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Harry Potter et le château de Hills Pink

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Robert Patte

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20

Nous sommes en Juillet au pays de Green Valley. Il fait très chaud. Dans un ciel bleu pâle le soleil arrose de ses rayons pesants la campagne londonienne. Dans le Château de Hills Pink, le Collège Inst’Art est en effervescence. Il fut créé et ouvert le premier Juillet 1226 année historiquement importante pour l’Angleterre en raison du couronnement du roi français Louis IX dit Saint Louis ; ce roi en effet signera le traité de Paix de Paris avec Henri III, mettant ainsi fin au conflit entre Capétiens et Plantagenêts. Nous disions donc que le collège Inst’Art fêtait son 790è anniversaire. Lady Chloé Potter et Sir Maxim Potter alors âgés respectivement de 25 et 27 ans, adeptes de la religion chrétienne, en étaient les propriétaires. Lors de l’ouverture ils reçurent les deux premiers pensionnaires Shirrley Granger et Richard Weasley les aïeux des amis d’Harry Potter, ainsi que Ray Lupins et Yan D’Oléron son cousin, futur compositeur du groupe musical. Les collèges de cette époque, étaient destinés depuis le capitulaire de Charlemagne à recevoir les enfants des milieux pauvres dans tous les pays. Inspirés des modèles monastiques ils les éduquaient favorisant ainsi les sujets désirant entrer en Université. Logés, nourris, blanchis, ils recevaient une bourse récompensant leurs efforts et bénéficiaient d’un soutien scolaire si besoin était. Ce fut le cas de tous ces garçons confiés aux descendants propriétaires, directeurs actuels de l’école des sortilèges, Lily et James Potter. Aujourd’hui, chacun s’active à organiser les festivités nocturnes. On installe la longue table prévue pour 200 convives au centre de la grande salle Templière du Château. Après les couverts, on place les décors constitués de blasons retraçant l’histoire du collège et des environs, du développement de l’instruction grâce à l’Admonitio Generalis dont l’immense parchemin trône avec le portrait de l’Empereur Charlemagne sur le mur principal. En dernier lieu on distribue tout autour les 80 énormes chandeliers nantis chacun de six longues chandelles de suif avec aux quatre coins, pour compléter l’éclairage, de grosses torches de résine fixées dans des creusets de cuivre.
Dans la classe d’Alchimie et de Nécromancie, classe des Arts mécaniques quatre adolescents groupés tiennent un conciliabule. Ils décident de s’appeler « les Chevaliers au cœur d’or magique » Hermione Granger, Ron Weasley, Neville Londubat et naturellement le fils de famille Harry. Ils se préparent à affronter les créatures qui hantent les collèges. Ce sont peut-être les fantômes des « Derby’s Dose » qui ont participé aux châtiments corporels inventés par le cruel Thomas Thistlewood au Moyen Âge ou ceux du baron sanglant accompagné de ses redoutables joueurs de Serpentard qui sévissent dans les internats : Miles Bletchey le gardien de but, Bole le batteur, Laurent Crable, batteur lui aussi, tué par boomerang de sa propre magie et Terence Higgs attrapeur... Les quatre nouveaux mousquetaires sont plus que décidés à découvrir les coupables. Bons élèves à l’écoute des leçons de leurs maîtres, ils sont prêts à lutter contre la magie noire. Un bruit insolite, énorme sifflant interrompt brutalement leur dialogue. Il provient de la classe des Arts Libéraux. Il semble que les ennemis attaquent les matières nobles et veulent s’emparer de la Pierre Philosophale. Les jeunes gens ont déjà compris leur finalité : empêcher toute forme de Culture. Le conflit est ouvert.
- Je pense que c’est un coup de Bellatrix, suggère Harry.
- Pourquoi Bellatrix, demande Neville.
- Parce que c’est une sadique adepte du Sortilège Doloris et elle pourrait parfaitement s’entendre avec Thomas Thistlewood.
- Au fait, qui c’est ce gars, demande Hermione ?
- Allons voir ! rétorquent les autres.
- Oui, allons voir ! Je vous raconterai son histoire plus tard.
Flanqués de leurs armes magiques ils se dirigent silencieux comme des chats vers le vacarme. Ron tient fermement sa flamberge dans sa main droite bien que gaucher car il a appris de ses maîtres sorciers que la main droite est liée à Osiris, à l’Archange Michaël, au feu du Père, c’est-à-dire au principe actif et fécondant de la vie. Elle a été créée pour agir. Alors que la main gauche est liée à l’Archange Raphaël, à Isis, c’est-à-dire au côté subtil et réceptif de l’existence.
Neville porte fièrement et précautionneusement la foudre. Hermione a enfilé ses gants magiques au relent d’ozone dégagé de ses mains, caractéristique des énergies magiques. Harry ne porte rien de visible. Ses mains sont vides. A l’annulaire de sa main droite, brille seulement un anneau en or. Mais avec le sifflet de sa pensée conceptuelle, don génétique héréditaire, il envoie les roucoulades, les trilles, les croches, les dièses et les bémols aux oiseaux ses amis pour leur dire de se tenir prêts à intervenir pour les secourir en cas de besoin. Il donnera alors un coup de sifflet bref.
Les voici arrivés devant la porte de l’Amphi. Neville tend l’index :
- Je t’ordonne de t’ouvrir lentement et silencieusement.
La porte obéit. Une horde de sauvages fonce sur eux. Bâtons, épées, lances, langues de feu jaillissent de partout. Un boomerang tourne autour de la tête de Neville. D’un coup de pied au sol, le jeune homme s’envole mais le boomerang le suit imperturbablement. D’une pirouette à la vitesse de la lumière genre cape-bêche il envoie sa foudre sur l’objet en hurlant :
- Retour à l’envoyeur ! Observe cet éclair avec attention. Le prochain sera l’avertissement, et le dernier, la punition.
Il voit Ron aux prises avec trois Asura, esprits démoniaques représentant les plus cruels. La lame ondulée de sa flamberge lance des rayons aveuglants. Lors d’une parade l’épée de l’adversaire se bloque sur les ondulations, ses puissantes vibrations spécifiques assourdissent l’ennemi et le perturbent. Ron en profite pour bondir sur les tables, sauter au sol, attaquer, parer, multiplier les envois, non seulement son épée se dédouble mais encore se déplace à trois endroits à la fois. Alors apparaît Voldemort. Un seul geste et tout rentre dans l’ordre.
- Nous allons nous revoir, Harry Potter ! Tu t’en tires sain et sauf une fois de plus. Mais...
Il disparaît. Aucune trace de ce qui vient d’avoir lieu. Le combat a duré très longtemps comme toujours. Les quatre gars sont en alerte. Quand vont-ils revenir ? Nul ne peut le dire, car ils sont imprévisibles.
L’heure de la fête d’Anniversaire vient de sonner au gong magique de Inst’Art ; magique parce que intelligent et autonome. Nul n’a besoin de lui cogner dessus. Il se cogne tout seul et jette un Blong vibrant, digne de celui des Moines Tibétains. Les participants entrent en foule dans l’immense salle à manger, laissant leurs larges bérets de velours noir à l’entrée dans leur casier respectif. Chaque place est marquée d’un emblème particulier et personnalisé. Par exemple : une Bûche de bois pour Ron, un Puy pour Neville, une Île pour Hermione, des Oiseaux pour Harry. Le château est en liesse dans une atmosphère joyeuse et conviviale. Puis d’un seul coup, plus de lumière, un bruit de chaînes, des chuchotements, des rires grinçants, une voix grasse qui chante : « j’ai... j’ai... j’ai... j’ai le c... rond comme une boule, j’ai le c... rond comme un ballon...! »... les verres se renversent, les assiettes volent, des lucioles sillonnent la table, le dindonneau si appétissant rejoint les étoiles par la fenêtre ouverte, la pièce montée se démonte chou par chou, transformés en projectiles projetés sur les quatre chevaliers qui bondissent de leurs sièges.
- Il s’agit d’une diversion... hurle Harry.
- Tu as raison. Ils ont choisi la lune noire pour faire leur coup, ajoute Hermione.
- Et pour le réussir, appuie Neville
-Vite ! A la Pierre Philosophale ! A la salle d’Alchimie ! conclut Ron.
Sitôt dit, sitôt fait. L’ordre est ainsi donné à leurs cannes d’osier de les prendre au passage à califourchon. Ils surprennent des lutins poilus aux longues oreilles pointues s’exerçant à séduire la porte fidèle gardienne des lieux sacrés par des incantations vicieuses et pornographiques, érotiques et lubriques. Hermione ouvre grand ses mains les doigts écartés et les bras tendus elle lance des vibrations électriques en direction des lutins qui, le corps en transes quittent les lieux. Mais pas pour longtemps car ces créatures n’étaient autres que la transformation de Voirloup envoyé par Voldemort. Des Asura casqués, vêtus d’armures phosphorescentes aveuglantes, nouvelle transformation de Voirloup, leur jettent des boules de feu. D’un revers de main gantée, Hermione renvoie vers les attaquants une quinzaine de ces objets qui en déciment quelques uns. Voirloup se métamorphose en serpents volants qui essaient d’envelopper les quatre amis. Heureusement que flamberge accomplit des miracles, aidée de la foudre de Neville. Voldemort voyant le combat tourner au désavantage de ses troupes appelle Eton l’aigle du Caucase, et demande à Voirloup de le multiplier s’il le faut. Harry voyant foncer vers eux l’aigle rouge, donne son coup de sifflet et des milliers d’oiseaux, du merle à l’épervier en passant par l’Aigle des Pyrénées et celui des Alpes, en compagnie des tourterelles, des moineaux, des corbeaux, des pies, des mouettes, j’en passe et des meilleurs, entrent dans la bataille. Harry ayant tourné son anneau d’or, rendu invisible, s’approche de l’oreille de Voldemort et lui murmure imitant la voix de Voirloup : « Je suis fatigué, j’arrête et je rentre chez moi. Nous reviendrons demain et nous gagnerons. » Voldemort troublé lève la main et tout rentre dans l’ordre. Il s’adresse à Harry :
« Nous avons perdu deux batailles mais nous allons revenir et nous gagnerons la guerre sois-en assuré petit !! »
- Cause toujours tu nous intéresses, lance Ron !
- Au travail mes amis ! Ne nous endormons pas sur nos lauriers ! poursuit Harry.
Répondant à cette chaleureuse invitation, les défenseurs de la culture et de la Pierre philosophale entrent dans le laboratoire d’Alchimie et décident de préparer des sortilèges en faisant appel à « l’Énergie Cosmique Universelle.» Ils étalent sur l’autel la petite nappe blanche, sur laquelle ils disposent les bougies, l’encre rouge, une boîte hermétiquement fermée contenant certaines plantes magiques, des épices, des herbes médicinales, des tiges de citronnelle et d’autres ingrédients précieux. Près de la boîte, Hermione place la coupe et le sel, et l’athané, ce petit couteau à double tranchant qu’elle aime bien avec son manche noir. Elle va l’utiliser tout à l’heure pour couper des herbes fraîches dans le jardin et des branches afin de confectionner les philtres et les potions qu’ils vont déguster avant le prochain combat. Elle regarde avec amour ce symbole de force et d’énergie.
La voix de Neville la tire de sa contemplation :
- Je vois que tu as pensé aux quatre éléments. Bon : voici le Sel symbole de la Terre, les Bougies Symboles du Feu, la Coupe Symbole de l’Eau... mais je ne vois pas l’Encens.
- Ah, Zut !! J’ai oublié le Symbole de l’Air. Voilà, le mal est réparé. Je l’ai associé à l’Encensoir,
c’est bon ?
- OK ! Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible comme dit le philosophe Leibniz.
Hermione demande alors à Harry un petit entracte.
- Pourquoi faire ? dit-il.
- Pour que tu nous présentes Thomas Thistlewood.
- Ce triste sire ?
- Oui Harry, approuvent ses deux autres amis.
- Bon ! Asseyez-vous je vous mets au parfum.
- Attendez-moi ! jette une petite voix.
Tous, tournent la tête en direction du nouvel arrivé. C’est Archi le vieux petit sorcier. Il tient du bout des doigts son pantalon.
- Que t’arrive-t-il Archi, s’inquiète Hermione qui l’aime bien.
- Vous voyez j’ai mis un pantalon et le voilà qu’il me tombe, et mes intimités vont être à découvert.
Comment vais-je faire. Je suis venu pour vous aider.
- Prends la chaise à côté de Ron, pendant que je couds des boutons. Mets ce châle autour de ta taille et écoute le récit de Harry.
- Ce Thomas Thistlewood était un anglais émigré en Jamaïque où il est devenu un riche planteur.
Il avait de nombreux esclaves. Pour punir celui qui tentait de s’échapper ou celui qui commettait d’autres infractions comme voler de la nourriture, il avait inventé un supplice. On lui ôtait ses vêtements, on le fouettait jusqu’au sang et quand il avait des plaies ouvertes on les frottait avec du sel, du jus de citron vert, du piment, puis le bourreau forçait un autre esclave à lui déféquer dans la bouche que l’on bâillonnait ensuite pendant cinq heures.
Les quatre auditeurs, l’histoire terminée, restèrent sidérés, immobiles, avant d’exploser d’une seule voix : « Mais c’est dégueulasse !! »
Ils n’eurent pas le temps d’en dire plus. Ils virent Archi arraché de sa chaise, voltiger dans les airs maintenu par un fil d’argent. Hermione pointe son index sur le fil et tend ses bras qui recueillent le vieil Archi tout groggy. Harry lance ses oiseaux qui déroulent le cercle d’or pour les protéger tandis que Ron, recouvre d’un geste circulaire la table d’une plaque d’or. Neville surveille toute intrusion.
Le calme est revenu mais pour combien de temps ? Là est la question.

PRIX

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Thème

Image de Fanfiction Harry Potter
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Pascal Depresle · il y a
Merci de renouveler le genre, j'adore. A l'occasion, si le cœur vous en dit, mon "Gamin" est en finale et mon univers vous est grand ouvert Amicalement http://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/gamin-le-pont
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Potter · il y a
C'était très bien fait et j'ai apprécié ta nouvelle ! Je vote !
Si tu veux voir la mienne :
Neville mène la résistance à Poudlard
N'hésite à venir y jeter un petit coup d’œil, la lire et me soutenir !

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Didier Poussin · il y a
Trêve éphémère
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Keith Simmonds · il y a
Une histoire bien menée et instructive pour moi ! Bravo, Robert ! Mes votes ! Je vous invite à venir lire et soutenir, si vous les aimez, mes trois œuvres automnales, “Soleil automnal”, “Chrysanthèmes” et “Ombres”. Merci d’avance !
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Chantane P. · il y a
mon vote pour une histoire bien mené