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Imitation

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Bef

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Il savait.
Il savait que c'était par un ticket comme celui qu'il tenait à présent entre ses mains que tout avait commencé.
Il savait que ce matin là, même s'il n'avait pas pris le bus, comme tous les jours à la même heure, les symptômes seraient apparus de toute manière, d'une façon différente.

Le réveil indique 6h29 mais Paul ne sait pas qu'il ne lui reste même pas une minute de sommeil, seulement quelques secondes de rêve avant la décision irrévocable du réveil de le ramener dans le monde réel. Et ce qui devait arriver arriva. C'est difficilement que Paul se dresse au pied de son lit tourmenté. Un cauchemar sans doute. Il ne sait plus. Peu importe. Un bol de lait, du chocolat en poudre et deux ou trois biscottes beurrées recouvertes d'une épaisse couche de confiture de myrtille : voilà ce qui importe le matin. Le lait, c'est pour les os. Le chocolat, c'est pour le goût. Et les biscottes, c'est pour ce qu'il y a écrit derrière le paquet. Ce ne peut être qu'ainsi que les premières minutes de réveil ne le soient pas tout à fait.
Le rêve continue, entretenu par cette littérature qui n'a d'intérêt que par le fait de ne pas en avoir. Il se perd un moment entre deux épis de blé flous pour apercevoir enfin la chevelure châtain d'une jeune fille aux yeux clairs. Son visage était plus net la nuit dernière. Ce n'était pas un cauchemar. Jamais Paul n'aurait pu imaginer qu'un paquet de biscottes puisse éveiller en lui tant de sentiments mélangés. Cette excitation d'abord qui le pousse à éclaircir peu à peu les traits fins de ce portrait. La joie sereine ensuite de voir ce visage s'animer pour lui sourire, en se penchant légèrement comme pour bien montrer qu'elle le voyait également. La curiosité, puis l'envie et le désir de passer sa main dans ses cheveux ondulés en attendant une nouvelle réaction de sa part. Mais son trop de concentration le renvoie soudain dans le champ de céréales que propose le paysage ce matin.
Paul n'est pas habitué à autant de nature. En fait, il n'a jamais vu de vrais épis de blé. Le véritable aspect d'un brin de cette céréale est pour lui ce qu'une roche de Pluton est pour un astronome. Il sait à peu près à quoi cela ressemble mais il n'en verra sans doute jamais. Le poids, la texture, l'odeur resteront des sensations abstraites. Mais est-ce vraiment un sujet de réflexion pour Paul ? Non. C'est d'ailleurs ce à quoi il ne pensa pas pendant le temps passé sous la douche salvatrice d'un sommeil insistant.

Le nœud de cravate rapidement serré, il descend nonchalamment la cage d'escalier en colimaçon de l'immeuble. Il n'aime pas cette spirale sans fin car il pense tous les matins aux mêmes cinq étages qu'il aura à parcourir dans l'autre sens le soir. C'est de cette façon que Paul voit la vie en général : ne pas se réjouir trop vite des choses qui paraissent simples car elles cachent souvent le revers de la médaille. Un oiseau qui chante sur la place publique signifie que ses excréments doivent salir de nombreux balcons, sans compter les maladies que cela peut engendrer. Un enfant qui mange une glace souligne la comédie qu’il fera pour en obtenir bientôt une autre. Et une jeune femme qui lui sourit montre bien toute la perfidie de ces êtres si différents de lui. Cette philosophie ne lui laisse pas de répit pour pouvoir profiter des petits bonheurs quotidiens mais il a pu ainsi se former une carapace efficace contre tous les retours de bâton que dissimulent les choses d’apparence simple.
C’est à pied que Paul se rend à l’arrêt de bus le plus proche. La démarche hésitante, il erre plus qu’il ne marche vers une destination précise. Aucune boisson alcoolisée ne fait pourtant partie du menu de son petit déjeuner mais c’est pratiquement comme un poivrot qu’il propose un spectacle à son insu. Sa sacoche semble trop lourde pour ses bras longs et fins et certains passants ont l’air de se demander si un peu d’aide ne lui serait pas favorable pour continuer sa course titubante. Celui qui se décide finalement à venir vers lui n’est autre qu’un clochard qui se dirige droit vers lui. Éméché par une ou deux bouteilles de vin rouge, cet homme voit peut-être dans l’allure de Paul un concurrent à son bout de trottoir. Mais c’est un tout autre discours que lui tient alors ce survivant de la froide nuit passée.
Les mots, lancés à une vitesse proche du mur du son, se répercutent sur les tympans de Paul qui ne prêtent pas attention au sens éventuels de ces borborygmes. Pourtant, une partie alerte de son cerveau veut que tout son être se penche un peu plus sur les dires de ce pauvre homme. Et c’est quand il se concentre davantage pour tenter de comprendre le monologue que le discours se transforme soudain en une tirade intelligible. Surpris par ce changement de ton, Paul se sent au plus mal et entreprend de poursuivre sa route vers l’arrêt de bus. Mais il est trop tard et les mots insidieux rentrent dans les organes auditifs de Paul jusqu’au plus profond de son centre nerveux principal.
─ Prends garde, mon enfant ! Un geste peut tout déclencher. Tu es un somnambule et tu dors dans ta bulle. Ton attitude pourrait bien tout changer. Vois comme le monde est à ta disposition. Il est venu, le temps de l'imitation.
Paul avait déjà croisé cet homme et il n'était pas rare qu'il utilise la rime pour s'exprimer. Mais à entendre trop souvent associer « Bonsoir ! » avec « Connard ! », il s'est habitué à en apprécier la forme en occultant le fond. Ce qu'il fit encore aujourd'hui, en notant d'ailleurs le bel emploi de deux rimes riches. Un comble pour cet individu dont les brèves de trottoir ne représentent plus que son dernier trésor. Cette pensée provoque un léger rictus de la part de Paul qui redresse sa course pour reprendre sa marche solitaire.

L'arrêt de bus n'est plus maintenant qu'à quelques enjambées. La mission que Paul se fixe chaque matin à cet endroit est de repérer un siège inoccupé ou un poteau quelconque, seul soutien pour l'attente à venir. A défaut de place assise, c'est un panneau de signalisation qui fait l'objet de son choix. Peu confortable par rapport à un fauteuil, il n'en est pas moins un compagnon agréable. Silencieux, inerte et le regard absent, il ressemble finalement aux personnes qui attendent le bus. Il a même l'avantage indéniable de ne pas râler si l'on s'appuie contre lui.
L'éternité, c'est ce que représentent les quatre minutes qu'il reste à patienter. Quatre minutes pendant lesquelles le niveau d'activité tant physique que cérébrale frôle le zéro absolu. Rien ne bouge, le niveau sonore ambiant est quasi nul et même le vent semble avoir suspendu son vol. La réalité est toute autre puisque le tumulte de la ville gronde aux oreilles des passants en proposant un ballet de voitures, motos et autres véhicules à moteur bruyants et polluants. Mais Paul est revenu dans son paquet de biscottes, cherchant aux travers des tranches émiettées ce visage d'ange qui l'a tant absorbé ce matin. La brise légère fait onduler le champ de blé lui donnant ainsi l'allure bouclée d'une chevelure dorée. Pourtant, pas la moindre image du regard pénétrant de tout à l'heure. L'impatience devient énervement et les vagues agitées des céréales lui donnent la nausée. Des odeurs de pots d'échappement l'envahissent : le bus est là.
Le regard encore dans le vide, comme s'il ne pouvait plus faire la mise au point, il gravit les marches du bus et composte son ticket déjà chiffonné. La première place, juste derrière le chauffeur, offre la possibilité à la personne assise d'observer les gens qui montent dans le bus sans que ceux-ci ne prêtent attention à elle, trop concentré sur les marches glissantes, le chauffeur qui se cure le nez et la fente de la machine à composter. Paul le sait bien et se précipite sur ce trône pour profiter du statut royal que procure cet endroit. Il est vrai qu'au lieu de toiser l'assemblée à la recherche d'une place libre, le commun des mortels baisse d'abord furtivement le regard en avançant à petits pas, humbles et sûrement effrayés devant la foule aux milles yeux. Et c'est pendant ce bref instant de soumission que Paul fabule sur la vie de ses sujets.
« La gourmette en or de ce Monsieur ne trompe pas : un "De Machin Truc", fier d'afficher sa particule lors de son inscription au club de golf du centre ville et son argent au casino du samedi soir... Chemisier blanc couvert d'un gilet gris, robe noire et longue, socquettes blanches et chaussures plates, la quarantaine : une vieille fille, sûrement professeur d'histoire... ou de latin peut-être... en tout cas à l'école Saint Joseph... Rasé, l'air bourru, plutôt costaud, treillis et tee-shirt moulant : un militaire, engagé, seconde classe, pas plus... »
Ce que Paul ignore est que Monsieur Martin vient de recevoir des mains de son père mourant la gourmette que son propre père lui avait transmise et que ce chômeur ne va au casino que pour y faire des emplettes. De plus, cette dame, mère de quatre enfants, est responsable du secteur communication d'une société productrice de préservatifs. Enfin, ce jeune boulanger, victime de la mode kaki et solidement charpenté, n'a malheureusement le crâne apparent que pour raison médicale... Mais tout cela, Paul l'ignore. Il continue d'ailleurs à tenir son rôle de souverain encore quelques instants, jusqu'à ce que ses vassaux prennent place, puis le carrosse démarre.

Commence alors la chanson du bus. Comme pour une comptine pour enfants, on la connaît sans se souvenir l'avoir apprise. Et c'est ainsi que les couplets transportent Paul de refrain en refrain. Ces derniers coupent un peu la progression du récit mais le couplet suivant s'emballe et poursuit l'air que fredonne la chorale du bus. Paul ne s'étonne plus de croiser aux mêmes endroits à la même heure les mêmes personnes que la veille ou encore le jour d'avant. Cette véritable pièce de théâtre, qui semble mise en scène par une main de maître, le rassure et lui permet de se concentrer sur la journée qui se profile. Pourtant, ce matin, le quatrième couplet propose une version étonnante de la chansonnette. De l'autre côté de la rue, c'est pendant la cassure de rythme imposée par un feu rouge que Paul regarde cette femme enfiler son casque et monter sur son scooter, comme tous les matins. Mais cette fois-ci, en arrière-plan, il est attiré par la seule chose qu'il ne s'attendait pas à revoir si loin de son trottoir et surtout si peu de temps après. Il y en a des dizaines dans cette ville qui regorgent de recoins leur permettant de s'installer confortablement, mais c'est bien le même que tout à l'heure. Il est là, avec sa bouteille de rouge, planté comme un piquet en direction du bus et de Paul. Ce clochard ne peut être celui d'il y a vingt minutes : il faudrait avoir suivi le bus en moto pour se trouver là en ce moment. Et encore, à quelle allure ? Ce n'est pas possible, pourtant il semble bien que ce soit lui. Paul plisse les yeux pour y voir mieux. Les myopes font cela pour modifier le rayon de courbure de la cornée et ainsi améliorer leur vision : lui qui a dix sur dix à chaque œil espère atteindre au moins douze ou treize avec cette technique. Toujours pas d'image convaincante, pourtant il en serait presque intimement persuadé. Le trait de sueur sur son front, inhabituel à cette heure de la journée, trahit le fait qu'il l'est bel et bien.
Le vert résonne dans la tête de Paul. La reprise allegro du chef d'orchestre provoque la rencontre inopinée de sa tempe droite et d'une barre métallique verticale. Le choc est rude : tandis que le pilier ne s'est aperçu de rien, Paul reprend difficilement ses esprits en chassant les papillons noirs qui voltigent devant ses yeux. Pourquoi l'Homme n'est-il pas naturellement doté d'un casque ? Les crocs des serpents venimeux et les griffes des félins se rétractent comme on range un sabre dans son fourreau, le corps de la tortue est protégé par une carapace et la sève de l'arbre est couverte d'une écorce bienveillante. Mais le cerveau de l'Homme, qui est sans nul doute son principal atout, n'est équipé d'aucune protection digne de ce nom. La nature atteint alors le summum de la prétention : cette partie du corps est tellement redoutable qu'elle peut se permettre d'être arborée de façon ostentatoire. Et si cet outil encore mal connu nous a permis de devenir l'une des espèces dominantes de la planète, il n'en est pas moins qu'une simple tige de métal immobile pourrait presque en venir à bout. Paul s'en tire bien finalement, et avec les honneurs de surcroît puisqu'un rapide coup d'œil lui confirme que personne ne l'a vu se mutiler ainsi l'endroit le plus précieux de son organisme.

La jeune fille à l'orange fait son entrée au cinquième refrain. Paul le sait et ses sens sont maintenant tous sur le qui-vive du moindre stimulus. Le bus avale la demoiselle par un bâillement de porte et déjà les effluves odorantes alertent les nasaux des plus attentifs. Les yeux perçants de Paul sont les premières à percevoir dans le petit panier en osier le fruit coupable d'une telle agitation sensorielle. La jeune fille s'assoit promptement et entame sans hésiter sons encas matinal. Pas un seul passager ne capte dès lors les molécules si délicates et rafraîchissantes des gouttelettes de fruits qui jaillissent de l'écorce à chaque nouvelle saignée. Le cuir de la sacoche que Paul tient entre ses mains se ride légèrement, murmurant un craquement plaintif peu perceptible. L'harmonie parfaite entre ses cinq sens est enfin atteinte lorsque son imagination parvient à simuler l'apparition soudaine d'un quartier entier entre sa langue et son palet. La palette de sensations est alors complète. Le bruit de la déglutition de sa salive teintée d'orange touche à son paroxysme à la vue du dernier petit bout englouti par ces lèvres si enivrantes. Paul vient de terminer son second petit déjeuner, identique au précédent en un point : la jeune fille. Six mois à présent qu'il monte dans ce bus chaque matin, six mois qu'il contemple ces prunelles claires, six mois qu'il voudrait tant qu'elle fasse le premier geste. Un mouchoir en papier en guise de serviette, elle essuie gracieusement sa fine bouche, relevant lentement la tête et posant tranquillement son regard sur celui de Paul. Surpris par ce face-à-face imprévu et surtout de se rendre compte qu'il s'était complètement tourné vers elle durant tout ce temps, il sursaute, pris sur le vif, et se cale rapidement au fond de son siège.
Rouge comme le ticket qui commence à être déchiré de toute part, Paul s'en veut de s'être fait prendre à ce jeu de collégien, lui si discret d'habitude. C'est d'ailleurs l'habitude qui va lui permettre de se remettre d'aplomb. Debout à l'avant du bus, solidement accroché à une barre métallique, comme pour signifier à ces traîtresses qu'il les tient maintenant sous bonne garde, il scrute l'horizon pour distinguer au travers du flot de véhicules le dernier port où l'embarcation fera escale. Un gamin, assis tout près de lu, se dit que cette figure de proue impassible protège le navire de quelconques avaries, embouteillages ou assauts de contrôleurs pirates. Ce qui entre parenthèses s'est avéré être la réalité chaque matin depuis que ce gosse voyage à bord du galion. Comment pourrait-il dès lors ne pas voir en Paul, qui ressemble tant à ce père qu'il n'a pas connu, une figure de proue rassurante guidée elle-même par des forces supérieures, mystiques et intrigantes comme cette « Etoile Polaire », terminus de la ligne 7 ? Paul l'a également compris : les pirates ne seront pas de sortie encore une fois. Il le regretterait presque comme s'il espérait pour ce matin une confrontation directe avec ces bandits de grands chemins à la face desquels il aurait brandi son ticket composté. Et ils s'en iraient, abdiquant devant cette stratégie de défense infaillible.

Le bus entame un long coup de frein posé comme un point d'orgue à une symphonie. Le trajet touche à sa fin, les passagers se dépêchent d'attendre et Paul, impassible, fouille le fond de la poche de son pantalon. Ses gestes sont lents, précis et machinaux. De sa main gauche lâche et leste, il tire le ticket de bus rouge avec cet habituel goût amer de l'avoir acheté inutilement. Ses doigts agiles le maltraitent tranquillement et expriment tout le mépris qu'il a envers ce morceau de carton. Le bout des ongles quelque peu coloré, Paul, dégoutté par cette encre indélébile, laisse tomber nonchalamment le coupable dans l'allée. Le mouvement est fluide et furtif, exécuté avec entraînement. Alors que d'habitude, tout n'est qu'agitation et brouhaha à ce moment du parcours, un silence soudain s'installe le temps d'une fraction de seconde. Suit un bruissement soutenu, comme un frottement de tissu long et puissant. Puis à nouveau un silence insoutenable, interrompu par un souffle, un glissement au niveau du sol.
Une secousse se fait ressentir lorsque le bus s'arrête enfin. C'est à cet instant que Paul décide de se retourner pour se diriger vers les portes de sortie situées au milieu de l'engin. Son premier pas le surprend par la sensation de se déplacer sur un tapis moelleux. Le deuxième le force à baisser les yeux, sens qui chez nous est de loin le plus utilisé et par conséquence réciproque le plus adapté pour appréhender une situation le plus rapidement possible. La constatation est sans appel, la stupéfaction de même. Paul ne stoppe pas sa marche pour autant. Il file tout droit vers l'escalier permettant de s'extirper du véhicule. Mais il négocie mal le virage à gauche et glisse sur le flot couleur sang qui inonde l'allée centrale. Une vague atteint presque le dernier rang. Malgré un déséquilibre qui en aurait fait chavirer plus d'un, Paul se redresse tant bien que mal en s'agrippant de justesse à une barre métallique. Les portes s'ouvrent à ce moment et une bourrasque entraîne dans sa danse les cartons compostés qui virevoltent à la manière de papillons, narguant sa maladresse par leur agilité hors du commun. Ce tourbillon rouge se dissipe peu à peu, lui laissant le champ libre pour gagner le trottoir. Les semelles se frottent au bitume et tel un marin posant pied sur la terre ferme, il ressent un léger malaise tandis que la mer rouge se vide maintenant dans le caniveau et se déverse dans les égouts.

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Chantane · il y a
mon vote pour un agréable moment de lecture
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Maud Garnier · il y a
Je suis repassée pour relire ce texte intriguant ! ;-)
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Philshycat · il y a
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Bef · il y a
merci philshycat. j'irai y faire un tour.
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Toufa · il y a
Je comprends enfin comment ce Bef a-t-il pu arriver sur la page d'un site d'un boys band éternel... Bravo. C'est bien troussé comme histoire. Le temps partiel a vraiment du bon. Quand même, t'aurais pu en parler.... A bientôt.
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Bef · il y a
ah ah ! merci merci. et à jeudi !!!
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Charles Duttine · il y a
je découvre votre texte vraiment fabuleux... une évocation surprenante de la banalité du quotidien que n'auraient pas renié les "surréalistes". De la poésie et du rêve à l'état pur !
Bravo, mon vote évidemment.

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Bef · il y a
merci pour vos compliments. cela donne envie d'écrire la suite...
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Murielle · il y a
Un trajet de bus, pour le moins original, qui invite à la rêverie pour mieux happer les personnages de ce périple! +1
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Bef · il y a
Merci Limeur pour cette lecture dominicale !
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Marine · il y a
Vous avez le don de transformer un simple trajet en bus en un joli texte piqueté d'humour ! +1
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Bef · il y a
Merci beaucoup Marine.
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Argan · il y a
Demain je prends le bus ! Je vous ai aperçu du côté de stelline et j'ai e envie d'y lire de plus près ! Je ne suis pas déçu ! J'aime les histoires du quotidien qui bifurquent vers le rêves, l'imagination, ailleurs ! +1. Au plaisir de se lire ! Argan qui vous invite à rencontrer Aurore un peu plus haut mais qu'importe ! http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/aurore-l-invisible-1
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Bef · il y a
merci Argan pour ce commentaire généreux. J'avais déjà lu votre texte mais n'avais pas pu voter. chose faite cette fois-ci mais impossible de noter un commentaire. je le fais donc ici faute de mieux : j'ai bien aimé l'ambiance entre engagement, tristesse, découragement, amitié, amour... bref, tous les sentiments y passent, de façon simple et naturelle. une vie qui se reconstruit en reconstruisant les autres. merci pour le message sous-jacent. emprunt de non violence et de générosité quotidienne.
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Argan · il y a
Merci en retour pour votre commentaire ! Je passerai chez vous pour poursuivre mes lectures ! De mon côté, vous pouvez passez ici ! http:/gwen-le-tallec.fr Argan
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Maud Garnier · il y a
Mon vote pour ce parcours en bus entre rêve et réalité d'un quidam ordinaire... :-)
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Bef · il y a
Merci Maud.
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Claudel · il y a
Très beau texte. Belle maîtrise. Mon vote +1
Si vous avez quelques minutes : http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/la-ferme

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Bef · il y a
Merci. J'irai y faire un tour.
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