Hasard(s) - 7

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La porte d'entrée se referma dans un claquement et lentement, la tenant par la main, je l'emmenai dans mes bras.
Je lui ôtai son manteau qui tomba au sol. Personne pour le ramasser !

« Me ferez-vous visiter votre sweet-home ? Seul votre bazar personnel m'intéresse et m'attire...»
Elle se dirigea vers ce qui me sembla être son salon, se retourna et s'arrêta.
Je l'attirai contre moi, passai une main dans ses cheveux encore humides...

« Il va me falloir jouer les coiffeurs, votre brushing est foutu ! »
Pressant sa tête contre mon torse, j'humai son parfum, mélange de papier d'Arménie et d'une saveur inconnue.

« Aimerez-vous me coiffer ? Je me fous qu'il soit foutu, si cela ne vous déplaît pas et je... »

La faisant taire d'un baiser, je laissai mes mains se perdre sur sa taille, sentant son cœur battre violemment.
Ses lèvres n'avaient pas vraiment de goût, mais elles étaient douces, avenantes.
Je sentis ses mains contre mon torse, défaisant doucement ma chemise. Elle se serra tout contre moi, et...

« Fais-moi voir où tu vis, comment tu vis, montre-moi les secrets de ton appartement. Ces poutres sont belles, privilège des vieux immeubles. »

D'un geste large, elle me montra son séjour, tout plein de livres sur une bibliothèque, un vieux canapé en cuir, style anglais, deux fenêtres avec des voilages donnant sur la rue.
Je me rapprochai d'elle, posai mes mains sur sa taille, elle frissonna quand elle sentit que je défaisais sa jupe.
Je la fis glisser lentement sur ses hanches, qu'elle avait rondes, la jupe tomba à terre... personne pour la ramasser !

« Je ne pouvais pas imaginer... ne regardez pas... j'aurais mis d'autres dessous, plus... enfin... »

« Ne rougis pas... Pourquoi mettre d'autres dessous alors que je vais vous en débarrasser bien vite... »
Comme par un réflexe de pudeur, elle posa une main sur son pubis, les yeux baissés.
« Ah non, il n'en est pas question... Enlevez vite cette main... Laissez-moi découvrir votre lingerie. »
Elle leva les yeux.

« Vous m'enivrez, bien plus que le champagne, sans le savoir peut-être, vous bousculez ma pudeur. »

Lentement, elle remonta la main cachant son pubis plus haut sur son ventre qui m'apparut légèrement arrondi.
« Vous ne voulez pas me faire découvrir tout votre appartement ? La visite n'est pas terminée... »
Face au canapé, un profond fauteuil, en cuir également, encombré de quelques bouquins.
Je n'avais pas remarqué la cheminée, petite, en marbre noir me sembla-t-il.
Je la regardai se diriger vers une petite porte, elle avait une croupe fort avenante...

« N'en profitez pas. Ne regardez pas mes fesses, je ne les aime pas. Ma petite cuisine, j'ai fait des travaux l'année dernière, il y en avait besoin. »

Je me rapprochai d'elle, la pris par la taille pour qu'elle soit face à moi.
« Vous aimez cuisiner ? Vous cuisinerai-je ? »
Elle me sourit, malgré elle, je crois.
D'une main, j'effleurai légèrement ses fesses, passant des reins nus à ses fesses culottées !
« Peut-être saurai-je vous faire reconnaître votre erreur... Peut-être vous apprendrai-je à apprécier vos fesses...
Si moi-même me mets à les apprécier et à les honorer comme il convient à un gentilhomme... »

Elle rit franchement, posa sa tête sur mon épaule et mit ses bras autour de ma taille.

« Vous me troublez... vos mots... vos mains sur moi ont un effet...
Pourquoi suis-je en culotte
et vous toujours dans votre pantalon ? »
« La visite n'est pas terminée... »

Sortant de la cuisine, elle traversa le salon, tira une lourde tenture en velours bordeaux.
« Une chambre d'amis qui me sert de bureau. La chambre de mon fils lorsqu'il parvient à venir. »
Dans un coin de la pièce, un lit. Une armoire style normand. Un bureau « dos d'âne » manifestement ancien.

« Là, c'est la salle de bains, complètement refaite. Elle donne sur une petite courette et comme elle est grande, j'ai pu ajouter une grande baignoire d'angle et installer une douche italienne.
J'aime l'eau, j'ai besoin de la vigueur de l'eau ou parfois me prélasser et goûter les jets du bains à remous. »

D'évidence, cette salle de bains est quasiment neuve, carrelage gris et jaune au mur, bleu ciel au sol.
Un grand miroir au-dessus du large lavabo. Un séchoir mural en face des toilettes.
« Vous avez un goût très sûr pour la décoration. C'est donc ici que je vais vous doucher, vous laver les cheveux pour refaire un brushing.
Venez, approchez-vous, là, devant ce joli miroir, regardez votre reflet, je fais de même. »

Je me mis derrière elle, croisant mes bras sur elle, les deux mains sur son ventre.
« Suis mon regard dans le miroir, regarde ce que je regarde, écoute ma voix,
Regarde mes mains voler sur toi, pour te découvrir, avant de te posséder,
Je veux tracer dans tes yeux à la poussière d'étoiles
Des instants de bonheur pour défier le temps
j'allumerai mille feux, que tes désirs se dévoilent
Et illuminent ton âme en embrasant ton corps mendiant... »

Je laissai glisser une main sur son pubis, mes doigts découvrant que sa culotte était trempée.
Elle eut un long frisson, plaquant sa main sur la mienne, incrustant son dos contre moi.
« Ma mie, l'humidité de votre culotte m'honore infiniment et m'émeut tout autant, ne pouvant croire que vous avez fait pipi dans votre culotte... »

« Vous me faîtes honte... non, j'ai honte de ne pas maîtriser mes émotions...
Je n'ai pas... depuis des années... éprouvé un trouble si fort...
Je n'ai pas... je ne puis le dire... ne me regardez pas...
Je n'ai pas eu de tels désirs au point de... oh non, arrêtez... oh... »

Je fis tout doucement glisser sa culotte sur ses cuisses, découvrant un pubis brun, fourni, en son état naturel.
Je pris sa main dans la mienne, entrecroisant nos doigts, descendant jusqu'à son sexe...
« Sens en même temps que moi combien tu es mouillée, reconnais la vigueur de tes envies,
Non, ne ferme pas les yeux, regarde mes yeux dans le miroir...
Ici, dans le secret de cette jolie salle de bains,
je vais te mettre nue, toute nue, juste vêtue de tes désirs... »
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Marie Galante · il y a
j'aime beaucoup cette ambiance

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