. Les bambins souriaient et tapaient fort dans leurs mains par frénésie. Les grands cherchaient à comprendre et regagnaient leurs yeux d’enfants.

Et puis tout s’illumina. Une lumière puissante, instantanée. Oh, ce n’était pas un de ces flashes d’appareils photos qui jadis me faisait briller. Non, c’était un véritable soleil qui d’un coup nous enveloppa. S’en suivit une chaleur extrême, massive, intense. Mais ce dont je me rappelle le plus, c’est ce bruit : un vacarme assourdissant, un véritable coup de tonnerre nous assomma tous autant que nous étions.

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4ième mouvement – Résurrection
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Éparpillée, évanescente, perdue et disloquée. C’est comme cela que je finis ma vie. L’herbe est râpeuse sous mon dos. Le vent caresse mes membres engourdis et le soleil se reflète sur ma peau cramoisie. Je suis bien, quoiqu’un peu mélancolique. Je ressens le manque, l’envie, la peur, la joie. Tout se mélange en moi. Je voudrais entendre encore les bruits de la nature, le souffle de mon corps, les murmures dans mes entrailles. Mais tout n’est que calme, sérénité et silence. Ce n’est pas si mal au bout du compte. Je ne m’attendais pas à une pareille fin ; la vie me surprend donc jusqu’à ma dernière respiration.

Je ne sens plus mon corps, mes membres sont dispersés. Mais je n’ai pas mal, je ne souffre pas. Sereine, je repense à mon père et à Rod et à tout ce que j’ai vécu. Rémy a disparu mais les autres sont là, tous autour de moi, sous moi, sur moi, eux aussi dans un piteux état.

Je devine que l’on m’emporte ailleurs. Les mains sont douces, les gestes méticuleux. Je ne me reconnais plus, je ne suis plus moi. Je n’existe plus. Pourtant, je suis déjà autre chose. Les autres sont avec moi et je suis avec les autres. Je suis les autres.

Est-ce cela mourir, se disperser seule et fusionner ensemble ? Je peux ressentir leurs histoires respectives alors que nous formons maintenant un tout.

De l’air, à nouveau de l’air, nous respirons tous ensemble pour la première fois. Je reconnais le parc où Rémy et nous étions venus. Nous voilà en harmonie avec le vent qui nous traverse et nous fait chanter à nouveau.



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A New York, dans « Battery Park », non loin de la Sphère des Tours Jumelles, il est possible d’admirer la stèle fabriquée à partir de tous les instruments récupérés appartenant à Rémy Bricka, victime de l’attentat du 11 septembre 2001. Les restes de la trompette du célèbre jazzman Rodolphe Lewis Cartridge y figurent au sommet.
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Chantane · il y a
mon vote pour une histoire particulière
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Arlo · il y a
Un texte mystérieux et original par sa construction . Je vote et si cela vous dit ,j'ai un petit poème en compétition A l'air du temps , je vous invite à le lire voire le soutenir s'il vous plait .
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Sylphide · il y a
C'est intéressant, ces mouvements. Ça m'inspire beaucoup. L'idée de mouvement est Belle. C'est un mot qui n'a besoin de nul autre pour briller.
J'aime bien ta façon d'avoir lié le début à la fin. Ca implique une idée de cycle ? Les hommages me rebutent à cause du fait qu'ils soient des hommages, mais ton texte a beaucoup de qualité. Par exemple, durant tes deux premiers mouvements, tes mots sont neufs, comme un vent d'air frais. On croirait qu'ils respirent !

Coup de coeur : "Un baiser de ceux qui vous retiennent et vous envoient ailleurs en même temps. Un baiser comme je n’en ai plus jamais eu. "

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Bef · il y a
Bonjour Sylphide. Merci pour la lecture et ton commentaire. Oui le cycle de l'éternel recommencement est un thème intéressant à développer. D'ailleurs, cette trompette a une seconde vie à la fin de l'histoire. Elle recommence mais pas tout à fait.
Ce n'est pas un hommage à la base ( tu penses au 21/9/2001 je suppose). Ce n'est qu'un prétexte pour la faire exploser et revivre à nouveau différemment.
Je n'ai pas très bien compris ta première remarque sur le mot "Belle".

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Sylphide · il y a
Ah oui, en effet. Je me suis mal exprimée. Je voulais dire que le mot "mouvement" n'avait besoin de nul autre pour briller. ^_^
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Kie · il y a
Beau et très fort.
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Bef · il y a
Merci qui ? Merci Kie.
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Terrienne · il y a
Bel hommage...
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Terrienne · il y a
Votre réponse ne s'est pas enregistrée. J'ai pu lire le début via les notifications de ma boite mail mais c'est tout. ;)
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Bef · il y a
ah je vous ai finalement répondu sur la partie messagerie en direct.
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Emma · il y a
En fait ceux qui décident de valider un texte ou non ont dû lire vite sans comprendre plus que moi... sinon ils lauraient validé, non ?
Bon, j'aurais du capter à la première lecture ce qu'était le personnage... dommage, ce texte est très beau. Et cohérent...

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Bef · il y a
merci beaucoup emma d'avoir pris le temps. J'aime les histoires qui font planer le doute, le mystère, quitte à ne pas tout dévoiler totalement a la fin. Ce qui par conséquent invite à en discuter après, ou à relire pour l'avoir dans le bon sens. merci encore pour tes gentils commentaires ;-)
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Maud · il y a
Bravo Bef ! tes textes sont toujours originaux et étranges, avec une écriture fluide, et une fin surprenante, je me suis demandé tout au long de la lecture, ce qu'elle pouvait bien être....dommage que le comité n'ai pas validé ce texte !... bienvenue au club des recalés ;-)
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Charles Duttine · il y a
Une atmosphère bien étrange mais finalement envoutante. Votre écriture est fluide. On glisse d'un mouvement à l'autre et j'aime bien cette construction musicale.
Evidemment, votre texte dénote avec ce que l'on lit habituellement sur Short. C'est bien dommage que l'on ne retienne pas des textes comme le vôtre. Mais l'essentiel reste dans le plaisir de la découverte et de la lecture.
Si l'idée de découvrir l'un de mes derniers textes vous tente, libre à vous ...http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/une-autre-fois-peut-etre

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Bef · il y a
Merci Charles d'être passé lire ce texte et pour votre commentaire. D'après vous, en quoi dénote t il ?
Oui d'accord pour le simple plaisir de lecture et de partage. La "compétition" ne sert qu'à être vu davantage et a offrir davantage de commentaires enrichissants.

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Fred Panassac · il y a
Finalement j'ai pu passer vous lire ce soir.
Un texte comme un coup de poing, le début est mystérieux, puis on voit se dessiner les personnages et leur histoire en mots bien choisis avec des expressions percutantes, et pour finir la chute est complètement inattendue et si impressionnante ! Cet événement connu de tous, décrit de l'intérieur, il fallait oser et c'est très réussi.
Même avis que Déborah : je ne comprends pas qu'il n'ait pas été retenu.
Mon vote, même si ça ne "compte" pas.
Je vous invite à me lire si ce n'est déjà fait.
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/un-lancer-bien-pense
Et bientôt un tout nouveau TTC

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Bef · il y a
Merci beaucoup pour votre commentaire qui me touche beaucoup.
Je vous ai déjà lu en effet. Pau n'est pas très loin en plus...

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Déborah Locatelli · il y a
Wahou... J'ai du mal à commenter, il est très fort ton texte...et quelle chute. Pourquoi il n'est pas en compétition?
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Bef · il y a
Bonsoir Déborah, merci pour ta lecture et ton message. Je t'ai coupé la chique !? Ben ça alors ;-)
Je suis en effet déçu que ce texte n'ai pas été retenu. Les goûts et les couleurs... A bientôt.

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Déborah Locatelli · il y a
Je le trouve vraiment bien sincèrement, c'est dommage qu'il ne soit pas retenu. Après ça n'enlève rien à sa qualité. Continu...A bientôt :-)
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