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FINALISTE
Sélection Public

Depuis tout petit, Baptiste a toujours le nez en l'air. Les avions le fascinent et lui font peur à la fois. Comment peuvent-ils tenir là-haut ? Il ne peut s'empêcher de se poser la question à chaque trace blanche au-dessus de sa tête. On lui a bien expliqué la force de propulsion, l'aérodynamisme et toutes ces histoires abracadabrantes, mais il doit bien avouer qu'il n'y comprend pas grand-chose. Lui, ce qui l'intrigue, c'est leur destination. Du rêve par procuration. Trop peureux pour monter dans un de ces engins, il aime s'imaginer l'endroit où ils vont atterrir et déposer ces marées humaines à bon port.

Sur la plage Sud de Biscarrosse, allongé sur le sable à l'ombre d'un parasol, il suit le sillage de cet avion. Celui-ci vole assez bas. Il le reconnaît tout de suite. C'est un Cessna 172, petit avion de tourisme. Fabriqué aux États-Unis dans les années 50, c'était, à l'époque, un des modèles les plus produits au monde. Une version française est apparue dans les années 80 du côté de Reims. Il n'en avait jamais vu voler avant ce jour. Il n'en revient pas, le même que dans GoldenEye quand James Bond rejoint Cuba avec ce modèle prêté par la CIA. Pourvu qu'il n'ait pas le même destin... Selfie obligatoire pour faire rager les copains. Avec son nouveau smartphone hi-tech, il a l'impression de tenir l'engin au bout de ses doigts.

L'avion est apparu de derrière la dune, puis s'est mis à longer le bord de mer, direction l'Espagne. Peut-être a-t-il décollé de Bordeaux, aéroport de Mérignac ? Il imagine un vol assez court. Pourquoi pas un Bordeaux-Biarritz. Oui c'est ça, dans quelques minutes, il atterrira à l'aéroport Biarritz-Anglet-Bayonne. Le B.A.B., comme on l'appelle plus couramment. Là-bas les attendra une magnifique Rolls blanche avec chauffeur qui les conduira à Biarritz, à l'hôtel du Palais dans la suite principale, réservée aux milliardaires de la planète, très nombreux actuellement sur la côte Basque. Qui d'autre de nos jours peut se permettre de voyager dans un modèle de ce genre ? Une pièce de collection. Il n'ose même pas imaginer le prix.

Plus le sillage s'éloigne, plus il devine l'intérieur du cockpit. Trois personnes se trouvent à bord. Le pilote est un Européen, grand et sec. Il porte la moustache et les cheveux très courts. Panoplie habituelle jusqu'au bout de la casquette. À l'arrière, juste derrière lui, un homme blond au teint hâlé et cheveux longs, la quarantaine bien tassée. Il l'imagine surfeur, sportif assurément. À ses côtés, une fille blonde également. Magnifique. Elle est beaucoup plus jeune que lui. Pas plus de vingt ans. Ils semblent heureux, ils se tiennent par la main. L'homme écoute de la musique sur son iPod, la jeune fille contemple le paysage, émerveillée, comme si c'était la première fois. Une bonne heure de vol en longeant l'océan Atlantique, il y a pire comme voyage de noces. Car il en est sûr, ces deux-là sont de jeunes mariés qui viennent profiter de la côte Basque après un mariage de grande ampleur à l'autre bout du monde. Difficile de deviner où, mais il est certain que ça se passait sur un autre continent. En Australie probablement...

À l'arrivée à l'aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne, la Rolls Royce qui les attend n'est pas blanche mais couleur or, avec une grande bande noire qui la traverse sur toute la longueur, du capot avant au coffre arrière. Un modèle Phantom Cloud 1965. Une vraie merveille. Le chauffeur aux gants blancs prend tout de suite la direction de la côte Basque via le boulevard Marcel Dassault puis celui du B.A.B., l'avenue de la Marne sur quelques mètres et enfin l'avenue de la Reine Nathalie qui précède celle de la Reine Victoria. Le décor est planté. Quelle jeune fille peut rêver mieux pour sa nuit de noces ? Encore deux rues, une fois à gauche, une fois à droite et la limousine s'arrête au début de l'avenue de l'impératrice devant l'hôtel du Palais. Cinq étoiles comme les quinze autres palaces de France. À flanc de falaise, face à la mer, la terrasse offre une vue imprenable sur l'océan et la grande plage de Biarritz. Napoléon III et sa femme Eugénie y vécurent de jours heureux. Pourquoi pas eux ?

L'homme s'appelle Nikki, la jeune fille Katixa. Une suite Royale est réservée à leur nom à la réception de l'hôtel. Si lui semble dans son élément, ce n'est pas le cas de la jeune mariée. Elle s'émerveille de tout ce qu'elle découvre au fur et à mesure de la journée. De son balcon, elle contemple la mer, l'air nostalgique. La vue est imprenable face à ces vagues immenses. Paradis des meilleurs surfeurs de la planète. L'homme pose ses mains sur ses épaules et lui dit tout simplement :
— C'est là, on est arrivé.
La jeune fille se retourne et lui sourit.
Ils se font livrer un repas dans la chambre. Ce serait dommage d'aller dîner au milieu des autres clients de l'hôtel, autant profiter de tout ce luxe. Le mobilier est de style Second Empire. Elle n'y connaît rien mais trouve ça joli. En adéquation avec le côté maison de princesse que l'endroit lui inspire. Le soleil leur fait un dernier clin d’œil avant de se jeter dans la mer. Elle se sent bien. Elle a tellement attendu ce moment.

Au petit matin, ils descendent tous les deux sur la plage. À part quelques joggeurs, l'endroit est désert. Les premiers surfeurs se mettent à l'eau, planche sous le bras. Nikki et Katixa marchent sur le sable, lentement, main dans la main. Ils traversent l'esplanade du casino et prennent le petit escalier de bois qui mène à la place Bellevue, tout en haut. Le spot idéal. De là, on surplombe toute la baie. Du phare de la pointe Saint-Martin, plus loin que l'hôtel du Palais, jusqu'au rocher du Basta, au bout du boulevard du général de Gaulle. Le soleil se lève à peine. Le temps des confidences est arrivé.

— Il y a vingt ans, c'est là que j'ai affronté mes plus grosses vagues. J'étais venu pour les championnats du monde. Cette année-là, j'étais imbattable. Les plus grands surfeurs de la planète étaient présents, aucun ne me faisait peur. J'ai remporté le titre haut la main, et du succès auprès de la gent féminine. J'y suis revenu deux mois plus tard pour une conférence, c'est là que j'ai rencontré Matiena. Une sirène de l'océan. Elle surfait mieux que toutes les poupées peroxydées de la côte ouest des États-Unis. Une jolie brune au caractère bien trempé. Une femme basque quoi... Une semaine après, je devais repartir en Californie, elle n'a pas réfléchi, elle m'a suivie. Deux ans plus tard, on est revenu ici pour une nouvelle compétition. On concourait tous les deux, chacun dans sa catégorie.
Nikki marque un temps d'arrêt. Il a la voix qui tremble. Katixa se rapproche de lui et l'enlace. Elle l'encourage à continuer.
— J'avais surfé la veille, la mer était dangereuse, mais encore praticable. Une fois de plus, j'avais remporté le titre. Le lendemain, le temps s'est dégradé, la mer était démontée. La grande marée du siècle, avec des vents d'une puissance phénoménale. L'organisation voulait reporter la compétition, mais la météo s'annonçait pire les jours suivants. Finalement, ça a eu lieu. Matiena partait favorite, mais elle craignait une Hawaïenne qu'elle avait déjà affrontée plusieurs fois. Elle a pris les risques en fonction. La première vague s'est bien passée, puis elle a tenté un barrel.
— Un quoi ?
— Un barrel. C'est comme un rouleau, une vague géante en forme de tube dans laquelle les surfeurs s'engouffrent pour ressortir le plus loin possible. Ce jour-là, personne n'est ressorti. Matiena avait beau être une spécialiste surentraînée, la mer a été plus forte. On a retrouvé son corps un peu plus loin, rejeté par les vagues sur les premiers rochers. Presque en face de l'hôtel du Palais, comme un symbole. On adorait cet endroit, mais on n'avait pas un rond. Le surf ne payait pas autant à cette époque-là. On s'était promis d'y revenir plus tard, quand on serait riches et célèbres, pour quelques nuits dans la plus belle suite. On jalousait tous les chanceux qui se pavanaient au rebord de ce balcon où nous étions accoudés hier soir. Un rêve de gamins, qui nous semblait irréalisable !
Nikki marque une nouvelle pause. À ses côtés, Katixa essuie ses larmes. Il la serre contre lui, tendrement.
— C'était il y a vingt ans, jour pour jour. Tu avais quelques mois. On t'avait laissée à la maison avec mes parents. Le voyage était trop long pour toi. Ta mère me manque énormément. Je m'étais promis de t'amener ici un jour, pour que tu vois de tes propres yeux, le lieu de notre amour et de mon désespoir. Excuse-moi si je t'ai longtemps caché la vérité, enfin, si je ne t'ai pas tout dit avant. J'avais peur de te raconter tout ça et de réveiller les mauvais souvenirs. Maintenant tu comprends mieux pourquoi je t'appelle toujours « ma petite sirène » ? Tu lui ressembles tellement. Tu es son portrait craché.

Dans un silence seulement perturbé par le bruit des vagues, ils remontent, enlacés, dans cette suite tant désirée, deux décennies plus tôt. Accoudés au balcon, ils contemplent la mer une dernière fois. Demain, il faut rentrer. Katixa regarde son père avec amour. Ce père qui lui a toujours tout donné. Jusqu'à la vérité... Au large passe un bateau de croisière, il klaxonne à tout-va.

Sur la plage de Biscarrosse, Baptiste sursaute. Le parasol l'abrite à peine du soleil. Il se frotte les yeux. Il s'est endormi. Un vendeur de chouchous passe devant lui en actionnant sa corne de brume. L'avion dans le ciel a disparu, il est sûrement arrivé à destination. Aéroport Biarritz-Anglet-Bayonne...

PRIX

Image de Printemps 2019
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Eddy Bonin  Commentaire de l'auteur · il y a
Bonjour à tous,
Je ne pouvais quitter l'Hôtel du palais, sans vous remercier toutes et tous. Le verdict est tombé, cette nouvelle se place 2ème des votes du public. Merci encore, c'est plus que j'en espérais ! C'est important d'avoir autant d'amis et de soutien, mais ça ne suffit pas pour accrocher le jury. Alors il faudra faire mieux la prochaine fois, s'il y en a une. J'essaierai...
Bravo aux lauréats. On a chacun ses petites préférences. 40 finalistes, c'est beaucoup. Alors j'avais envie de vous en indiquer 2 que j'ai particulièrement appréciés, si vous avez un peu de temps devant vous. Un lauréat et une oubliée...à mon sens :
Lauréat jury : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/poly
Finaliste : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/george-larson-est-un-type-heureux
En tous les cas, cette première finale fut une belle aventure où j'ai appris beaucoup de choses sur ce site et ses auteurs. De belles personnes et de beaux échanges. La plupart se reconnaîtront. Malheureusement, il y a aussi cette course à l'échalote qui devient pénible au fil des jours. Il faut éviter de s'y prendre les pieds, relativiser et se dire que tout ceci n'est que du plaisir...avant tout !
A une prochaine ?
Eddy

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Jeanne en B. · il y a
Agréable lecture
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Eddy Bonin · il y a
Merci jeanne. Et bravo pour le magnifique "Agathe"...
A bientôt.

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Clémence Gnintedem · il y a
Un 💚 pour toi Eddy. Désolée d'arriver si tard, mais heureuse pour ta victoire💪
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Eddy Bonin · il y a
Pas de soucis Clémence. Merci d'être passée quand même :-) A bientôt !
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Rtt · il y a
Nul, j'avais décroché, je suis heureux de vous voir second, bravo!
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Eddy Bonin · il y a
Merci beaucoup et pas de souci pour le retard... :)
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Isadora90 · il y a
Bien dit Eddy ! et tout à fait d'accord aussi sur votre tirade concernant la musique et le rock n'roll … Allez on continue comme ça !!! Isadora
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Eddy Bonin · il y a
Oui isadora, on va continuer :-) Bonne soirée et à bientôt ici, quand je trouverai le temps...
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Stephanie Bruzzone · il y a
Mince j’arrive trop tard, dommage car j’ai beaucoup aimé... désolée !
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Eddy Bonin · il y a
Il n'est jamais trop tard :-) Merci Stéphanie
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Laine · il y a
Bonjour super bien j'adore. A bientôt , merci.
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Hermann Sboniek · il y a
Tout à fait d'accord avec toi Eddy.
En ce qui concerne Romane, elle nous concocte à chaque fois de vraies perles : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/sacree-hollywood
par exemple ;-)
A bientôt j'espère.

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Renal · il y a
Très bon, compliments !
Je ne connais pas Biarritz et le surf, mais j'ai une passion d'enfant pour les avions ; votre texte m'a donc cueilli comme il faut.

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Eddy Bonin · il y a
Merci Renal, c'est gentil :-) Du moment que le vol s'est bien passé...
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Fred Panassac · il y a
Votre nouvelle avait eu mes voix au premier tour. J’avais écrit il y a deux mois :
« J’aime Biarritz, que je préfère à l’arrière-saison ou au printemps, et j’ai adoré votre charmant conte un peu cruel. Bonne chance et mes voix pour Matiena (j’ai bien lu Matiena et pas Maïténa) et sa fille Katixa (et la Grande Plage) »
En cette toute fin de finale, je n’ai pas changé d’avis. Je trouve beaucoup de qualités à cette histoire, s’ajoutant à l’évocation fidèle de la côte basque, l’ayant relue depuis. La bonne structure, l’effet de surprise, le style soigné, le drame qui s’immisce dans l’intrigue, n’en jetez plus je ne suis pas là pour flatter mais vous encourager, bien que l’avance de votre compétitrice paraisse maintenant difficile à rattraper. Vous aurez compris tacitement, au vu de mon score bien en arrière des vôtres, que je ne m’étais pas engagée dans la féroce course aux voix à laquelle vous vous êtes livrés tous deux, puisque j’ai « laissé filer » ayant malheureusement le pressentiment de ce qui allait arriver : le texte gagnant serait celui dont l’auteur mobiliserait le plus TOUS les réseaux sociaux.
Question Prix du Public, sur Short Édition, croyez-en mon expérience, il n’y a que des déboires à récolter si l’on se « contente » d’avoir un texte de très bonne qualité et que l’on a en face de soi un auteur qui est plus fort que soi en maniement des réseaux. J’ai compris tout de suite ce qu’il en était, ayant un peu le sens de l’observation, et n’ai même pas pour ma part essayé de gagner, bien qu’ayant été en tête le plus clair du temps en qualifications.
En résumé votre texte est celui des deux que je préfère, et je vous renouvelle mon plein soutien, un peu dépitée que vous ne soyez pas le lauréat (sauf coup de théâtre ou prix du jury, que je vous souhaite) mais il y aura d’autres occasions car vous avez du talent.

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Eddy Riffard · il y a
L’utilisation des réseaux sociaux permet une progression géométrique des votes, alors que la pub et la relance sur le site ne permettent qu’une progression arithmétique.
Si on prend en compte l’aspect automatique du processus, on comprend pourquoi il est impossible de gagner.

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Fred Panassac · il y a
C’est tout à fait bien analysé Eddy, et à ce propos, merci pour votre passage désintéressé sur ma page :-)
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Eddy Riffard · il y a
Passage désintéressé, mais lecture intéressante.
Et instructive, à considérer les mots que je ne connaissais pas.

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Image de Eddy Bonin
Eddy Bonin · il y a
Bonjour Fred. Merci pour cette longue "analyse" :-)
Oui, je me souviens bien de votre premier commentaire, auquel j'avais, je crois, répondu sur le pourquoi des prénoms.
Pour le reste, je suis entièrement d'accord avec vous. Je suis encore novice sur ce site et j'en apprends tous les jours. J'en parlais ainsi avec Marie Quinio, hier : "C'est nouveau pour moi ce genre de challenge et de course à la "victoire", que je ne recherche pas forcément. J'observe, je teste et je découvre en même temps, de beaux textes, mais pas toujours. Le nombre de votes ne fait pas toujours la qualité, malheureusement... De mon côté, deux textes seulement, postés en six mois, juste pour voir ce que les gens (en) pensent et me confronter à un nouveau public. Mes histoires sont habituellement plus rock'n roll, dans l'esprit et dans le verbe... L'avis des jurys m'intéresse tout autant. C'est pourquoi j'ai hâte d'être à demain..."
Pour compléter, j'ai essayé de ramener mes amis à voter, via facebook uniquement pour ce qui est des réseaux et en allant lire et commenter des textes de ce site. Sans chercher toutefois à terminer en tête. Cette place me va bien, autant que si j'étais 6ème ou 10ème. Je n'ai cherché à lutter avec personne ou peut-être juste avec moi-même. Si lutte féroce il y a eu, je n'en suis pas responsable :-)
Toutefois, mon sens de l'observation rejoint le vôtre. Je ne suis pas dupe. Et ne soyez surtout pas désolé que je ne sois pas lauréat du public, je ne me le souhaite pas non plus. Il n'y aura pas de coup de théâtre, à moins d'un coup de main de dernière minute des Balkany ! Le reste, on verra ça en fin d'après-midi...
Merci encore pour ce petit mot. Et sachez bien que si je devais publier un nouveau texte ici, je tirerai toutes les conséquences de cette finale. Bonne journée Fred :-)

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Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Ha ha vous ne perdez pas votre humour, en tous cas ! Les Balkany, il fallait y penser...mais les Balkany, j’ai l’impression que « ça eût payé »... mais ça ne le fait plus :-))
Bonne journée Eddy, dans l’attente des décisions haut placées ;-)

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Image de Eddy Bonin
Eddy Bonin · il y a
Méfiance ! Les Balkany, ils sont comme leurs électeurs, jamais tout à fait morts... ;-)
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