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Il était une femme... - Chapitre 1 (partie 2/3)

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Mick

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【Lundi 24 octobre 2011】

Il est cinq heures du matin et je ne trouve pas le sommeil. Je pense à ces derniers instants passés auprès de cette belle inconnue et à ce silence qui nous enveloppait. Il me revient à l’esprit ces détails qui m’invitent à retourner vers elle. Avant qu’elle ne se lève du banc, nos regards se sont croisés une dernière fois et une larme s’est écoulée le long de sa joue. Je n’ai pas compris pourquoi et cela m’a littéralement paralysé. J’aurais aimé trouver le courage pour lui adresser la parole et ôter son chagrin, pour en connaître les raisons et effacer une détresse aussi soudaine qu’inattendue. Mais j’étais effrayé à la simple idée de prendre la parole ; qu’aurai-je pu lui dire pour justifier ma présence ? Je me sentais gêné de l’avoir suivie jusqu’au parc, de vouloir bousculer l’ordre des choses en étant là où je n’étais pas censé être. Je n’étais qu’un rêveur un peu gauche qui n’avait pas la force de parler à une jeune femme, alors même que le destin avait décidé de prolonger l’instant. Finalement, elle s’est levée au bout de quelques minutes, la nuit approchant. Tandis qu’elle s’éloignait, la peur au ventre me tétanisait, m’empêchant de faire le choix d’aller vers elle. J’ai dû me résoudre à m’en tenir à ces miraculeuses minutes. Et aussitôt, je me suis raccroché à l’espoir de la retrouver et de croiser à nouveau sa route. Pour avoir une chance d’y arriver, je viendrai m’asseoir sur ce banc chaque jour où il me sera possible d’y être à la même heure. Je prendrai un train, un wagon et un emplacement différent chaque matin en allant travailler. J’emprunterai des rues, des avenues et des chemins que je ne connais pas dans l’espoir de croiser sa route et que mon souhait de la revoir ne reste pas vain.

Après être parvenu à dormir quelques heures, je me prépare pour aller me balader dans Paris. Si la capitale regorge de lieux où il me plaît de flâner, c’est sur le quartier Saint-Michel que mon choix se porte généralement. J’admets qu’il n’est pas forcément raisonnable d’aller m’y perdre en trouvant refuge dans les librairies, je finis toujours par repartir avec quelques ouvrages sous les bras. Mes modestes bibliothèques commencent d’ailleurs à subir le poids de mes dépenses et je n’ai déjà plus assez de place pour tous les ranger. Cela dit, j’arrive enfin sur les lieux et me dirige vers Gibert Jeune, situé à deux pas de la bouche de métro. Dès l’entrée, mes yeux pétillent d’impatience à l’idée de feuilleter de beaux livres. Je vais au premier étage, au rayon des livres d’arts, plus précisément de la photographie. Je penche ma tête pour scanner du regard toutes les tranches de ces livres et me laisse guider par le nom ou le titre qui saura éveiller ma curiosité. J’affectionne tout particulièrement les portraits de femmes, de contempler l’élégance captée par l’objectif. Lorsqu’un photographe saisit l’instant et le sublime, qu’il capture l’essence de la féminité pour en faire une oeuvre, c’est une véritable ode à la beauté, pas seulement physique - même s’il faut admettre que les plus belles femmes à notre goût ont ce charme que d’autres n’ont pas - mais aussi émotionnelle et sentimentale. Tout cela se devine à travers l’expression de leurs visages, figés sur un papier glacé qui les expose et les immortalise, prolongeant indéfiniment cette fraction de seconde qui se révélera précieuse pour l’oeil aguerri du contemplateur.

Au second étage, je remarque aussitôt ce jeune auteur de bande dessinée, installé derrière une grande table dans un recoin du rayon éponyme. Avec une vingtaine d’exemplaires de sa création positionnés avec soin devant lui pour attirer le regard, il semble patienter depuis un bon moment que l’on s’intéresse à son travail. Par sympathie pour lui, je m’approche pour feuilleter quelques pages de sa bande dessinée. J’imagine être à sa place et attendre que l’on veuille bien susciter ne serai-ce qu’une once de curiosité, de se voir accorder une chance de plaire à celui ou celle qui aura la bonté de venir nous voir. Le partage de sa création est quand même l’accomplissement de longues heures de labeur, une finalité qui mérite un minimum de reconnaissance. Enthousiaste à la seule idée que je sois venu vers lui, il me salue poliment, avant de m’interroger sur mes goûts en matière de lecture, notamment dans son domaine. Après une courte discussion, j’ai finalement dû l’abandonner à sa quête d’acheteurs potentiels, n’ayant pas été emballé par son trait de crayon qui, je l’espère, trouvera faveur aux yeux d’autres passants. Au même titre que les mots ou les images, le dessin éveille ma sensibilité à un degré parfois si élevé que je pourrais rester figé devant une illustration pendant des heures. Et dans ma recherche d’un livre singulier, mes mains sont tombées sur une perle rare, un joyau comme je n’en avais pas trouvé depuis longtemps. Il s’agit d’un dessinateur chinois, Benjamin, dont les portraits sont de véritables aquarelles aux couleurs mirifiques. Une trouvaille qui suffira à me combler pour la journée.

A mon retour, et après avoir soigneusement rangé mon unique achat du jour, je recherche dans ma chambre cette petite boîte verte dans laquelle se trouvent de nombreuses lettres. C’est en quelque sorte un coffre à souvenirs dont la valeur est évidemment inestimable à mes yeux. Et c’est un peu par nostalgie du bon vieux temps que j’avais envie de la rouvrir. Ces lettres ont été écrites par mes amies et datent de l’époque du lycée, des années pas si lointaines mais qui semblent venir d’un autre temps, celui où le courrier papier n’avait pas encore été remplacé. Je me souviens d’avoir eu plus d’une fois le coeur qui s’emballait à la simple idée d’aller ouvrir ma boîte aux lettres ou de guetter l’arrivée du facteur. J’attendais qu’un courrier vienne me défaire de la solitude, qu’il me redonne le sourire. Je me rappelle aussi du bonheur ressenti à la vue d’une enveloppe où il était écrit mon nom et mon adresse à la main. Elle venait de parcourir des kilomètres, bravant parfois la pluie, le vent ou la neige. Il y avait la surprise de l’expéditeur quand l’écriture n’était pas reconnaissable au premier coup d’oeil. Puis une fois l’enveloppe ouverte, je tenais entre mes doigts cette lettre puis en dévorais les mots. Je la lisais comme une carte au trésor, dont les indications menaient vers l’amitié. Je humais le parfum se dégageant de la feuille ou de l’encre, pour y déceler l’odeur laissée par celle qui l’avait précédemment touchée, effleurée, et dans certains cas embrassée.

Tu as pris ma main et tu m’as emmené,
Au bord d’un lac pour voir le soleil se coucher,
Tu as serré tes doigts dans le creux de ma main,
Et nous avons parlé de nos vies jusqu’au petit matin.

【Flashback - Hiver 2010】 【Amitié - Partie 1】

Les plus belles lettres que j’ai reçues viennent de Laëtitia, une amie que je connais depuis déjà huit ans. Au-delà de ses mots charmants et réconfortants, elle avait un don particulier pour rendre son courrier moins ordinaire que les autres. Par exemple, elle déposait souvent un baiser dont la marque au rouge à lèvres enjolivait ses mots, et la feuille de papier était parfois imbibée d’un peu de parfum, lui donnant une aura spéciale. Il lui arrivait aussi d’y déposer une poussière dorée pour ajouter un cachet supplémentaire et me laisser sur le bout des doigts la trace de son passage. Ses lettres avaient le charme que d’autres n’ont pas, parce qu’elle y a toujours accordé une attention toute particulière avec des petits coeurs ou des illustrations témoignant de son affection à mon égard. Je me souviens également de ses cartes postales, si bavardes qu’il ne restait de la place que pour le timbre. Dessus, elle y racontait ses vacances et finissait par me dire qu’elle pensait à moi, me prouvant ainsi que la distance n’avait pas le droit d’être liée à l’oubli. Son écriture mettait en valeur chaque lettre de l’alphabet, sublimait ses mots par le soin qu’elle avait accordé à les rédiger. Il m’arrive encore d’ouvrir ma boîte aux lettres en souhaitant y trouver autre chose que des prospectus ou des factures. Pour retrouver cette euphorie à la simple idée de voir mon nom et mon prénom écrits au stylo-plume. Depuis plusieurs mois, les lettres de Laëtitia ont disparu après s’être faites de plus en plus rares, la faute à ce quotidien qui nous dévore trop de temps. La faute aussi à cette vie d’adulte qui s’est chargée d’engloutir une partie de notre amitié, celle qui lui offrait sa singularité et lui donnait sa force. La génération e-mail et réseaux sociaux ont peu à peu remplacé et transformé la correspondance pour la rendre plus commune et accessible, mais aussi plus distante et invisible.

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Sylvie Loy · il y a
Je ne peux pas dire que je te découvre dans l'écriture car je t'ai déjà lu. Mais pourtant je ne te reconnais plus. C'est étrange et assez perturbant. J'ai comme l'impression que je te découvre plus posé. Une sensation qui perdure dans la lecture et qui me fait dire que j'ai la nette impression que tu as trouvé la voie de ton roman à ce moment-là. Vraiment. Que tu savais où tu allais. Ce que tu voulais dire et comment tu allais t'y prendre. Peut-être que je me trompe.
Mais tout ça pour te dire que cette lecture de ton roman est très agréable: je la déguste.

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Mick · il y a
Il est vrai qu'ici, je suis plus serein, c'est un texte plus positif que le sentiment que je peux par exemple laissé ces derniers temps. Ce roman, c'est exactement ce que tu dis : c'est ma vie, c'est réellement "moi". C'est mon monde, ma bulle, mon oxygène et tout les qualificatifs qu'on peut trouver pour définir ce qui donne du sens à ce que l'on fait. Tu ne te trompe pas et si chacun de mes paragraphes est hyper travaillé - je suis perfectionniste en ce qui concerne la justesse - il n'en reste pas moins que mon intention de départ et l'avancée du texte est venue de façon logique, spontanée, comme une évidence.
Je te souhaite une bonne dégustation et espère que tu digèrera toujours bien mes mots ;)

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Penny A. Moïra · il y a
Je vois qu'on a les mêmes petits plaisirs ;) J'ai beau faire partie de la génération "e-mail et réseaux sociaux", quand j'ai du temps, j'adore écrire des lettres, des vrais lettres sur papier et tout (ouais ouais, à l'ancienne ;) ) à ma meilleure amie. Lui raconter des choses que je ne lui dis que comme ça. Ma dernière lettre faisait 7 pages xD
Mais, passons, faut que j'arrête, aussi, de raconter ma vie (j'ai pas de métaphore champêtre pour toi, cette fois x) ).
J'aime beaucoup ces tranches de vie que tu nous fait partager. J'ai l'impression d'être une petite souris qui se serait cachée dans ta tête pour entendre ce que tu te racontes à toi-même ou te remémore (ça compte comme une métaphore champêtre, le coup de la souris ? x) ). Ton écriture est, comme d'habitude ;) , très agréable et tes mots très bien choisis. Ca me plait que ton roman ne soit pas que le récit de ta rencontre avec cette belle inconnue mais aussi une sorte d'autobiographie.
Comme tu le sais, j'adore apprendre la vie des gens, ces petits détails qui font la différence, tu comprendras donc mon engouement pour tes textes sensibles et francs ;)

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Mick · il y a
Ça fait plaisir et ça rassure aussi de voir qu'il y a encore des personnes pour aimer écrire de vraies lettres manuscrites. J'ai récemment fait cet effort là, notamment pour les cartes de voeux. Je n'ai eu quasiment aucune réponse à mes cartes et là, en y repensant, ça me fait pas mal de peine. Je ne me sens pas très à ma place au milieu de cette génération réseaux sociaux (le mail c'est différent, très pratique et un bon complément aux lettres). Et continue de me raconter ta vie, j'adore en apprendre sur toi (et puis mon texte c'est pas mal de racontage de vie tu sais ! ;)
Souris = champêtre ? Bon allez, on va dire que c'est la souris des champs :D
Je suis ravi que le texte ai plus d'intérêt pour toi justement parce qu'il ne se focalise pas sur cette rencontre. Elle sera toujours au coeur des choses mais je n'avais pas envie que cette rencontre m'empêche d'écrire sur un tas de chose. Elle est justement au contraire la clé de toutes ces confidences jetées sur le papier. Si tu aimes la vie des gens, les petits détails, alors tu es la bienvenue. Et j'espère de tout mon coeur que tu seras toujours bien confortablement posée ici, que tu apprécieras la lecture et le dénouement. Merci pour tout :)

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Allie · il y a
Oh non ! Pourquoi c'est déjà finit ? :(
Je te ferai un commentaire plus long demain dès que je le pourrai, je suis passée dès que j'ai pu et me suis attelé à la lecture, maintenant je suis sûre de faire de beaux rêves ;) je répondrai aussi à tes réponses demain !
En tout cas je peux déjà te dire que j'ai adoré ;)

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Mick · il y a
Eh oui ma chère Allie, "déjà" fini - pourtant j'ai mis deux parties hein, je vais avoir du mal à te rassasié on dirait :D
C'est gentil d'être venu me lire et j'ai hâte d'avoir tes avis en détail. Demain si tu veux et si tu peux, mais ne t'oblige à rien, j'attendrai tes avis avec patience et avec le sourire !
En tout cas, je peux déjà te dire que tu es adorable ;)

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Allie · il y a
Quand un texte est bien, je n'en ai jamais trop lu ! ;)
Voici donc "l'adorable commentaire" que je vais essayé de faire ;) (c'est sûr que ça aurait été mieux de le faire juste après la lecture mais tu as déjà pu avoir un aperçu dans ma première réaction hier :))
J'ai adoré le côté vraiment réaliste de ton texte qui fait qu'on a réellement l'illusion que tu raconte une histoire vraie. L'histoire du jeune dessinateur dans la librairie m'a vraiment plu. En tant que personne qui écrit, on n'aime pas forcément ou on n'adhère pas au travail des autres mais on sait à quel point celui ci peut lui tenir à coeur donc on ne sent concerné et j'ai vraiment aimé cette partie.
Evidemment, les lettres j'ai adoré, ça m'a rappelé l'époque où j'en envoyais à mes amies (pas au lycée du coup plus primaire et début collège) je me suis vraiment reconnue dedans avec cette impression d'avoir vécu la même chose que ton personnage, j'ai adoré. Maintenant la grande question, que s'est-il passé avec la fameuse Laëtitia ?? J'imagine que je suis obligée d'attendre la suite :( vilaine curiosité ;)
N'hésite pas à me dire quand est ce que tu prévois de poster la suite ! :D

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Mick · il y a
C'est scandaleux de faire un si gentil commentaire :P Par contre tu me met le doute - oui parce qu'on ne sait jamais... Tu as bien été lire la partie 1/3 également non ? Parce que tu n'y fais pas référence donc euh... Voilà :D
Je me suis senti très concerné en effet lorsque j'ai vu cet auteur faire sa petite promo et partager son travail, je me suis mis à sa place et j'aurai été très triste que personne n'ose venir me parler ou s'intéresser à ce que je fais.
Et j'ai une affection toute particulière pour les lettres manuscrites, ne plus en recevoir ou n'avoir personne à qui en écrire (parce qu'elles ne te répondrons pas), c'est ce qui me rend très nostalgique du "bon vieux temps", quand ces maudits réseaux sociaux n'existaient pas, quand notre mode de vie permettait aux gens de consacrer plus de temps aux réelles amitiés.
Laëtitia est une amie que je perd de vue de plus en plus... Elle reviendra par intermittence mais ce ne sera pas un personnage important. Je ne veux pas "inondé" mon lectorat avec mes textes donc je pense poster une partie de texte tous les 4 ou 5 jours, selon la demande insistante aussi :P Donc fin de chapitre 1 postée ce week-end ! ;)

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Allie · il y a
Fais donc un scandale, même un procès, et tu verras que je gagnerai puisque j'ai raison :D
Ah ah la boulette attitude tu apprendras vite que je l'incarne, j'ai vu le premier texte portant le nom de ton roman et j'ai vite sauté dessus pour le lire ! Je viens d'aller lire la première partie du coup (oui la fille logique qui lit les textes à l'envers, désolé !) et j'ai aussi beaucoup aimé. Y a-t-il un côté autobiographique dans cette première partie ? Tu exprime ton amour pour les mots et j'adore. Ce que j'ai préféré c'est la comparaison entre la structuration de la poésie qui quelque part nous guide fasse à la liberté que la prose nous offre ;)
Tu as donc vécu ça en vrai ? C'est sûr que se sentir seul avec son travail, c'est pas très agréable...
Je l'ai pas tellement vécu ce temps là, désolé, en tout cas très peu, mais je peux imaginer à quel point ça rendait les amitiés "plus vraies"...
D'accord, alors je suis impatiente d'être à ce week-end ! (déjà en temps normal alors là, ça rajoute une raison ;))

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Mick · il y a
Et bah voilà, j'étais sûr que tu avais loupé la première partie ! :P Mes félicitations pour cette boulette attitude :D Ça m'apprendra à vouloir te faire plaisir et mettre en ligne deux parties au lieu d'une - chose qui ne se reproduira pas, nananère - oui je suis un grand enfant.
Disons qu'il y a un coté autobiographique... partout. Je ne vais pas entrer dans les détails ici (en privé si tu veux) mais le narrateur, c'est moi de A à Z. Il y a certains éléments fictifs dan cette histoire, c'est un peu une seconde vie que je me créer si tu veux. Je n'ai pas vécu en vrai la situation de cet artiste dans une librairie, j'ai assister à la scène tel que je l'ai décrite ici. Et tu découvriras ce que représente l'amitié pour moi un peu plus loin, et tout le long de ce roman (mais aussi au cours d'une nouvelle que je suis en train de rédiger).
Merci grande étourdie ! La prochaine fois, regarde le titre pour distinguer "Partie 1/3 et 2/3" :P

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Allie · il y a
Merci, merci :D c'est un talent d'être aussi peu doué ! ;)
Noooon !! :( j'suis pas douée je m'en veux :(
Ah oui je comprends ce que tu veux dire ;) c'est toi avec des éléments en plus :p
Je suis impatiente aussi de voir la nouvelle tu me précisera le titre pour pas que je me trompe ahah ;)

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Jo Hanna · il y a
Alors... Wow ! Je suis impressionnée par la qualité de ce texte. Mais c'est pas non plus pour rien qu'il m'a autant plu.
D'abord j'ai été transporté par le passage sur la librairie et cet auteur qui attend. Je travaille (enfin pas vraiment mais c'est pas la question) dans une librairie jeunesse, j'adore être dans cet endroit, entouré de livres, regarder le regard des gens qui s'illuminent quand ils tombent sous le charment d'un livre... Et puis au Festival des écrivains du Sud il y avait cette attente dont tu parles, et pour l'auteur c'est dur mais pour les passants aussi parce qu'ils se sentent mal à l'aise pour lui et c'est bien dommage, ça gâche la "rencontre" si je puis dire.
Mais surtout j'ai aimé le passage sur les lettres, je regrette que ce ne soit plus "la mode" d'utiliser ce moyen là. Chaque année j'écris une lettre pour l'anniversaire d'une amie. Et à chaque fête, chaque anniversaire de ma famille je leur écrit quelque chose que je leur lis ensuite. C'est tellement plus fort, plus vrai.
Bref je crois que tu aura compris que j'ai été subjugué par ton texte !

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Mick · il y a
A mon tour de dire... Wow ! J'allais me coucher quand je me suis souvenu que je devais vérifier mes notifications sur Short. Et là, ton avis apparait sous mes yeux, hyper enthousiaste de découvrir ton avis. Et là, je me suis senti tellement heureux que tu apprécies la suite ! Merci de me faire partager ton avis, ton vécu aussi à travers cette librairie jeunesse où tu "travailles" ^^ Quant aux lettres, elles ont tellement de valeur, je regrette tellement qu'elles soient devenues si rares... Je suis ravi d'avoir partagé cela avec toi et que nos avis puissent se rejoindre là dessus. Merci encore mille fois de me lire et de partager avec moi ton ressenti :)
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Jo Hanna · il y a
Oui je me suis un petit peu emportée à la lecture de ton texte et j'ai raconté ma vie en commentaire au passage ^^
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Mick · il y a
Emporte toi autant que tu veux chez moi, il n'y a aucune limite en terme de taille de commentaire - et même si l'on est sur "Short" :D
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Jo Hanna · il y a
Me voilà soulagée ;)
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