13
min

HERITAGE PARTIE 2

Image de J.Z

J.Z

14 lectures

1

Nicolas se demandait comment il devait interpréter les extraits de ce journal. S'agissait-il de divagations d'un homme vivant seul et dont la santé mentale était affectée. Nicolas ne voulait pas rentrer dans le jeu du paranormal, il attendait d'en apprendre plus sur l'objet avant d'émettre la moindre hypothèse. Soudainement le téléphone sonnait et brisé ainsi le silence dans lequel Nicolas se trouvait. La sonnerie le faisait sursauter. Il posait la lettre et répondait à l'appel.
– Nicolas FRES.
– Bonjour Nicolas.
– Charles, c'est une bonne chose que de t'entendre.
– Je partage ce sentiment Nicolas, mon assistant m’a indiqué que tu souhaitais t’entretenir avec moi.
– Voilà. Je travaille depuis plusieurs mois maintenant à mon compte, depuis le dépôt de bilan de la société pour laquelle je travaillais.
– J'ai décidé de continuer dans le même domaine d’activité, dorénavant je m'occupe de retrouver des œuvres d’art, des objets insolites qui appartenaient à des particuliers, ces objets au fil des années se sont perdus et mes clients font appel à mes services pour que je retrouve leur bien.
– Ton appel concerne l'un de ces objets je présume, de quoi s'agit-il exactement.
– C'est une boite, elle est faite de bois laquée, elle est de forme rectangulaire. Son couvercle lui, est verrouillé avec un simple crochet de bois. Des inscriptions se trouvent à l'intérieur et j’ai besoin que tu m’éclaire.
– Je t’écoute, tu éveilles ma curiosité.
– Les inscriptions sont les suivantes, on trouve un cercle noir orné de roses, avec en son centre deux requins qui se font face.
– Cet objet ne manque pas d'intérêt, tu es sur Nicolas qu'il s'agit de requins.
– Oui, ils sont assez détaillés pour bien les reconnaître. Au dessus de leurs têtes se trouve un croissant de lune traversé par un disque noir, sur le coté droit se trouve un serpent formant un cercle avec son corps et il se mort la queue, sur la gauche un crucifix, en bas un crucifix à l’envers et sur le haut un pentagramme et pour finir le tout est entouré d’un cercle ornée de roses......
– Effectivement pas commun comme objet. Tout ce que je peux en dire avec les informations que tu viens de me communiquer, c’est qu’il ne s’agit surement pas d’une œuvre d’art venant d’Europe. Au vu de sa description et forme, je pense qu’il s’agirait plutôt d’un objet très ancien qui aurait été confectionné, il y a peut-être plus de mille ans, peut-être plus. Cependant, sans l’étudier ce sera très difficile de donner une date exacte. Voilà ce que je peux tirer comme conclusion, ce n’est qu’à titre indicatif. Cette boite est le type d’objet qui devait servir à contenir certains éléments, comment dire religieux. Je m’explique, dans certains pays d’Amérique Latine ou les peuples dit «primitifs» vénéraient plusieurs Dieu, très souvent on retrouve un Dieu pour la terre le feu l’eau l’air etc. Ces gens avaient aussi leur représentant religieux, qui faisait office d’autorité politique également, ce dernier avait souvent en sa possession une boite, vase ou réceptacle qu’il utilisé afin d’y déposer des objets, organes, animaux morts ou sacrifiés, cela dépendait des cultures. On trouve même dans certaine partie du monde, des individus qui se servaient de ces boites pour y enfermer aux dires de certaines écritures des «esprits». D’autres enfermaient «des âmes», il était dit qu'il s'agissait de personnes ayant eut une place très importante au sein de la communauté. L’âme était donc enfermée afin qu’elle puisse un jour regagner un corps physique, afin de reprendre vie à travers une personne soigneusement sélectionnée.
– Très bien, extrêmement intéressante ton analyse, j'étais loin de penser que mes investigations allaient prendre une telle tournure. Les informations que tu viens de me donner sont pour le moins, un peu troublant.
– Je te l’accorde, mais il faut juste y voir le côté anthropologique de l’histoire. Peut-être que l’individu qui t’as chargé de cette recherche est un collectionneur d'objets de rituel ancien. Tu voulais des explications, les voici Nicolas. Maintenant je ne sais quels sont les intentions réelles de ton employeur qu’en à l’utilisation de cet objet. Ceci étant dit à ta place, je serai extrêmement prudent en ce qui concerne sa manipulation, si jamais tu l'as retrouve. Évite de l’ouvrir pour voir ce qui se trouve à l’intérieur, on ne sait jamais. Tu pourrais faire une découverte un peu macabre.
– Je te remercie pour toutes ces informations et pour tes conseils, je ne peux te garantir que je les suivrai tous. Mais je ferai de mon mieux. Merci, cette aide aura été très précieuse Charles, j’espère te voir bientôt.
– Pourquoi pas après la fin de ton contrat, à bientôt Nicolas, sois prudent.
Charles ne faisait pas parti de ces hommes qui donnent des conseils afin d’étaler leurs sciences, bien au contraire. Sa réaction était des plus surprenantes, Nicolas décidait de prendre directement attache avec Monsieur HIRCH. Il allait avoir besoin de certaines informations.
Il avançait plutôt rapidement dans ses investigations et le tout en une matinée. Cependant, le monsieur FRES qui se trouvait dans ces lettres posait problème. Nicolas décidait de consulter son propre arbre généalogique afin d'écarter de manière définitive la possibilité que ce Monsieur FRES soit réellement son arrière grand-père. Nicolas se demandait et s’il s'agissait réellement de lui. Il décidait de contacter son père afin de lui demander si son grand père avait vécu dans la ville de Versailles et si l’un de ses voisins se nommait HIRCH. La possibilité d'une réponse positive de la part de son père le terrifié. Nicolas saisissait son téléphone portable et composait le numéro d’appel de son père.
Il espérait que ce dernier pourrait lui donner des explications, dans l’hypothèse qu’il ait été un jour au courant d’une telle chose. Le bip d’appel retentissait dans l’oreille de Nicolas, il était nerveux. Quelqu’un à l’autre bout du fil décrochait.
- Allo.
- Papa.
- Nicolas, bonjour fiston, que me vaut le plaisir de cet appel, cela faisait un moment que tu n’avais pas donné de nouvelles mon fils.
- Oui, je suis désolé, ces dernières semaines ont été plutôt compliquées. Pour être honnête je viens de retrouver du travail que depuis ce matin, les temps sont durs.
- Je sais bien, mais tu aurais dû nous le dire à ta mère et à moi, on aurait pu t’aider Nicolas. Alors de quoi as-tu besoin.
- Tout d’abord ce n’est pas dans mes habitudes de demander de l’aide, mais il ne s’agit de ça, mon appel est personnel. Voilà, je suis à la recherche d’un objet très particulier, mon employeur afin de faciliter mes investigations, m’a fait remettre par coursier tout à l’heure une enveloppe contenant de nombreux documents. Un en particulier est responsable de mon appel.
- A ta voix, cela semble plutôt sérieux fiston, je t’écoute.
- Voilà, il s’agit de grand père, sur l’un des documents figure un Monsieur FRES qui aurait vécu dans une maison se trouvant à Versailles. Je n’ai aucun souvenir de grand-père, mais le peu que je sais lui, jamais il n’avait vécu dans cette ville, tu me le confirmes Papa.
- Non Nicolas, je ne peux pas le confirmer, mon père, ton grand père a bien vécu dans une maison qui se trouvait à Versailles. D’ailleurs, les années les plus sombres de son existence, c’est dans cette maison qui les a vécues.
- Pourquoi tu ne m’as jamais parlé de ca, la maison, les problèmes de grand père, d’ailleurs la maison, elle existe toujours.
- Elle est toujours là effectivement, nous en sommes encore propriétaire, ce qui fait de toi un héritier. Il s’agit d’une très belle demeure, tu sais, elle a vraiment beaucoup de valeur, si jamais tu as besoin d’argent Nicolas.
- Non, arrête Papa, je ne comprends pas pour quoi je découvre un secret de famille par le biais d’un étranger qui se trouve être depuis ce matin mon employeur.
- Merci de m’avoir répondu Papa, embrasse maman, je te rappellerai une fois mon travail achevé.
- Nicolas, s’il te plait restes en là pour la maison de ton grand père. Surtout ne t’en approche pas, elle est pleine de....... Mauvais souvenirs.
- Merci, à bientôt Papa.
- Nicolas, s’il te plait.
- Oui Papa.
- Pourrais-tu me lire ce courrier, si jamais tu peux bien sur.
Nicolas ne répondait pas à la question. Il se contentait de poser son téléphone, il revenait quelques secondes plus tard avec la lettre dans les mains, il actionnait la fonction mains libres. Il commençait la lecture. Il prenait le temps afin que son père entende bien tout les détails. Avant la fin de la lecture, le père de Nicolas reprenait la parole.
- Ton grand-père avait rencontré à l’époque un individu qui avait fait l’acquisition de la maison voisine de la sienne. Il a fallut un certain temps avant que tout les deux fassent connaissance. Après plusieurs échanges courtois de part et d’autres, ton arrière grand père était comme obsédé par cet homme. Il ne cessait de le harceler, en fait il l’accusait de lui avoir dérobé un objet très ancien, qu’il aurait lui-même ramené du Costa Rica.
La prise de parole soudaine de son père et l’histoire qui lui racontait semblait agacer quelque peu Nicolas qui à son prenait la parole.
- Je présume qu’il s’agit d’une boite !
- Effectivement, je suis désolé Nicolas. Les lettres que tu as en ta possession parlent bien de ton arrière grand père et je ne sais pour quelle raison quelqu’un a voulu que tu les voies.
- Si je comprends bien, la mission que vient de m’être confiée par mon employeur ne serait en fait qu’une excuse pour que je découvre une sorte de secret de famille. Alors il s’agirait d’une sorte de vengeance.


Mais ca n’a pas de sens pourquoi maintenant, après deux générations. Il ne s’agit là que d’une banale histoire de voisinage qui a pris une tournure fantastique, du moins dans l’esprit de son rédacteur, car je ne crois pas une seule seconde au côté étrange et fantastique de la chose.
- Non Nicolas, j’ai bien peur qu’il ne s’agisse vraiment de la vérité sur une partie de la vie de ton arrière grand père. Je te l’accorde ces courriers ont tout de même une tournure très théâtrale. Je pense que tout ceci est très exagéré. Mais je ne peux expliquer quelles sont les motivations de ton employeur en te faisant parvenir ces lettres, ni quel est la réaction souhaitée. Fils fais attention à toi, une personne assez tordue pour faire ça pourrait être capable du pire, sois prudent.
- Ne t’inquiète pas, on parlera plus tard, quand j’aurai fini le travail. Merci papa, je vais te laisser. A bientôt.
Après avoir lu la globalité des documents, Nicolas s’attelait à reconstituer l’historique de cette mystérieuse Boite. Il passait le reste de sa journée à faire des recherches approfondies et à passer de nombreux appels téléphoniques. Son acharnement payait enfin, il trouvait une trace de l’objet dans d’anciens manuscrits, la plupart d’entre eux proviennent des archives de l’église catholique, seulement ils avaient été rédigés par des personnes qui n’appartenaient pas à l’église, tous les écrits parlaient de la boite. Les premiers manuscrits dataient de l’an 50 du calendrier Grégorien. Il y a plusieurs siècles avant l’arrivée de la religion Chrétienne, au fin fond du Guatemala plusieurs représentants religieux de différentes tribus, se réunissaient afin d’assister à une assemblée qui se déroulait tout les cinquante ans. Dans ces réunions, il était question de parler du Dieu dominant dans chaque tribu. Après concertation et approbation de tous, les représentants de chaque communautés au nombre de douze, avaient secrètement décidés de la naissance d’un nouveau Dieu qui serait aux yeux de tous « l’unique ». Afin de pouvoir donner toute la puissance nécessaire à cette entité et surtout pour que cette dernière puisse être maitrisée, une boite fut confectionné afin de contenir en son sein les douze morceaux de chaque tablette originelle de chaque Dieu, de chaque Tribu. Si tant est, qu’après l’unification de tout ces morceaux, ils s’apercevaient que la puissance de cette dernière était extraordinaire, ils venaient de réunir le pouvoir de tout les dieux en un seul. Mais voilà, cette gigantesque puissance entrainait par la suite des convoitises de la part de certains représentants religieux, si bien que des conflits armées avaient éclatés, déciment même jusqu’au dernier des habitants de certaines tribus. Femme, enfant et vieillard, personne n’était épargné. Après des décennies de guerre et de barbarie, la boite venait d’être perdue. Ce n’est qu’au siècle dernier, au court d’une mission catholique Française installée au Mexique, que la boite venait d’être retrouvée par le plus grand des hasards. Le dernier endroit ou une personne l’avait en sa possession avait le Guatemala. Sa découverte au Mexique restait un mystère, personne et aucun document n’avait pu retracer le parcours de l’objet. La personne qui avait découvert la boite se trouvait être le prête responsable de la mission au Mexique, une parmi tant d’autres. Il se nommait Père Antoine CONVAL, serviteur de dieu, ce dernier n’en était pas moins un homme, la chair étant faible, il n’avait qu’une envie depuis sa découverte, savoir ce qu’il se trouvait à l’intérieur. Le Saint homme trouvait la mort dans d’horribles souffrances après l’ouverture de cette dernière. De plus, aucun des autres prêtres présents au moment de l’ouverture ont pu voir ce qu’elle contenait. Ils venaient d’être victimes eux aussi de son contenu apparemment maléfique. Des enfants qui avaient été témoins des faits, indiquaient qu’un rayon de lumière aveuglant était sorti de la boite, il montait jusqu’au dessus des nuages. Quelques secondes après, il redescendait pour finir sa course à l’intérieur de la boite, puis un mur de poussière s’était dressé devant les hommes, une fois la poussière dispersée, il ne restait d’eux que leurs squelettes et quelques morceaux de chairs, il était impossible à quiconque de pouvoir identifier les corps, seul le père CONVAL avait été reconnu, il avait entre ses mains la maudite boite. Horrifiés et traumatisés par un tel spectacle, personne n’eut le courage de saisir la boite, afin de la faire disparaitre.
Quelques instants après le drame, l’ensemble des missionnaires avaient quittés les lieux, laissant derrière eux tout ce qu’ils avaient comme affaires. Personne ne s’était rendu sur place durant de nombreuses années. C’est un matin d’été, qu’un paysan de la région du nom de Nino PERO, arrivait par le plus grand des hasards sur les lieux de cet étrange drame.
Les quelques affaires jadis abandonnées avaient pourries avec le temps, Nino remarquait au sol une boite, la boite. Même si aucun écrit la concernant ne comportait de dessin l’a représentant, au premier regard il savait que s’était elle. Il connaissait parfaitement le danger qu’elle représentait, armé d’un immense courage il récupéré l’objet, il parcourait son pays des jours durant et un matin d’orage il décidait de l’enterrer à l’endroit ou il se trouvait, lui-même ne connaissait pas cette partie de la carte. Nino trouvait judicieux de faire disparaitre ce que les gens du pays appelaient « La casa Del diabolo », la maison du diable. Mais Nino ne se trouvait pas seul au moment de creuser le trou, dans lequel il avait prévu de jeter l’objet. Sans même s’en apercevoir, un prêtre se trouvait debout à ses côtés, il regardait la scène qui se déroulait sous ses yeux. Nino essayait d’ignorer l’homme d’église, mais comme pour le prêtre CONVAL, la chair étant faible, Nino voulait savoir ce que la boite contenait. Il prenait en main l’objet, il relevait son couvercle, l’homme d’église venait de reconnaitre l’objet, ses yeux exprimaient toute la peur qu’il pouvait ressentir à ce moment précis. Mais rien ne se passé, Nino regardait à l’intérieur, puis il refermait le couvercle. Avant d’enterrer la boite il eut une parole des plus surprenantes, surtout pour un fermier qui n’avait jamais reçu d’éducation, « La boite ne doit pas être manipulé par des hommes de foie, car le malin répondra toujours par la force, car ce dernier pensera toujours que le juste désire le dominer ».
Puis sans autres mots, Nino plaçait la boite dans le trou qu’il venait de creuser, le refermé et reprenait son chemin. Le prêtre témoin de la scène ne pouvait s’empêcher de poser de nombreuses questions au fermier. Il s’étonnait d’être encore en vie et surtout il voulait savoir ce qui se trouvait à l’intérieur. Seulement voilà, Nino ne répondait à aucune des questions du prêtre, ni aux questions de quiconque d’autre. Tout en marchant pour retrouver son foyer, Nino parlait à voix haute, il répétait sans cesse cette phrase « c’est la main de dieu qui vient de me guider ».
Voilà maintenant cinq jours que Nicolas était à la recherche de la boite. La conversation avec son père et surtout la découverte du contenu des courriers, l’avait quelque peu déstabilisé. Il reprenait néanmoins le dessus, il venait d’apprendre après maintes recherches, que la boite avait été retrouvée au cours du dix septième siècle par un groupe d’individus qui se trouvaient appartenir à la secte « Le Nouvel Ordre ».
Ces personnes avaient amenés dans leurs bagages et ce jusqu’au sein de l’Europe, la dite boite. Dans un premier temps ils se trouvaient en Russie, la boite y restait que cinquante ans. Puis en Allemagne pour une dizaine d’années. Elle refaisait surface que prés d’un siècle plus tard, en 1840 plus exactement et ce dans un petit village du centre de la France. La boite y restait cachée durant environ trente ans. Ce n’est alors que quinze ans plus tard en 1885, qu’on retrouvait sa trace dans le département des Yvelines et plus précisément à Versailles. Nicolas se posait bien des questions, mais une seule était réellement importante, qui avait possédé l’objet durant ces quinze années. Il cherchait à comprendre le fil conducteur de toute cette histoire, comment dans sa finalité elle s’était retrouvée dans la maison de l’arrière grand père de Monsieur de HIRCH. La famille HIRCH fait-elle partie du « Nouvel Ordre ». Pourtant au vu de ses écrits l’arrière grand père semblait terrifié par l’objet. Ce n’est pas clair, il doit avoir d’autres courriers, je suis persuadé qu’il a dû apprendre l’histoire de cette dernière et a voulu en maitriser la puissance. Nicolas décidait de se rendre alors à Versailles, afin de trouver la bâtisse qui à l’époque était habité par l’arrière grand père de Monsieur HIRCH et dont son propre arrière grand père en était le voisin. Nicolas prenait le soin de noter l’adresse qui se trouvait sur l’un des actes de vente, car il avait ce que l’on appelle communément des trous de mémoires.
Il décidait de se rendre sur place en transport en commun, il lui serait bien plus aisé de rechercher cette maison en tant que simple piéton. Il était en route pour se rendre au 25, rue de la cour à Versailles. D’après les quelques informations qu’il avait réussi à réunir, la rue en question faisait partie des plus calme et isolée de la ville. Même les riverains ne n’y accédaient pas avec leur véhicule quel qu’il soit, la rue était piétonne sur plusieurs centaines de mètres. Nicolas se trouvait à présent dans l’un des wagons du RER qui le menait à Versailles, durant le court trajet qui le séparait de son domicile à sa destination, il n’avait de cesse de penser à sa famille, la conversation avec son père et le passée de son grand-père qui reste encore des plus flou. Soudain une voix féminine venait interrompre Nicolas dans ses pensées, elle annonçait le terminus de la ligne, il arrivait à destination. Il venait de quitter la gare et commençait à marcher le long de la grande avenue, le GPS de son téléphone lui indiquait qu’il devait encore marcher près de trente minutes avant d’arriver à destination. Au plus il se rapprochait de la maison, au plus il pouvait constater que l’endroit se trouvait vraiment à l’écart du centre. Il ne restait à Nicolas moins d’un kilomètre à parcourir, c’est à ce moment qu’il commençait à ressentir une sensation de mal être. Il avait de plus en plus chaud, il sentait son cœur battre contre sa poitrine et sa vue se troublait légèrement. Au vu de ces symptômes, il décidait de s’arrêter quelques instants et de reprendre son souffle et ses esprits. Il associait son état à l’hypothétique vérité qui pourrait lui être révélée sur sa famille. Malgré les apparences, Nicolas avait été fragilisé mentalement depuis son accident, ce dernier était responsable de son changement de carrière depuis plusieurs années. Tout venait de revenir à la normale, Nicolas avait sécher son front et les battements de son cœur étaient à un rythme normal, sa vue quant à elle était des plus nette. Il venait de se remettre en route et en quelques minutes, il se retrouvait face à la maison en question. Cette dernière était dans un piteux état, elle sortait du lot comparée aux maisons voisines. On pouvait dire qu’elle faisait tâche dans le paysage. Nicolas se rapprochait avec prudence de la façade blanche dont la peinture tombait en lambeau, les volets et fenêtres n’étaient pas en reste. Nicolas avait devant lui une maison à l’abandon. Face à lui se présentait une porte d’entrée en bois qui semblait être des plus solide, elle laissait apparaître de magnifiques dessins sculptés à même le bois, ces derniers représentes une couronne de rose avec à l’intérieur un serpent formant un cercle avec son corps, qui se mordait la queue, un «Ouroboros». A la vue de cette gravure Nicolas ressentait un frisson le traverser. Une chose était sûre, il se trouvait bien à la bonne adresse. Aucun nom ne figurait sur la sonnette d’entrée. Cette perspective l’arrangeait plutôt bien, au fond de lui il voulait ne rien trouver, mais au moment où il décidait de finir ici ses investigations, au prix de perdre son contrat, quelqu’un ouvrait la porte d’entrée. Petit à petit, la lumière qui pénétrait l’encadrement de la porte, dévoilait le visage d’une vieille dame aux longs cheveux blancs, son visage était marqué par le temps, mais l’espace d’un instant, Nicolas était persuadé d’avoir entraperçue une jeune femme. La dame était vêtue d’une longue robe marron, on apercevait à peine le bout de ses chaussures noires. Ses mains fines aux longs doigts, étaient posées sur la porte. Elle ne portait aucune bague ni bracelet, son cou n’étaient orné d’aucun collier. Nicolas était bien obligé de laisser de côté l’idée d’abandonner ses investigations. Il devait continuer, la dame face à lui pouvait lui être d’une grande aide. Elle s’adressait à lui, sa voix était douce, elle parlait d’une manière très distincte.
- Je peux vous aider jeune homme, vous cherchez peut-être quelque chose.
– Bonjour Madame, je vous prie de bien vouloir m’excuser. Je me permettais de regarder sur la sonnette d’entrée si le nom de la personne que je recherche y figuré.
– De quel nom s’agit Monsieur, si cela n’est pas indiscret.
– Pas du tout Madame, je suis à la recherche d’un certains Monsieur HIRSH.

Thèmes

Image de Nouvelles
1

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,
Image de SuriThaï
SuriThaï · il y a
J'aime beaucoup la suite, la description basée sur l'histoire de la boîte est vraiment intéressante et on a hâte de lire la suite... enfin j'ai hâte ^^
·