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La journée avait débuté par un lever de soleil d’automne aux rayons chargés d'or. Les cris des écoliers résonnaient dans l'air frais. Attirée par leurs rires, Sandy était venue à sa fenêtre observer leur manège. Les plus grands lançaient dans les airs des poignées de feuilles mortes. Et les plus petits, les mains tendues vers le ciel, accueillaient leur chute virevoltante avec un plaisir manifeste. La jeune femme avait trouvé ce spectacle touchant. Se sentant pleine de courage, elle avait décidé que, dans la journée, elle ferait sa déclaration.
Mais au cours de l'après-midi, l'air frais et parfumé est devenu froid et humide. Le vent a commencé à souffler, polluant le ciel bleu de nuages menaçants. La pluie s'est mise à tomber, d'abord en fine brume, puis en trombes incessantes et glaçantes.
Bientôt, la gouttière longeant le toit se met à déborder. Sandy, qui se trouve être la concierge de l'immeuble, se désole de ce spectacle. Le problème est loin d'être insoluble : un tas de feuilles mortes et de mousse doit simplement empêcher l'écoulement de l'eau. Mais il faudra attendre la réunion des copropriétaires, en décembre ou janvier, pour que la décision de réparer soit votée. Des mois pour enlever un bouchon, c'est ridicule !
Sandy aurait pu résoudre le problème elle-même, si la hauteur à laquelle se trouvait la gouttière ne la rendait pas inatteignable. C'est le faste de la vie parisienne : des halls d'entrées plus vastes, des fenêtres plus grandes, de plus hautes façades. La moindre opération de maintenance nécessite presque la présence d'un échafaudage.

Debout devant la porte d'entrée, Sandy regarde l'eau se déverser dans l’escalier du perron, formant sur le marbre une pellicule transparente. Une plaque de bronze circulaire située à quelques centimètres du bord de la plus haute marche inquiète la jeune femme. C’est une décoration, une sorte de bas-relief, représentant la charge donnée par des officiers napoléoniens. On ne peut que s’émerveiller devant ces détails d’une finesse fabuleuse. Mais couverte d’humidité, cette plaque peut se révéler aussi glissante et traitre qu’une peau de banane. Marcher sur ce genre d'objet, après avoir gravi un haut perron, peut avoir des conséquences désastreuses. Ceux qui avaient commandé cet ornement n'avaient probablement pas songé au fait que la gouttière puisse fuir un jour, et surtout que sa réparation puisse demander un tel délai. Sandy avait entendu dire, qu'à l'époque de sa construction, le bâtiment était la maison de famille d'un notable ayant à son service un bataillon de domestiques.
Aujourd'hui, Sandy est seule à veiller au bien-être d'une compagnie de copropriétaires. Alors en attendant de trouver mieux, elle a acheté un paillasson dont elle a recouvert la plaque de bronze. Sandy admet que le rendu est plutôt laid. Le tapis régurgite son eau en émettant un bruit spongieux, quand les gens marchent dessus. Mais pour le moment, le but est d'éviter aux habitants et à leurs visiteurs de déraper, une fois arrivés en haut des marches.
Le temps est si maussade, qu'en fin d'après-midi, Sandy est obligée d'allumer dans le hall pour voir où elle passe la serpillière. Dehors, la luminosité a tellement baissé que les réverbères se sont mis en route. Alors qu'elle s'apprête à vider son seau d'eau sale, Sandy perçoit le son de voix familières. C'est Mme Jubert qui, empêtrée dans son imperméable, ramène ses deux fils du club d'escrime.
— Mais c'est tout mouillé, geint Paul. On ne peut pas s'essuyer les pieds !
— Tu t'essuieras à l'intérieur, lui répond sa mère.
— Mais pourquoi, il est dehors le paillasson ?
— Pour nous empêcher de glisser probablement.
Entendant cette remarque, Sandy ne peut s’empêcher de sourire. La mère de famille et les garçons font irruption dans le hall.
— Essuyez-vous les pieds là... Bonsoir Sandy ! Comment allez-vous ?
— Bonsoir, Madame Jubert. Bien... Malgré cette météo peu clémente.
— Vous m'en direz tant. Enfin... Nous n'avons pas d'autres choix que de l'accepter telle qu'elle est ! En tout cas, c'est une bonne idée d'avoir placé ce paillasson à l'extérieur. Cette décoration en haut des escaliers est dangereuse tout de même.
— Le vrai problème, c'est la gouttière. Le tapis est une solution temporaire.
Mme Jubert hoche la tête tandis qu’elle entraine ses enfants vers l’ascenseur.
— Vous avez raison. Bon, allez ! Bonne soirée, Sandy.
— Merci, bonne soirée à vous aussi, Madame Jubert. Au revoir, les enfants !
Quelques secondes plus tard, résonnent la musique d'un trousseau de clés qu'on manipule, l'écho d'une demande enfantine et le claquement définitif d'une porte. Après avoir effacé les traces du passage de la famille Jubert, Sandy se poste, à l'extérieur, à côté de la porte.
Elle tend l'oreille. Concentrée, elle cherche à isoler, parmi le crépitement de la pluie et l’écho des voix dans la rue, le bruit de la démarche claudicante de M. Edouard. C'est une musique que Sandy pourrait reconnaitre entre toutes. Un pas lent et lourd, rythmé par le claquement régulier d'une canne en acajou. Les jours où il se sent d'humeur légère, il lui arrive de remplir l'air de sifflotements joyeux.

De tous les habitants de l'immeuble, M. Edouard fait partie, avec Mme Jubert, de ceux auxquels Sandy s'est le plus attachée. A soixante-huit ans, et malgré son boitillement, il a su garder une stature digne et imposante. Ses pardessus impeccables, ses chapeaux de feutre, sa canne à la poignée d'argent lui confèrent une élégance intemporelle. Sa chevelure d’un blanc pur encadre un visage aux traits agréables. Et l’éclat de ses yeux bleu gris est tellement vif, qu’il estompe, sur sa figure, les défauts de sa vieillesse naissante. C’est un homme dont la maturité n’a aucunement altéré la beauté.
Sandy se souvient de leur rencontre, qui avait eu lieu quelques mois auparavant. Nouvelle concierge fraichement embauchée, soucieuse de faire ses preuves, elle avait décidé de troquer les vieilles décorations de Noël de l’ancienne employée contre des neuves. Pleine d’entrain et de bonne volonté, elle avait habillé les rampes de l’escalier et la grille de l’antique ascenseur de guirlandes aux rouges et aux verts chatoyants. Elle avait placé, dans le hall, un sapin au pied duquel elle avait déposé de faux cadeaux confectionnés de ses mains. Les habitants de l’immeuble étaient passés, les uns après les autres, sans rien remarquer et sans la saluer. Sandy s’était sentie mortifiée de ne voir aucune étincelle s’allumer dans les regards. Profondément déçue, elle avait senti son ventre se nouer, quand une voix s’était exclamée dans son dos :
— Ça alors ! Quel changement.
La jeune femme s’était retournée et un vieux monsieur à l’allure élégante était apparu. Il détaillait son travail d’un œil surpris et satisfait.
— C’est vous qui avez fait tout ça ? avait-il demandé.
— Oui Monsieur. Je suis la nouvelle concierge de l’immeuble.
— C’est vraiment très beau. Cela fait longtemps que nous n’avions pas été ainsi gâtés.
Sandy s’était sentie flattée.
— Mais pourquoi rougissez-vous donc ?
— Vous êtes le dixième propriétaire à traverser l’entrée. Et c’est le premier compliment que je reçois. J’ai cru que personne ne remarquerait le changement.
— Oh ! Détrompez-vous ! Ils ont très bien vu. Croyez-moi ! Vous avez juste affaire à de grands timides. Les amadouer va nécessiter un peu de temps. Montrez-vous le plus possible. Contentez-vous de leur dire « Bonjour. » Ils briseront la glace quand ils se sentiront prêts à le faire.
— Merci, Monsieur. Je tâcherai de m’en rappeler.
Les jours suivants, elle avait appliqué le conseil du vieil homme à la lettre. Vaquant à ses occupations, elle se contentait de saluer les gens au moment de leur passage. D’une certaine manière, elle s’était mise à hanter le hall et les paliers. Son visage devait leur devenir familier. Quand elle ne travaillait pas, elle laissait la porte de son appartement du rez-de-chaussée entrouverte, comme pour leur adresser une invitation. La manœuvre avait porté ses fruits. Les uns après les autres, les copropriétaires étaient venus se présenter. Sandy n’avait plus eu cette impression désagréable de n’être qu’une moulure de plus dans l’immeuble.
M. Edouard s’était informé des progrès de Sandy, un jour, alors qu’elle rentrait de la bibliothèque.
— Alors avez-vous pu suivre mon conseil ?
— Oui, Monsieur.
— Et ?
— Ça a très bien fonctionné. J’arrive à avoir de courtes conversations avec la plupart des habitants de l’immeuble. Certains me font même confiance : Madame Cortet m’a déjà chargée de lui apporter son courrier.
— Je suis ravi de l’entendre.
— En tout cas, je vous remercie pour votre aide.
— Mais de rien, mon petit, de rien.
Il avait été prêt à la quitter, mais s’était ravisé et était revenu sur ses pas.
— Au fait, je suis désolé mais je ne me souviens plus bien de votre prénom.
— Je ne vous l’avais pas dit. C’est Sandy.
— Sandrine ! Comme c’est charmant !
Sandrine sonnait différemment que son vrai prénom. Elle n’avait pas contredit le vieil homme. Jamais elle n'avait entendu de plus belle déformation.
— Et vous, comment vous appelez-vous ?
— Edouard.
— Est-ce votre nom ou votre prénom ?
Il avait haussé les épaules avec un air évasif. Elle avait décidé de l'appeler M. Edouard. Avant de partir, le vieil homme avait désigné du bout de sa canne le livre qu'elle tenait sous le bras.
— Excellent choix de lecture.
Elle avait jeté un œil sur la couverture pour se remémorer le titre : La Chartreuse de Parme.
— J'essaie d'avoir des lectures intelligentes. La bibliothécaire m'a conseillée celui-ci, avait-elle répondu.
— Vous ne serez pas déçue. Je pourrai vous en proposer un tas d'autres, mes armoires en sont pleines.
Sandy avait tellement aimé cet ouvrage qu’elle l'avait lu en très peu de temps. Ensuite, plutôt que d’aller à la bibliothèque, elle avait emprunté les livres suivants à M. Edouard. Un rituel s'était mis en place. Elle montait à son appartement et il l'introduisait dans son salon. Il l'incitait à choisir, la félicitant ou l'orientant, parfois, avec bienveillance, vers un autre roman. Elle repartait avec deux ou trois livres à la fois. Le Comte de Montecristo, Notre Dame de Paris, Madame Bovary. Des ouvrages qu'elle dévorait avec passion. M. Edouard avait su cerner ses gouts en très peu de temps. Sandy se plaisait à penser qu'ils étaient devenus bons amis.

Une bourrasque d'air froid s'engouffrant dans l'entrée ramène la jeune femme dans le présent. Dehors, il pleut toujours. Sandy guette encore quelques instants le retour de M. Edouard. Mais il n'arrive pas. Peut-être a-t-il décidé de s'attarder avec ses amis du club de bridge. Glacée jusqu'aux os par l'humidité, la jeune concierge se réfugie dans son logement.
C'est un modeste appartement, plus petit que ceux des copropriétaires. Mais les murs sont sains et la décoration est coquette. La jeune femme s'y sent bien, même si certains insatisfaits trouveraient des choses à redire. D'ailleurs, la mère de Sandy, lorsqu’elle était venue pour Pâques, ne s’était pas privée de lui donner son avis :
— Ça te met pas en rogne de vivre dans cette cage à poule, pendant que les bourges, pour qui tu trimes, vivent dans des surfaces cinq fois plus grandes ?
— Ne parle pas comme ça ! On pourrait t’entendre !
— Je me fous bien que ça leur plaise ou pas ! Je comprends pas tu t’abaisses à faire leur ménage. Ça se trimballe dans des voitures de luxe, ça mène la grande vie dans des baraques que personne d'autre qu'eux ne peut se payer. Et ça ne se tordrait pas le cou pour se soucier de ce qui se passe un peu plus bas.
Sandy aurait bien voulu répliquer, mais comme sa mère avait toujours raison, elle s'était tue.
— Et dis donc, j'ai bien vu comment tu le reluquais ton petit Papy !
En effet, quand la jeune femme avait introduit sa visiteuse dans l'immeuble, toutes deux avaient croisé M. Edouard. Ce dernier avait gratifié Sandy de son « Bonjour Sandrine » habituel et n'avait pas manqué de s'intéresser à son accompagnatrice. Cette dernière s'était aussitôt renfrognée. Mal à l'aise et craignant l'incident, Sandy s'était empressée d'ouvrir la porte de son appartement et d'écourter la conversation.
— Les yeux de merlan frit que tu avais ! Cherche pas à te lancer dans un truc comme ça. C’est pas un croulant comme lui qui te fera des gosses. Lui et toi, vous faîtes pas partie du même monde.
Cela avait mis fin à la conversation. Sandy avait fait mine que ces réflexions ne l'avaient pas atteinte. Si elle avait répliqué, sa mère, comprenant qu’elle avait touché un point sensible, aurait continué de la provoquer.
Mais, dans le fond, ce n'était pas sans raison que Sandy avait décidé de prendre un emploi à trois cents kilomètres de sa famille. A la maison, les démonstrations d’affection n’étaient pas monnaie courante. Lorsque, durant son enfance, Sandy tendait des sourires à sa mère, cette dernière la recevait vertement par des « Me regarde pas comme ça ! On dirait une bécasse. » Avec le temps, les choses ne s’étaient pas améliorées.
Sandy s’était aperçue qu’il était plus sain de vivre loin des siens. Contrairement à d'autres, elle avait eu le courage de partir. Et elle avait été délicieusement surprise. La jeune femme avait créé une passerelle entre son ancienne vie et un monde plus beau, plus élégant. Elle avait même trouvé un ami, une personne de qualité. Il est vrai qu'elle aurait espéré un peu plus de la part de M. Edouard. Il était l'incarnation de tout ce dont elle avait manqué : le calme, la sécurité, le respect.

Le claquement de la porte d'entrée pousse la jeune femme à aller voir ce qui se passe. C'est simplement le fils de Mme Cortet qui vient rendre visite à sa mère. Dehors, il pleut toujours. Quelques passants défilent, courbés, sur le trottoir. Ils ont des traits fatigués et des mines maussades. Ce soir d'automne triste et pluvieux est à l'image de ce que ressent Sandy.
Cet après-midi, à l'occasion de sa visite hebdomadaire à l'appartement de M. Edouard, la jeune concierge a surmonté ses hésitations et a invité le vieil homme à diner.
— En quel honneur ? a-t-il demandé.
— Y a-t-il vraiment besoin d'une raison valable ? Après tout, nous sommes amis.
— Des connaissances, certes. Mais « amis » est un bien grand mot.
Cette réplique a eu sur Sandy l'effet d'une gifle.
— Mais, vous et moi, on se parle tous les jours. Et puis, il y a les livres. Je croyais...
M. Edouard n’a rien répondu. Il s’est contenté de la regarder de ses yeux bleu gris à l’éclat glacial.
Le feu aux joues, les yeux piquants, muette, Sandy a posé les livres sur le premier guéridon venu et a regagné rapidement son logement. Là, les larmes se sont mises à couler sans interruption. Elle qui, dans son enfance, était parvenue à se constituer une cuirasse, a ressenti de nouveau les affres de la déception et de l'humiliation. Elle avait envisagé toutes les fins possibles, mais visiblement pas celle-là. Elle a secoué la tête. Ce n'était pas possible. Cette conversation était un malentendu. Elle ne pouvait pas avoir eu lieu, c'était un simple cauchemar.

Le cœur lourd d'appréhension, mais porté par un reste d'espoir, Sandy attend maintenant le retour de M. Edouard. Cela fait maintenant, une heure, depuis le passage du fils Cortet, qu'elle guette sous le porche. Le crépitement de la pluie qui tombe ne fait que donner plus de lenteur au temps. L'eau déborde, en quantité impressionnante, de la gouttière et dévale les marches du perron. Le paillasson posé sur la plaque de bronze est tout engorgé, il ne retient plus rien.
Il est dix heures du soir. Cela fait maintenant deux heures que M. Edouard devrait être rentré. Habituellement, il revient directement après sa séance de bridge. Et avant de regagner son appartement, il interroge Sandy sur sa lecture en cours. C’est une sorte de rituel entre eux. Mais aujourd’hui, les choses sont différentes. Gelée jusque dans l’âme, la jeune femme s'apprête à aller se coucher, quand résonne dans l'air le claquement cadencé d'une canne sur le pavé. Claquement accompagné d'un sifflotement solitaire. C'est M. Edouard.
Dans les veines de Sandy, le sang ne fait qu’un tour. Ce vieux débris lui a déchiqueté le cœur avec ses mots remplis de mépris et il lui en a jeté les morceaux au visage. Après ça, il est allé tranquillement à sa petite réunion, s’est attardé, piétinant au passage le rituel instauré entre eux. Et il est rentré d’excellente humeur.
Sandy a passé sa soirée à l’attendre. Pas une fois, il n'a pensé à elle. Il a tourné l’amour de la jeune femme en dérision. Mais de son point de vue, il n'a fait que remettre une employée en place. Une bonne à son service, elle n’avait jamais valu mieux que cela. L’évidence est douloureuse à accepter.
Serrant les poings, la jeune femme sent le gout de l’amertume lui envahir la bouche. Un battement sourd lui martèle les tempes. La peau de ses joues s’échauffe, lui donne l’impression qu’elle va s’embraser.
Mue par la rage, Sandy retire le paillasson qu'elle avait acheté, alors qu'elle était encore une personne pleine de bonnes intentions. Et elle rentre chez elle.

PRIX

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Emsie · il y a
Je vois le commentaire de Sapho des Landes, c'est curieux, je viens de finir ce roman et j'ai aussi fait un parallèle avec votre texte. J'ai bien aimé cette progression "tranquille", d'un quotidien routinier jusqu'au geste vengeur (fatal ?) avec, en filigrane, l'histoire d'une vie de femme, de ses chagrins et de ces espoirs. C'est bien mené et bien écrit. Plus intimiste que "Transpole", bien sûr, mais très agréable à lire. Merci, Aurélie, pour l'invitation et à bientôt sur de nouveaux textes !
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Aurélie Beutin · il y a
Merci Emsie. Je ne connaissais pas ce roman " La nurse" . Il faudrait que je me penche dessus. Merci pour votre retour.
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Emsie · il y a
C'est "Chanson douce", qui a eu le Goncourt 2016. Un roman choc (à éviter si vous avez des enfants en bas âge !)
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Sapho des landes · il y a
Bien que les deux histoires soient très différentes j'ai repensé à la "nurse" de Leïla Slimani dans son roman Une chanson douce.
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Vrac · il y a
Votre histoire me fait penser à la "géographie" sociale des immeubles haussmanniens, si bienveillante en apparence et si cruelle
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Elena Hristova · il y a
Votre histoire m'a beaucoup touchée, je vote avec plaisir
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Yaakry Magril · il y a
super texte bravo +5

mon poème en compèt : merci

http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ivre-de-toi-1

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Utilisateur désactivé · il y a
L'humiliation est une expérience très douloureuse et certains êtres y sont plus sensibles que d'autres. En quelques mots vous donnez des clés pour comprendre pourquoi Suzanne peut être ainsi bouleversée et ainsi elle nous bouleverse. ! Pas facile d'échapper à une mère de cet acabit!! Je vote
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Aurélie Beutin · il y a
merci pour votre commentaire. Effectivement c'est ainsi qu'est mon personnage . naïf et sensible.
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Potter · il y a
Bravo, j'ai aimé vous avez mon vote !
N'hésite pas à aller voir ma nouvelle et me soutenir :
Neville mène la résistance à Poudlard !

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Klelia · il y a
Nos déceptions peuvent parfois nous pousser à d'étranges décisions et à de macabres pensées...
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SimonThierry · il y a
La conclusion est inattendue, et du coup très bien amenée. Le fond, qui critique justement les difficultés à retisser du lien entre des classes sociales séparées, ajoute au plaisir de la lecture. Bravo !
C'est dans un tout autre style, mais si vous avez le temps, je vous invite à lire ma nouvelle dans le cadre du concours Harry Potter : http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/souvenirs-de-maraude-1

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Camille G · il y a
beau récit sur les différences sociales et leurs interférences plus ou moins réussies mes votes
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire. Cela fait plaisir d'être encouragée.
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