Histoire vécue - 2

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Je ne suis pas loin d’être décontenancé. M’effleure à nouveau le soupçon qu’elle joue une sorte de comédie.
Si elle est sincère, je m’en veux de mes doutes ; mais si elle joue, alors, je me demande pour quelle raison continuer au point où nous en sommes à cet instant.
Je ferme les yeux, je respire profondément, me disant que j’en ai connu des femmes...
Des femmes coincées, d’autres délurées, des jeunes sans expérience, d’autres très sentimentales,
Des femmes dans la force de l’âge, certaines très portées sur la chose, d’autres plutôt oie blanche.
Et celle-ci, à l’orée de la quarantaine ou à peu près, qui semble complètement hors du coup sur le plan sexuel !
Je la fais se redresser doucement, elle étreint toujours ma main dans les siennes, je la regarde, elle me regarde.
Manifestement, les yeux embués, presque écarquillés. Je tente de lire dans son regard.
« Dis-moi ce que tu éprouves, ce que tu penses » lui dis-je.
Elle baisse les yeux, me regarde à nouveau, me serre la mains plus fort.
Elle murmure alors qu’elle ne se reconnaît pas, qu’elle sent que je doute d’elle, qu’elle regrette de s’être laissé aller, non, ce n’est pas vrai, elle ressent une sorte de bien-être, de soulagement mais qu’elle a peur que je la trouve gourde...
Je l’interromps en lui disant de ne pas esquiver, de dire vraiment ce qu’elle ressent.
D’une voix plus forte, comme enrouée, elle dit qu’elle éprouve des envies, des désirs, des fantasmes, me demandant de ne pas l’obliger à dire ce qui la déstabilise, ce qu’elle ne comprend pas, qu’elle est chamboulée d’avoir senti son corps réagir...
Je lui dis alors que tout le corps est sexué, que notre système nerveux est toujours en mouvement, souvent amplifié par le mental, que ce qu’elle a fugitivement éprouvé il y a quelques minutes en est la démonstration.

"Elle se penche vers moi, sa bouche près de mon oreille.
Réveillez-moi complètement, souffle-t-elle, apprenez-moi à aimer, à être désirable", sa voix n’est plus qu’un souffle quand elle demande que je lui apprenne à me caresser...
Je glisse doucement ma main sur sa toison, me rends compte qu’elle est toute humide.
Elle agrippe ma main, la presse sur elle, et encore, presque nerveusement.
Je prends sa main crispée sur son sexe, je me lève du canapé, la fais se relever.
Je pose mon autre main sur son sein, je saisis son mamelon, entre deux doigts, je le pinçote,
le fais rouler, l’étire doucement... Réaction quasi immédiate, elle gémit.
Montre-moi ta chambre, lui dis-je, en lâchant son sein.
Elle a les yeux d’une brillance inattendue.
Je la fais s’allonger sur le lit, je glisse l’oreiller sous son ventre.
J’écarte légèrement ses jambes pour pouvoir m’agenouiller entre elles au niveau de ses chevilles.
Je fais remonter mes mains depuis ses chevilles jusqu’en haut des cuisses, rendant mes mains légères.
Je redescends puis remonte, appuyant un peu plus, glissant insensiblement à l’intérieur de ses cuisses.
Un long frémissement. Je m’arrête à la pliure des genoux, zone sensible chez certaines femmes.
Je me penche sur elle, écarte ses longs cheveux pour poser mes lèvres sur sa nuque, autre point souvent sensible, Je glisse ma langue sur le lobe d’une oreille que je mordille, que je lèche et remordille.

Je lui dis tout doucement que tout son corps peut être l’expression de sa sensualité, qu’il n’existe aucune parcelle de son corps insensible sous les caresses d’un homme.
Je ne comprends pas ce qu’elle murmure, je fais descendre mes deux mains de ses épaules jusqu’à ses reins, par le côté puis les remonte le long de sa colonne, et à nouveau mes mains glissent jusqu’à ses reins, empoignent doucement ses fesses que je masse, que je pétris.

Elle a des mouvements qui la font onduler, se cambrer.
Ma main droite continue de survoler sa croupe, je me sers de la gauche pour investir son entrecuisse, tout doucement, jusqu’à ce que mes doigts effleurent son sexe, je fais glisser mon index de haut en bas, de bas en haut, entre ses lèvres.
Le résultat ne tarde pas...

Sa jouissance est si intense qu’elle me surprend.
L’intensité me surprend mais plus encore son immédiateté.
Le doute revient. Non que je doute de l’effet de mes caresses.
J’ai toujours aimé caresser une femme, pour le plaisir que je lui procure, évidemment, mais aussi pour le plaisir réel et l’émotion que cela me donne.
Et je sais, par expérience, au fil des années et des femmes que j’ai eu le bonheur d’approcher, que je réussis assez bien.
Mais celle-ci, alors, vraiment, j’ai peine à croire dans le pouvoir de mes mains !
J’extraie mon doigt trempé d’entre ses lèvres rougies,
je claque sa fesse gauche en lui demandant pourquoi elle m’a menti.
Si je me trompe, tant pis pour cette claque légère ; et si j’ai raison de ne pas la croire, alors, elle comprendra que je ne suis pas dupe.
Je l’entends murmurer « encore... »
Mais encore quoi ?
Sans sortir de ses jambes entre lesquelles je suis toujours sur les genoux, je lui dis de se retourner, de me regarder dans les yeux.
Elle prend un temps, elle remue son postérieur, s’appuie sur ses mains pour se redresser et me fait face.
Elle a l’air radieux. Mais je vois à son regard qu’elle est ébahie.
Elle s’assoit en tailleur, me regarde un peu, baisse les yeux, me regarde à nouveau.
Je lui dis qu’elle a le droit de se moquer, de me mentir, de jouer la comédie, elle a tous les droits qu’elle veut mais qu’elle ne me prenne pas pour un con.
Elle se redresse un peu plus, les yeux brillants, des larmes coulent, de vraies larmes.
Je me dis « bon dieu, quelle comédienne ! »
"Pourquoi ne me croyez-vous pas, me dit-elle tout en pleurant, pourquoi douter de ma sincérité."
Elle se remet maladroitement sur les genoux, se rapproche de moi.
Elle me prend les mains, les porte à ses lèvres.
Elle dit qu’elle ne se reconnaît pas, qu’elle ne reconnaît pas son corps, qu’elle ne comprend pas.
Elle embrasse à nouveau mes mains.
Mes pensées vont à cent à l’heure, je ne veux pas devenir son amant.
Et pourquoi pas ?
Elle s’est glissée jusqu’à se presser contre moi, nous deux à genoux sur ce lit,
Elle m’étreint, les bras autour de la taille, je sens ses seins tout durs contre mon torse.
Elle colle sa bouche à mon oreille et chuchote qu’elle est dépassée par ses émotions, qu’elle se sent gourde, à la fois intimidée et excitée, qu’elle ne sait plus qui elle est, non, qu’elle ne sait plus ce qu’elle devient, complètement incrédule de tout ce plaisir que je lui ai donné.

Je ne bouge pas, je transpire toujours, ma sueur coule entre nous.
Je lui demande ce qu’elle a voulu dire par ce « encore », était-ce encore des caresses ou encore des claques sur ses fesses.
Elle ne répond pas tout de suite, j’entends sa respiration rapide.
Elle prend une inspiration sans fin et souffle qu’elle voudrait que je sois nu, qu’elle veut être baisée, que je lui fasse l’amour, qu’elle veut par-dessus tout ne pas être égoïste...
Elle sort de mes bras, se recule légèrement et pose les mains sur la ceinture de mon pantalon, ses yeux pleins d’interrogation en me regardant...
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Joëlle Brethes · il y a
Carrément bouillant, là !!!
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Eut erpe · il y a
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